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 Et les fantomes qui resurgissent. ~ PV Dorian.

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Dimitri A. Visconti

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MessageSujet: Et les fantomes qui resurgissent. ~ PV Dorian.   Ven 4 Mar - 12:54

- PUTAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIN NON PUTAIN SALE CONNARD. ENFOIREEEEE. CREEEEEEVE.

Revenons en arrière. Des quelques instants.

Cecidisonsisonstuerdevrezvous.saisje.triste êtreallezvous etcaetera. Etcaetera.
Soyons plus réalistes.

Au moment ou cet homme m’avait appelé, je sentais que ça puait le truc louche. Encore un de ces types qui vous appellent pour vous donner rendez-vous dans une ruelle obscure, espérant tomber sur un gosse drogué qu’il pourrait baiser au fond de la dite ruelle. Ça puait l’embrouille. Ça puait le malheur, ça puait la journée de merde.
Je sentais dans sa voix, une sorte d’air sadique. Je me rendais compte que ses mots, il les savourait. Qu’il me connaissait. Quel enfoiré pouvait-il être, j’en sais rien.
Tout ce que je sais, c’est que cette situation me rappelait bien trop celle que j’avais vécue quelques années auparavant. Mais je ne préférais pas y penser. Cela allait encore être un de ces déglingué qui voudrais que je bute sa femme, l’amant de sa femme, la maitresse de l’amant de sa femme, l’amant de la maitresse de sa femme, ou je ne sais quoi. Simplement quelqu’idées bidons pour se donner une excuse pour employer un tueur à gage.
Je n’ai pas envie de vous conter ce qu’il m’a dit au téléphone.
Mais il m’a donné rendez-vous.

Comme l’autre l’avait fait. J’ai peur. Peur de cette saloperie qui va me poursuivre même maintenant. Alors que je commençais à ne plus y penser. Peur de ces fantômes du passé, de ses démons, sadiques et violents. Peur de devoir faire du mal à quelqu’un que je n’oserais pas toucher. Quelqu’un que j’… aimais.
Cino… Bordel Cino. J’avais tant souffert. Je ne veux pas, je ne veux plus.

Théâtre. L’endroit diffère.
J’enfile mon manteau. Le vert caca d’oie, le même que j’avais mi … l’autre fois. Peut-être que je les provoque, finalement, ces fantômes du passé. J’attrape un flingue. Je vais voir mon étagère, réfléchis. Un Beretta 3000… mh, j’hésite. Et mes yeux se tournent vers un revolver poussiéreux, abimé, qui sent la mort et la passion. Imprégné de tout ça, imprégné de mon passé. Le fameux S&W Model 1000. Je le prends rapidement, le met dans mon holster de cuisse, et claque la porte.

Je ne sais pas ou « il »est. Dorian, putain, ou es-tu. J’espère que son âme soit de mon côté. J’en prierais presque.
Mon cœur ne fait qu’un bond. Au fond, je le sais, je m’en doute. Allez, Dimitri, fait pas ta tapette. Tu vas t’en sortir. Toi et lui, lui et toi, vous vous en sortirez.

Je marche, je déambule, je connais le chemin du théâtre par cœur. Je monte dans le tram. La voix des gens résonne creux dans ma tête. Je regarde vers le ciel, j’avance vers mon destin, vers mon connard de destin. Quelques arrêts plus loin, je descends, je regarde mes rangers, mes précieuses rangers, et je vois cette tâche de sang sur mon manteau. Elle n’est jamais partie. Je n’y faisais pas attention depuis des mois, voire des années, à cette putain de tâche. Mais là… c’est différent. J’espère que je rentrerais à la maison avec un manteau propre. Enfin au fond, c’est mon boulot, pourquoi j’angoisse comme ça. Et cette boule dans ma gorge, c’est quoi ?
Je rentre par l’arrière. L’endroit pue le moisi, pue le vieux, pue le passé.
Ce mec l’aurait-il fait exprès.

J’y crois, j’y crois encore. Allez, je veux voir un vieux pervers. Allez… Allez… allez… Je ferme les yeux, je vais finir par m’assoupir. Main au holster, reste pourtant sur mes gardes. Je m’assois près de la scène. Et quelle scène. J’ai du passer par les coulisses, là ou les plus grand sont passés avant moi. Tellement sont passés avant moi. Je ne suis que cette mouche dans cet univers de merde. Et en bonne mouche, je m’attire la merde.
Je songe. Et si c’était une mauvaise blague ? Un connard qui aurait entendu parler de mon passé, un dingue qui veut foutre en l’air ma journée ? Un mec de la mafia, un enfoiré qui veut du fric, j’en sais rien. Je voudrais tellement voir arriver un mec de la mafia. Allez ; encore quelques minutes et je me casse. Je me fais du mal pour rien.

Et là. Les lumières du fond s’allument. Je vois les chauves-souris s’envoler et se rapprocher de moi, le cliquetis de leur ailes frôlent ma tête, je me protège. Mais c’est quoi ce dingue qui peut allumer les lumières du théâtre ? De la fumée parait l’entourer. Il fume. Et là bas, en haut des marches, une ombre. Il a préparé son entrée, l’enfoiré.
Je me redresse, sur de moi, sur de ma réponse à n’importe quelle question, sur de ma vie, et de la voie que je veux qu’elle prenne.

« Monsieur Visconti ? »
« Lui-même »


Rester zen. Il s’approche.


« c’est vous que j’ai eu au téléphone ? »
« Lui-même »


Oui, j’ai pas plus de 300 mots de vocabulaire.


« J’aurais.. Une mission à vous confier »
« C’est mon job. »


J’ai peur. Mon cœur, mon pauvre cœur. Il pleure de l’intérieur. Il sait, il s’en doute, il anticipe tout.


« Votre mission » « Votre mission »
« Tuer »… « Tuer »…


Ces mots résonnent en moi comme au premier jour.


« Cino Pazaroti » « Dorian Dierich »


Mon cœur. Mon corps. S’engourdit. J’ai mal, je souffre. Je vais mourir. Mourir de douleur, mourir de tout ça. C’est moi qui devrait crever. Je le savais, je m’en doutais au fond. Mais qui est ce mec ?


« Bien »


Qu’aurais-pu dire d’autre ? Mais putain, qu’as-il fait, ce con ?
Je ne veut pas en entendre d’avantage.


« Merci, vous pouvez partir. Et éteigniez la lumière, par l’amour de dieu ».


J’esquisse un sourire. Il ne faut pas qu’il sache.
Il part, je suis seul. Si seul. Seul au monde. Je dois « le » tuer. Dorian. L’homme que… L’homme que.. Celui là même. Je m’assois. Les larmes coulent sur mon visage, naturellement, j’avais peur, je ne voulais pas. Je hais mon boulot. Mais merde.
Mes membres tremblent, mon visage est mouillé, mon visage est Sali, mon corps est souillé. J’ai mal, tellement mal.
Je sors mon portable. Nouveau SMS, destinataire : « Dori <3 »

    Dorian, c’est moi. J’ai trouvé un truc trop délire au théâtre, tu m’y rejoins ? XD Ca fait longtemps qu’on a pas ri ensemble ! Je t’attends, Doudou.


Cela fait longtemps que nous n'avions pas ris… Si longtemps. Peut-être la dernière fois. Et j’envoie. Send.
Qu'il vienne. Je dois savoir.
Les lumières sont éteintes. Je ne suis plus que seul. Seul dans ma douleur, seul contre moi-même. Seul contre … L’homme que j’aime.

Le deuxième.


- PUTAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIN NON PUTAIN SALE CONNARD. ENFOIREEEEE. CREEEEEEVE.

Et la poussière m'entourant qui s'envole, et mon cœur qui vole en éclat.


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    MessageSujet: Re: Et les fantomes qui resurgissent. ~ PV Dorian.   Sam 5 Mar - 2:02

      J'ai une putain de mauvaise impression. On se réveille, un sentiment désagréable nous prend au coeur, sans qu'on sache pourquoi on sait que cette journée va être pourrie. Je me réveille tard, et Dimitri est pas là. Il est encore allé chercher de quoi baiser, comme d'hab, ou alors il a eu l'appel d'un client et est allé tuer je ne sais qui. Ce mec est la décadence même. Non, je ne suis pas jaloux, c'est juste que ce mode de vie me répugne un peu. Je suis rabat-joie je sais, mais qu'est ce que vous voulez, Dimitri et moi on est pas pareil. Pas du tout pareil. On se ressemble juste sur un point : on est des putain de chiens. Qui èrent pour se trouver un peu à manger, qui attaquent quand ils se sentent menacer, et qui ne seront jamais affectueux que si ils se trouvent un autre clébard
      à enfiler.

      Je regarde l'heure, putain, il est 14 heures... j'ai trop dormi. Normal que Dimitri soit pas là. Et bien qu'il aille faire ce qu'il veut, j'en ai rien à foutre, il fait sa vie et moi je fais la mienne. Et ainsi tout le monde est content. A vrai dire en ce moment j'ai du mal à l'affronter, après ce qu'il s'est passé, le baiser. Je sais plus comment réagir du coup, alors je réagis pas, et je fais semblant de rien. C'est une défense comme une autre après tout. Et n'empêche que ça marche bien, mais il y a toujours une gêne entre nous du coup. Mais putain, pourquoi je pense à ça moi, je m'en fous. Cela ne signifiait rien, Dimitri était juste en manque, il avait pas trouvé de trou à combler et espérait que je l'aide à régler ça. A vrai dire je me sens blessé.

      Je suis assit sur mon lit, je regarde le vide en réfléchissant à tout ça. Je me dis qu'il faut que je me lève, mais à quoi bon, cette journée sera pourrie je le sens. Je vais dans la cuisine, je mange un peu, juste un peu, la nourriture me parait fade et sans goût, il y a de quoi, ce sont des putains de produits industriels, putain de parrain, putain de champ de force. Puis je m'habille et sort faire un tour. Ma journée se passe ainsi, à glander. Il y a rien à faire sans Dimitri. S'il était là, on aurait regardé la télé, et commenté les dialogues pourris. On aurait joué à un jeu, j'aurai gagné, parce que lui il est tellement maladroit ou con qu'il rate à chaque fois, on aurait pu sortir et découvrir de nouveaux lieux. On aurait pu aller bosser et éliminer quelques pauvres hommes, et on se serait fait coursé et on serait arrivé à la maison en sueur, mais saufs. Et là on aurait pu profiter de la vie, on aurait vu à quel point elle est précieuse parce qu'on venait juste de manquer de la perdre.

      Merde, pourquoi est ce qu'il est devenu si important pour moi ? ça me ressemble pas, j'ai toujours cru que je n'aimais personne, que le monde était fait d'égoïstes. Que je resterai toujours à errer comme un chien qui cherche à endroit où s'abriter. Ma vie est tellement plus agréable depuis que... je l'ai rencontré. Pourtant je ne peux pas me l'avouer, alors je me mens à moi même, et je vis dans un mensonge. Putain, Dorian, sois au moins une fois dans ta vie honnête avec toi même.

      La journée s'emballe... et pourtant je l'ai vu passer, chaque minute était un caveau. Chaque minute me rapproche un peu plus de la mort, c'est une descente, je vais de plus en plus bas. Chaque heure me rappelle un peu plus ce que je suis. Je ne peux pas m'empêcher c'est ...


      Bip bip.

      Hein ?

      Sms de Dimitri, je sors mon portable et regarde l'écran.


      Dorian, c’est moi. J’ai trouvé un truc trop délire au théâtre, tu m’y rejoins ? XD Ca fait longtemps qu’on a pas ri ensemble ! Je t’attends, Doudou.


      Oui, bah forcément que c'eest lui, il voulait que ça soit qui d'autre. N'empêche que ce sms m'intrigue, qu'est ce qu'il a trouvé au théâtre ? Y'a rien à voir là bas, c'est un vieux truc pourri. Et le surnom me fait tirer une gueule dégoûtée. Mais je luis réponds quand même.

      J'arrive.

      Simple, précis, froid, efficace.

      N'empêche ça me fera une occupation...

      J'attrape mon manteau en cuir et ferme à clef la porte du miteux petit appartement, avant de prendre le chemin du théâtre. Venise la nuit était belle avant. Maintenant les tags, les affiches déchirées, les cicatrices de venise la rende invivable. Mes yeux se plissent, les lumières des lampadaires grésillent. Je prend un petit pont puis repart dans les rues malfamées. De toute façon j'ai prit mon flingue, au cas où. On sait jamais ce qu'il peut nous tomber dessus la nuit.

      Enfin j'arrive au théâtre. J'enjambe les barrières, et m'introduit là dedans. La scène principale, c'est là où il doit être. Enfin j'y arrive. Je vois Dimitri au loin. Je ne dis rien, j'attends qu'il me voit.

      Mais pourquoi j'ai cette impression désagréable au fond de mon coeur ?

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    MessageSujet: Re: Et les fantomes qui resurgissent. ~ PV Dorian.   Dim 6 Mar - 20:51

    HJ : Moins déprimant, ou du moins seulement nostalgique. Mattez un peu, j'ai fais du "recyclage d'icon de Badow". On peut s'en servir pour des trucs déprimant [et c'est trop en rapport avec les endroits ou je les ai mises, aussi :D]

    Je ne comprend pas, je ne sais pas, putain je veux plus rien savoir.
    On m'a dis quoi, là ? Une sorte de rêve éveillé, une sorte d'énervement vis à vis du monde. Ça pouvait pas pire tomber, pour une journée comme ça. Et cette obscurité, et cette froideur du monde. Pourtant en Italie il fait chaud, c'est un pays chaud, du moins doux... Mais moi j'ai froid. Je suis frigorifié.
    et mon cri qui a déchiré le silence, je devais exploser. ça libère, ça fait un bien fou.
    « c'est la daaanse des cannards, pouet pouet »* ... sonnerie indiquant un nouveau SMS, il a fait rapidement. Il doit se douter de quelque chose, et moi comme un con qui l'appelle « Doudou », il a du grogner intérieurement.
    Il est si prévisible. Ou quoi ? Je le connais peut-être trop bien.

    J'arrive.

    Me doutais d'un truc aussi court, froid, distant. C'est bien du Dorian tout craché ça. J'esquisse un sourire, venant peindre mon visage morne de larmes. Je chiale comme une gonzesse, je me hais dans ses moments là. Après tout, c'est pas grand chose, je dois juste.... Juste..... ça parait si simple de tuer. On a l'habitude, au bout d'un moment, de tuer des gens, on a plus conscience de la valeur d'une vie, on la voit passer et partir, c'est si beau finalement une vie, et moi je fais quoi, je les détruits; et là, je me prépare à quoi ?
    A buter mon meilleur ami, et surement aussi le meilleur amant que je n'aurais jamais pu avoir. Il me fera chier jusqu'au bout, ce mec. Frustrant jusqu'à son dernier souffle.


    J'ai pu me calmer. Plus ou moins. Au moins j'inonde plus le parquet abimé de la scène. Mais au fond, je crie. Je crie de tout mon soul, je crie tant que je le peux, je crie ma douleur, je crie mon malêtre, je crie mon amour et toute ces choses que l'on dit si peu.
    Mais c'est un boulot comme un autre, avec Cino ça avait fait pareil, et finalement y'avait une bonne raison pour que le je bute. Cette fois, ce sera pareil, limite ce serait plus compréhensible : Dorian n'a jamais caché son penchant pour la torture et le meurtre, ça m'étonnerais qu'à moitié si j'apprenais qu'il avait découpé les bras de deux personnes encore vivantes et qu'il avait voulu les échanger, et de coudre /ou coller, c'est son choix/ le bras à place de l'autre. Douleur suprême, mais avouons-le, ou demandons à sa joueuse, il y a déjà pensé... non ?
    Alors, doit y avoir une raison.
    N'importe laquelle. Mais il y en a une... Ou bien peut-être pas ? Ou bien peut-être que si, mais que je suis capable de tout lui pardonner, à ce con ? J'en sais rien. Je suis paumé.

    Au loin, je sens une présence. Mine de rien, je songe depuis pas mal de temps sans voir le temps passer. J'aimerais tant que le temps s'arrête. J'aimerais tant remonter le temps, et ne pas répondre au téléphone.
    Qu'il vienne, je veux le voir, je veux le sentir, je veux qu'il me frappe s'il le faut, je veux qu'il m'en empêche.
    Je lève les yeux, encore embrouillés par les larmes. Il est là, au loin. Et y'a pas à dire, même sans préparer son entrée, il carrément plus la classe que n'importe quel mec qui arriverait avec de la fumée et tout le touti.
    Je lui fait signe de la main. Je préfère ne pas l'appelle de vive voix, il se pourrait que cette dernière soit enrouée et qu'il se doute en un milliardième de seconde que j'ai pleuré.
    Lui aussi me connait trop bien.

    Je lui souris, j'aime lui sourire. Il est le seul a qui je pourrait sourire des heures sans m'en lasser; Dorian, Dorian, salaud, à cause de toi, je vais devoir faire des concessions : Mon job, ou toi. Dur de choisir, sans dec'.

    - Do... DOUDOU. Tu. Viens, viens par là !

    J'attrape sa main et l'entraine dans ma course folle contre le destin, vers le fond de la scène.
    Minute. Il le sent, il s'en doute, il le voit dans mes yeux. Et pendant que je l'entraine vers le fond de la scène dans un rire forcé et franchement laid, je m'arrête, subitement.

    - Dorian... As-tu peur de la mort ?

    Je le fixe, sérieusement. Je sais qu'il n'apprécie pas qu'on se regarde regard contre regard, mais j'aime lui faire du mal, au fond.
    Je me suis toujours posé la question. Je voudrais savoir, savoir si je le tuais, ça lui ferait quelque chose. Ou bien si il préférerait que ce soit quelqu'un d'autre. Ou bien s'il s'en fout, ou bien s'il penserais « Au moins ça te fera un peu de rentrée d'argent ».
    Et je garde en moi ce fantasme qu'il veuille rester en vie... pour moi. Naif, niais, Dimitri, que tu es niais.

    *Burn – Papa Roach (ou le truc qui me passe dans les oreilles actuellement) EDIT : Changement de dernière minute : La danse des cannard – Anonyme. [je sors]

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      MessageSujet: Re: Et les fantomes qui resurgissent. ~ PV Dorian.   Mer 9 Mar - 1:33

        Je ne suis pas très à l'aise. C'est depuis que j'ai buté le patron là, de je sais plus quelle entreprise là. C'était un accident... je ne voulais pas le tuer, je ne voulais pas... Mais mes mains ont agi à la place de mon corps. A la place de mon coeur. Mon putain de coeur noir. Du coup je sais pas, j'évite de sortir, on sait jamais si un tueur à gages pourrait vouloir me buter, c'est qu'il était important ce mec, mais il baignait dans des affaires louches, on disait même qu'il récupérait les hybrides pour les vendre à des proxénètes. Imaginez qu'il ai prit Lydia. Non, je pouvais pas le laisser en vie ce salaud. Toujours est il que je me suis fait poursuivre par son gang pendant des jours et des jours. C'est pour ça que du coup j'essaye de ne pas trop sortir. Surtout à cette heure ci. Mais bon, si Dimitri a trouvé un truc marrant, s'il a besoin de moi je serai là. Je le déteste d'être devenu si important dans ma vie.

        Je marche le long des rues, rasant les murs. Je vois quelques couples qui se tiennent la main. Je leur jette un regard étrange. Je ne comprends pas, moi je ne peux plus aimer depuis longtemps. Alors pourquoi j'ai hâte de voir Dimitri là maintenant ? Même mon corps accélère, mes pas se font rapides. C'est sûrement parce que je sais qu'il faut pas que je traine trop dans les rues, ouais, ça doit être ça, ça ne peut pas être autre chose. Je passe devant des bars, où des gens sont en train de se saouler la gueule. Peut être que je pourrai sombrer dans l'alcool moi aussi ? Ainsi j'oublierai tout, et surtout qui je suis. ça peut être pas mal, je proposerai à Dimitri ce soir... Dimitri... pourquoi tous les sujets auxquels je pense se ramènent toujours à Dimitri. Merde, je ne veux pas penser une seconde de plus à cet imbécile, je ne veux pas, je ne veux de cette obsession. Je ne veux pas de cette mauvaise romance.

        J'avance plutôt vite, regardant derrière moi au cas où, ça va, personne ne me suit, apparemment. Les rues se font de plus en plus désertes au fil et à mesure que j'avance dans San Marco. Je passe devant le campo de San Stephano. Bizarrement je me sens angoissé, merde, j'ai vite envie d'arriver pour voir ce que Dimitri m'a préparé. Merde, pourquoi lui. Enfin j'arrive au théâtre, je rentre, ce lieu est vraiment pourri, à l'image de venise. Je passe devant les distributeurs automatiques, enjambe les barrières de sécurité, ils n'ont même pas assez d'argent pour se payer des barrières électriques, enfin bon, tant mieux. J'arrive enfin dans la pièce, immense, rouge, magnifique.

        Et il est là. Dimitri. Il me fait un signe de la main, alors je m'avance. Il me sourit, je ne réponds pas, je ne peux plus sourire depuis longtemps et il le sait très bien alors inutile de me forcer.


        « Do... DOUDOU. Tu. Viens, viens par là ! »


        « Arrête de... »


        m'appeler Doudou. Mais je ne peux pas finir ma phrase qu'il m'attrape par la main, ce contact est agréable,
        il me gêne un peu mais... sa main est chaude. Il m'entraine au fond de la scène en riant. Je tire une gueule pas possible. Je regarde un peu le théâtre, il est si grand. Je me demande ce qu'il y a à voir ici. Enfin il s'arrête et se tourne vers moi, on a le regard planté l'un dans l'autre et il me fixe d'un air sérieux. J'hausse un sourcil.


        « Dorian... As-tu peur de la mort ? »

        « ça dépend si c'est la mort de quelqu'un que j'aime ou si c'est la mienne. »


        Je plante mon regard dans ses yeux. Ils sont rouges.

        « Pourquoi tu as pleuré ? »

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      MessageSujet: Re: Et les fantomes qui resurgissent. ~ PV Dorian.   Mar 15 Mar - 2:46



      « ça dépend si c'est la mort de quelqu'un que j'aime ou si c'est la mienne. »

      Merde il a vu clair dans mon jeu. Je suis trop... trop moi. Je suis trop une chose qu'on peut disséquer psychologiquement avec autant de facilité que des gosses pourraient disséquer une grenouille en cours. Je suis une personne tellement simple à comprendre, finalement.
      Alors que lui non, lui il est complexe, lui est spécial, lui est... lui. Et moi je me rabaisse, je ne suis rien par rapport à ce mec, j'ai pas vécu ce qu'il a vécu, je connais même pas en détail son enfance ni son adolescence, il ne laisse échapper que quelques bribes d'info's que je savoure, tant je suis content qu'il se confie à moi.
      Et moi, je lui répond quoi ? Je lui raconte ma vie, je lui raconte ce que j'ai fait, je fais mon dépressif parce que j'ai buté mon ancien copain [Pas le peine de me rappeler qu'il ne l'était pas encore, ça revient au même], et que ça m'a détruit. Mais par rapport à lui, c'est rien. Et cette fois, c'est pas Cino, c'est pas un mec, c'est pas un inconnu, mais c'est bien LUI, que je dois buter.
      Si je n'en était pas aussi... désespérément amoureux, j'aurais pas hésité une seconde. Mais comme par malchance j'en suis amoureux, enfin je crois, enfin d'après les symptômes oui, enfin peut-être, merde j'en sais rien, bref si j'en suis amoureux, alors là ça devient plus compliqué pour ma psychologie si manichéenne.
      Alors donc, je fais quoi ? Je le fais attendre, je me fais attendre en même temps surement, et puis ce sera au moment de lui tirer dessus que je lui dirais « désolé » ? Non, ça se passera pas comme ça.
      Enfoiré de destin.

      « ça dépend si c'est la mort de quelqu'un que j'aime ou si c'est la mienne. »

      Enfoiré. Enfoiré jusqu'au bout, ce mec. Il essaye de découvrir ce que je lui cache, là. Je vois clair dans son jeu, à lui aussi. Si je lui dit « la mort de quelqu'un que tu aimes », il va encore croire que je le drague, et pourtant j'aimerais savoir moi. Et si je lui dit « la tienne », alors là il va se douter de ce qui se trame. Saloperie de mec.
      Il me donne envie de pleurer de désespoir, pour le coup. Jusqu'au bout il continuera à me souler avec ses énigmes à deux balles. Déjà que mes yeux doivent pas être beaux à voir – tiens il faut que je me rachète du crayon khol...
      Je ne répond pas encore, je réfléchis encore. J'attends qu'il me pose une question plus gênante pour pouvoir lui rappeler une des miennes.

      « Pourquoi tu as pleuré ? »

      voilà celle que j'attendais ! Maintenant, je vais en profiter pour ne PAS répondre, parce que cette question est un peu celle que je redoute le plus à l'heure qu'il est. Et je vais plutôt me charger de répondre à celle a laquelle il avait répondu précédemment.

      - Heu. Chais pas, les deux ? , que je lui dis, pas très sur de moi.

      Imparable. Enfin de sa part, je m'attend au pire. Il serait capable de me renvoyer en pleine gueule la question.
      Je me retiens. J'y repense. Tout ça, toute la mise en scène de ce type... Et l'argent qu'il me propose. Mais est-ce que le fric et la possibilité de vivre comme un pacha pendant un bout de temps suffit à me séparer de lui... pour toujours ? Je ne sais pas.

      - … Je... J'ai pas pleuré, Dorian.

      Et je sors un mouchoir froissé de ma poche, et m'essuie les yeux... Comme si un truc pareil ne se remarquerait pas; Genre, Dimitri.
      Je le regarde, je le fixe, je me noie dans ses yeux. Ils sont si beaux. J'esquisse un petit sourire satisfait. Il est actuellement le seul qui puisse me remonter le moral.

      - Dori... Tu es si.. b... BOUHOUUUUHOUUHOU !

      Je m'effondre dans ses bras, j'explose en larmes, il m'aurait bien vu un moment ou l'autre de toute façon, je cris sur son épaule, c'est si doux, c'est si bon, je me sens contre lui, je me sens protégé, et je pleure, je pleure, je pleure. J'évacue toute la douleur accumulée ces derniers instants.
      Je pleure, je pleure.
      Je ne sais faire que ça.

      - Je.. snif, désolé, snif, tu es... Dorian... tu es... si... Do...

      Nouvelle vague de larmoyance, je fais peine à voir. Je pleure plus en silence, cette fois-ci.
      Toujours contre lui, j'accroche mes bras autour de sa taille, je ne veux pas qu'il parte, j'ai si mal, je veux qu'il soit là, même si c'est pour m'engueuler, même si c'est pour me dire que je sers à rien, que je suis rien qu'une nana qui passe sa vie à pleurnicher, je veux juste rentrer, manger, passer du temps avec lui, remonter le temps, oublier qu'il a fait des conneries, des putains de conneries, à ce stade là, et puis c'est tout.

      - Reste là.

      Pause. je le regarde et me met à sourire niaisement.

      - Reste là, DOUDOU.

      Non non, je ne joue pas avec le feu. Je veux juste profiter de ses derniers grognements.
      Et je sais qu'il déteste ça; C'est là tout le plaisir qu'il m'apporte.


      [HJ : Mh, plusieurs fois, j'ai écris « Désolée ». Oui oui, Dimitri est une nana, on le savait pas encore.]

      ______________________________________________________

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        Dernière édition par Dimitri A. Visconti le Mar 15 Mar - 23:17, édité 1 fois
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        MessageSujet: Re: Et les fantomes qui resurgissent. ~ PV Dorian.   Mar 15 Mar - 3:42

          «  Heu. Chais pas, les deux ? »

          Les deux. Mwouais. Pourquoi il m'a posé cette question. Dimitri est pas du genre à faire le mystificateur qui prétend avoir la classe en déblatérant des trucs mystérieux. Enfin qui se veulent trop darki de la mort, wha, I'm a vampire lolilol twilight kikoo mdr. Non sérieux, pourquoi je devrais avoir peur de la mort ? Y'a un truc qui va se passer ? Ma mort ou la sienne ? Peut-être qu'il a choppé le sida et qu'il veut pas me le dire. Ça serait plausible n'empêche, avec où il fourre sa queue y'a de grandes possibilités qu'il se soit prit un truc mauvais. Putain Dimitri ça existe les capotes. Dimi il est vraiment vraiment pas du genre à poser ce genre de question... quoique il faut s'attendre à tout avec lui, mais bon, quand même. Mais si c'était le sida il m'aurait fait « ma mort » ou un truc du genre, du moins j'ose le croire. Une question me traverse l'esprit, ma mort ou la sienne ? Que choisirais – je ? Non, j'aime pas faire semblant d'avoir du coeur mais n'empêche que c'est une question qui ne noue bizarrement l'estomac.

          « … Je... J'ai pas pleuré, Dorian. »


          Qu'il dit, je vois bien qu'il a chialé, c'est pas une tapette pour rien Dimitri. Je le regarde en haussant un sourcil, qui peut se comprendre comme un « vazy, fous toi de ma gueule ». La question est de savoir maintenant pourquoi il a pleuré. Il a peut être assisté à une pièce où la maman se faisait tuer, ouais, c'est bien un truc du genre qui peut le faire chialer. Ou le mec qui finit avec la nana et pas avec son meilleur ami. Encore plus plausible. Putain mais Dimitri me prend pas pour un con, jsuis pas aveugle. Ça marche pas le mensonge avec moi, et les cachotteries ça te va vraiment pas. J'aime pas quand t'es mystérieux, ça gâche tout ton charme, si j'osais croire que tu en as une miette, de charme.

          « Dori... Tu es si.. b... BOUHOUUUUHOUUHOU ! »


          Puis comme ça sans prévenir l'animal s'effondre dans mes bras. J'ouvre grand les yeux, je recule un peu sur le coup, comme si j'étais dégoûté par ce contact, à vrai dire non, je SUIS dégoûté, voilà. J'ai pas envie qu'il me morve dessus, merde mon t shirt est propre, je l'ai repassé moi-même (j'ai fait cramé la table de repassage en passant mais ça vous n'êtes pas censés le savoir, j'attends que Dimi le découvre et accuse la voisine du dessus) .


          « Je.. snif, désolé, snif, tu es... Dorian... tu es... si... Do... »



          Si Dorian ? Si docile ? Doryphore ? Doux peut être ? J'ai toujours les yeux grand ouverts, comme si je venais de voir une chenille constipée. Dimitri se colle à moi, je sens sa respiration haletée dans mon cou, et aussi ses larmes qui coulent le long de mon épaule et mouillent mon t shirt. Il pleure vraiment. Et là je me dis « merde ». Et puis je sais pas quoi dire, merde, je suis pas fait pour consoler les gens moi, il l'avait pas remarqué ? Fuck off. Qu'est ce que je dois faire ? Je reste de marbre, mais mon corps se crispe, il se sert tout près de moi, bon, c'est pas que ça me dérange, enfin on s'est pas souvent fait des câlins parce que moi j'aime pas ça et je le repoussais à chaque fois qu'il en quémandait, mais là je ne peux juste pas le repousser... parce que c'est comme si ce contact j'en avais besoin, comme si je savais que si je le repoussais il s'effondrerait pour de bon. Je ne veux pas ça, il est peut être con mais c'est quand même mon pote à la base, je ne peux pas me montrer aussi indifférent que je le suis généralement, allez, Dorian Caleb Dierich, merde fais un effort, au moins une fois dans sa vie. Aaah, putain. J'arrive enfin à remonter mes mains qui se posent doucement dans son dos. Je fais même un mouvement de vas et vient sur son dos, bon, très robotique mais quand même. Et puis je le tapote un peu, parce que je sais pas quoi faire, c'est comme si mes mains brûlaient. Putain. Peut être que ma théorie du sida marchait finalerment. Ouais, ça serait bien possible. Il vient de l'apprendre et veut du soutien. Et merde, j'ai qu'à le lui demander.


          «  Reste là. »


          Il m'interrompt dans mes pensées. Et je ne trouve rien de mieux à faire que d'avaler ma salive.

          « Reste là, DOUDOU. »

          Par contre là je grogne, je déteste qu'il me donne des petits surnoms mignons, merde, je suis pas en sucre moi, je suis pas un môme, ni son doudou, même si parfois il semble le croire. Alors je pousse un grognement, une espèce de râle qui vient du fond de ma gorge.

          « c'est bon, je reste là. »



          Je baisse les yeux puis le décolle de moi, le prenant par les épaules.

          « Maintenant tu te calmes et tu me dis ce qui se passe, Dimitri. »


          C'est pas que je m'inquiète mais un peu quand même, d'ailleurs ça doit se voir dans mes yeux, s'entendre dans ma voix, qui est légèrement tremblante. Mais je reste tout de même maître de moi même et le regarde dans les yeux. Les siens sont tout rouges, ses cils humides de larme, ses joues rougies. Non, je ne pense à rien du tout, c'est juste qu'il est craquant.

          « C'est ce que tu veux me montrer qui te met dans cet état? »

          « Réponds. »


          Bon, je suis pas aussi doux que je l'aurai voulu, d'ailleurs vous le savez bien, j'en suis strictement incapable. Alors mes doigts s'avancent vers sa joue et l'essuie. Elle est humide. J'essaie d'être tendre, merde, Dimitri, regarde comment je stresse pour toi du coup, regarde moi, tu sais lire en moi, Dimitri, tu dois pouvoir le voir non? J'arrive même pas à me résonner en me disant « ouais c'est rien, ça doit être un mec qui l'a largué, il va passer deux semaines en pyjama à la maison et après il ira mieux » et bien non, je sens bien que là c'est plus grave, je l'ai jamais vu dans cet état, il est pitoyable. Dimitri, dis moi tout ce qui se passe.

          « Je suis là. »

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        Dimitri A. Visconti

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        MessageSujet: Re: Et les fantomes qui resurgissent. ~ PV Dorian.   Ven 18 Mar - 12:52




        -DouDouDouDouDouDou.... , que je continue de baragouiner sur son épaule, larmoyant pathétiquement tel un bébé qui se serait cogné le petit doigt de pied.

        Et comme prévu, je l'entend grogner silencieusement, j'aime tellement quand il grogne, il est tout mignon, on dirait un ours en peluche, je voudrais lui faire un câlin, lui sauter au cou, et manger du miel en sa compagnie. Mais à l'heure actuelle, j'ai 19 et je suis au bord de l'attendrir comme un bébé.
        J'aime tellement son odeur, sa présence, lui.
        Je... je l'aime tellement.

        « c'est bon, je reste là. »

        Il est tout mignon, je voudrais lui tirer les joues, sortir un hochet et jouer avec lui. J'aimerais tant crier « joue avec moi au papa et à la mamaaan »; j'aimerais tant pouvoir partager plus que... ça, avec lui. Je voudrais tellement plus de sa part.
        Je le sens bouger, il se sépare de moi, non je sens un air frais séparer nos deux corps, c'était si bon. Comme je suis un peu plus petit que lui, je sèche mes larmes, mes yeux brillent encore, j'ai une tête de demeuré, mais il est si attendrissant.
        C'est alors que je n'ai pas pu m'empêcher de mettre mon pouce dans ma bouche, et de le sucer, tout en regardant celui qui était mon meilleur ami, mon meilleur tout, mon meilleur coup, celui que je n'aurais jamais. Tout en suçant mon pouce, il m'attrape par les épaules, comme un père attraperait son fiston pour lui faire la morale [ou bien lui faire un câlin – j'aimerais tant qu'il me fasse un câlin]

        Et puis l'ambiance change, ce n'est plus aussi attendrissant qu'avec, il prend un air sévère, et me demande, presque paniqué :

        « Maintenant tu te calmes et tu me dis ce qui se passe, Dimitri. »

        Sa voix tremble, je sens son cœur battre tant le silence est pesant, et il me regarde, moi Dimitri le bébé, tout rougi de pleurs, si fragile, si... manipulateur d'esprit, aussi.
        Et je n'ai pas envie de répondre.
        Prise de conscience.
        C'est vrai, je reviens à la réalité, cette putain de réalité. L'espace d'un instant je me voyais jouer avec lui, rire, comme avant, aller buter des mecs, ensemble, tout les deux, comme un couple infernal. Je me voyais tellement comme avant, oui. Mais jamais ça ne deviendra comme avant. Plus jamais.
        J'enlève mon pouce de ma bouche, putain je viens de faire quoi, on dirait presque une drogue. Je regarde mon doigt d'une façon dégoûtée, bordel que je suis con. Je viens de gagner au moins 10 ans d'âge mental en un instant [je passe de 3 ans à 13 ans, en fait]. C'est fou comme votre visage peut dire tellement de choses en deux minutes.
        Et je devrais dire quoi merde ? « Dorian je suis désolé je t'aime tant, mais on m'a demandé de te tuer comme on l'a fait avec Cino, j'aurais si peur si tu n'es plus là, je... t'aime ». ? Non hein, il me prendrais pour le dernier des abrutis, le dernier des niais, le premier connard venu c'est sur lui que c'est tombé. Pauvre Dorian, pourquoi me connais-tu …

        Je me tais, encore et toujours, desespérement.

        « C'est ce que tu veux me montrer qui te met dans cet état? »

        - Non. Je... je t'ai menti, chuchotai-je, sans être sur qu'il entende ce que je dis.

        Et pour preuve, il n'a pas l'air de vraiment réagir à ce que je lui ai annoncé. Merde quoi, je viens de lui dire que je lui ai menti, il devrait rentrer dans une fureur noire, oublier le Dimitri d'il y a quelques minutes [le mignon qui suce son pouce, vous savez, lui] et me revoir comme la dernière pédale qu'il lui aura été donnée de connaître dans sa vie d'homme parfait qui ne connaît que des dingues qui ont le même niveau de folie que lui. J'suis une tapette et j'assume, quoi. Qu'il me lâche la grappe avec mes attirances sexuelles.
        Il me fait tellement souvent la morale et moi j'ose tellement pas la lui faire, j'en arrive à grogner intérieurement rien que d'y penser.

        « Réponds. »

        Quelle est cette sensation ? Cette sensation délicieuse, ce bonheur d'une seconde, je... je ne comprend pas. Dorian, que viens-tu de faire ? Il a passé sa main sur ma joue, il a essuyé une larme, mais pourquoi as-t-il fait ça ? Je ne comprend pas. Plus. Rien. Il va me poker après ? Il va me foutre une baffe ? Il va crier « NON J'DECONNE » à travers le théâtre ? Pourquoi... Dorian ? Tu es un ange qui s'occupe d'un rat comme moi, tu es tellement génial, je...

        - Dorian je suis désolé je t'aime tant, mais on m'a demandé de te tuer comme on l'a fait avec Cino, j'aurais si peur si tu n'es plus là, je... t'aime.


        OUPS.


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          MessageSujet: Re: Et les fantomes qui resurgissent. ~ PV Dorian.   Ven 18 Mar - 23:40

            Dimitri est pitoyable comme ça, en plus il suce son pouce, non mais vraiment, j'ai en face de moi un gosse de trois ans maximum. A vrai dire je ne l'ai jamais vu comme ça c'est bien ce qui m'inquiète, sauf peut être la fois où il avait perdu son ours en peluche. Je savais pas si je devais pleurer ou rire, j'ai préféré être froid, je préfère toujours être froid avec Dimitri, avec les gens... surtout avec Dimitri, … parce que je ne veux pas qu'il se rende compte de ce que je ressens. Alors je garde ce masque glacial, c'est la seule chose que je suis capable de faire. Et là aussi, pourtant j'essaye d'être gentil mais je reste cassant. Dimitri, pourquoi es-tu si aveugle ? C'est peut-être parce que t'as qu'un œil, ouais ça doit être ça.

            Il chuchote, j'entends pas très bien. C'est alors qu'il ravale ses larmes et prononce ces putains de mots d'un air sérieux qui lui sied vraiment mal.


            « Dorian je suis désolé je t'aime tant, mais on m'a demandé de te tuer comme on l'a fait avec Cino, j'aurais si peur si tu n'es plus là, je... t'aime. »



            Alors là.

            Je cligne des yeux, mon cœur s'affole pour une raison inconnue. Je le lâche. Je ne recule pas, oh non. Mes yeux sont écarquillés sur le coup mais je finis par froncer les sourcils, d'incompréhension, de colère.

            « Je vois. »

            « Tu préfères donc avoir du fric plutôt que de m'avoir vivant. Tu aurais pu tout simplement refuser l'offre, t'es con. »

            « Mais visiblement tu as décidé de me tuer. »


            La colère m'envahit, Dimitri vient de me trahir. Lui, la seule personne à qui je faisais confiance, il préfère un bon salaire à son meilleur pote, mais putain, c'est quoi ce mec ? Il aurait refusé, le mec qui a demandé qu'on me tue serait aller voir un autre tueur à gages, et Dimitri et Dorian l'auraient tout simplement zigouillé avant qu'il ne passe à l'acte. Oui, Dimitri vient de me trahir. Je ne sais pas si c'est à cause de ça que mon cœur s'affole ou si c'est à cause de son « je t'aime ». Il m'aime. Je m'en serais presque douté, mais putain pourquoi je pense à ça plutôt qu'à ma mort prochaine. Pourquoi ça m'obsède, pourquoi il a fallu que ces mots je les attende. Pourquoi je suis en train de m'imaginer lui faire l'amour sauvagement. Putain, qu'est ce qui m'arrive ? C'est pas moi ça, c'est quelqu'un d'autre. Dans ma tête il y a cette bête noire qui me murmure des mots. Comme quoi Dimitri est un connard et que je dois le tuer, maintenant. Comme quoi il m'a vraiment trahi, et il y a quelque chose. Ces battements de cœur que j'entends, on dirait que c'est quelqu'un qui joue de la batterie, je n'entends qu'eux. Ils sont trop forts. Dimitri va les entendre merde.

            C'est alors que je sors mon flingue de mon holster et le pointe sur le front de Dimitri. Je le regarde froidement, presque hautain.

            « Tu croyais que j'allais me laisser faire juste parce que tu m'as dit que tu m'aimais? »

            « Tu as une drôle de façon d'aimer. »

            « Pourtant j'ai la même je crois. »


            C'est alors que je l'attrape par le poignet pour le rapprocher de moi. Je l'attrape violemment par la nuque, le pistolet fixé sur son ventre, mes doigts se perdent dans ses cheveux et je colle mes lèvres aux siennes.

            Et je l'embrasse, comme je n'ai jamais embrassé, je sais même pas si je lui fais mal ou pas, si c'est le cas, tant pis, il l'a cherché. Mes lèvres veulent s'emparer des siennes, mon baiser est sauvage, ardent. Comme si c'était le dernier. A moins que ça ne soit vraiment le dernier.

            Je ne peux pas tuer Dimitri, je pensais le faire en même temps que je l'embrasserai, qu'il ai un peu de joie de vivre à la fin de sa vie, mais c'est tout simplement impossible, mes doigts refusent de bouger. Je baisse mon flingue. Je ne peux pas le tuer. Je l'a.... l'apprécie trop pour ça.

            Dimitri. Pourquoi veux tu me tuer alors que tu m'aimes. Peut être que notre relation est trop passionnelle, peut être que c'est mal, peut être que ça me convient comme ça.


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          Et les fantomes qui resurgissent. ~ PV Dorian.

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