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 Sweet Game [pv Camelia]

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Amadeo Santinone

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MessageSujet: Sweet Game [pv Camelia]   Mer 16 Fév - 9:00

SWEET GAME
Camelia & Amadeo
.

    C'est dans les écouteurs de mon MP3 que vibrait la voix de Adelina Patti. Elle chantait avec force et puissance les notes de la Traviata qui auraient fait résonner les murs de mon salon si j'avais pu mettre le son sur ma chaîne hifi. Mais impossible. La Traviata avait été interdite presque dès son arrivée au pouvoir par le Parrain. Quelle perte de culture, je trouvais ça exaspérant et c'est pourquoi j'avais caché plusieurs enregistrements d'Opéra et ranger plusieurs exemplaires de livre dans des jaquettes différentes pour qu'ils passent entre les mailles du filet des chiens de garde du Parrain. Bien évidemment, j'avais réduit le nombre de ses œuvres en les voyant venir fouiller sans retenue chez les gens, et en plus de ça, je les avais cachés dans un deuxième planché, quasi inaccessible. Personne ne viendrait chercher là, c'était une évidence et j'étais doué pour anticiper ce genre de choses. Alors je ne me faisais pas trop de soucis.

    J'étais allongé dans un large et grand fauteuil, les yeux mi-clos, baignant dans la puissance du chant et de la musique. On aurait pu croire à un vrai mélomane mais non, j'étais simplement une personne appréciant les richesses que l'Histoire avait pu offrir aux générations. Un exemplaire de la nouvelle pièce que je devais mettre en scène gisait sur mon torse. Il était tombé lorsque je m'étais assoupi. Un léger spasme fit bouger ma main et je sursautais légèrement en me réveillant pour de bon. Je me sentais un peu ahuri. Normal quand on se réveille en même temps. Je regardais un instant autours de moi avant d'éteindre mon MP3. Ce dernier datait déjà d'une dizaines d'années, il n'avait pas toutes les nouvelles fonctions comme la reconnaissance vocale de demande de chanson, l'achat de l'album en cliquant simplement sur l'image. Non. Le mien se contentait de dispenser de la musique et de lire quelques vidéos, après tout, c'était largement suffisant non ? Surtout pour 500Go de mémoire condensés dans un appareil tenant dans le creux de ma main.

    Je posais le MP3 sur la table basse vide. L'appartement n'était pas bien décoré mais bien obligé pour pouvoir passer inaperçu et faire croire aux yeux du monde que Amadeo n'était qu'un simple jeune homme, un peu trop énergique mais absolument tranquille et d'un naturel pas contrariant. Pas contrariant du tout. Donc à vrai dire, mon appartement (qui était en fait un petit studio) comportait en tout et pour tout de la vaisselle (le minimum), un lit, une lampe de chevet, un grand fauteuil (seul meuble que j'avais pu récupérer dans la maison de ses parents, pourquoi ? Peut-être était-il ignifugé, je n'en savais strictement rien), un grand tapis à poils longs mode gros ours blanc et une table basse d'un design récent posé dessus. Sur la table de chevet gisait une petite plante verte en pot que j'arrosais consciencieusement tous les matins, et une seule photo de moi entouré de mes parents et mon grand-père. Sans doute pour me rappeler toujours de la raison qui me poussait à vivre une double vie.

    Je perdis légèrement l'équilibre, me rattrapant de justesse au coin du fauteuil avant de passer une main sur mon visage encore endormi. Non, rien à faire, j'avais vraiment sommeil. Je partis dans dans la salle de bain pour me rafraîchir et passer de l'eau sur mes joues et mes paupières lourdes. Légèrement mouillés, mes cheveux tenaient un peu en arrière comme si j'avais mis de la gomina me donnant un air de Fonzi. Hero d'un autre monde, un temps et une époque complètement révolus. Mais j'avais eu le temps dans ma jeunesse de voir quelques épisodes de Happy Days me demandant avec curiosité d'où leur sortait ces étranges vêtements et ces étranges coupes de cheveux. Je lançais un regard à mon reflet, un instant je pensais à la personne que j'étais et à la vie que je menais avant de me souvenir pourquoi j'avais choisi de vivre ça. Pourtant tout aurait été tellement plus simple si j'avais continué ma carrière d'acteur, si j'avais été célèbre, si j'avais vécu dans une autre ville. Une ville libre. Comment aurait été ma vie ? Aurais-je été heureux ? Lelio aurait-il fait partie de ma vie également ? Lelio, la dernière chose que j'étais prête à abandonner. Bien entendu, puisque c'était moi.

    La sonnette de mon appartement retentit alors, stridente et envahissante. La tête me lança un instant avant que le bruit ne cesse, je passais une dernière fois de l'eau sur mon visage avant d'attraper une serviette rapidement pour aller ouvrir la porte.
    Je fus étonné de voir sur le seuil mon petit jouet du moment. Enfin... jouet ? Je me demandais si elle avait toujours ce statut car même si cela m'amusait de jouer avec le caractère de ma charmante Camélia, je crois bien que je m'étais attaché à elle et si elle venait à cesser de me rendre visite de temps à autre, j'en ressentirais un grand manque. Je ne pus m'empêcher de sourire en la voyant, sincèrement comme toujours. Elle était aussi belle que d'habitude et ses cheveux glissaient sur ses épaules frêles. La jeune femme avait bien d'autres amants, dont un qui tenait une place particulière dans son cœur, bien plus que la place que je pouvais tenir mais sans doute pas assez pour la rendre fidèle car elle aimait jouer à séduire les gens et c'est ce qui m'avait amusé. Voilà pourquoi, à mon tour, je m'amusais avec elle, comme elle s'amusait avec ses différentes rencontres.

    C'est alors que je remarquais les traces noires sur son visage. Son maquillage avait coulé, elle avait pleuré. Mais ne semblait pas avoir l'expression de quelqu'un de malheureux. Elle le cachait. Pourquoi ? Je le saurais tôt ou tard. J'attrapais vivement son poignet pour la prendre dans mes bras et la serrer avec tendresse en souriant.

    - Ma Camélia !! Je suis tellement heureux de te voir là ! Et de voir que tu penses à moi comme ça...t'es vraiment un ange !

    Et j'y croyais si peu. Bien sûr qu'elle était belle et bien sûr que j'étais content de la voir. Mais un ange, non, elle était plutôt un petit démon déguisé en ange. Un petit démon que j'appréciais et avec qui j'aimais beaucoup jouer. Oh bien sûr j'ai des limites. Je ne l'ai jamais vraiment touchée intimement. Je crois bien que je n'ai pas envie de la voir pleurer alors que j'ai eu la possession de son corps pendant quelques minutes. Le souvenir d'Isabella dont je ne me rappelais même pas le nom de l'actrice me hantait lorsqu'il s'agissait de relation intime avec une femme.

    Je finis par la relâcher et la regarder pour déposer un baiser sur son front. Grand comme j'étais, il me fallait me pencher pour atteindre son visage.
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Camelia De Luca

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MessageSujet: Re: Sweet Game [pv Camelia]   Lun 7 Mar - 14:33

[Pardon pour l’attente. D8 *court s’enterrer*]


    Je ne connais rien
    De toi, de nos chemins
    Je te parle comme ça
    Par peur d'être sourde
    Muette, quand mon tour viendra …


-Pute.

Le mot a claqué dans l’air, aussi lourd qu’une exclamation. Les deux syllabes ont stagné entre les pas qui les separent, ont ricoché entre ses oreilles, dans sa tête, brulé sa langue, arraché sa fierté.
Pute.
Silence, tandis qu’elle se retourne, l’insulte encore brulante au milieu de l’air hostile, aussi cruelle que la lueur moqueuse dans son regard tandis que ses yeux croisent ceux de Rose.
Tout plutôt que d’avouer l’acide qui me submerge, me ronge les entrailles.

Deux syllabes et les yeux qui se brillent, la bouche recouverte d’un rouge grossier, volontairement aguicheur, comme une provocation de plus qui se tord en un léger rictus, moi je t’aime comme ca Rose, dans ta colère rougeoyante, moi je t’aime comme ca, brulante, consumée dans les affres de ta jalousie, moi c’est ton nom que je murmure dans des bras étrangers, c’est ta chair que je dévore de baisers lorsque d’autres étreintes m’emprisonnent. Moi je t’aime comme ça, moi je te veux blessée, femme reniée, possessive, moi je veux que tu me saisisses comme je fais mine d’accourir vers eux, moi je ne veux que toi, moi je ne veux que toi, et tes yeux qui brulent.
Ce mot là me fait mal, pourtant.

-Et c’est toi qui te permets de me dire ça ?

Trop tard, les paroles sarcastiques ont claqué dans l’air, retour à l’envoyeur, moi je t’aime comme ça, moi je t’aime comme ça, lorsque mon ombre danse dans tes regards furieux quand mes lèvres viennent papillonner au bord d’autres au coin des rues, là où tu sauras me surprendre. Gamine égoïste et puérile qu’elle est, tandis que sa douce se fige. Trop tard. Elle a touché juste. Trop tard tandis que la main de Rose claque contre sa joue, silencieuse, violente, aussi forte que mille mots. Trop tard, tandis que ses yeux s’écarquillent, que la douleur la submerge, trop tard tandis que se retournant, elle traverse les derniers mètres la séparant de la porte, trop tard tandis qu’elle s’enfuit, sans même prendre la peine de saisir son manteau, trop tard tandis que ses jambes nues, à peine revêtues par sa robe légère dévalent les escaliers menant à l’appartement, trop tard tandis qu’au dehors, elle se jette à l’aveuglette à travers la fraicheur de la nuit. Au moins la pénombre épongera t’elle ses larmes.

Larmes silencieuses de rage et de dépit qui coulent, larmes d’enfant au caprice non exaucé, larmes de jeune fille attendant un amant menteur dont le vent emporte les dernières traces, larmes de femme reniée, bafouée. Fautive.
Apprendras-tu donc un jour, pauvre gamine, triste tapin, les mots qui brisent et les caprices qui vont trop loin ?

Comprendras tu un jour, tandis que tes pas indécis parcourent les rues, les trottoirs te séparant de lui, oh tu sais où aller, tandis que tu essuie d’une main hâtive le mascara qui a coulé, et effacés les mots qui défigurent ton visage de porcelaine, arrache ses couleurs à ta sensualité, pas qui s’accélèrent, tandis que quelques voix masculines t’interpellent, sans doute n’a tu jamais semblé autant être l’une d’elles, gamine qui n’a d’une fille de rue que les couleurs racoleuses, les jambes dénudées … Et le mot de son aimée qui résonne encore, tout au fond de sa tete.

Doigts qui se tendent et appuient sur la sonnette, son strident qui retentit, le dé en est jeté, une porte qui s’entrouvre, un sourire dont elle se pare, comme pour effacer le désespoir qui suinte à outrance, sourire de petite fille, sourire arraché, elle sait la fausseté de sa douceur, en réclame pourtant encore, elle s’accroche, l’enfant charmée, et sourire tandis que la tete blonde bien trop connue lui ouvre la porte, sourire du haut de sa tendre débauche, tant que reste la chaleur, tant que restent les regards.
Regarde moi, Amadeo.

- Ma Camélia !! Je suis tellement heureux de te voir là ! Et de voir que tu penses à moi comme ça...t'es vraiment un ange !

Et elle aime cela, la tendre courtisane, la petite pute, et les bras qui l’enlacent, si seulement ils pouvaient m’enlever, mais tout n’est que caprice, tout n’est que supplice, ce n’est plus une princesse qu’il soulève là, ce n’est plus un ange que ses bras façonnent. Juste une catin. Son cœur arraché, sa chair vendue pour quelques mots qui bercent.

-Tout le plaisir est pour moi. murmure t’elle d’une voix taquine, tandis que sans attendre d’invitation, elle se glisse dans l’intimité de son appartement.

Un pas, puis deux, les talons qui claquent légèrement contre le sol, regard qui détaille les lieux.

-Je ne dérange pas, j’espère ?

Mots doucereux, comme pour masquer le tremblement de sa voix, et mon cœur qui se fait la malle, et mon cœur qui s’emballe.
Et mon cœur qui s’emballe.

-De toute manière, je sais que … Pause. Un pas, puis deux, tandis qu’elle se retourne, se rapproche du blond, se hisse sur la pointe des pieds comme pour se rapprocher de son visage, les yeux plantés dans les siens.

-Quelles que soient les circonstances, tu abandonnerais tout pour moi. Activités ou conquêtes.

Voix moqueuse, regard qui s’attarde.

-N’est ce pas ?

Oh les mensonges qui glissent entre mes mots.
Oh, mens moi donc, dévore moi de ta tendresse.
Tout plutôt que d’entrevoir les peurs qui dansent dans mon regard.



    J'aimerais tant te promettre la lune
    Mais la lune est déjà prise
    Livrer pour toi les clés de la fortune
    Dans un monde un peu paisible …
    (Debout sur le Zinc)

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Amadeo Santinone

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MessageSujet: Re: Sweet Game [pv Camelia]   Dim 13 Mar - 1:46


    La vie n'est parfois que mensonges.

    Mais qu'est-ce qui est le mieux ? Une vie de vérité et douloureuse ? Ou une vie douce de mensonges ?

    Même moi, en y réfléchissant, je ne saurais donne une réponse sans changer d'avis en entendant mon propre choix. Et pourtant, la vérité est pour la chose la plus importante au monde...mais si elle fait mal à ceux que j'aime ?

    Pour ce qui était de Camélia, je crois que nous en avons besoin tous les deux. Cette relation de mensonges dans laquelle nous nous complaisons. Elle m'accorde de l'attention, je fais semblant d'y croire. Et je lui donne de la tendresse à laquelle elle fait semblant d'y croire. C'est étrange de connaître la vérité mais de ne pas se l'avouer. J'y pense parfois, sans vraiment y prêter attention. Ma situation actuelle me plaît. Mes relations sociales me conviennent.

    Je lui souris en refermant la porte derrière elle. Le bruit de ses talons frappant le plancher résonnent dans l'appartement.

    « Tu sais très bien que tu me déranges jamais Mélia »

    Oui, j'aimais bien lui donner ce diminutif de temps en temps. Quand je voulais, quand je sentais que le 'ca' sonnerait de façon trop dure sur mes lèvres. Je la rejoins dans le salon pour glisser une main sur sa taille et la regardait avec attention. Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour la voir un jour démaquillée ? Un visage naturel... pour la personne que je trouvais la plus fragile au monde même si elle faisait tout pour ne pas le montrer. Elle voulait se faire passer pour forte, je ne lui en tenait pas rigueur, avec son métier, qui ne voudrait pas être nonchalante et être une forteresse pour tous les hommes qu'elle croisait ? Mais quelque chose transparaissait...étais-je le seul à le voir ?

    J'attrapais la télécommande de ma mini-chaîne et avec un bouton, je changeais de cd pour mettre celui d'un chanteur aveugle du siècle dernier. Lui n'avait pas été interdit, les chansons d'amour, ça passe partout n'est-ce pas ? Les notes de Conté partiro envahit lentement la pièce.

    « Tu m'accordes cette danse ? » demandais-je en souriant.

    Ses yeux étaient voilés et brillants, signe probable de larmes récentes. Avais-je seulement le droit de lui demander ce qu'il se passait ? Non. Sauf si elle voulait me le dire elle-même... Mais si je lui demandais, notre accord tacite serait rompu instantanément. Et puis, nous avions tous deux nos secrets après tout.

    Mon autre main vint se glisser dans la sienne et je guidais ses pas sans attendre sa réponse. Je me plaisais à croire qu'elle était à moi, lorsqu'elle était avec moi. Et elle m'y faisait croire elle aussi. Tout comme je lui faisais croire qu'elle était la seule pour moi.

    « Qu'est-ce qui t'amène ici ? Tu as finit ta soirée ? »

    Je continuais de la regarder, l'imaginant aussi fraîche qu'à l'époque où elle était innocente. Imaginant sa vraie beauté, pas celle de la pauvre fille désabusée et trahie par la vie. J'étais curieux d'elle, j'aurais aimé la connaître, mais si j'enquêtais, si je lui demandais, est-ce que ce ne serait pas la fin de notre accord tacite encore une fois ?

    Et elle ?...Que voulait-elle de moi si ce n'était mes mensonges ?
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Sweet Game [pv Camelia]

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