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 High and dry { Abel

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Milo Leotta

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Messages : 38
Date d'inscription : 02/11/2010
Age : 24


MessageSujet: High and dry { Abel   Sam 26 Fév - 11:36

    Il a toujours eu la pression constante que quelqu’un le regardait. Quand Milo entrait dans une pièce, il regardait partout, absolument partout, pour voir si cette plante là, elle n’avait pas un micro ou on ne sait quoi qui pourrait le voir. Genre elle pourrait l’entendre et lui cracher à la tronche ses plus infâmes peurs et mensonges. Milo avait peur d’être vu, écouter. Il avait surtout peur de ne plus pouvoir tout garder. De ne plus être le maître de ses émotions le terrorisait d’une force. Milo était parano. Un paranoïaque vraiment atteint. Alors quand il était rentré, n’entendant personne dans la maison des Putes, il avait de suite compris qu’il se passait quelque chose qui n’allait pas. Le silence, c’est ce qui est trop normal n’est pas bon. Il faut de l’action, quelque chose qui bouge, sinon ce n’est pas normal. Et ce qui n’est pas normal, n’est pas rassurant. Je ne veux pas dire que Milo est un trouillard de première- c’est plutôt carrément l’inverse pour tout dire- mais qu’il fallait être un temps soit peu réaliste. Les trucs trop clean, trop blanc, trop sages, ça fait peur. Le silence dans un enterrement, ça avait de quoi se poser des questions vis-à-vis à un tireur d’élite posté derrière une tombe à attendre le première qui pleure pour loger une balle dans sa tête, baf, entre les deux yeux. Non ? Ouais bon, il est un peu extrême…toujours est-il que maintenant, qu’il avait bien regardé derrière toutes les plantes, toutes les cachettes, tous les vases, les portes, les posters de femmes à poil, les lits, le frigo, le meuble de télé, les aperi-cubes qui trainent dans le frigo et le canapé , il pouvait respirer assez correctement , des gouttes de sueur dû au stress d’un gars sorte d’une boite de conserve avec un K42 voulant sa peau maintenant parti, il pouvait tranquillement se jeter dans le canapé, a apprécier la texture moelleuse que pouvait offrir la maison du Proxo accro au lactose. Comme quoi, il ne servait pas à rien ce blond là. Tiens, ça me fait penser que parait que des gens pouvaient devenir accros au lait, genre complètement malade…genre Alluce. Tch, si en plus Alluce avait le droit d’être interwieuver comme preuve vivante que même les blonds useless pouvaient passer à la télé, ça aurait de quoi être drôle. Quoi ? Milo blond ? Haha, non. Châtain clair. Non mais vous avez vu ça où qu’il était blond ?! Bougeant nerveusement la télécommande dans l’espoir que la télévision change de chaîne, il soupira. Il était rentré il y avait pas 30 minutes, et déjà il s’enmerdait. Rien à la télé, personne dans l’appart à enmerder. Putain, il revenait de chez un client, et déjà, il aurait voulu y repartir tellement qu’il s’ennuyait à fixer maman loutre s’occuper de ses petits loutrons, ou je sais pas quoi dans le genre. Le sexe, pour Milo, c’était un passe temps. Pas d’amour, pas de sentiment ; de toute façon qui peut prétendre à un amour quand on est pute ? Personne, ça ferait trop mal. Je t’aime, tiens tes 200 Dollars et casses toi. Oui mon amour. L’amour, c’est malsain. C’est être faible même en étant fort. Ca sert à rien en gros. Milo, aimer ? C’était aussi rare qu’un fan d’Eminem et Daft Punk écoutant un album de Justin Bieber. Soit incompatible- quoi que voyant la côte que ce connard de gamin a en ce moment… Bref ; Milo s’enmerdait terriblement dans cet appart tellement grand qu’il en était à compter les carrés qu’il y avait au plafond. Il y avait pas à dire, il y avait carrément rien à faire chez Alluce. Peut être boire le stock de Yaourt qu’il y avait d’entasser dans la cave ou encore cacher toutes les cuillères dans ses 5 placards…et encore ça ne serait pas drôle. Alluce est marrant, parce qu’Alluce est bête. Mais Alluce est stressant en mode bulldozer. Il crie sur tout le monde, casse tout l’appart. Tenez cette chaise là, bah on dirait pas, mais Alluce l’a pété hier, oui, il a essayé de la réparer en remplaçant les pieds par des pots de yaourts. Impressionnant hein ?.
      « Je m’ennuie. » qu’il avait réussi à parler, donnant une importance soudaine à la chaise.


    Au pire, il aurait pu enmerder l’autre blond quand il rentrera ?
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Abel E. Taylor

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Messages : 111
Date d'inscription : 19/10/2010
Age : 25


MessageSujet: Re: High and dry { Abel   Sam 12 Mar - 6:14

[Je te laisse deviner d'ou viennent les paroles. 8D]



    I know you feel it too, these words get overused.
    When we get up and over it and over them,
    Up and over it and over them.
    I know you feel it too, it all seems so untrue.



    -Comme d’habitude gamin ?
    J’ai froid.

    La voix est dure, un peu rocailleuse, elle résonne comme un claquement dans l’air glacé, comme une claque devant mes yeux baissés, elle résonne, un peu pressé sans doute, le nez fixé sur le pavé je le devine tirant sur sa cigarette, la fumée m’irrite les poumons, je ne sais pas, je ne sais plus, je cherche mes mots, ceux là je les ai pourtant dit tant de fois, ils deviennent simples les mots une fois trop répétés, ou simplement me suffirait-il d’hocher la tête, mais les mots ne veulent pas sortir, ça bouillonne au fond de moi, parait qu’on appelle ça le besoin, ou le manque, je ne sais plus trop.
    J’ai froid.

    Dans ma main, quelques billets froissés, c’est une belle femme qui les a cette fois sortis de son sac, elle avait un sourire doux lorsqu’elle me les a tendu et a embrassé une dernière fois mes lèvres rougies, elle était un peu étrange, toute peinte de noir et de rouge, elle avait les mains un peu dures, les cris un peu haut, « brave petit , c’est comme ça que les grands s’aiment, » avait-elle dit, brave petit, quelques billets qui glissent entre des doigts et c’est une affaire réglée.
    Moi je suis fatigué d’être grand.

    -Bon, tu te magnes, j’ai pas toute la nuit !

    Doucement, je lève mes yeux, osant enfin plonger mes pupilles dans les siennes. J’ai froid. Je suis sale, si sale.
    Moi j’aimerais bien oublier.
    D’une main tremblante, je lui temps mes billets, sans même prendre la peine de les compter.

    -Donnez moi tout …. Tout ce que vous pouvez. Pour ça.

    Moi j’aimerais bien oublier.

[…]


Le reste il ne s’en souvient plus.
Il a juste la seringue qui s’enfonce dans la veine, un autre dard qui pénètre la chair, il n’en est plus à une mort près.
Celle là est pourtant différente.

Il ne sait comment il a réussit à trainer sa carcasse tremblante jusqu’à l’appartement, tout est flou, tout tangue sous son regard, pourquoi ai-je si peur, tout n’est que vagues, remous, tempête, pourquoi ai-je si froid, tout n’est qu’images qui l’assaillissent, les coups de Milo, les sourires de Caïn, les rires des autres orphelins, allez vous en, hurle les derniers reste de santé dans sa tête que chaque seconde réduit en miettes, pourquoi ai-je si froid, pourquoi ai-je si peur ? Allez vous en aimerait-ils hurler aux mains des clients qui se tendent, qui lui griffent la peau, lui écorche le cœur, allez vous en supplie t’il aux murs qui tanguent, qui manquent de le renverser, allez vous en implore t’il face aux marches qui se dérobent, et à l’angoisse qui le saisit tout entier, allez vous en, allez vous en …
Qu’ils sont beaux les rêves qui vont trop loin.

Alors il ne sait plus, il grimpe les marches, il les dévale, qu’importe, il grimpe les escaliers à quatre pattes, comme il trainait autrefois sa carcasse brisée encore peu habituées aux coups de reins après les longues nuits de zèle, il grimpe, à la recherche d’un ciel factice, d’une vaine échappatoire.
Ce n’est pas de ton esprit que tu épongeras l’acide.

Douleur dans ses membres tandis qu’il pousse la porte, et se laisse tomber à même le carrelage, et la morsure du sol froid qui arrache ses membres, gémissement, et les sourires de Caïn qui dansent, et la douceur d’un autre dont il oublié le nom perdus dans les synapses de l’hallucination, et un sentiment qui papillonne, et un gout amer, dégueulasse, au fond de sa gorge. Parait que cette poudre là elle brise tout.
Allongé à même le sol, à même le seuil de l’appartement, ses yeux se lèvent vers la silhouette qui s’avance. Un nom, lancé comme un appel à l’aide.

-Caïn.

Peut être n’était ce pas le bon.


    No, we're not ready for hell, hell no, for hell, hell no.



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High and dry { Abel

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