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 Ian Anderssen

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Ian Anderssen

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[ LIBRAIRE ]
{~Nous afons les moyens de fous faire parler~}


Messages : 160
Date d'inscription : 21/06/2010
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MessageSujet: Ian Anderssen   Lun 21 Juin - 10:11

Identity




      Prénom : Ian
      Nom : Anderssen
      Surnom : //
      Date de Naissance et âge : 31 ans, toutes ses dents, et pas un seul cheveu blanc. Né le 31 mars 2169.
      Nationalité : Russe
      Groupe : Banderuola caccia
      Manie, habitude, tic :
      ▬ Il. Boit. Beaucoup. TROP. Ce n'est pas un alcoolique à proprement parler car il tient très bien et est rarement saoul au point d'avoir des trous de mémoire. Et même bourré, il a l'alcool joyeux. Très joyeux.
      ▬ Quand il est en colère, il se mord la lèvre. Jusqu'au sang parfois.
      ▬ La nuit, quand il dort avec quelqu'un, il a le réflexe de s'accrocher à la personne, de se serrer contre elle, et ce à ses risques et périls (un coup de pied est si vite parti...)
      Profession : Unique employé à mi-temps d'une petite librairie.


And me? And me?

    Ce qu'il pense (précisément) de la Mafia :
    « La quoi ? La Mafia ? Aaaaw, ouais, j'me souviens des films de Tarantino que je regardais quand j'étais gamin. Ah ah, qu'est-ce qu'ils étaient classieux tous, avec leurs costumes tout sombres et leurs lunettes noires. Mais bon, j'étais vraiment trop fan quoi. Du coup, j'ai regardé le Parrain. Bon sang, une vrai bombe ce film. ♥️ Ah, et qu'est-ce que ça m'a fait marrer quand j'ai appris qu'officiellement, Al Capone, il était négociant en immobilier ! Et puis... Quoi ? Comment ça, "Pas la bonne Mafia" ? De quelle Mafia je dois parler alors ? »

    A t-il déjà eu affaire à la Mafia :
    C'est le cas de le dire. Et ça lui a simplement pourri la vie.


Tell me who you are...

    Et maintenant, l'horoscope du jour.

    Déjà ? Purée, je me suis vraiment réveillé super tôt alors. D'habitude, je me lève tellement tard que si je veux lire mon horoscope, j'ai pas d'autre choix que de récupérer un journal qui traine dehors, en allant au boulot.

    Ah ouais. 11 heure. Normalement j'émerge trois heures après moi. Et oui, ça a ses avantages d'avoir seulement un petit job à mi-temps, qui plus est dans une minuscule librairie dans un coin pas très net de la ville. Pas beaucoup de clients égale Pas beaucoup de boulot. Et merci à la gentillesse de mon patron. Il n'est pas trop sévère, du coup je peux laisser libre cours à ma flemmardise. J'assume, j'assume.

    La voix nasillarde déblatérait ses prédictions les unes après les autres. J'avoue, j'aime bien l'astrologie, même si je n'y crois pas du tout. De temps en temps, c'est fun de délirer sur ce genre de chose. Alors quand je tombe sur mon signe, j'écoute ce qu'une madame Irma anonyme me prévoit comme nombre d'embrouilles pour la journée.

    Les Béliers.


    Ah ba justement tiens.
    Et oui, je suis Bélier. Comme Charlie Chaplin, comme Belmondo, comme Gainsbourg, comme Zola, Baudelaire, H. C. Andersen et comme un tas d'autre que la moitié de la population ne connait même pas faute d'être suffisamment cultivée. Oui, ça étonne toujours quand je dis ça mais j'adore lire. Enfin, seulement les vieux bouquins, les classiques quoi. D'ailleurs, j'aime bien tout ce qui est vintage en général. Les vieux jouets de bois, la musique d'il y deux ou trois siècles, que plus personne n'écoute. Puis les films aussi. Ça, c'est un domaine où je suis calé. Mais bref.

    Aujourd'hui, mauvais temps pour les Béliers. Votre amour du risque et des défis va vous jouer un mauvais tour. Oubliez donc que la fortune sourit aux audacieux et canalisez votre irresponsabilité et votre manque de tact. Coté cœur, délaissez votre jalousie excessive et votre égoïsme ou votre partenaire risquerait fort de se sentir enchainé. Célibataire, vous allez faire une rencontre. Votre couleur du jour est le...

    SWITCH

    J'éteins.
    Bon sang, pourquoi je ne peux jamais m'empêcher d'écouter ce truc hein ?
    Bon allez, tant que je suis levé, autant faire du zèle et aller à la boutique, ça m'évitera de me tourner les pouces.

    D'abord, un café. Je tourne à la caféine, surtout en début de journée. Expresso, cappuccino, latte macchiato, j'en ai rien à faire, tant qu'il y a du café dedans. Mieux vaut être accro à ça qu'à la poudre blanche ou à la fumette. A ce propos, je ne fume pas. Ou vraiment très occasionnellement. J'aime ni le goût ni l'odeur des cigarettes.
    Une fois ma dose avalée – avec au moins trois sucres par tasses hein -, la tenue du jour. Pour ça je ne suis pas très difficile, j'aime les pantalons confortables avec une chemise à manches longues. Ça me suffit. Par contre coté couleur, on ne peut pas dire que je fasse dans la variété. Du noir, du rouge, du rouge, du noir, du rouge – tiens, une chemise blanche ! -, du rouge, du noir. Comment ça, « monomaniaque » ? Si peu. Enfin bref, je pioche au hasard dans mon vieux placard tout pourri. Tout est vieux chez moi de toute façon. Pas que j'aime pas la technologie hein ! C'pratique parfois. Mais bon, le soucis avec les lecteurs UMD 3D next-gen et compagnie, c'est que ça prend pas en compte les vieux blu-rays d'il y a cent ans voir plus quoi. Donc si j'veux me voir Ultimate Game pour la 148eme fois, ou pleurer devant Requiem for a Dream, je dois bien faire avec. Enfin, une fois habillé, pas besoin de passer devant le miroir. Ma coiffure, elle est naturelle. La brosse à cheveux ? Le peigne ? Kezako ?

    Enfin voilà, c'est tout bon. Je prend un sac avec mes clés, mes papiers et ce genre de truc, j'y glisse un vieil exemplaire de Kafka. Le genre de bouquin tout jauni et racorni, avec des phrases tellement compliquées que j'en pige à peine la moitié. Mais bon, je tiens à le finir, même si ça me prends des mois et trois caisses d'aspirines. C'est mon coté obstiné ça : Je suis pire qu'une mule. Par contre, j'évite de lire en public, ça colle pas à mon image il paraît. Et moi, j'aime choquer les gens. J'adore ça même. Mais pas avec un livre.
    Je verrouille la porte de mon petit appartement. Quatrième étage. Sans ascenseur bien sur. Avec un loyer pareil, faut pas s'attendre à un quatre étoiles.

    Maintenant, il ne me reste plus qu'à rejoindre la boutique sans me faire tuer d'une balle entre les deux yeux sur le chemin.

    Je m'appelle Ian Anderssen. J'ai 31 ans, un job pourri mais que j'adore et pas de super-ordinateur dernier cri comme les trois quarts des gens.
    Et je suis comme qui dirais dans la merde.



    A vrai dire, Ian a toujours été insouciant. Tout petit déjà, il se fichait bien de son avenir, alors que tout les autres gosses clamaient leurs rêves à tout les vents. Lui, tant qu'il pouvait se battre avec ses camarades et flemmarder au soleil, peut lui importait le reste. Quoique, on ne peut pas dire qu'il en ai eu beaucoup l'occasion pendant son enfance. Ian est né en Russie, dans la petite ville de Vychni Volotchek, à quelques centaines de kilomètres de Moskva. Alors autant vous dire que le soleil là-bas...

    En sortant de son immeuble, le soleil lui agresse les yeux. Il fait beau aujourd'hui. Et chaud. C'est pour ça qu'il aime bien l'Italie. Même s'il doit se cantonner à Venise. Dans la rue, la vie suit son cours. On ne fait pas attention à lui, tant mieux. Il flâne sur le chemin. En passant devant un café, il siffle une jolie fille qui se retourne et lui colle une beigne magistrale. Que voulez-vous, Ian aime choquer, Ian aime se faire remarquer, Ian est direct et énergique, Ian est con. Et bon sang, ça l'amuse. Même après s'être fait gifler en public, il a le sourire jovial au possible. Ceux qui peuvent se vanter de l'avoir vu pleurer ou en colère se compte sur les doigts d'une seule main.

    « Ne jamais rester sur un échec ». En ce disant ça, il envoi un sourire candide – ou crétin ? - à la demoiselle en s'excusant et continu son chemin, les mains dans les poches. Il est content d'être là, vraiment.

    Pour arriver à la boutique du vieux Giuseppe – oui, son patron s'appelle Giuseppe, et même après 12 ans de vie en Italie, il a toujours du mal à le prononcer ce fichu prénom –, il doit passer par de toutes petites rues pas très éclairées, même en plein jour. Alors forcement, quand il arrive des embrouilles, c'est dans ce genre de coins. Normal bien sur. Et aujourd'hui, ça ne loupe pas. Le blond sent un truc froid sur sa nuque.

    Ian Anderssen ? Retourne-toi sans faire d'histoire, petit.

    Bizarrement, malgré sa trentaine passée, Beaucoup prennent Ian pour plus jeune qu'il n'est. Avec ses yeux clairs et son visage carré, aux traits adoucis par son expression, il fait plus 25 ans que 31, c'est sur. Pour le moment, il ne sait pas s'il doit s'en plaindre ou non. C'est un peu blessant qu'on le prenne pour un jeunot c'est vrai, mais au final, il s'en fiche complètement.

    Levant les mains en l'air pour montrer son absence d'arme à son agresseur, il s'exécute. Il se demandait si le type était un mafieux ou un flic. Et au vu de sa dégaine, c'est un rital apparemment. On l'a repéré, encore une fois. D'un coté, se promener dans la rue comme ça, alors que son visage est connu de tout ceux qui lui veulent la peau, il y a plus malin et plus prudent. Il soupire devant son propre entêtement. Ça ne plait pas vraiment au mafiosi qui lui colle le canon de son pistolet sous le menton.

    C'est quoi ce sourire de crétin ? Tu te crois en position de faire le malin ? Après ce que t'as osé faire ?

    Aaaah, oui... Ce qu'il a osé faire hein. La plus grosse connerie que Ian est jamais fichu dans sa vie en fait. Il regarde la gueule béante de l'arme qui s'est éloignée de son cou, juste pour mieux le viser au front. Il n'a jamais aimé les armes à feu. Lui, il préfère les armes blanches, voir les poings. Les flingues et ce genre de truc, il laisse ça à ce gros lourd de Sergeï.

    ...Ah ouais, Sergeï... Il allait encore avoir besoin de lui là. Ça l'arrangeait pas franchement ça.

    C'est le moment de faire un petit flash-back. Enfin, petit, tout est relatif.

    Ian est russe, on vous l'a dit. Il est né dans une petite ville paumée dont vous avez déjà oublié le nom. Fils unique d'une famille ordinaire, ses parents étaient des amis de longue date du couple Litovski, qui avait eux-même un fils. Sergeï.
    Alors voilà... Comment dire ? Sergeï et Ian, c'est pas le grand amour, loin de là. Ils ne peuvent pas se piffer et s'envoient des mandales six fois sur dix quand ils se voient. Mais curieusement, ils ne peuvent pas se passer l'un de l'autre. Après tout, ils ont grandit ensemble, pas comme des frères, mais pas loin, et même si pour eux, les mots « entente cordiale » sont rayés du dictionnaire dés qu'ils sont dans la même pièce, ils se connaissent depuis si longtemps et savent tellement de choses l'un sur l'autre qu'au final, on pourrait les qualifier d'amis.

    Le soucis avec Sergeï, c'est qu'il a toujours été trop sérieux. D'ailleurs son rêve, c'était de devenir flic. Plus genre Kowalsky que Maigret. Sergeï était plus âgé que Ian d'à peine deux ans. Aujourd'hui, c'est pas grand chose, mais quand t'es gosse, ça fait la différence. Et ça change pas mal de chose aussi.
    Quand son *tousse*ami*tousse* a fini le lycée à 19 ans, il est partit vivre en Italie. La raison ? Un oncle – ou un truc du genre – à lui vivait là-bas et avait des relations dans la police italienne. Du coup, en déménageant, Sergeï pouvait facilement entrer au sein de l'école de police. La barrière de la langue ? Ba faut croire que ça ne l'a pas gêné hein. Parce qu'il est partit comme ça, en laissant Ian derrière. Purée, qu'est-ce qu'il l'avait mal prit sur le coup ! Certes, il ne pouvait pas sentir ce gars, certes il se le trainait comme un boulet indispensable, mais ça lui a fait un gros vide quand il a disparu du jour au lendemain.
    Ian avait 17 ans et pas vraiment de but dans la vie. Il ne savait toujours pas quoi faire de son futur. Il aurait bien aimé un boulot dans un musée ou un truc comme ça. L'histoire, l'art, la littérature, ça l'a toujours passionné. Ça étonnait ses parents d'ailleurs.

    Pendant deux ans, le blond n'a rien fait d'autre que végéter au lycée. Sans Sergeï, il s'ennuyait. Mais ça, pas question de l'avouer.

    Puis un beau jour, il l'a invité pour des vacances en Italie, quelques semaines, histoire de. Autant dire que Ian a limite sauté sur sa valise comme un chien sur un jambonneau. Quelque jours plus tard, il a atterrit a Venise.
    Sergeï se débrouillait bien.
    Il vivait dans une super baraque, propriété de son oncle il paraît.




    La suite, j'ai besoin de vous la dire ?
    L'Italie, ça me bottait vachement en fait. La bouffe est bonne, les filles sont plus plates et moins sexy qu'en Russie mais elles sont jolies, et le temps est quand même plus clément que dans ma pauvre ville du cercle polaire. Et puis, l'Italie quoi. Berceau de l'art. Michel-Ange, Arcimboldo, Botticelli... – Par contre, leurs écrivains ont toujours été de gros slimes parasites. La littérature italienne pour moi, ça vaut des pequenottes – En fait j'comprenais même pas comment j'avais fait pour résister si longtemps à l'appel de ce pays. Les idées de Sergeï ne sont pas toutes foireuses en fait. ♥️

    Du coup... Mes vacances se sont comme qui dirait prolongées. Puis j'ai trouvé un boulot : Guide dans un petit musée. Pour le logement, je squattais toujours chez ce bon vieux Ser. En fait, on a jamais parlé une seule fois de mon hypothétique retour en Russie. Il est lourd mais pas con, pas comme moi. Il a bien comprit que je voulais plus rentrer.

    Bref, tout marchait comme sur des roulettes. J'avais un boulot pas chiant que j'adorais, je vivais pas trop mal et je pouvais à nouveau me fritter avec mon meilleur ennemi. All is good quoi.
    Sauf que voilà... Moi et la chance, on est pas très copains.
    Ça faisait même pas deux ans que j'étais là que ça a pété à Venise.
    J'ai pas très bien compris c'qui se passait en fait, et à vrai dire, je m'en foutait un peu. J'ai juste pigé qu'à présent, la Mafia avait prit le contrôle de la ville. Bha, ça me faisait une belle jambe.

    Par contre, quand j'ai apprit que dans le bazar causé par tout ces ploucs, le petit musée où je bossais avait fini en champs de ruines, là, ça m'a légèrement irrité.
    Et ça m'a mit sur la paille aussi.
    Hors de question de demander du fric à Sergeï, j'aurais préféré me couper la langue avec les dents. Non mais z'imaginez un peu ? MOI ? Avoir une dette envers LUI ?! No way !
    Alors sans même m'en rendre compte, j'ai commencé à tremper dans des affaires de plus en plus louches. Beaucoup de transactions, de trucs pas net à balancer ou enterrer ici et là, et parfois même des gars à molester ou à tuer. Pas souvent cependant. Je suis un pacifiste dans l'âme. Si si j'vous jure.
    Enfin bref, sans m'en rendre compte, j'étais devenu un gentil chien-chien de la Mafia. J'y avais même une certaine influence. Oh, pas assez pour faire partie des grands, j'voulais pas de toute façon. Mais bon, ça comptait quand même. Avec l'argent que je me faisais, je pouvais acheter des bouquins dont je n'aurais même pas osé imaginer le prix avant. Quant à mes contacts, je les utilisais principalement pour me procurer de vieux DVDs, des films ou des trucs comme ça que je voulais absolument voir. Mine de rien, c'est très difficile de trouver ce genre de chose à notre époque. Alors j'avoue, malgré les sales besognes, j'ai pris sur moi et j'ai fais taire ma putain de bonne conscience, parce que comme ça j'avais enfin accès à ce que je voulais.

    Puis un jour, j'ai tout foutu en l'air.
    Ouais, elle arrive maintenant ma grosse connerie. Ce jour-là j'aurais mieux fais de me couper les mains.
    Quoique j'aurais pu m'en couper une, mais la deuxième... ???
    ...Aaaaanyway !

    Un jour, j'suis tombé sur un gars... Un type comme moi, qui s'était fait embarquer dans la Mafia un peu par hasard. Il était sympa, et il avait une sacré descente, j'étais content d'avoir trouvé un pote de beuverie avec qui discuter, pour une fois que j'avais quelqu'un avec les mêmes états d'âmes que moi. Puis il pigeait bien mes motivations, ça l'intéressait même. On bossait ensemble de temps en temps. On rigolait même.

    Puis je l'ai descendu.
    Le seul jour de ma vie où j'ai utilisé un flingue en fait.

    Pourquoi ? Ba, ça vaut pas la peine d'en parler... Si ?
    ...Un jour, j'l'ai vu discuter avec Sergeï. J'avais passé un moment à écumer les bouquinistes et en rentrant, je les ai vu ensemble à travers la vitrine d'un café.
    Ça m'a saoulé.
    Le problème, c'est que je suis possessif. Ultra-possessif. J'y peux rien, c'est dans ma nature, c'est comme ça. Quand je me dis que quelque chose est à moi, que ce soit un objet, une personne, voire même une situation, je supporte pas que quelqu'un arrive et fasse mine de me piquer tout ça. Parce qu'au fond, j'ai la trouille d'être tout seul, j'ai la trouille d'être délaissé, ça me fait une peur bleue et j'arrive même pas à imaginer c'que je ferais. J'suis indépendant, ça oui. Et qui plus est, je déteste viscéralement tout ce qui est prévisible. Je déteste la soumission, je déteste la sédentarité, la faiblesse et l'hésitation. Mais je suis phobique du changement. Paradoxal, oui, c'est clair. Cherchez pas Docteur, c'est à la tête.
    Donc quand ils se sont quitté, au lieu de rentrer, j'ai suivi le type. Je lui ai demandé des explications, il a rien voulu me dire. Sans même m'en rendre compte, j'ai commencé à m'énerver. Je voulais savoir. Juste savoir. Mais lui, rien. Aussi muet qu'une tombe. Alors je lui ai piqué son revolver. Je me disais que devant la menace, il parlerait.
    Des cacahuètes.

    On s'est battu. Quand il a voulu abandonner, il a fait un geste pour sortir quelque chose de sa poche.
    J'ai cru que c'était son flingue. J'ai tiré. Réflexe de survie. ...Avant de me rendre compte que son arme, c'est moi qui l'avait. Ce qu'il voulait sortir, c'était juste son paquet de cigarettes. J'ai rien fait. Je me suis détourné, j'étais franchement perdu. Je crois que si j'ai réussi à rentrer, c'était juste parce que mes pas avaient l'habitude de me guider.
    Quand Sergeï m'a vu, il a tout de suite pigé qu'un truc clochait. Ça devait être la première fois qu'il me voyait avec cette tête de déterré. Je me suis laissé tomber sur une chaise de la cuisine. Je n'avais pas couru mais j'étais essoufflé. Il m'a demandé ce qui n'allait et moi, je lui ai tout raconté. Vraiment tout. Parce que vous allez rire – ou pas d'ailleurs – mais j'ai un autre défaut : Je suis incapable de mentir. Allez savoir pourquoi, j'y arrive pas. Et même quand j'essaye, je suis tellement crispé et je fais ça tellement mal qu'au final, je me fait toujours griller. Quand j'ai lâché le nom du pauvre gars, Sergeï m'a regardé comme si je venais de commettre un génocide au Timor Oriental ! Bon ok, je veux bien comprendre que tout ce que je lui ai lâcher à la gueule le laisse un peu... Sonné, mais à ce point...
    Il m'a tout dit.
    Le type, c'était un de ses subordonnés qui avait infiltré les ritals pour servir de source. Il prenait régulièrement rendez-vous avec son supérieur dans un café discret pour lui délivrer son rapport.

    Voilà, vous pouvez le dire, je suis aussi con qu'une amibe neurasthénique. Je le nie pas.

    J'ai oublié comment le gars s'appelait.

    Et voilà comment je me suis mis à dos la police ET la Mafia en une seule fois. Et oui, la Mafia aussi. Parce qu'ils n'ont jamais pigé le vrai rôle de l'indic. Et même si c'était le cas, j'étais considéré comme un traitre à présent, et ça, ça pardonne pas.
    Je crois que j'ai mis Sergeï dans une sacrée merde. Il devait être partagé entre son boulot de défenseur de la justice et notre vielle *hum* amitié. Enfin, je dis ça, mais en fait je sais pas. Au final, il m'a jamais dénoncé. Et dés que j'ai un problème que je ne peux pas régler sans un petit « coup de pouce », il me couvre. Je me suis toujours demandé ce qu'il attendait pour me coffrer. Mais non, il l'a jamais fait non plus. Sans lui en fait, je serais déjà en train de croupir dans une cellule, ou de me faire bouffer par les poissons lesté par un bloc de béton.

    Depuis, pas grand chose. Je me suis planqué le temps que les chose se tassent, puis je me suis trouvé le petit appart dans lequel je vis aujourd'hui. Oui je suis partis de chez Sergeï, c'était trop repérable. Et pas franchement le mieux pour sa réputation. J'ai trouvé un travail dans une petite librairie qui a à peine trois clients par jour, j'ai du renoncer à pouvoir m'acheter tout ces bijoux littéraires et filmographiques qui font mon bonheur, et maintenant je dois faire profil bas. De temps en temps, un mafieux ou un flic me reconnaît, m'interpelle et essaye de m'avoir. Pour le moment, j'ai toujours réussit à m'en sortir. Depuis 7 ans.

    Donc c'est pas aujourd'hui que je me ferais avoir hein ?




    Bien, maintenant, tu vas me suivre bien gentiment. Je connais quelques personnes qui seraient ravis de te demander plus de précision sur...

    Ah, désolé. Si je traine trop, M'sieur Giusseppe va me sucrer ma prime !

    Pard...

    Pas le temps de finir sa phrase. Ian se laisse tomber pour éviter un tir réflexe et fauche les jambes de son assaillant. En fait le corps à corps, c'est bien la seule chose qu'il apprécie dans ce genre de moment.
    L'homme peste, chancelle, veut reprendre son équilibre, mais trop tard. La blond se jette sur lui pour le faire chuter. Ils atterrissent sur un tas d'ordures qu'un anonyme a renversé là. Qu'elle est belle Venise. Groggy, l'inconnu tire un peu au hasard. Un balle fait ricoché sur un mur et frôle Ian. Elle est pas passé loin celle-là.
    Comme pour se venger de ce coup retors, Il arrache le pistolet des mains du mafieux et lui porte un grand coup de crosse à la tempe. L'homme arrête de se débattre. Pas mort, juste inconscient. Mais ses lunettes noires sont en miettes et il saigne à la tête. Ian soupire. Cette fois encore, il s'en est sortit sans trop de casse.

    Par curiosité, il fouille la belle au bois dormant à la recherche de papiers d'identité. Sais-t-on jamais.
    Il ne peut pas s'empêcher de lâcher une citation d'un de ses films préférés quand il les trouve.

    Hé hé, that's a BINGO !

    Il ouvre le porte-feuille en cuir noir. C'est bizarre quand même, un mafieux qui garde ses papier d'identité avec lui.

    …..........

    Oh merde.

    Sous ses yeux, une plaque d'inspecteur de police.

    De sa poche, il sort son vieux téléphone portable. Et non, il n'a pas de puce directement intégrée comme tout le monde. Il pianote sur son clavier et sélectionne un numéro.

    Sergeï ? J'suis dans la merde. .......................Ouais, encore.


And... you?


      Votre pseudo : Kohané
      Age, sexe : J'ai une grosse poitrine et le droit de vote.
      Avatar de votre personnage : Danemark - Axis Power Hetalia. Parce qu'il a trop la classe ce crétin heureux. /Mawashigeri in ze face/
      Comment avez-vous connu le forum ? J'ai une mémoire de poisson rouge et j'assume. Mais remerciez Sergeï, sans lui je serais encore en train d'hésiter pour m'inscrire.
      Qu'aimez-vous/Détestez-vous dedans ? J'aime pas le contexte, j'aime pas le graphisme, j'aime pas le niveau des joueurs ni leurs personnages, j'aime pas l'ambiance parce que genre, tout est trop bon, j'suis jalouse. Puis me cherchez plus, j'suis déjà dehors.
      Autres ? Dimitri t'aime déjà avant même d'avoir lu ta fiche ♥️
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Dimitri A. Visconti

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MessageSujet: Re: Ian Anderssen   Lun 21 Juin - 11:05

C'est possible de mourir, là maintenant tout de suite??? Non mais je suis censée me taire, pour pas réveiller la Madre.... mais là je suis juste morte de rire.

Non mais Ian quel boulet XDDDDDD

Il est trop damné, vraiment, pas de chance /o

Bon, j'ai hâte de voir Sergeï maintenant !!

Validé - Banderuola caccia [personne n'a vu le changement de groupe hein 8DDDDD]

Han et je kiffe le SergeïxIan /o [Putain, je les vois trop potes avec Dimitri et Dorian XD => A peu près les même cas sociaux, mais Dim a plus de jugeote que Ian, quand même *sort*]

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