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 Oh my lovely lady [Alissa]

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Luna Lieto

Luna Lieto


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MessageSujet: Oh my lovely lady [Alissa]   Jeu 23 Sep - 8:23

Tip tap, tip tap font ses pas sur les pavés, tip tap, tip tap font les gouttes de pluies, tip tap c’est une mélodie qui résonne, tip tap dans sa tête, tip tap autour d’elle, rythme enfantin qui résonne, qui l’accompagne, et les gouttes d’eau qui tombent, alourdissent ses vêtements, gonflent sa chevelure émeraude, tip tap l’enfant haute en couleur dans la ville toute grise, tip tap l’arc-en-ciel qui sautille sous les nuages gris, avalanche de couleurs éclatantes, agressives, qui contrastent avec le crasse des murs et les regards éteints des passants, c’est un tableau ambulant, avec son grand manteau rose, et ses chaussettes assorties, c’est une tâche au milieu de la ville, enfant si repérable qui moque des regards, elle n’en a besoin, tant qu’elle sera là, son autre, sa moitié. Elle n’en a pas besoin.

C’est un triste jour de pluie, gris, gris, gris, tandis qu’elle déambule seule, chantant des chansons de crocodiles partis à la guerre et d’araignées tombées de leur toile, elle s’imagine soleil qui chasser la pluie qui tombe, grenouille pour nager dans les flaques dans lesquelles elle saute à pieds joints, pour chasser l’ennui, la solitude, elle est partie, de nouveau, chasser les grands méchants a-t-elle dit, elle est partie, encore, c’est une éternelle boucle, un jeu qui ne peut être arrêté, partir comme pour mieux se retrouver, se raconter mille histoires extraordinaires qu’elles seules comprendront, lui puissant qui les unies, renforce l’estime qu’elles ont l’une pour l’autre, et elle l’admire tant sa si intelligente sœurette, tandis qu’elle l’imagine un fouet de cuir à la main, chevauchant crocodiles, muselant les bêtes sauvages dans cette grande jungle qu’est Venise. C’est une petite fille dans un monde impitoyable. C’est une petite fille qui s’en moque. Tout comme des mensonges qu’elle ignore, sa sœur c’est la meilleure avec ses exploits, peu m’importe le vrai du faux. Tant qu’elle ne me quitte pas de nouveau.

Et toujours est-elle là cette angoisse sourde qui bouillonne au fond d’elle, et si elle ne revenait pas, et si elle disparaissait de nouveau, tip tap, tip tap, les gouttes sonnent comme une menace, tip tap, tip tap, combien de temps avant que les promesses brisées, recollées, ne tombent en morceaux ?Tip tap, tip tap sur ses lèvres serrées de petite fille. Tip tap, tip tap c’est un frêle sourire qui fleurit, devient rictus amusé. Tip tap, tip tap, c’est un sourire pour masquer les peines. Sa belle grande sœur rien qu’à elle. Elle ne laissera personne la lui prendre.

Tip tap, regard qui détaillent les passants, des visages fermés, pressés, qu’ils sont bêtes ces ombres toutes pâles qui déambulent, confinés dans leur petits soucis, peut être n’ont t’ils pas de sœur à aimer si fort, pauvres pantins, pauvres jouets brisés. Et il faut que tout brûle, explose, des avalanches de couleurs et de chaleur, il faut jouer, se saisir de chaque occasion qui se présente, user de ces pions à sa disposition, tant de jouets à découvrir encore, qu’il faudra s’approprier, petite fille égocentrique, et peu lui importe la douleur et le sang, tandis qu’elle parade dans ses rues mornes faîtes rien que pour elle. C’est un monde dans lequel il lui faut évoluer. Et elle les détaille, se moquant des regards étonnés, gênés, agacés, les gens sont si étranges, pourquoi ne veulent-ils donc pas jouer, pantins sans intérêt, il lui faut quelque chose de mieux, tandis qu’elle se glisse entre les ruelles, les murs élevés des vieilles maisons, au dessus des petits ponts, plic ploc font les gouttes dans les canaux désertés, accoudée sur un muret de pierre elle observe le flot d’eau crasseuse, elle est seule à présent dans l’avenue sombre, plic ploc, c’est une petite fille qui s’ennuie, quand soudain plic ploc, tip tap,, des pas résonnent et se mêlent aux gouttes d’eau, des pas qui ne sont pas les siens, ce sont des pas qui se rapprochent, quand elle la voit soudainement, c’est une belle dame aux cheveux d’ébènes, au visage de porcelaine, c’est une grande dame, aussi belle que les poupées dans les vitrines, c’est une dame seule dans une ruelle sombre, sans doute là par hasard, c’est une dame face à une petite fille. Une enfant qui veut jouer.

Et vite, vite, le voilà qui se dégaine le couteau, tandis que sans lui laisser le temps de réagir, l’entourant d’un bras, elle lui plaque le couteau sous la gorge de l’autre, vite, vite, plus de notions de bien et de mal, juste un jeu, une bêtise accomplie un peu trop vite. C’est une petite fille en faute.

-La dame veut-elle jouer ? <3

Une gamine égoïste. Une demoiselle qui s’ennuie.

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Alissa C. Brunelli

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MessageSujet: Re: Oh my lovely lady [Alissa]   Dim 3 Oct - 0:03

La pluie qui tombe encore et encore, toujours, sans jamais arrêtée. Tes cheveux qui se collent sur tes joues, sur ta nuque. Ces gouttes qui arpentent ton visage, qui t’aveuglent involontairement, cette foutue pluie qui ne cesse pas. Temps de chien, temps de merde. Le bruit de pas des passants affolés, pressés de retourner au chaud, chez eux, quelque part. Pas toi, oh non pas toi. Il y a personne qui t’attend, il y a pas de toit sous lequel t’abriter. Tu vis chez les autres, tu manges chez les autres, tu te laves chez les autres. La pluie tu l’aimes autant que tu la détestes, elle te cache autant qu’elle te brise, elle te tue autant qu’elle t’aide. C’est une putain de journée, une journée comme il y en a mille, une journée comme les autres, juste plus pluvieuse que d’habitude. Tu es trempée, du bas jusqu’au haut, des pieds à la tête. Ainsi, tu ressembles à une fugueuse, une de ces gamines qui partent en croyant acquérir une sorte d’indépendance mais qui au premier coup de tonnerre, rentre chez elles la queue entre les jambes. Toi, il y a bien longtemps que tu ne coures plus pour te réfugier quelque part.

Un coup de feu silencieux, un corps qui s’affaisse, le bruit mat d’une tête heurtant le sol, des traits qui se figent dans l’horreur. Puis c’est tout, le rideau tombe, le spectacle est terminée. Une balle dans la tête du patriarche, du poison pour sa marmaille. C’était juste une famille trop contestataire, un dossier de plus, des vies en moins. Mort le papa, morte la maman, tués les deux enfants, tous morts, tous crevés, tous finis. C’est comme ça, c’est la vie. C’est bon, le travail est terminé, enfin. Tu sautes du balcon où tu t’étais postée, tu regardes à gauche puis à droite, tu remets en place le col de ta veste, les mains dans les poches tu repars. Tu repars comme si de rien n’était, après tout jusqu’à ce soir, personne ne saura qu’une famille est officiellement morte. Tu t’engages dans une ruelle sombre, aussi sombre que toi, que ce cœur qui te fait défaut.

Il pleut toujours autant, les pavés ruissèlent d’eau, tu ne comptes même plus les flaques dans lesquelles tu as marchés. Tu ne réfléchis pas vraiment, tu te contentes juste de marcher, de continuer ton petit bonhomme de chemin. Tu ne veux plus penser, c’est mauvais pour ton corps, c’est mauvais pour ton cœur. C’est le bruit de tes pas qui résonnent contre les murs délabrés, c’est le bruit du froissement de ta veste, c’est le bruit des rires lointains, c’est le bruit des soupirs d’un amour d’un soir, c’est le bruit d’une porte qui se referme, c’est le bruit qui te tiens en vie, c’est pour le bruit que tu es toujours là. Tu aurais dû être plus prudente, plus attentive. Et hop ! Un couteau sous la gorge, un bras qui t’immobilise ! Puis une voix, une toute petite voix qui te propose de jouer, mais de jouer à quoi ?

Parce qu’au fond de toi tu es colère, parce qu’au fond de toi tu t’en veux, tu réagis. Violemment, brutalement. Tu lui serres lui poignet, tu soulèves le couteau à l’aide de la paume de ta main droite, tu fais un tour sur toi-même, tu te sers de ton coude pour la projeter contre le mur, croche pied, gamine à terre. Même si ta main saigne, que tu sens une douleur cuisante liquéfier ton bras, que tu as en face de toi une enfant, ton pied frappe le mur à quelques millimètres de son visage. T’es en colère, pas qu’un peu, tu sais juste pas vraiment pourquoi, la seule chose dont tu as conscience c’est que ce truc noir rose et vert t’as vraiment mise en rogne.
« T’es qui toi ? »

Une voix glaciale qui s’élève, un manque d’humanité cruel, un jeu de regard, une colère sourde qui se réveille. Une famille, une famille toute entière décimée. Des enfants, comme elle, comme cette pauvre petite chose. Ça fait presque du mal d’y repenser, presque douloureux de savoir qu’on est le bourreau dans l’histoire. Alors, alors si elle veut jouer, elle n’est pas tombée au bon moment, au bon endroit. Si tu veux jouer, pleure et supplie, je suis pas d’humeur.

C'est bateau. Comme d'habitude, je ne me suis pas relue, pardon.

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Luna Lieto

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MessageSujet: Re: Oh my lovely lady [Alissa]   Lun 18 Oct - 2:31

Et qu’elle est belle cette ville dévoreuse d’âmes, dévoreuse de cœurs, ville de damnés où tous se bousculent, théâtre muet et sanglants pour tant de crimes, où les cris se noient sous les déflagrations des balles. Tant de choses qui disparaissent, envolés pour un mot de trop, pour une idée qu’il n’aura fallut avoir, pour un crime qui n’aura été commis. Pour d’autres qui doivent être faits. Ville qui lui a prise, qui lui reprendra, à la gamine qu’elle est, juste une enfant, et où sont-ils donc ceux qui sauront couvrir tes cris lorsque sa moitié s’envolera ? Petite fille qui s’amuse pour masquer sa peur, petite fille perdue dans un rêve, dans un mensonge, dans sa mascarade figée, évoluant au milieu de ses poupées cadavériques, et les tuera tu donc enfant, les tuera tu donc pour oublier ,pour les faire tiens, que jamais plus il ne s’envole, et qu’elle belle poupée elle ferait la dame, avec son teint pâle, ses cheveux de nuit et ses yeux qui brûlent, fera tu donc gicler son sang, une lame qui tranche, un geste, un cri, une fleur sanglante que la pluie lavera et déjà tout est finit, c’est une vie dont personne ne remarquera la perte, vite, vite, retiens la donc la dame, avant que le soleil caché derrière les lourds nuages ne se charge de réapparaitre et de te dévoiler l’horreur de tes actions. Elle sera tienne, elle sera votre, une petite place dans votre lit pour son cadavre mouillé, qu’elle belle idée que voilà, plus jamais seule mon ange, plus jamais seule…

Oh repaît toi donc de cette limite franchie, Shawn t’a bien pourtant expliqué qu’il ne faut jouer qu’avec les méchants, mais où est-il donc ce mal, noyé dans cette ville suante d’horreur, où sont-ils donc les bons sentiments qui permettraient d’être sauvés, les héros arrivant toujours pour sauver la veuve et l’orphelin dont les visages baignent à présent dans une flaque de sang, défigurés par l’horreur de cette mort trop soudaine. Dis-moi enfant …où sont-ils donc ? Qui sauvera l’enfant qu’une main violement rejeté, qui sauvera l’enfant cognée contre le mur, qui étouffera le cri de douleur qu’elle laisse échapper, une erreur aussi simple ne lui ressemble pas, encore distraite trop vite la petite fille aux rêves de poupées de chair, quelle corps s’interposera entre le mur dur et la semelle qui manque de l’écraser, où est-il donc le dénouement tant attendu ? Enfant condamnée à se défendre elle-même, petite filles abandonnées, petite fille seule qui se moque bien de tout cela, sans voir ce qu’ils ont fait d’elle. Petite fille perdue dans un rêve sanglant d’enfant, qui ne se préoccupe guère des drames qui se nouent…. Pleure t’on donc pour un jouet brisé ? Petite fille dont les lèvres se serrent, petite fille encore sous le choc, agacée par ce jouet qui se refuse à elle, et qu’ils sont beaux les héros que voilà, condamnés à vivre masqués afin de n’être déchirés, à user de tout les renforts disponibles, petite fille qui ne veut que jouer mais la dame se dérobe, la dame aux coups et aux mots durs, durs, qui écorchent tes oreilles, se cognent contre les gouttes de pluie, boum, boum, des mots qui font mal, boum c’est un jouet qui se rebelle, boum des mots de déni, des mots qui ne veulent pas de toi, boum ta lame est envolée, ton joli couteau à lame incurvée, tandis que toujours à terre, une main qui se glisse dans son manteau, tandis que l’éclair blanchâtre travers l’air, c’est un tort de te croire désarmée, toujours avoir une arme de rechange, encore un conseil de son mentor qui s’avérait vital, une lame plus petite qui manque de peu la tête de sa cible, avant de traverser la rambarde de pierre, avant d’atterrir dans l’eau avec un plouf sonore qui se mêle aux gouttes de pluie.

-La Dame ne veut pas jouer ! Pourquoi la Dame, ne veut-elle pas jouer, bouuuuuh !

Sa voix vient se cogner à la sienne, sa voix n’a rien d’enragé, c’est une voix de petite fille brouillée par les larmes, un caprice de gamine tandis qu’elle se lève, lèvres serrées en une moue boudeuse, les yeux qui dégoulinent lavés par la pluie, tu ne sais d’où vient la colère de la Dame, petite fille seule et démunie, tu auras pourtant put la maîtriser, tu as la capacité de te mesurer à elle, mais il n’y a pas de sœur à impressionner ici, et te voilà un peu plus seule, un peu plus enfant, tandis que reniflant bruyamment, tu finit par ajouter, entre deux sanglots, dégainant soudainement un autre couteau caché dans ta manche.

-La Dame pourrait venir chez nous pourtant….snif….on s’en occuperait bien….snif, snif…. On coifferait ses cheveux….elle mangerait à notre table… elle serait belle la Dame tout en rouge, snif, snif…

Evidemment ma douce. Si tout était si simple…

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Alissa C. Brunelli

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MessageSujet: Re: Oh my lovely lady [Alissa]   Sam 23 Oct - 2:12

Récemment, tu t’aies demandé ce qui n’allait pas chez toi, ce qui provoquait en toi un profond malaise, ce qui pouvait bien être la source du fait que tu n’attires que les humains les plus déséquilibrés qui soient. Tu as tourné la question dans tout les sens dans ta tête, tu as même essayé de mettre un nom sur cet étrange phénomène d’attraction. Finalement, et après plusieurs heures de réflexion où tu as fait la liste de toute les personnes un tant soit peu proche de toi, tu es arrivée à la conclusion que toi aussi, tu n’étais pas non plus un grand modèle de stabilité psychologique. N’existe-t-il pas un dicton qui dit « qui se ressemble s’assemble » ? Bien sur, ça va de soit. Néanmoins, tu as cru bon de souligner à ta conscience qu’il existait aussi un notre stupide proverbe qui était l’exact opposé de celui-ci : « les contraires s’attirent ». Alors bon, voila quoi. Donc, après avoir cloué le bec à une hypothétique conscience un peu trop sure d’elle, tu es passée à autre chose. Ben, t’aurais pas dû. C’était décidément une bien mauvaise journée, toutes les mauvaises choses semblaient s’enchainer. Tu aurais dû tirer des leçons de tes mésaventures, tu aurais dû savoir qu’à chaque fois que tu ressens mal une affaire, l’après coup n’en est que plus dur. Tu aurais dû prévoir que ce nouveau sentimentalisme qui s’est emparé de toi depuis peu, allait revenir. Oui, tu aurais pu empêcher ça. Et ta future migraine par la même occasion. Au bout du compte, si à la fin de cette journée tu es encore capable de tenir debout, ce sera une raison suffisante pour faire la fête. Qu’on se le tienne pour dit.

Voila qu’elle commence à pleurer, à geindre comme l’enfant qu’elle est surement encore. Ce n’est pas que tu regrettes de l’avoir projetée contre le mur, c’est juste que si t’avais su qu’elle s’égosillerait autant, t’aurais peut-être frappé moins fort. Tiens, elle se relève ! Pas si amochée que ça apparemment. En plus maintenant elle renifle. Tu détestes ce bruit, il t’énerve, tu trouves ça horripilant cet espèce de…de bruit de souffle étouffé. Elle pleure encore plus, si elle continue comme ça les 90% d’eau de son corps ne vont pas faire long feu. Cette gamine a rien pour elle s’est effarant, faut toujours que tu tombes sur des cas, c’est dingue. Attend voir, ce n’est pas un couteau qu’elle vient de dégainer là ?! Encore un ? Peut-être qu’elle en fait collection ? Non, ça t’étonnerait beaucoup. Désormais tu sais que ce monde pourri peut transformer l’enfant innocent en machine à tuer, tu le sais, oh oui tu le sais mieux que personne. S’ayez, on est en train d’atteindre le sommet de la névrose, elle délire, et pas qu’un peu. Nom de dieu, fallait que ça tombe sur toi, une gamine pré pubère folle à liée. Sérieux, elles t’en réservent encore beaucoup des comme ça les puissances supérieures ? Parce-que là franchement, ça commence à bien faire.
« Bon écoute petite…Je ne sais pas qui tu es et ce que tu me veux, mais s’il te plait, lâche moi ! Toi comprendre ? »

Patience, compréhension, douceur. Qu’elle femme redoutable n’est ce pas ? Au moins, ça avait le mérite d’être clair. La pluie tombe toujours d’ailleurs. Elle aussi ne semble pas être prête à s’arrêter. Qu’est ce que tu aurais donné pour être dans ton lit en ce moment, loin de tout, loin d’elle. Tu as la désagréable impression d’avoir en face de toi le fantôme de tes crimes de ce matin, t’as comme l’impression qu’on te renvoie une vérité désagréable à la figure. Ton truc du moment, c’est les remords visiblement, comme une sorte de nouveau trip dont on ne revient pas toujours. Qu’est ce qu’elle a cette gamine merde ? Elle cherche quoi au juste ? Pourquoi elle pleure, pourquoi elle crie ? Putain, t’as pas que ça à faire ! Tu ne peux pas la consoler, tu ne sais pas comment t’y prendre, tu ne peux pas compatir, vous avez sans doute rien en commun, tu ne peux pas lui faire mal, tu en as déjà trop fait aujourd’hui. Tu ne vas pas rester ici toute la journée quand même ? Et cette satanée pluie qui ne cesse pas, qui pénètre dans tes vêtements et qui provoque frissons et légers tremblements. Bon. Il serait peut être temps de faire des concessions non ?
« Tu veux jouer ? Très bien, jouons alors. Mais je te garantie pas d'être gentille demi portion. Approche, on verra bien de toute façon. »

Sourire, ironie, impatience sous jacente. Chut ! Ce n’est rien qu’une petite fille après tout. Puis de nos jours, on ne pleure plus les petites choses. Finalement, les journées sombres ne sont plus aussi ennuyantes quand on réalise qu’on n’est plus seuls dans le noir, en tout cas plus pour longtemps.



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