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 "ouuuh, j'me suis mordue la langue" Ethel. Very Nasty Girlz.

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Ethel M.Reed

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Messages : 6
Date d'inscription : 13/12/2010
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MessageSujet: "ouuuh, j'me suis mordue la langue" Ethel. Very Nasty Girlz.    Lun 13 Déc - 9:45

Identity


      Prénom(s) : Ethel - Mary, Nancy
      Nom : Reed
      Surnom : Blondie ou Jimmy
      Date de Naissance et âge : 19 ans - 15 Septembre 2181
      Nationalité : Anglaise
      Groupe : Civile Speranza
      Manie, habitude, tic : Gratter le creux de son bras nerveusement, tripoter ses élastiques, ses bijoux, le crucifix autour de son cou.
      Profession : Escort Girl pour le compte de la Mafia
      Sous Groupe : /


Violent Pornography


    Ethel, cette gamine maigrichonne, ne ferait pas le poids face à un rugby man enragé. Elle ne fait pas plus d’1m52. Poids inconnu. Mais elle ne pèse pas bien lourd non plus, vu ses jambes fines, son corps de poupée gothique échappée tout droit de la vitrine d'un antiquaire.

    La petite Lolita a un visage rond, souvent déformé par des grimaces puériles ou des moues aguicheuses. De longs poils blonds – « cheveux » - couronnent cette tête ronde et pâle, au milieu de laquelle clignotent de grands yeux bleus. Pour ressembler encore plus à une fillette, Ethel accroche parfois dans ses mèches des élastiques pour en faire des couettes – certes, ridicules, mais tellement adorrrrables -. Elle sourit, boude, rit, pleure avec facilité, comme si elle n’avait jamais peur d’exposer ses sentiments. Son visage, blafard, a autant d’expressions que si on lui avait collé un smiley à même la peau. Ses traits sont ceux d’une petite fille montée en graine : la bouche, minuscule, est souvent ouverte, et toujours humide de gloss à la mangue. Ses yeux, remplis en permanence d’une lueur naïve, papillonnent fébrilement quand elle n’est pas droguée. Son corps fin se déhanche avec facilité, comme si les os ne retenaient pas la torsion de ses muscles souples.

    La seule tâche à ce joli tableau sont les cernes noirâtres qu’elle porte sous ses yeux aux longs cils d’herbivore. Même si elle rit toujours avec l’innocence la plus parfaite, la réalité rattrape celui qui la regarde avec attention. Ethel est une putain de junkie.

    Sur ses bras minces, des bleus, des trous dans les veines pâles. Et pourtant, elle ne met pas souvent des manches. Elle a fini par assumer ce qu’elle est, elle présente fièrement les marques gravées à vie sur ses bras blancs. Les trous creusés par les seringues, les coups de cutter donnés dans la chair tendre. Elle met parfois des bracelets à piques – volés à Luke – pour le style, mais ne les garde jamais bien longtemps, comme si elle avait un stupide besoin de montrer à tous que sa chair avait été parfaitement mortifiée au nom de la Sacro-sainte Coke et Adolescence. Elle a adopté des débardeurs sombres à motifs sanglants, ou d’adorables petites robes de poupées, couvertes de fruits puérils. Quand elle les porte, Ethel paraît aussi lascive qu’immature, une sucette souvent coincée au coin de ses lèvres pâles. Elle aime ces fringues noires et déchirées, les bas résilles qui cachent mal les bleus, les jupes à volant recouvrant à peine ses fesses rondes. Ethel s’expose sans complexe, vêtue soit comme une redoutable gothique, soit comme un bébé échappé d’une garderie. Mais qui pourrait lui en vouloiiiir, elle est siii mignonnnnne……. – sisi, je vous assure –

    Après tout, elle est mince, comme une gamine. Ses seins – seule partie de son corps qui semble être celle d’une véritable adolescente – sont trop gros à son goût, et elle les cache sous une bande pour les aplatir. Elle n’a même pas de muscle, son corps est celui d’un mollusque qui vit sur ses réserves. A part pour les jambes, dont le galbe est finement dessiné – mais c’est un coup de chance -. Luke n’a pas fini de passer pour un lolicon… Elle se maquille néanmoins comme une adulte. Elle se colle des faux cils pailletés, passe sur ses paupières une légère couche d’argenté, sourit au miroir d’un air absent alors qu’elle vient de gagner dix ans d’un seul coup. Femme enfant, certainement. Jolie petite punk au regard délavé par la drogue, trimballant un sac à main en cuir rouge rempli d’un indéfinissable bric-à-brac – mouchoirs, capotes, lip stick, bouteilles d’eau, maquillage, culotte, livre, guide, téléphone rose couvert de goodies random, pilules, etc …-.
    Elle se plante devant vous et vous harcèle de sa petite voix fluette. Soit vous lui foutez des claques, soit vous lui dites – sans vraiment y penser – « Vas jouer ailleurs ». Mais derrière ce visage de poupée, se cache la passion débordante de la Jeunesse.

    NOUS N’AVONS PAS PEUR DE LA MORT.


When Angels deserve to die


    Ethel est – malheureusement –trop égoïste, trop passionnée, trop franche, trop naïve, trop innocente. Si bien qu’elle en paraît simplette. L’erreur à ne pas faire est de la sous-estimer. Elle est cependant loin d’être agressive, ce n’est qu’une adolescente attardée, qui cherche à prolonger le plus possible ses plus belles années. Ce qui lui passe, cependant, par la tête, elle n’y réfléchit pas, elle le dit directement. L’abus de drogues dures a beaucoup participé à développer sa franchise trop impulsive. Elle profite des autres pour ne jamais manquer de rien et envisage de ne jamais devenir une adulte. Se suicider à l’aube de ses trente ans, même si elle est heureuse avec Luke, serait la meilleure solution à ses yeux. A quoi bon se flétrir en pure perte, quand on sait que l’on n’a pas les moyens de devenir « quelqu’un de grand » ? Autant continuer à se détruire, sans fin, à mordre dans la Jeunesse à pleines dents. Ethel n’a jamais été, et ne sera jamais, quelqu’un d’intellectuel, mais elle a beaucoup d’intuition. Elle devine, comme un animal aux aguets, elle cherche dans le regard des autres une parcelle de tendresse pour elle.

    Car oui, elle adore qu’on l’adore, cette gamine prétentieuse. Un passage devant le miroir n’est jamais un problème pour elle, elle regarde d’un regard morne ses bras maigres couverts de bleus et se détourne sans y penser. Les problèmes disparaissent facilement de sa tête blonde. Elle s’éloigne autant que possible de ce qui pourrait lui causer du souci. Luke doit bien être le seul pour qui elle accepte de prendre des risques. Les autres, ses « amis », ne sont finalement que des gens-là pour combler son éternelle solitude. Elle se drogue pour ne plus penser à ce qui l’attend après ses « années lumineuses ». Le gris caverneux de l’existence mature, l’amusement réduit à temps partiel, le métro et les sourires boueux des hypocrites du travail. Les pilules qui glissent dans sa gorge pâle lui font oublier ce risque-là. Elle n’est pas assez vive pour espérer autre chose de la vie.

    Mais Ethel a néanmoins de bons côtés. Elle est rafraîchissante, elle essaye de faire sourire les autres, elle fait n’importe quoi pour attirer leur attention ; elle danse, éclate de rire comme une gamine, et se précipite dans leurs bras pour les serrer contre elle, sentant momentanément dans son cœur une vague de tendresse pour ces enfants perdus qui lui ressemblent. Ethel tente à tout prix de positiver. Sa niaiserie dissimule assez bien la réalité à ses propres yeux. Elle continue de marcher dans une dimension bien différente de la nôtre, traînant par la main un Luke qui semble parfois plus perdu qu’elle. Ses désirs doivent autant compter que ceux de la petite Lady qu'elle n'a jamais cessé d'être

    Attachante ? Impossible de le savoir. Elle a souvent un regard de biche droguée, ou s’éveille, sautillant partout comme si elle avait 5 ans. Pour elle, c’était ca la plus belle époque. Maintenant, elle se retrouve juste plongée au milieu d’adolescents qui ne savent pas quoi faire pour sauver les meubles, noyés dans les changements hormonaux et les crises d’acné. Ethel, de toute façon, est possessive et hystérique. Quand elle s’énerve – très rarement, il faut l’admettre – elle pleure à tout va, hurlant pour mettre en fuite l’ennemi. Tactique efficace jusqu’à là. Mais plus que ses pleurs, il faut craindre ses caprices. Ethel désigne un objet naïvement « Je veux ça. ». Un conseil dans ce cas-là : n’essayez pas de résister à sa mine boudeuse.

    La question continuera donc à se poser encore un moment : finira-t-elle engluée dans le voile qui sépare son monde de la réalité ? S’étranglera-t-elle avec les fils du destin ?

    Elle désigne sans hésiter un adorable petit sac rose en velours, couvert de strass. Son sourire innocent désarme. Je vous avais prévenus pourtant : inutile de résister.



And me? And me?


    Ce qu'il pense précisement de la Mafia
    : "è3é Ils nous exploitent, ces monstres hollandais. Laisse moi rentrer à Londres !"
    A t-il déjà eu affaire à la Mafia : Oui. Des gens bizarres ont parfois demandé à la voir, "au travail", mais elle a toujours essayé de les ignorer. Après tout, c'est à cause d'eux si elle est toujours bloquée ici avec Luke, à tenter d'apprivoiser les vieux pervers.


Badland iz watchin' u


      Votre pseudo : Badland
      Age, sexe : Vieux. Indéfini.
      Avatar de votre personnage : Misa Amane - Death Note
      Comment avez-vous connu le forum ? Admin toujours aussi bavarde.
      Qu'aimez-vous/Détestez-vous dedans ? Plus de monde è3é
      Autres ? Take off this gun of my head and play
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Ethel M.Reed

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MessageSujet: Re: "ouuuh, j'me suis mordue la langue" Ethel. Very Nasty Girlz.    Lun 13 Déc - 10:03

Just a lost soul


    Elle haïssait son prénom, ça faisait trop snob, trop petite fille à sa maman. Sauf qu’elle, elle n’avait pas de mère. Elle ne rêvait même pas de la retrouver, elle voulait juste qu’on lui foute la paix et qu’on la laisse rêver. Enfant, elle se laissait souvent tomber dans l’herbe pour regarder de plus près le ciel pluvieux de son Ireland natale. Elle n’était pas même chanceuse, petite fille d’une chouette hideuse prête à tout pour la pousser dans le droit chemin, si bien qu’elle se racontait, quand elle était toute petite, que ceux qui l’entouraient n’étaient pas des humains, mais des animaux qui veillaient sur elle, jalousement. En plissant un peu les yeux, sa vision se brouillait et elle remplaçait les têtes par des museaux, des becs, et les mains par pattes. Elle n’avait aucun mal à s’immerger dans son monde imaginaire, à regarder les autres comme s’ils étaient réellement ce qu’elle imaginait, ces beaux animaux dont les caractères dépendaient de ce qu’ils étaient. Un enfant voit toujours profondément dans le cœur des adultes.

    Elle adorait jouer avec Cathan – Kay – qui, lui aussi, n’était le fils de Personne. Dans son monde imaginaire, il avait hérité du visage androgyne et malicieux d’un chaton. Elle rêvait qu’elle pouvait parler aux bêtes et sortait parfois la nuit, nue, pour essayer de communiquer avec eux. Elle courait dans le jardin qui s’étendait devant la maison, rampait sous les clôtures, et était souvent retrouvée le lendemain, couverte de boue jusqu’aux yeux, mais indéniablement souriante. Elle adorait ce monde qu’elle se créait et se gavait de contes niais, qui n’avaient même pas de sens. Elle se comportait avec sa grand-mère comme n’importe quel animal effrayé s’écarte de la bête dominante. Elle la respectait autant qu’elle la craignait.

    Sa mère, Eileen, avait disparu dans la nature. Ethel ne connaissait pas son visage, les photos oú elle apparaissait avaient mystérieusement disparu après sa naissance et personne ne daigna lui expliquer ce qu’avait bien pu être la jeune femme pour partir aussi lâchement. Toute petite, Ethel dormait dans le même panier que la chienne de la maison, comme poussée par une intuition de petit chiot. Elle se logeait contre le creux brûlant du ventre de l’animal, sentait ses poils rêches frotter contre sa joue rebondie. Le monde était rose, rempli de gentillesse, elle n’avait aucune envie de se soucier du moment oú elle devrait abandonner ses illusions, ni même imaginer qu’il existait quelque chose d’autre au-delà des frontières merveilleuses.

    Cathan la poussa doucement et elle tomba dans la boue, tentant de rattraper la balle qui roulait loin d’elle :

    « Tu es un CACA BOUDIN PABO ! Vilain chat ! » Grogna-t-elle, au bord des larmes

    Kay, à peine âgé de deux ans de plus qu’elle, haussa les épaules :

    « Tu copies tout c’que je dis, c’est pas juste, p’tite lady. »

    Elle lui jeta son petit soulier vernis à la figure, trépignant puérilement :

    « C’est toi qui pues ! Méchant, méchant chat ! »

    Dans sa vision à elle, la petite fille vit le garçon hausser un sourcil poilu de chaton, ses grands yeux verts fixés sur elle, la pupille verticale battant faiblement sous les rayons de soleil. Elle se leva et lui tira la langue, attendant qu’il se jette sur elle pour lui tirer les poils qui lui tenaient place de cheveux :

    « T’auras pas de lait ! »
    « J’en veux pas de ton lait, j’suis plus un bébé comme toi ! »
    Grogna-t-il

    Sa mère à lui s’était tirée avec une illustre inconnue, vivre son homosexualité ailleurs. Les photos aussi avaient disparu et Kay, autant qu’Ethel, pensait que les vieux étaient les parents des jeunes, et que le monde était rempli de niaiserie rose et gluante.

    Le sale gosse attendit qu’elle s’approche pour jeter son soulier plus loin, ricanant presque méchamment. La grand-mère d’Ethel vint à ce moment-là appeler la fillette. Face à l’autorité de la femelle alpha – elle avait peur de finir dévorée par la vieille chouette. Bizarrement, la chambre de cette dernière était toujours fermée, comme si elle y cachait un cadavre. Ethel savait que les chouettes gardaient leurs proies dans leurs nids. Peut-être que sa grand-mère gardait caché sous le lit un minuscule corps sanguinolent de rat -, elle se leva, frotta ses petits genoux crottés l’un contre l’autre et étendit les bras pour se donner l’impression de voler. Elle courut vers la maison, tomba par terre, se redressa prestement, les yeux levés vers le ciel. Ethel-Mary, à 6 ans, était une enfant délicieuse, quoique un peu dérangée.

    En grandissant, elle devint la potiche parfaite, une immonde petite Charlotte aux Fraises gothique. Son monde rose vola en éclats lorsqu’un professeur la secoua en lui jurant qu’il n’était pas un chacal, comme elle se l’imaginait. Les grands yeux bleus, aussi vitreux que ceux d’une poupée, se remplirent de larmes naïves. Elle s’accrocha au professeur, secouant tant bien que mal la tête pour empêcher son illusion de se briser. Dur de voir que l’on n’était protégée par aucun rêve, que tout était stérile, que sa grand-mère n’était pas une chouette enchantée et mauvaise, que les hommes étaient juste trop pourris pour être comparés à des animaux. C’était bien douloureux d’affronter la réalité, crûe et glaciale contre ses rêves d’enfant. Pourtant, elle ne demanda jamais à celle qui l’avait élevée, cette mégère trop distante, ce qu’était devenue sa mère. Depuis quelques temps, il semblait qu’abandonner son enfant était devenu une occupation à la mode, et même un sport de week end. On trouvait des bébés perdus partout, jusque dans les boîtes aux lettres des honnêtes gens. Des corps gelés dans les poubelles, des bouches affamées enfermées dans les casiers de gare, des nourrissons aux yeux clos, étouffés par leurs cris que personne n’entendait. Dans un premier temps, Ethel-Mary s’était juste dit, avec innocence, que la cigogne se trompait souvent. Elle essayait d’imaginer l’angoisse de ces bébés abandonnés, enfermés dans le noir ou offerts à la neige. Cette nervosité devait faire d’eux des enfants effrayés à vie. Et puis, à l’école oú on l’avait inscrite de force pour la ramener à la réalité, les gamins commencèrent à parler de sexe maladroitement, à ouvrir leurs pantalons à tout bout de champ pour tripoter leurs zigounettes. De la dimension fantasmagorique, la gamine tomba directement dans la réalité sale et gelée. Elle tenta néanmoins de se protéger, en baissant les yeux lorsqu’elle croisait un garçon – qui savait ce qui pouvait lui arriver si elle croisait leur regard impur ? -. Grandir lui faisait peur. Même Kay avait commencé à se détacher du monde de l’enfance, lui qui était pourtant si puéril et doux, avant. Il commença même à fumer, très tôt, sous les yeux interrogateurs d’Ethel. Elle ne le dénonça pas, décidément trop naïve. C’était comme si elle était tombée, du jour au lendemain, dans l’Âge Sérieux, et que toutes les portes se fermaient, les unes après les autres, lui claquant au nez.



    Sa grand-mère cessa de faire attention à elle, semblant penser que sa cause était perdue, vraiment trop idiote pour faire autre chose qu’un BTS glandage. Ethel, adolescente fragile aux yeux de biche, était sans cesse bousculée par ce qui était considéré comme « NORMAL », qu’elle se refusait à suivre. Sois attentive en cours, ne mets pas les coudes sur la table, ne piétines pas les fleurs, deviens un peu adulte, etc… Elle se mit à rêver d’enfance éternelle, lut les livres de Poppy.Z.Brite et de Wilde, de Salinger, de Murasaki – charmée par l’innocence de Trevor qui était lui aussi retenu par ses souvenirs d’enfance, même souillés, même écœurants, mais toujours merveilleux –, s’entoura de peluches, et cultiva un look de petite fille – boucles blondes et grands yeux ourlés de longs cils tremblants -, moquée par ses camarades. Elle tenta de devenir l’un de ces « Enfants Perdus », ces pauvres créatures trop fragiles pour survivre à la Société, blessées de plus en plus profondément par ce qu’on leur demandait. Cathan sortit lui aussi de ce qu’on pouvait définir comme étant « basiqualement basique » et devint de plus en plus distant, fixant parfois ses yeux anormalement vitreux sur le visage poupin de celle qui ne l’avait jamais laissé derrière elle :

    « Eth’, j’ai peur de ce qu’on est obligés de faire. De ce qu’on est forcés de devenir. »

    La jeune fille le dévisagea en silence, le voyant brutalement sous son vrai jour, avec un visage d’enfant apeuré. La distance qu’il y avait entre eux s’effaçait, comme si elle n’avait jamais existé. Elle tendit la main pour caresser ses boucles rousses, remarqua les grands traits de crayon qui soulignaient les yeux verts de l’adolescent. Il avait l’air…si nerveux, apeuré, fragile :

    « Depuis quand es-tu devenu comme ça ? » Murmura-t-elle

    Il se contenta de lui tendre en silence le joint qu’il tenait à la main, comme s’il s’agissait de la réponse. Elle le prit lentement et finit par le glisser entre ses lèvres pâles. Elle toussa un peu lorsqu’elle aspira la première bouffée de fumée sucrée. Un voile de solitude passa dans ses yeux clairs. Elle ramena sur ses épaules les boucles souples de ses cheveux blonds et prit une nouvelle goulée d’air empoisonné :

    « Présentes moi d’autres gens comme toi. »

    Sa vie sociale commença à 15 ans. Elle s’entoura d’adolescents aux cheveux noirs, vêtus de fringues déchirées et pittoresques, de jeans qui cachaient à peine leurs peaux livides. Elle livra sa virginité, sans vraiment y penser, à Cathan, qui la prit avec respect. Il était le seul à être proche d’elle, et à vaguement comprendre ce qu’elle pouvait ressentir, au-delà de cette éternelle angoisse. Sa grand-mère détourna totalement le regard, comme si ne plus voir cette enfant, l’effaçait vraiment de son existence. Jamais Ethel ne s’était sentie plus isolée que lorsqu’elle disparaissait dans le groupe d’anormaux aux âmes assoiffées d’innocence. Son estomac vide, parfois comblé par l’alcool et les pilules colorées, lui servait d’unique psychologue. A Rosslare, le trafic de drogues ne se portait pas très bien – le budget des adolescents n’était pas assez conséquent – mais l’adorable Kay rapporta d’un voyage scolaire à Dublin quelques grammes de cocaïne, qu’il daigna partager avec elle. Il lui planta doucement l’aiguille dans la veine, ne quittant pas ses lèvres tremblantes du regard. Il l’embrassa avec tendresse, tandis que la drogue courait dans son corps, traversait les lignes de sang à peine visibles sous sa chair livide.

    Ils se rejoignaient chaque soir dans un bar miteux oú les mineurs pouvaient entrer sans problème et fumaient à n’en plus sentir leur gorge, avalant des litres de bière au gingembre pour combler le vide de leurs corps squelettiques. Et puis, Ils dansaient jusqu’à sentir leurs muscles se froisser, leurs corps hurler de sommeil. La jeune fille imaginait la course d’un sang chargé d’alcool dans leurs veines en ébullition, sautait sur le sol en hurlant « NOUS N’AVONS PAS PEUR. PAS PEUR. PAS PEUR ! » pressée de toutes parts par les adolescents hystériques. Leurs pieds s’emmêlaient et elle finissait immanquablement par terre, piétinée par les corps sveltes qui continuaient à se déhancher dans la faible lumière colorée des spots. Ses bras gardaient les traces de ces soirées mémorables au cours desquelles il n’y avait plus de réalité, et seulement de la jeunesse prise à pleines mains, vécue à fond, mordue jusqu’au sang. Mais Ethel sentait qu’elle ne pourrait rester là toute sa vie, à se droguer, à vainement tenter d’aller en cours, à rejoindre ensuite Cathan pour se glisser contre son corps squelettique. Ça pouvait durer des années comme ça, des années oú ils seraient juste « en pause », en attente d’un avenir plus palpitant. Elle compta les anniversaires qui passaient avec les cicatrices sur son avant-bras. Dix-sept lignes rouges et boursouflées, déjà. Si elle ne partait pas, il serait trop tard et elle serait condamnée à finir sa vie là, écartelée entre la société et ses envies.

    Wake up
    Grab a brush and put a little makeup
    Hide the scars to fade away the shakeup
    Why'd you leave the keys upon the table
    Here you go create another fable


    Elle ne prit même pas la peine de prévenir sa grand-mère – elle l’aurait à peine écoutée de toute façon - et fourra pèle mêle quelques affaires dans un sac de voyage – une brosse à dents, un exemplaire tout écorné de « Robert des Noms Propres », des culottes à fraises, des jupes…- rose fushia. Elle profita du sommeil de la vieille chouette pour lui piquer quelques billets et courut jusqu’à la route, recroquevillée sur elle-même comme un soldat en mission. Le ridicule ne la tuerait jamais après tout. Elle s’envola le jour suivant pour Londres, vêtue d’une adorable petite robe bleue à cerises. On lui avait dit que cette ville-là, il fallait être fou pour ne pas y vivre – et gâcher - son adolescence. Elle rencontra quelques jeunes gens dans un bar, qui ne tardèrent pas à l’introduire auprès d’autres punks et gothiques, emos déjantés et musiciens à la rue, véritable petite communauté de parasites à l’intérieur même de la grande capitale. Et tous avaient dans les yeux cette même faim de vie.

    Elle prit un petit boulot chez un fripier de Soho, dormant chez l’un ou l’autre de ses nouveaux amis. Les parents voyaient toujours son intrusion dans le cocon familial d’un mauvais œil et semblaient sentir à 50 cms à la ronde l’odeur de la coke qu’elle s’injectait quotidiennement. Et pourtant, elle se sentait mieux. Pas totalement bien. Juste…mieux.

    « Tu peux pas faire gaffe, espèce de connard ?! »

    Et puis, on l’invita à une soirée oú elle croisa un jeune musicien prometteur qui renversa sa bière sur sa jupe, déjà trop sale. Un crétin fini, celui-là, doué ou pas. Elle le fixa, shootée, et sourit avec insolence :

    « En plus de ça, t’as une vraie tête de con, tu le sais ? »


    Evidemment, il s’énerva, refusant de s’éloigner de cette adolescente dans un état clairement second. Ne voyait il pas le voile d’ébriété qui obscurcissait ses yeux, le sourire mou sur ses lèvres ? Bref, il n’avait rien pour lui plaire, déformé qu’il était par les spots de mauvaise qualité qui donnaient à ses yeux un éclat presque démoniaque. A part, peut-être, ce look parfait de bad boy, ces cheveux hérissés, ces longs doigts fins et frémissants. Mais au premier abord, non, il ressemblait juste autant au punk lambda, qu’elle-même à la copie parfaite de la première gothiquette venue. Elle aurait sûrement adoré sortir du lot mais ça ne lui venait pas vraiment à l’esprit, tant qu’elle n’avait pas à épouser les préceptes de la NORMALITE.

    La deuxième fois qu’ils se croisèrent, ils finirent tous les deux dans la Manche. C’était à une fête donnée sur un bateau, qui croisait le long de l’Angleterre. Ethel écoutait le gémissement des vagues contre la coque, un verre de whiskey à la main, les yeux perdus dans le lointain. Luke – parce que, oui, il s’appelait ainsi. Luke. Comme le jedaï crétin – apparut derrière elle comme par magie, jouant une mélodie explosive. Elle se tourna lentement, croisa son regard, et ne put s’empêcher de rire, sans vraiment vouloir être agressive. Il le prit mal, lui demanda brutalement de s’excuser, attrapa ses petits bras blancs entre ses doigts rugueux qui laissèrent des traces rouges sur sa chair. Exaspérés, les imbéciles qui leur servaient d’amis eurent l’excellente idée de les pousser par-dessus bord – alors qu’on était en mars -. Ethel manqua de se noyer ce soir-là, ne sachant pas si c’était ses larmes qui se mêlaient à la mer, ou si c’était la Manche qui noyait à ce point ses joues, tellement ivre que l’eau devenait le ciel noir, et le ciel coulait autour d’elle, entraînant son corps vers un rivage inconnu.

    Ils nagèrent tant bien que mal vers une petite île abandonnée au beau milieu de la Manche. Là, ils ne s’adressèrent pas la parole, laissés à eux même. Elle ne comprenait pas comment ils avaient pu leur faire ça, et se mit à haïr le visage tout en angles de Luke, qui lui avait valu de se retrouver là pour rien. Deux jours sur cette île glacée, exposée à tous les vents, et elle deviendrait sûrement folle, de manque, de faim, de solitude…

    Mais, contre toute attente, elle parvint à s’entendre avec le punk, même si l’absence de drogue dans ses veines la rendait faible et livide. Frigorifiée, elle attendait sur le rivage que quelqu’un les aperçoive, les pieds enfoncés dans le sable trempé. Elle éternua deux fois, sentit soudain un bras froid glisser autour de ses épaules maigres. Et quand elle leva les yeux, Luke se tenait contre elle, presque rassurant. Les yeux bleus, hagards, croisèrent ceux du mâle. Ethel trouva à peine la force de sourire, avant de le repousser. Elle se leva, lui tendit une main tremblante. Elle se voulait amicale, aussi rassurante qu’il l’avait été pendant quelques secondes.

    Ensemble, ils firent le tour de l’ilot, qui s’avéra être la propriété d’un noble trafiquant de Marijuana british. Il gardait sa marchandise enfermée dans un petit cabanon au sud, et, alléchés par l’odeur sucrée de l’herbe, les deux adolescents brisèrent le cadenas avec une pierre. Là, affalés sur des sacs de weed, ils se roulèrent joint sur joint pour se consoler. Ethel se cala contre le mur, de nouveau lointaine :

    « On va mourir là ? Condamnés à fumer toute la journée ? »

    Luke baissa lentement les yeux, se rapprocha de nouveau, et, enivrée par la fumée, elle se lova dans le creux chaud de son corps. Le punk était une vraie centrale atomique, un réservoir inépuisable de chaleur, sa présence était même apaisante. Ethel gardait les yeux mi-clos, un joint à moitié consumé coincé au coin des lèvres. Elle finit par nicher son petit visage dans son cou, à peine effleurée par l’idée qu’elle devait avoir l’air d’une allumeuse. Pour elle, cette chaleur délicieuse, qui passait si facilement du corps de Luke au sien, était vitale. Elle embrassa même sa jugulaire pour le remercier, songeant que le pauvre homme devait déjà être en manque – les quelques heures passées sur l’île lui semblaient être des jours – et sentit qu’elle pouvait lui pardonner pour cette virée en milieu sauvage. Pour la première fois, elle se sentait « bien ». La fumée bleutée emplissait sa gorge, dansait devant ses yeux, mélangeait ses pensées jusqu’à les rendre imbouffables. Son corps disparaissait dans le Néant de la défonce, elle ne sentait plus que les battements du cœur de Luke contre ses lèvres closes et sa peau au goût de sel glisser contre la sienne.

    Comment est-ce qu’ils en arrivèrent à faire l’amour dans le sable ? Elle en oublia la raison et le début même de l’acte lui échappa. Peut –être étaient-ils juste défoncés à mort, affamés de chair et de sueur, par la solitude. Ou peut-être avaient-ils reconnu, l’un dans l’autre, l’innocence la plus extrême, teintée de rouge par la luxure.
    Elle l’aima tout de suite avec une passion dévorante et impulsive, née de ses lectures romantiques. Elle devenait tour à tour Trevor, Camille, Blanche, Juliette, Nancy, Jay, Lolita, Jane, Sonia, Nova, Cléia, Ophélie, Clitemnestre, Cécile, et compagnie. Appelez ca un crush si vous voulez.

    Elle se réveilla le lendemain, persuadée que ce naufrage sentimental n’était qu’un rêve. Il faisait toujours aussi froid, le sable dissimulait mal sa nudité. Mais à côté d’elle, Luke dormait encore. Mec stupide. Un peu vaseuse, elle se leva et ramassa ses habits – ceux qui avaient survécu à la nage -. La nausée, reste de weed, lui monta à la bouche immédiatement. Elle vomit dans le sable, malade comme un chien, la tête creusée par une migraine de tous les diables.

    I don't think you trust
    In, my, self righteous suicide
    I, cry, when angels deserve to die, DIE


    Ils restèrent trois jours sur cet ilot, peut-être plus, peut-être moins. Leurs « amis » se rappelèrent miraculeusement qu’ils les avaient abandonnés là et revinrent les chercher. Ethel passa une semaine au lit, incapable de se lever. Mais, une fois qu’elle fut de nouveau sur pieds, elle se rua chez Luke pour se rassurer, se dire que tout ça n’avait pas été qu’un fantasme con. Ainsi commença une relation totalement erratique et stupidement niaise.
    Même si elle s’aperçut de sa grossesse seulement deux mois après être revenue de l’île démoniaque. Et qui pouvait bien être le père ? Cet ado attardé au regard dans le vague ? Pourtant, elle ne le quitta pas et se contenta d’avorter. Ils étaient des enfants eux-mêmes, alors comment auraient pu assumer ce bourgeon d’humanité qui grossissait dans ses entrailles ? L’avorton partit dans le néant, comme s’il n’avait jamais existé et Ethel l’oublia. Inconsciemment, peut-être pensait-elle à ces bébés abandonnés qui fleurissaient partout dans sa ville natale. Elle n’avait pas envie d’imposer une poubelle gelée au fruit de ses hormones licencieux. Cette grossesse puérile – elle acheta quelques tonnes de vêtements pour bambin, malgré tout – se solda par une décision d’adulte. Et sa relation avec Luke, même si elle avait mal commencé, reprit un cours tout à fait éloigné de la monotonie grisâtre des vies londoniennes. Elle l’aimait, furieusement, même si la masse de chaleur qu’elle lui offrait n’était que trop peu de choses par rapport à la placidité de Luke. Il était si froid, si fou… Mais ses sourires d’enfant touchaient toujours droit au but.

    Elle lui apprit la drogue, les piqures de poudre blanche dans les veines palpitantes, les crises d’hystérie à tout bout de champ. Il lui offrit le bonheur de ne plus se savoir seule. Il était devenu le centre de son monde, elle se savait ridicule mais ce n’était rien à côté du plaisir qu’elle ressentait, à le savoir toujours là pour elle. De nouveau, elle avait confiance. Elle se rapprocha d’une fille qui l’avait souvent hébergée avant, Alicia, petite blonde aux yeux pétillants et au look acidulé. Enfin, elle nageait dans un monde seulement rempli d’ados passionnément amoureux de la jeunesse.
    Moins de six mois après leur première rencontre, Luke accepta de lui présenter ses parents : Charlie et Lola Adkins – plus toute la joyeuse tribu, Ray, Calvin, Crumb et Dixie – et, à vrai dire, ça se passa plus que mal. Les parents n’étaient pas vraiment enthousiastes de devoir intégrer, comme belle fille, à leur communauté de blacks nerveux une jeune blanche aux oreilles aussi couvertes d’anneaux que celles d’un docker. Ils menacèrent de déshériter Luke et les mirent tout aussi sec à la porte après, furieux. Depuis, les deux tourtereaux imbéciles crèchent dans un petit appartement près de Soho. Du moins, c’était comme ça jusqu’à ce qu’ils décident de se payer un petit voyage « Dégustatif » à Amsterdam. Ils larguèrent tout en chemin et partirent, la bouche en cœur, vers l’aéroport.

    Malheureusement, le vol étant plein, ils optèrent pour la clandestinité et se faufilèrent discrètement dans la soute d’un avion – étrangement chargé d’énormes caisses – qui semblait partir à la même heure que celui d’Amsterdam. Ce ne fut que lorsqu’ils eurent atterris, que les deux niais s’aperçurent qu’ils étaient loins d’être au pays de la drogue gratuite. La Police les harponna au déchargement de l’avion. De là, il leur fut impossible de repartir, ils furent condamnés par la cour à trois ans de travaux pour l’intérêt publique.

    Quelle sorte de boulot ? Escort girl, bassiste, et niais-à-tout-faire.

    Ils étaient à Venise, l’Amsterdam du Sud. Ethel continua cependant à croire qu’ils étaient aux Pays Bas et se mit à aborder tous ceux qu’elle croisait avec les quelques mots qu’elle avait spécialement appris pour ce voyage. Sa niaiserie, certes touchante, n’avait plus de limites.

    Et si, Toi, tu lui disais enfin la vérité ?

    Everybody, everybody, everybody livin now,
    Everybody, everybody, everybody fucks,
    Everybody, everybody, everybody livin now,
    Everybody, everybody, everybody sucks,
    Everybody, everybody, everybody livin now,
    Everybody, everybody, everybody cries,
    Everybody, everybody, everybody livin now,
    Everybody, everybody, everybody dies,


    Lyrics :System of A down. "Violent Pornography" & "When angels deserve to die"
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Amy Allesandreli

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MessageSujet: Re: "ouuuh, j'me suis mordue la langue" Ethel. Very Nasty Girlz.    Lun 13 Déc - 10:44

*w*

*wwwwwwwwwwwwwwwwwwwww*

Tout simplement, j'adore ta fiche, tu as bien vu comment j'ai kyaté hein, bon allez, je te valide chose informe

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Elle le suivrait jusqu'en enfer
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MessageSujet: Re: "ouuuh, j'me suis mordue la langue" Ethel. Very Nasty Girlz.    

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"ouuuh, j'me suis mordue la langue" Ethel. Very Nasty Girlz.

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