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 « This is the new Bible » [PV Charlie S. Day]

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Shawn R. Lewis

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MessageSujet: « This is the new Bible » [PV Charlie S. Day]   Mar 7 Déc - 8:47

« This is the new Bible »
Feat. Shawn & Charlie





Entre inertie et réflexion, les sourcils froncés et le regard attentif, une longue journée s’était annoncée dès le matin. Oui une longue et importante journée qui allait être marquée dans l’historique du groupe si tout se passait comme prévu et si mes hypothèses se révéleraient être justes. Je ne devais rien laisser au hasard, j’allais peut être pouvoir annoncer de bonnes nouvelles à mes associés et faire avancer mes pions sur l'échiquier. L’idée positive pouvait déformer mes lèvres d’un sourire mais je restais concentré, ne pas crier victoire trop vite ~

Debout devant l’une des fenêtres usées par le temps, une cigarette se consumait entre mes doigts alors que je tenais plusieurs feuilles d’imprimante. Quelques paroles, quelques vers qui cachaient mille et une dénonciations sur le parrain de Venise et qui avaient attiré mon attention au moment même ou j’avais entendu sa chanson à la radio clandestine. Celle-ci était plutôt pas mal parmi celles que j’avais écoutées, mais malheureusement il n’y avait qu’une poignée de gens dans cette ville qui pouvaient peut être comprendre ce que cachait ces métaphores que composaient tout un album. Je les relisais dans les moindres détails, chaque ligne que j’avais déchiffrée entre les traces de stylo marquant les références. Tant de choses, de points de vue auxquels je n’avais même pas eu l’idée. Pour la première fois depuis mon arrivée ici j’étais intrigué, intéressé de trouver tous les liens comme un gamin devant une carte au trésor. J’avais été me renseigner à droite à gauche, j’avais cru abandonner à plusieurs reprises... Car aucune réponse ne m’avait pleinement satisfait jusqu’ici.

Savez-vous pourquoi ?

Une œuvre d’art, ne peut être parfaitement analysée que par l’artiste qui l’a réalisé.

Ainsi certains détails m’échappaient encore et toujours et je n’arrivais pas à me glisser dans l’esprit de la chanteuse au moment où son stylo avait craché l’encre sur le papier. Alors j’avais été me renseigner sur l’auteur même pendant plusieurs mois jusqu’à trouver.
Au final si jeune et bien concernée par ce qui arrivait dans cette ville... Dévoiler ses opinions aussi ouvertement, avoir un culot aussi arrogant pouvait la mettre en grand danger. Si jeune et insouciante... Savait-elle au moins se défendre si on la découvrait? Les assassinats d’une dictature mafieuse sont aussi simples et fréquents qu’un bonjour. Je soupirais doucement et la fumée grisâtre s’écrasait sur le plexiglas pour aller se perdre au plafond.
Pour tout vous dire, j’avais recueilli les informations laissées soigneusement rangées dans un dossier tellement pour moi c’était un point à ne pas ignorer. Ce dernier encore sorti trainait sur la table basse de la salle. Sur la couverture était collé une photo d’elle que j’avais mis des mois et des mois à avoir, d’autres renseignements plus personnels que j’avais eu via plusieurs espions pour reconstruire toute sa vie jusqu’à sa situation actuelle. Il ne manquait qu’une description précise de son caractère comme dernière pièce manquante du puzzle qui me permettrait de mieux saisir ses idées. Et toutes ces recherches dans un seul et unique but ; la trouver, la ramener ici pour que je puisse lui parler.

Éventuellement j’aurais pu me déplacer jusque chez elle. Mais peut être qu’elle n’aurait pas apprécié ce visiteur venu d’ailleurs et ayant pour seul et unique raison de venir l’interroger en sachant qui elle était alors qu’elle vivait sous couverture... Non, j’avais envoyé trois gars assez balèzes - puisque mademoiselle était une star de la chanson – pour aller la trouver et la ramener jusqu’à moi. Et puis, un chef ne se déplace pas.

Je n’avais pas très bien dormi - pas plus que d’habitude soit dit en passant mais j’avais hâte de la rencontrer et les questions que je voulais lui poser débordaient encore quand j’y pensais. J’étais probablement le premier à avoir découvert et je m’en félicitais. Me confronter à son esprit critique et découvrir qui se cachait sous ces phrases habilement retournées, j’étais le seul qui pouvait avoir ce privilège, oui, le seul et j’allais faire en sorte que ça reste ainsi. Une alliée ou si elle m’apportait ce que je voulais entendre il était fort probable que je l’intègre au clan. C’était déjà une chose que tout Venise soit contre elle et que personne n’a encore dévoilé son visage. Au moins elle devait être bien protégée et peut être que mes hommes allaient avoir un peu de mal mais sauraient se débrouiller pour me satisfaire.

Et sur le coup, je sentis la solitude m’envahir.

« Et merde... » Soupirais-je

Il me semblait bien que j’avais été trop hâtif et négligé un point important dans toute cette histoire. Étant probablement au courant de précieuses révélations, le plus important pour un succès de la mission c’était la collaboration. Or, j’avais oublié de préciser à ces gars de ne pas y aller à la bourrin, ni lui mettre un drap sur la tête pour l’embarquer de force dans une voiture ou nous aurions certainement des problèmes et d'autant plus que j'allais avoir du mal à me retenir de les descendre s'ils faisaient tout foirer. Franchement, ça craint. Je glissais mes doigts sur mon front alors que j'essayais de trouver plusieurs issues à ce problème mais du coup je m’imaginais plus le pire des scénarios et le boulot que ce serait de gagner la confiance de cette demoiselle...

Ho; je pouvais très bien continuer le jeu, et y aller par la force puisque j'étais maitre dans l'art d'arracher les mots de la bouche. Sauf qu’étant une informatrice compétente à long terme, cette méthode ne marcherait pas puisque n'étant pas ennemie j'allais certainement la relâcher. C’est très bien pour les petits coups d’enfoncer des clous dans les rotules pour faire parler mais lorsque c’était si délicat ce n’était plus du tout la même histoire. J’espérais simplement que cette bande d’idiot n’en avaient pas fait trop...Les débutants vous savez, ça se croit très vite dans un film. Heureusement que dans n’importe quelle situation j’avais un plan B bien au chaud. A compter déjà d'en coller une à ces cons si elle n'était du genre pas facile à parler si oppressée.

Un leader se doit toujours de pouvoir maitriser la situation et surtout s’il en était le seul responsable.

Ainsi, j’allais m’asseoir confortablement dans le fauteuil face à celui de ma future invitée. Je jetai un coup d’œil sur ma montre ; elle ne devait pas bien tarder dès à présent et j’avais tout de même le temps d’une relecture des paroles de ses chansons.... Ou plutôt que quelques minutes car au bout de celles-ci j’entendais déjà le verrou de la porte d’en bas et les pas lourds dans les vieux escaliers grinçant. L’oreille attentive, les localisant par mon imagination, j’attendais deux ou trois secondes après avoir reconnu le toc toc toc assez insistant de l’un de ces gaillards.

« Entrez. » Fit-je en écrasant ma cigarette dans le cendrier.

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MessageSujet: Re: « This is the new Bible » [PV Charlie S. Day]   Mar 18 Jan - 5:17


    Comment en était elle arrivé là ? Trainée de force par deux gorilles, les yeux bandés, hurlant, se débattant ...

    Mais revenons plusieurs minutes plus tôt. Charlie avait passé la journée à travailler au mc do, se noyant dans les commandes des clients, harcelée par les hamburgers trop chauds et les sodas glacials, le tout grouillant dans une ambiance salée et pseudo-compulsive. Mais le pire c'étaient les hauts talons qu'elle se devait absolument de porter, à cause de sa petite taille, sans ça les clients parlaient au vide ou au haut de sa tête. Si bien que la brunette était tombé plusieurs fois sous le regard froid de ses collègues et des vénitiens affamés.Qu'est ce que Charlie n'aurait pas donné pour rentrer chez elle, se plonger dans la musique, composer, réviser, jouer, faire danser ses doigts sur les cordes de la guitare, du piano et de tous les autres instruments que lui avait légué l'auteur de ses jours. Et fuir cet effroyable fast food puant la sauce et le sel.

    La journée finissait à 17h, à 16h50 Charlie finissait sa dernière commande et se prépara à rentrer chez elle. Elle repartit vers le vestiaire, attrapa son petit manteau, ses petits gants, bref, tous ses accessoirs miniatures pour affronter le froid de Venise en hiver. Elle sortit du mac do, emmitouflée dans son écharpe rose, le nez rougit par le vent glacial qui lui fouettait le visage, passa devant deux grands hommes au chapeau noir et s'élança dans la direction de sa maison. Il ne fallut pas longtemps à Charlie pour repérer que ces deux hommes la suivait. Ils s'approchèrent et contournèrent un paté de maison pour arriver juste devant l'adolescente.

    « Mademoiselle, s'il vous plait, veuillez nous suivre. »


    Charlie s'arrêta quelques mètres devant les deux hommes, recula de quelques pas puis s'enfuit d'un coup.

    Commença à partir d'ici une course poursuite effrénée entre une naine et deux bonhommes d'un mètre 80, mafieux pour sûr. Et c'est qu'elle courrait vite la petite. Elle les emmena dans les tréfonds de venise, qu'elle connaissait comme sa poche.. mais visiblement eux aussi les connaissaient comme leur poche. Après une formidable course poursuite Charlie arriva devant un cul de sac. Elle commença à essayer de monter à la grille, comme un petit chat qui grimpe, s'enfuyant à l'approche du chien. Mais elle n'allait pas assez vite, un des deux hommes lui attrapa le pied. Charlie glissa puis se mit à se débattre comme une folle, mordant, griffant, donnant des coups, jurant, les traitant de tous les noms. Impossible à calmer ils finirent quand même par la maitriser, après tout, une gamine contre deux hommes baraqués, que vouliez vous qu'elle fasse ? Ils la plaquèrent au sol, lui passèrent des menottes aux poignets et l'embarquèrent.


    Elle se débattait encore quand ils arrivèrent enfin à destination. Ils lui enlevèrent le bandeau qui la gardait aveugle. Ils l'amenèrent devant une porte, un des gorilles frappa et on entendit un simple "entrez", froid, concis. Les deux hommes soulevèrent Charlie quand ils entrèrent dans la pièce. Elle était grise, insalubre, rongée par le temps.

    « Voilà la chose boss, ça a pas été facile, AIE ELLE M'A MORDUE LA SALE PETITE....»


    Charlie grogna puis les deux gorilles l'installèrent sur le siège en face de l'homme... la jeune fille l'observa attentivement. Il avait des cheveux gris, des mèches grises, il avait l'air jeune, il avait un air sévère, ou l'air de l'homme qui sait ce qu'il fait. Day fit la grimace puis vociféra.

    « C'est vous le chef de ces deux crétins? Libérez moi sur le champ. Qu'est ce que vous me voulez? »

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Shawn R. Lewis

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MessageSujet: Re: « This is the new Bible » [PV Charlie S. Day]   Mar 18 Jan - 7:39

Ce fut rapide et prévisible, ainsi ils entrèrent avec la demoiselle et la fit s’asseoir juste en face de moi après lui avoir retiré le bandeau des yeux. Pourquoi être aussi vieux jeu ? A quoi servait-il de maudit bandeau puisque je ne me cachais pas d’elle et que ça ne l’avait pas empêché de hurler ? Un moment de confusion où je regardais les deux gorilles de façon idiote. J’aurais dû me douter qu’ils se prendraient pour des James Bond version perdants. Mais je ne m’en était pas plaint puisqu’ils me l’avaient ramenée sans bleus et sans écorchures. A contrario elle avait mordu l’un des deux, ce qui me fit jubiler intérieurement alors qu’il me regardait comme en se demandant comment il devait réagir.

« A quoi tu t’attendais hein ? » lançais-je à ce crétin

Je levai doucement les yeux vers lui, menaçant, qu’il n’insulte pas mon invitée ou sa tête allait se retrouver dans un mur sans qu’il ne s’en aperçoive. Les deux livreurs firent demi-tour, prenant l’initiative de se mettre eux même dehors avant que je me mette à leur aboyer dessus. C’est qu’ils comprenaient vite ma façon de faire, ils savaient qu’avec moi rien n’était rigolo. Mais qu’ils s’en aillent était autant pour moi de tenter de la mettre à l’aise et éventuellement lui faire oublier la manière dont je l’avais fait venir jusqu’à moi. Juste avant qu’ils ferment la porte, je m’éclaircissais la voix d’un raclement de gorge dans le but d’attirer l’attention du plus costaud des deux

« Sers-lui à boire. » Fis-je sans concessions.

« Mais boss, c’est pas à moi de faire le service à thé ! » rouspéta t-il

« Non non, un jus de fruit suffira. »

Il referma la porte sans rien dire mais en marmonnant quelques phrases évidentes que je n’avais pas intérêt à deviner. Bien sûr qu’il allait s’exécuter, il était obligé de le faire malgré ses grognements n’est ce pas ? Mais en attendant voilà que la salle était plongée dans le silence, en maitre des lieux j’avais fini par croiser le regard de la jeune fille, l’observant sans retenue et les moindres traits de son visage. Une petite poupée bien agréable à regarder, qui sait à quel point elle devait être une fille énergique pour avoir été jusqu’à mordre l’autre bourrin qui ne sentait rien même quand on lui plantait des aiguilles dans le bras. Alors que je glissais machinalement mon pouce entre mes doigts, instant de réflexion, ce fut au bout d’un instant que je me décidai seulement à répondre à ses questions basiques.

« Tu supposes bien, je suis en effet leur chef. »

Un sourire plus ou moins narquois vint laver les attraits neutres et froids qui crispaient mon visage tandis que je comptais continuer sur ma lancée. Mais c’était l’autre grand gaillard qui coupa court et revenait avec un petit plateau dressé dessus un verre de jus de fruits qu’il déposa soigneusement devant la jeune fille, sur la table basse. Aussi distant certainement pour éviter de se refaire mordre. Mal à l’aise et se sentant rabaissé à jouer le serveur alors qu’il s’était cru Lara Croft quelques minutes avant, il était vite reparti dans le sens inverse. Ça lui fera les pieds.

Et moi je me redressai dans mon fauteuil, il était mal poli de ma part de lui parler en étant affalé comme un pacha. Les mains liées, coudes sur les bras du fauteuil et légèrement penché en avant, c’est toujours aussi calme qu’un bonjour que je me dévoilais peu à peu.

« Il me faudrait une semaine entière pour t’expliquer la façon dont j’ai dressé ton portrait robot Day. Mais sois donc tranquille, je ne suis pas ton ennemi ni un fan hystérique. Je suis un humble rebelle, curieux de tes textes et des sous entendus monstres qu’ils dévoilent. »

J’inspirais profondément et sans lui laisser la possibilité de faire une quelconque remarque, je continuais.

« Tu dois savoir Charlie, que je suis comme toi, je déteste le parrain à un point que je ne saurais dire. »

Ainsi se déroulait mon discours ; dans la tranquillité et le calme, ensuite viendrait le temps des questions. On ne sait jamais si le voyage a provoqué un trouble dans son esprit. Mieux valait ne pas la brusquer parce que toute cette histoire pouvait lui être autant défavorable que moi. Mais ce serait dommage de la dénoncer au grand Venise qui met sa tête à prix une si jolie petite chose pleine de potentiel. Quoi que la récompense pouvait me servir de compensation...

Il ne fallait pas se hâter et penser au pire, je n’avais pas non plus envie de m’énerver alors que je maudissais la vie de ne pas avoir encore inventé la machine à vider les souvenirs. Autrement je n’aurais pas été bêtement là à tâter le terrain d’une alliance.

« Et toi, comment t’es venue cette haine envers lui ?»

Autant continuer doucement malgré les répliques noires qui ne demandaient qu’à sortir, puisque je ne la connaissais pas plus que par papier, je ne pouvais immédiatement concevoir d’être plus ferme et la mettre devant les faits et surtout la merde dans laquelle je l’avais mise. Peut être était elle assez maline pour l’avoir deviné, peut être ne le savait elle pas encore. Ce qui me permettrait de faire un rapide constat sur sa manière de réfléchir.
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MessageSujet: Re: « This is the new Bible » [PV Charlie S. Day]   Mar 22 Mar - 0:39



    « Tu supposes bien, je suis en effet leur chef. »


    Charlie lui lança un regard bien noir comme elle savait si bien le faire. Ah, c'était bien lui le chef, raison de plus pour se montrer encore plus dédaigneuse. Elle observa en détail les traits de ce garçon. Il était plutôt mignon, ses traits étaient fins, son regard perçant, ah, un rictus vient se former sur ses lèvres pâles. La brunette écarquille les yeux, les sourcils froncés. Elle n'a pas peur, oh, non, elle ne craint rien la petite et forte Day. Après tout elle est Day, et Day dans une situation pareille garderait le visage droit et inaccessible. C'est ce qu'elle se dit pour se donner du courage. Elle s'attend à être torturée physiquement et mentalement, mais elle tiendra. Elle sait bien ce qu'elle risque en admettant qu'elle est Day, parce que oui, tous ces hommes ont du découvrir qui elle est, autrement elle ne se serait pas faite capturer, après tout elle n'a rien fait de mal, à part dire la vérité. Oui, il pourrait la faire souffrir, l'attacher par les pieds, essayer de la noyer, rien n'y fera, elle ne dira rien. Reste plus qu'à espérer que ces types ne sont pas du côté du parrain, dans le cas contraire elle est vraiment perdue. Le chef se lève et Charlie le suit des yeux, se débattant toujours pour se détacher, mais sans succès. Oh, elle a de l'énergie à revendre la petite, qu'importe qu'elle soit à moitié morte elle continuera toujours à lutter, c'est ce qui fait d'elle quelqu'un de fort.


    « Il me faudrait une semaine entière pour t’expliquer la façon dont j’ai dressé ton portrait robot Day. Mais sois donc tranquille, je ne suis pas ton ennemi ni un fan hystérique. Je suis un humble rebelle, curieux de tes textes et des sous entendus monstres qu’ils dévoilent. »


    L'adolescente est partagée, d'un côté elle se sent rassurée, ce mec est un rebelle... et d'un autre côté c'est vexant qu'ils aient pu faire son portrait si facilement. Mais attendez peut être qu'il ment, pour la faire parler, pour la faire avouer qu'elle est Day, c'est peut être un piège. Charlie n'est pas dupe, Charlie a finit par n'avoir confiance en personne, c'est comme ça qu'on peut survivre à Venise. Dés que vous croyez en les autres vous finirez vite par vous faire assassiner. Son père lui avait enseigné tout ça et à part Amadeo Day n'avait confiance en personne. Même pas en Luke, même pas en Vincent ni ses autres musiciens. Alors ce type qu'elle ne connait ni d'Eve ni d'Adam se pointe et il voudrait qu'elle le croit ? Qu'il aille rêver ailleurs.

    « Qu'est ce qui me dit que vous ne mentez pas? »


    Elle évite de parler de Day. Day doit rester un inconnu. Merde, c'était fini, elle n'était plus anonyme, ce type l'avait découverte.

    « Tu dois savoir Charlie, que je suis comme toi, je déteste le parrain à un point que je ne saurais dire. »


    Charlie se redresse, cligne des yeux et arrête de se débattre. Ce type avait l'air sincère quand il parlait du parrain. Attendez, un type puissant, qui déteste le parrain. Ce ne serait pas le chef de la taupe de feu ? Cette perspective vient s'accrocher dans l'esprit de l'adolescente, son coeur accélère. Bon Dieu, si c'est lui c'est alors vraiment intéressant. Mais restons calme, ce type la manipule peut être.

    « Qui êtes vous? »

    Elle plonge son regard doré dans les yeux du type. Déterminée, impatiente d'avoir la réponse. Mais il continue.

    « Et toi, comment t’es venue cette haine envers lui ?»


    Elle cligne de nouveau des yeux. Cette question la prend au dépourvu. Comment cette haine lui est venu ? Peut elle répondre sans craindre ? Et puis merde, et la liberté d'expression ? Tant pis si ce type est une sbire du parrain, au pire elle mourra, mais Day lui, continuera d'exister, et c'est le plus important.

    « Depuis qu'il tue des innocents, depuis qu'il a imposé se dictature, depuis que notre monde est devenu un enfer à cause de lui. »

    « Mais parlez moi de vous, visiblement vous connaissez tout sur moi mais moi rien sur vous, et je n'accepterai rien si vous ne dites pas qui vous êtes. »


    Elle fronce les sourcils, déterminée, oh petite Charlie, peut être te jettes tu dans la gueule du loup.
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MessageSujet: Re: « This is the new Bible » [PV Charlie S. Day]   

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