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 Amadeo Santinone alias Lelio~

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Amadeo Santinone

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Messages : 29
Date d'inscription : 12/02/2011
Age : 30
Localisation : hide from every one
Faite-vous partie d'un sous-groupe ? : Catena Di Pirati


MessageSujet: Amadeo Santinone alias Lelio~   Dim 13 Fév - 3:33

Identity


      Prénom(s) : Amadeo
      Nom : Santinone
      Surnom : Lelio
      Date de Naissance et âge : 26 ans - 27 Janvier 2174
      Nationalité :Italienne
      Groupe :  Banderuole cacciate
      Manie, habitude, tic : rien qui ne caractérise sa personne, si ce n'est qu'il sourit très (trop) souvent
      Profession : "Pirate" - Directeur de la chaine radio Catena di Pirati
      Sous Groupe : La Catena di Pirati


Come on ! Let me look at you…


Et s'il existait en ce monde imparfait, une certaine perfection ? Oh bien sûr que je ne l'atteins pas malgré un physique avantageux dans l'ensemble. En fait, on dit souvent de moi que je suis trop grand. Pourtant, bien des hommes le sont plus que moi alors je ne comprends pas. Bon, évidemment je dois admettre que je suis dans la moyenne supérieure... et alors ? Est-ce un mal de voir les choses de plus haut que les autres ? Non. Je dirais même parfois que c'est un avantage et cette taille très correcte pour un homme m'a valu quelques beaux rôles lorsque je faisais ce que j'aimais par dessus tout. En général on me donnait les rôles des jeunes éphèbes, ce n'était pas les premiers rôles mais j'éclipsais avec facilité ces derniers par mon charisme et ma verbe. Je parle trop ? Autant pour moi. Un défaut professionnel sans aucun doute.
J'ai les yeux bleus. Pas tellement hors du commun n'est-ce pas ? Mais je sais qu'on peut y lire beaucoup de ma personnalité quand je veux bien la montrer. En fait, j'ai rarement le regard vide, excepté lorsque je « joue » et qui sait quand je « joue »... J'ai les cheveux aussi blonds que les blés ce qui rend mon visage enfantin et efféminé. Mais ne vous y trompez pas, l'habit ne fait pas le moine ? À moins que ce ne soit un jeu ?... Je les porte en général plutôt longs, c'est-à-dire dans le bas de la nuque mais comme je vais rarement chez le coiffeur, il arrive qu'ils soient plus longs, auquel cas je les attache en catogan, une petite manie que j'ai prise à force de lire les pièces de Shakespeare et de baigner dans le XVIIème siècle des Lumières. N'était-ce pas la mode à l'époque ? J'ai pourtant quelques piercings aux oreilles qui ne laissent aucun doute sur l'époque dont je suis le fils. Le XXIIIème siècle et toute sa décadence.
Si vous voulez tout savoir, je suis quelqu'un de beau mais de banal. Seul mon charisme fait toute la différence. Ne faut-il pas un charisme enchanteur pour faire le métier d'acteur ? Et je dois dire que je n'avais ni la langue, ni les mains dans mes poches. Enfin...comme si je les avais actuellement...ah ah. Non, sur ce point là, je n'ai pas changé. Mes mains fines et pourtant masculines ne peuvent s'empêcher de toucher à tout : que ce soit nouveau ou beau, elles sont attirées. Est-ce de ma faute ??! Quoiqu'il en soit, il faut bien habiller tout ce charisme et je me plais à l'habiller de façon aussi provocatrice qu'élégante. Je peux autant porter un costume trois pièces pour les occasions spéciales qu'un jean délavé surmonté d'une simple chemise de couleur. J'aime aussi beaucoup porter des pantalons de cuir et des vestes de cuir que jamais je n'associe ensemble. Le bon goût. Toujours. Souvent je porte une casquette ou un chapeau qui m'a tapé dans l'œil, peut-être pour me cacher dans la rue et passer inaperçu même si j'adore me montrer en mon fort intérieur. J'adapte mes chaussures à mon pantalon mais en général ce sont de simples chaussures de ville passe-partout et qui peuvent me permettre de courir facilement si jamais je dois me retrouver dans une situation dérangeante. La chose qu'il m'arrive de porter assez régulièrement est une veste de costume noir. Ce genre de choses rendent élégantes n'importe quelles tenues même la plus streetswear.
Je crois bien que nous avons fait le tour de mon physique. Je n'ai pas de signe spécial bien que je me plais à porter un cache-oeil lorsque je prends ma fonction de « Pirate » entre 19h et 22h. Sans doute un accessoire de plus pour la personne contradictoire que je suis et les différents rôles que je peux incarner dans ma propre vie.


Wanna' understand you, my friend...


Pardon mais... vous avez dit « mentalité » ? Et comment le saurai-je ? Bon d'accord je peux déjà dire que mon niveau de langue n'est pas celui d'un enfant de la rue. Mais je suis d'extraction aristocratique alors durant 20 ans, j'ai eu droit à une éducation stricte, en dehors du système scolaire, j'avais un précepteur qui m'en apprenait un peu plus encore. Mes parents étaient présents également dans mon éducation, surement plus que pour la plupart des autres enfants et je sais la chance que j'ai eu. Mais justement, de par ce fait j'ai toujours été beaucoup trop gâté ce qui m'a rendu quelque peu capricieux et je suis resté quelqu'un d'enfantin par rapport à beaucoup de choses. J'aime rire, jouer et m'amuser. J'aime surtout me moquer de ce que je n'aime pas mais ça, vous le savez sans doute si vous écoutez Canal Pirate entre 19h et 22h. Je dois dire que j'ai une réaction face aux choses encore naïve. En fait ayant vécu une enfance rose et bubblegumée, je n'ai pu me confronter aux difficultés de la vie que depuis que je suis orphelin, c'est-à-dire peu de temps. Bien sûr je mûris, mais j'aime la légèreté qui me caractérise ce qui permet de faire passer les choses les plus dures comme de simples bonbons au miel.
Or voilà, comme je l'ai dit, je suis avant-tout acteur et j'aime « jouer ». J'ai bien évidemment mûri depuis le temps mais je le montre peu. En fait, c'est à peine si je peux le montrer car le personnage de Lelio est devenu une part intégrante de moi-même (puisque de toute façon c'est moi...sans l'être tout à fait). Lelio est mon masque : l'enfant narquois et provocateur, enfantin, joueur et malin. Je ne peux pas dire que Amadeo ne le soit pas, seulement, il n'est plus tout à fait aussi enfant que Lelio l'est. J'ai tendance à beaucoup trop réfléchir lorsque je suis seul, voilà pourquoi j'essaye de m'entourer aussi souvent que possible de mes alliés à la catena di pirati, ou bien de mes collègues de travail la journée quand je fais mon travail de metteur en scène. Mes acteurs sont mes bébés, je les bichonne et les chouchoute comme si ils étaient mes propres enfants même s'ils ne savent pas qui je suis à part entière. Je suis quelqu'un qui s'attache facilement et simplement et j'aime qu'on me témoigne de l'affection en retour. C'est un fait, si je suis encore un enfant, je suis un étrange enfant qui peut avoir l'air autant fragile qu'impressionnant par les mots que je peux employer. Mon cynisme et mon sarcasme sont enviés. Je suis quelqu'un que je ne peux moi-même définir. Peut être suis-je quelqu'un entre les personnages de Amadeo et de Lelio. J'y réfléchirais quand j'aurais un peu plus de temps pour cela si vous voulez bien. J'ai les poudres d'une révolte à parsemer.


And me? And me?


Ce que je pense de la mafia ?
La tyrannie. La dictature d'un petit groupe. D'un seul. Soit-disant plus fort, plus puissant que les autres ? Je reste poli pour ne pas froisser vos beaux yeux mais je n'en pense pas moins croyez-moi. Une simple oppression. Rendre muet toute une population. Comment est-ce possible ? Comment a-t-on pu en arriver là ? La Venise si grande de la Renaissance. La première a avoir placé l'homme au centre des réflexions philosophiques. La première a être retourné aux sources les plus originelles de l'antiquité Grecque et Romaine. La Venise ouverte, libre et commerciale. Ou est-elle passée ? Je la cherche, je sais qu'elle n'est pas loin et je sais que moi et tous les Vénitiens dans l'âme nous la retrouverons et nous nous battrons pour elle, pour la ranimer. Pour la faire vivre, pour la faire survivre car non, elle n'est pas morte. Elle vit toujours en nous, notre ville de masques, d'art, de philosophie et de prise de parole.
Mais peut-être que je me laisse emporter. La mafia ? N'est-ce pas clair ? C'est un parasite de la société, de la ville et je compte bien lutter de toutes mes forces pour la faire reculer, pour la miner, pour la ronger de l'intérieur et de l'extérieur lentement jusqu'à ce qu'elle pourrisse et se flétrisse comme un fruit avarié.
Ce qu'elle m'a fait ? Elle m'a rendu orphelin. Vous trouvez ça banal ? Je trouve que c'est une raison suffisante à mon action. Bizarrement ma famille était une famille soudée et aimante. Nous étions tous proches que ce soit les grands-parents, oncles, tantes, cousins et même jusqu'aux petits cousins même si nous nous voyions plutôt rarement. C'était un fait assez rare dans une famille fortunée. L'argent divise et rend jaloux, c'est une évidence. Cependant, il semblait que nous étions au-delà de tout ça car tous nous avions vécu de façon aisée, il n'y avait que peu de conflits, ou alors ils se réglaient rapidement, les enfants étaient traités comme des rois et nous étions presque trop gâtés (souvent.) Or l'arrivée de la pègre au pouvoir changea les choses. Des clans apparurent, ceux qui avaient peur et se ralliaient à ce nouveau pouvoir dominant, ceux qui voulaient lutter (dont mes parents faisaient partie) et ceux qui ne se mêlaient pas à tout ça et ne prenaient part ni à l'un ni à l'autre. Bien sûr, le conflit prit une proportion qu'il est difficile d'imaginer lorsque l'on provient d'une famille réduite et le Parrain finit par envoyer des hommes de mains pour incendier l'immeuble dans lequel habitaient mes parents. J'avais 20 ans et j'étais au théâtre pour des répétitions. Les gens disent que je n'ai pas de cœur et que je n'ai pas pris le décès de mes parents assez à cœur, mais que savent-ils de ce que j'ai dans ce cœur là ? Après tout, à 20 ans, j'étais déjà le meilleur acteurs de la troupe de théâtre dans laquelle je jouais. C'est alors que je commençais à édifier un nouveau personnage : Lelio, un actif résistant face à l'oppression et la censure du Parrain. Je ne savais pas encore quand j'allais pouvoir commencer à le jouer, mais une chose était sûre, j'y réfléchissais sérieusement.


Tell me who you are...


En terme de Comédie, je suis un puriste. C'est le Théâtre qui a eu ma préférence et ce depuis le début. Bien sûr, il m'est arrivé de tourner dans une ou deux publicités, dans une ou deux séries de manière furtive. Mais ça, c'était à l'époque où je me cherchais encore. Où je cherchais mon genre, mon type. Je me suis rendu compte que j'étais fait pour le Théâtre avec le premier rôle qui m'a été donné de jouer sur les planches. La troupe reprenait le théâtre traditionnel national : Arlequin, Colombine et le rôle que l'on me confia...Lelio. Il conditionna mon futur à partir de cet instant là.

Il paradiso dell'infanzia

« Amadeo ! Poses la canne et le chapeau de ton grand-père ! Il ne veut pas qu'on touche à ses affaires tu le sais bien !! »
Je tenais à peine sur mes deux jambes, je savais à peine mettre un pied devant l'autre, que j'aimais déjà jouer le rôle de quelqu'un d'autre. Mon grand-père était pour ainsi dire un cliché incarné. Grand, corpulent mais avec beaucoup d'élégance, il avait ce petit charme qui faisait craquer toutes les jeunes femmes quand il n'avait que 20 ans. Et moi, 4 ans. Je l'admirais déjà. Il était celui que je voulais être plus tard et je cherchais toute son affection et ses attentions qu'il distribuait équitablement entre tous ses petits enfants. A 8 ans, je me plaisais à croire que j'avais une affinité particulière avec lui. Il me racontait son passé, il me racontait la ville de Venise quand celle-ci prospérait. C'est alors que j'appris à m'intéresser un peu plus que superficiellement à l'Histoire car il me racontait de ces choses... je crois bien que mes yeux devenaient brillants et que mes oreilles d'enfants en redemandaient toujours plus. Mon grand-père, Nonno comme j'aimais l'appeler (j'étais jeune ne l'oubliez pas), avait fait des études d'Histoire. La famille Santinone étant riche depuis plusieurs siècle déjà, il n'eut aucun mal à choisir les études qu'il voulait puisque de toute évidence, il était l'héritier de la famille. Chauvin de nature, il s'intéressa particulièrement à la ville de Venezia dont il croisa l'Histoire avec celle de Firenze et Genova. Il écrivit une thèse aujourd'hui tombée dans l'oubli sur Venise et sa possible décadence. Dommage, car il avait été clairvoyant pour l'avenir. Évidemment le Parrain a fait brûler tous les exemplaires papiers et détruits les sources informatiques qui le publiait sur le réseau internet. Il ne reste qu'une seule édition papier (c'est plus facile à cacher) et elle est entre mes mains. Mais je m'égare.
Concernant le reste de ma famille, je n'ai pas non plus à me plaindre. Comme je vous l'ai dit plus tôt, nous étions une famille unie et soudée ce qui est plutôt rare pour une grande famille. Les réunions mensuelles ou annuelles où l'on se retrouvait tous, n'étaient une torture pour aucun d'entre nous, il n'y avait pas de conflit. Je me répète un peu certes, pardonnez-moi, mais vous devez savoir ce que j'étais pour comprendre ce que je suis maintenant et pour comprendre les choix que j'ai fait et qui guident mon destin. J'ai suivi une éducation stricte, l'école, le collège, le lycée et l'université (en tout cas un début d'université), le tout saupoudré d'un précepteur efficace qui m'a appris à réfléchir et penser par moi-même, avoir mes propres opinions et les défendre avec arguments à l'appui.
En parallèle, je suivais des cours de dramaturgie et d'écriture. Comme j'avais développé très tôt un intérêt pour l'art de la Comédie, mes parents n'avaient pas hésité à m'accorder ce que je voulais : faire du théâtre. Et grâce à eux, j'acquis rapidement un niveau excellent. Ce n'est pas pour me vanter mais j'étais doué pour faire rire, raconter des mensonges pour arriver à mes fins, me mettre dans la peau de mes personnages préférés.

La commedia di Lelio

Le premier Grand Rôle de ma vie. Lelio. Ce n'était pas un premier rôle, mais comment dire... ce personnage a affecté le plus profond de mon âme. Évidemment peu de gens le savent, mes parents, mais ils sont décédés. Alors je crois bien être le seul à savoir à quel point ce rôle a été important pour moi. Pourquoi ? Probablement car il incarna le seul rôle dont je ne sus pas assez me détacher et qui pris un peu possession de mon âme. Je tombais fou amoureux d'Isabella. Oui étrange, l'actrice ne m'intéressait en aucune façon et pourtant lorsque nous répétions Lelio et Isabella, j'étais fou d'amour pour elle au point que j'aurais pu mourir pour elle. Grandiloquent et Pathétique n'est-ce pas ? J'avais 16 ans, elle en avait 17. Elle aussi était une actrice de talent, seulement elle n'était pas amoureuse de Lelio mais bien de moi. Sans vraiment le vouloir, je piétinais son cœur qui finit en menus morceaux. Nous faisions l'amour après chaque répétitions, après chaque représentations. Seulement une fois que la magie du théâtre était terminé, je trouvais l'actrice d'Isabella fade et je partais à chaque fois sans bruit, sans mots avant de recommencer la fois suivante.
Je l'avoue moi-même je me suis mal conduit avec elle, et je ne pense pas recommencer un jour. De toute façon, je n'ai plus le temps de penser à ce genre de choses à présent. Même si intrinsèquement, je reste Lélio, l'amoureux, sauf que ce Lélio est amoureux de sa Venezia devenue Isabella. La seule pour qui je dois me battre à présent, c'est elle. Je veux sa liberté, par conviction et par amour.
Les lumières de la scène me manquent. Je n'ai joué le personnage de Lélio que pendant quelques mois et il m'a pourtant transformé. Me poussant un peu plus vers le théâtre si c'était possible. Seulement, le bonheur dans lequel je vivais à cette époque ne devait pas durer. Les représentations qui mettaient en scène les personnages originels de la Comedia Dell'arte prirent fin subitement avec le coup d'état de 2190.

La caduta dal paradiso

2190 est un tournant pour tous les Vénitiens. Interrogez-les, qu'ils collaborent avec la mafia ou qu'ils tentent avec leurs moyens de lutter contre, la prise de pouvoir a changé la vie de tous, sans exceptions. Et je n'en fus pas plus une que les autres. Le personnage qui m'avait tant inspiré avec tous ses amis furent interdits de représentation, sous prétexte que l'improvisation nous faisait dire des choses trop subversives. Il n'y a jamais trop d'abus lorsqu'on en connaît les limites et que l'on respecte l'Autre. Or, celui qui se faisait appeler le Parrain ne l'entendait pas de cette oreille et bientôt le nombre de pièces autorisées à la représentation put se compter sur les doigts de la main. Seuls les auteurs encensant le nouveau régime étaient autorisés et je bouillais intérieurement. Je parlais souvent le soir à mes parents de la situation et nous étions d'accord sur un point : il ne fallait pas laisser cela continuer. Seulement, mon oncle ne pensait pas ainsi. « Il faut faire profil bas et ne pas s'attirer les foudres du Parrain ! Tu ne sais pas de quoi il peut être capable ! ». Voilà ce que j'entendais régulièrement. De mon côté, je m'étais essayé à l'écriture dénonçant la censure et le silence dans lequel nous étions cloîtrés. Beaucoup de mes amis étaient de mon côté, cependant ils n'avaient pas assez de courage pour revendiquer leurs idées et leurs opinions et ma pièce tomba dans l'oubli sans avoir été répétée ne serait-ce qu'une seule fois. J'avais 19 ans, nous étions en 2193. Et le pire restait à venir. Au mois de Décembre de cette même année, le Parrain se mit en tête de demander un appui financier à mon Grand-père, le détenteur actuel de la plus grande partie de la fortune Santinone. Bien entendu, il refusa. Et cela dura des mois pendant lesquels le conflit familial ne fit que s'accroître. Les disputes se succédaient, mes parents et mon Grand-père s'opposant vivement à toute alliance avec la mafia quelle qu'elle soit. Et c'est alors que toute la monstruosité du régime me fut révélée. Je venais de fêter mes 20 ans avec la troupe du théâtre après une répétition particulièrement intense. Il était tard et je dois dire que je devais être bien emmêché. Je descendis du taxi pas bien équilibré sur mes jambes. Je sentais une source de chaleur intense et quand je relevais les yeux vers l'immeuble où nous logions, je vis les flammes lécher les fenêtres et éclairer la rue de par son horreur lumineuse et chaude. Je dessaoulais immédiatement. Et malgré mon jeune âge, je savais déjà ce qu'il s'était passé. Ça ne pouvait être que ça. Le Parrain.

La discesa agli inferi

Je crois bien que mon Grand-père a été enlevé par la mafia ce jour-là. A moins qu'ils ne l'aient tué lui aussi car je ne l'ai plus jamais revu. J'ai réussi à rester l'héritier de mes parents, on peut donc dire que je suis toujours quelqu'un de riche et d'influent à mon échelle (c'est-à-dire bien moindre par rapport à celle de mon Grand-père dont la fortune disparue comme par magie dans les jours qui suivirent sa disparition). Certes, la tête de Lelio est aujourd'hui mise à prix. Mais en restant muet en tant qu'Amadeo, j'ai pu me fondre dans la masse et sans doute faire oublier le nom de Santinone au Parrain. Mais alors qui est le véritable moi ? Lelio ou bien Amadeo ? Qui peut dire.
C'était la première fois de ma vie que je me retrouvais seul. Complètement seul. Je m'étais mis à pleurer comme un enfant avant de décider d'aller dans le seul endroit qui m'était familier en dehors la maison que j'habitais avec mes parents : le Théâtre. Mes amis m'accueillirent avec chaleur et empathie et je me laissais aller dans leur bras. A me voir ainsi, ils auraient pu se demander si je n'avais pas 10 ans seulement. Le directeur de la troupe m'aida ensuite à faire les démarches nécessaires pour l'héritage. Il était maigre comparé à la fortune de la famille mais il était largement suffisant pour que je ne rentre pas dans la catégorie de « pauvre ». Il m'aida à trouver une chambre près du Théâtre où je m'installai et commençai une nouvelle vie.
Je ne pleurais mes parents que quelques heures seulement mais durant lesquelles je fus au bord de la folie. Quelques pensées me traversèrent pourtant l'esprit et d'une seconde à l'autre, un sourire apparut sur mon visage. Je savais ce que je devais faire et je savais aussi que je ne devais pas montrer mes faiblesses. Je prétextais une envie de dormir pour partir. Dès le lendemain, je revins, jovial et prêt à lancer une remarque bourrée d'humour noir à celui qui me tendrait une perche. Ils me regardèrent avec stupeur, je m'en souviens encore. Mais je n'avais pas l'intention de m'endormir sur mes lauriers et pleurer mes parents pendant des années. Il fallait agir, la situation de la ville était critique et ça ne pouvait plus durer ainsi. Le directeur du Théâtre devint un peu comme mon tuteur et je lui rendais sa gentillesse avec l'affection d'un fils. Je vivais plus simplement que je n'avais jamais vécu et je dépensais peu excepté en vêtements. Je débordais d'énergie et mon esprit ne se reposait jamais élaborant des plans plus provocateurs les uns que les autres pour nuire à l'image du Parrain. Personne ne voulu jamais me suivre dans mes plans jusqu'à ce qu'un jour...

La nascita della catena pirata

C'est en 2197 que l'idée me vint. A peine 3 ans mais qui paraissent si longs avec un régime pareil. Je ne pourrais pas vous dire comment l'idée me vint. Probablement durant la nuit, soufflée par la Lune comme on dit si bien. Quoiqu'il en soit, je tournais l'idée dans ma tête des jours durant : lancer une radio pirate, une radio Libre. Où je pourrais dire tout ce que les Vénitiens pensent en secret du Parrain. La liberté, la voix de la Liberté et je pouvais devenir cette voix. Seulement, il fallait du matériel. Et au moins un technicien pour m'aider avec ce matériel qui m'était absolument inconnu. Mais c'était dangereux, et je savais pertinemment qu'en faisant ça, c'était ma vie que je mettais en jeu et qu'à partir du moment où la chaîne serait repérée, je ne serais plus qu'un homme en sursit. Seulement...je préférais la vérité à la vie. La voix, à une vie de silence. Je me mis donc à écumer les journaux, les rues, les bars, tous les endroits où je pourrais trouver une équipe en qui je puisse avoir confiance. Ne trouvant que des lourdeaux, je revins au théâtre avant d'avoir une révélation. Pourquoi je n'y avais pas pensé plus tôt ? Alberto, le technicien son et lumière du théâtre avec lequel je partageais une amitié sincère même si nous nous voyions peu souvent depuis quelques années (il avait trouvé un meilleur job ailleurs).
Je lançais donc des recherches pour le retrouver, ainsi qu'une toute jeune chanteuse dont la voix me rendit curieux au cours de mes errances dans la ville. Après tout, on ne savait jamais. Rapidement, je pris contact avec Alberto qui accepta mon offre avec un enthousiasme auquel je ne m'attendais pas. Mais sans doute mon enthousiasme à moi l'avait-il contaminé quelque peu. A deux, nous nous mîmes en quête du matériel, il choisissait et je payais. Nous trouvâmes un local dans un coin peu surveillé de la ville, nous l'aménageâmes avec quelques canapés, un frigo et une plaque de cuisson. Une sorte de planque améliorée et tout confort on peut dire. Et après s'être concertés, nous établîmes une plage horaire de 19h à 22h où nous pourrions diffuser dans tous les quartiers de Venise sans exceptions, il s'occuperait du choix musical et je m'occuperais de parler. Et ce fut au printemps 2197 que la première diffusion de la Catena di Pirati fut faite. La popularité de l'émission fut rapide. Le bouche à oreille battait son plein et nous fûmes heureux de voir que Lelio et Scaramuccia (nos noms de Pirate) étaient devenus célèbres à tel point que le Parrain mit à prix nos têtes.
Nous nous cachâmes donc dans la planque, et Alberto réussit rapidement à mettre en place un dispositif sophistiqué qui brouillait les pistes afin que le lieu d'émission ne soit pas découvert. Il avait même ajouter un système faisant changer le code de ce dispositif toutes les 10 minutes pour empêcher les pirates informatiques de craquer le système. Bref, nous étions à l'abri pour le moment et depuis 3 ans, nous faisons bien attention à ne pas nous faire repérer. Oui, nous car nous étions un peu plus nombreux à présent à faire partie de la Catena di Pirati, dont ma merveilleuse petite chanteuse de rock : Day. Le jour où je me suis décidé à aller la chercher, je ne sais pas si elle m'attendait, mais moi je n'avais pas oublié sa voix depuis le jour où je l'avais entendu chanter. Et j'étais venue la trouver dès que la catena fut implantée en un réseau stable. Je la pris rapidement sous mon aile, en fait, elle avait l'air tellement fragile (alors qu'elle avait un caractère si fort) que je m'attachais rapidement à elle.

A ce jour, je peux dire que seules deux personnes connaissent Lelio et Amadeo : Day et Scaramuccia. Je ne le regrette pas. J'ai une entière confiance en eux et en eux seuls. Pour tous les autres, je suis soit Lélio, la voix de la vérité. Soit Amadeo, le passable metteur en scène obéissant du Théâtre de la Fenice.

And... you?


      Votre pseudo : Gee
      Age, sexe : 22 ans, F
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      Comment avez-vous connu le forum ? une amie
      Qu'aimez-vous/Détestez-vous dedans ? si je me suis inscrite c'est que ça me paraît bien, notamment l'idée originale ^^
      Autres ? Ok by Amy
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Amy Allesandreli

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MessageSujet: Re: Amadeo Santinone alias Lelio~   Dim 13 Fév - 6:14

Hiiii Amadeo *w* Tu as parfaitement compris le personnage, et et, je te stalkerai, je ferais n'importe quoi mais il me faut un rp entre Amadeo et Day, huhu.

Sinon validé ~> Banderuole Cacciate

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Elle le suivrait jusqu'en enfer
Et même l'enfer c'est pas grand chose
À côté d'être seule sur terre

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Amadeo Santinone alias Lelio~

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