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 Lennart. Take my rotten heart away.

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Lennart.W.Kyd

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Messages : 68
Date d'inscription : 25/10/2010
Age : 26
Localisation : Dans la tombe de Shakespeare
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MessageSujet: Lennart. Take my rotten heart away.   Lun 25 Oct - 6:19

Identity


    Prénom(s) : Lennart, Wild
    Nom : Kyd
    Surnom : Hamlet ou Lolitophile
    Date de Naissance et âge : 25 ans, 31 Août 2175
    Nationalité : Suédois
    Groupe : Scappini Danati. On a la classe ou on ne l'a pas, hein.
    Manie, habitude, tic : Fume des Lucky's, tapote ses doigts sur la table en rythme [genre, sur Peer Gryn], tripote ce qu'il a à portée de main, regarde dans le vide...
    Profession : PDG de la Tanière de Zeus. Proxénète, quoi.
    Sous Groupe : /

Come on ! Let me look at you…


    Du bout des ongles jusqu’à ses mèches blondes, Lennart exhalait une aura scandinave. Glaciale, quoi, mais qui allait pourtant bien avec ses sourires sucrés. Grand, blond, yeux bleus like the Volga. Et tout à fait séduisant, avec ça. Mais charmeur comme un adolescent inconscient de ses avantages – on croirait presque à son innocence dans ces conditions là -

    Que dire sur son visage androgyne ? Ah oui. Des traits fins qui semblaient plus appartenir à une femme qu’à un homme, un nez droit – vous ne vous en doutiez pas qu’au centre de ce visage, il y en aurait un, avouez 8D - et des lèvres qui, lorsqu’elles esquissaient un mauvais sourire, donnaient plus envie de les mordre avec passion, plutôt que de les haïr pour l’humour douteux qu’elles laissaient passer. Elles étaient fines, légèrement rosée, trop féminines, mais elles allaient bien avec le reste du corps. Tant qu’on ne baissait pas les yeux sur son torse plat et sans muscle, on pouvait le prendre pour une femme aux traits anguleux. Les yeux, quant à eux, restaient souvent gelés, comme si seules ses lèvres souriaient. Bleu glace, pleins de ténèbres, ils étaient protégés par de fins cils blonds, dont l’ombre se peignait à peine sur les joues pâles quand Lennart fermait les yeux.

    Il avait pris la mauvaise habitude, superficielle to the extreme, de passer la main dans ses mèches blondes qui retombaient sur sa nuque. Ou alors, il les attachait sur sa nuque frêle. Il avait totalement l’air d’un adulte, et son visage, seul, se transformait lorsqu’il s’adressait à son public, devenant presque celui d’une adolscente.

    Et puis, il était grand. Plutôt mince – il n’aimait pas beaucoup les choses sucrées, contrairement à ce que ses habitudes pouvaient laisser penser – et était habillé de façon trrrrés peu sobre. En plus d’être proxénète, il avait des talents en médecine et ne se privait pas de la blouse blanche à la mords moi l’noeud que les internes portent dans les hôpitaux. Paraît que ça fait classe. Sinon, le reste du temps, il aimait bien les fringues bling bling. Pas façon drag queen, hein. Veston léopard ouvert sur son ventre plat, jean qui serrait ses jambes fines jusqu’à les faire ressembler à des mikado, des dock’s au pied, et vernis bleu métallique sur les ongles.
    Non, vraiment, il ne voulait pas grandir, si c’était pour perdre son visage d’androgyne et sa voix légèrement rauque, dandyesque et méprisante sur les accents.


Wanna' understand you, my friend...


    « …Socialement incompatible. »

    Vraiment ? VRAIMENT ?

    Et pourtant, Lennart Kyd était du genre joyeux. Il souriait aux insultes, aux mafieux, aux enfants. Surtout aux enfants. Les mômes, il adore ça. Pas besoin d’avoir un doctorat en psycho’ pour voir que le type est atteint du syndrome de Peter Pan. Il idolâtre quasiment la jeunesse et la beauté, sourit d’un air mielleux, et use de ses charmes scandinaves comme un gamin qui n’a pas conscience de son pouvoir, pour mieux saisir sa proie entre ses mâchoires.
    Ou pas.

    Tout ça, c’est un jeu pour amadouer le client. Le « vrai » Lennart se cache derrière ce masque de candeur. Celui-là est hypocrite, gelé, calculateur. Tout à fait différent du premier, quoi. Il prend plaisir à détruire ceux qui sont fascinés par ses yeux gelés, il en jouit, carrément. En bon dandy souriant qui dissimule un ogre, l’homme a toujours besoin de nouvelles victimes. Il ne survit qu’en séduisant, sans pour autant être une « pute », puisqu’il ne va jamais jusqu’au bout. Lenny se contente d’un sourire enfantin, d’un clin d’œil appuyé ; il caresse la main de la proie, lui chuchote quelques mots à l’oreille d’une voix légèrement rauque. Et puis, une fois que la chose est conquise, il l’écrase avec les confessions qu’il lui a arrachées. Bref, en réalité, Lennart est un beau connard. Ne faites jamais confiance à son sourire de gamin.

    Et puis, Il ne s’attache pas aux autres, n’a pas d’amis. Seulement des fantasmes de gamin gâté qu’il ne laisse jamais s’échapper hors de ses lèvres d’androgyne. Comment un tel visage – définitivement adorable et délicat - peut-il dissimuler l’autre partie, la « cynique » ? On se doute toujours qu’il est trop naïf pour être honnête, mais lorsque le piège se referme, il est déjà trop tard. Le blond vise toujours la jugulaire palpitante de sa proie pour mordre. Lennart s’adapte à toutes les conversations, il a un besoin vital du regard des autres. Accessoirement, il est plutôt vicieux, et, s’il le pouvait, il s’entourerait uniquement de gamins aux yeux vides. C’est p’têtre pour ça que sa spécialité reste le trafic des mineurs. Il cherche les adolescents en mal d’argent dans les quartiers pourris de Venise – les jeunes junkies au bord de l’overdose de misère, les idéalistes, les cyniques aux yeux cernés, les fugueurs – pour les installer dans une maison close. Bizarrement, c’est un truc qui marche bien. Faut croire que des pervers, y’a que ça dans la Venise Déchue. Mais, Lennart se fond parfaitement dans cette masse de mafieux. Il est bi polaire… A la fois adulte et gamin, sucré et acide, visible et invisible. La maison qu’il a installée pour ses petits protégés est un Never Land illuminé par des bougies parfumées à la guimauve. Les adolescents aux corps sveltes peuvent se prélasser sur des lits violets en forme de cœur. Des rideaux rouges laissent imaginer aux passants toutes les merveilles que peut contenir « la Tanière de Zeus » [pédophile et séducteur par excellence]. Et dire que ce monde-là, presque à l’écart du monde réel, c’est l’œuvre de Lennart, suédois en mal d’attention, seulement bon à vivre avec de jeunes créatures alanguies autour de lui, comme dans un monde oú elles n’auraient pas à se soucier de l’argent. Faut ajouter que Peter Pan, en grandissant, est devenu un proxénète efficace et que l’enfant dissimule bien l’adulte sous les sourires ♥ Jeux de fou

    Socialement incompatible, donc ? Tout à fait. Méfiez-vous du loup caché dans la bergerie. Il peut vous attaquer à tout instant.


And me? And me?


    Ce qu'il pense précisement de la Mafia
    : Que ce sont des requins assoiffés de misère. C'tout et c'est pas leur faute.
    A t-il déjà eu affaire à la Mafia : Pas spécialement. Il gére son p'tit truc le plus loin possible de ces types là, et pourtant, il lui arrive d'avoir affaire à eux - ca arrive à tout le monde de marcher sur le territoire d'un autre, voyons. Et c'est vulgaire comme tout un mafieux -. Mais son business n'est pas encore assez imposant pour attirer l'attention de ces fameux requins aux dents acérées.


Tell me who you are...


    « Le visage du Diable est celui du Besoin absolu… La suite, demain soir. »

    Lennart reposa « Le festin Nu » sur la table et tira la couette du gamin jusqu’à son menton pointu. Le môme fixa sur lui ses grands yeux verts, avec un petit soupir impatient, et se laissa tomber sur ses oreillers :

    « Tu dors avec moi maintenant ? » Murmura-t-il doucement

    Lenny baissa les yeux vers l’enfant, silencieux. Il ne pouvait pas résister au regard acide d’Hadrian ; même si le garçonnet était actuellement son prisonnier, le bourreau ne lui refusait pas grand-chose. Surtout, ce genre…de trucs un peu sales que Hadrian avait pris l’habitude de demander, sans que Lennart ait même à y penser. Il ne le considérait pas comme un enfant, c'était même devenu impossible de le voir comme tel. Le gamin était...littéralement démoniaque. Le grand blond éteignit la lumière et retira ses vêtements avant de se coucher auprès du petit corps brûlant. Il sentit les bras minces s’enrouler autour de son cou, les lèvres du chérubin se presser contre les siennes. Petit ange, tu parles. Celui qu’il serrait contre son torse glabre n’était rien d’autre qu’un démon de la Luxure. Mais, jamais il n’oserait se plaindre de ce cadeau offert par la Providence. Il l’aimait beaucoup trop.


    Lennart avait grandi en Suède, à Skellefteà. Sur son enfance, rien à redire. Il était né dans un petit cocon rassurant, autrement appelé « la tribu Kyd » - papa, maman, papi, mamie, tatie, tonton, etc -. Fils unique de ses fonctionnaires de parents, il avait été choyé, protégé, gâté. Lennart était un gamin calme et plutôt intelligent, qui n’eut aucun mal à s’approprier le cœur de toutes les personnes qui l’entouraient. L’égoïsme était sa valeur principale de l’époque. Ne vivre que pour soi-même, toujours. Le regard des autres ne servait qu’à le rendre meilleur à ses propres yeux. Le gamin était extrêmement sociable, il fut placé dans une très bonne école primaire et grandit dans une perfection apparente, sans poser de problème à son entourage. Il était même trop calme – ce qui lui permet d’être élu délégué chaque année jusqu’au lycée 8D – et passait, parfois, des journées à feuilleter des livres techniquement trop durs pour lui. Ce fut ces passionnantes lectures qui le poussèrent, une fois étudiant, à partir pour Stockholm. La capitale avait une meilleure université que sa petite ville du bord de mer.

    L’adolescent au regard froid se mit en tête de préparer un doctorat de psychologie, pour décortiquer encore mieux les mœurs et les pensées de ceux qui se pressaient autour de lui. Mais, à 19 ans, ce fut le choc qui changea toutes ses valeurs. Un coup de foudre brusque et violent, comme on n’en fait plus dans les films hollywoodiens.

    Il croisa un enfant. Hadrian. Le gamin était avec sa mère, en train de lécher une sucette devant une vitrine. Pas plus de 10 ans, un visage adorable et des yeux verts incroyables que Lennart eut envie de gober, le petit fixait les mannequins avec un calme particulier. Lennart sentit les battements de son cœur s’accélérer. Il voulait cet enfant, et ce serait bien la première fois qu’il céderait à ses pulsions. Il l’observa longuement, gravant dans sa tête le dessin régulier de ses lèvres rougies par la sucette, le glissement léger de ses mèches blondes sur sa nuque. Un feu violent brûlait déjà dans son ventre, allumait un brasier dans chaque cellule de son corps. Il avait beau essayait de se concentrer sur autre chose, le visage poupin lui revenait toujours en pleine figure. Soudain, le gamin tourna la tête vers lui. Lennart, qui avait toujours observé les autres avec froideur, se sentit fouillé à son tour par les prunelles radioactives, jugé même. L’enfant tira sur la main de sa mère, pour attirer son attention. Lennart, devinant qu’il n’avait pas du tout été discret, s’enfonça dans l’ombre. Mais ce fut seulement pour voir le petit courir vers lui. Son cœur sursauta brutalement entre ses côtes resserrées par l’angoisse :

    « Emmenez moi avec vous, monsieur. » Murmura le gamin aux joues rougies par le vent
    « Pardon ? »
    « Emmenez moi avec vous, j’ai dit »


    Sa voix était fluette, totalement anonyme. Elle aurait pu tout aussi bien appartenir à un garçonnet qu’à une fillette. Lennart, muet d’étonnement, sentit une petite main froide se glisser dans la sienne. Tout cela lui paraissait trop beau pour être vrai. Il hissa le gamin contre son torse et, sans plus réfléchir, partit en courant.



    Hadrian avait dix ans et un caractère étrange. A la fois téméraire et prude, capricieux et mature. Il se comportait parfois comme un simple enfant, alors qu’un adulte semblait se cacher derrière ses sourires les plus puériles. Il avait tout de suite deviné les intentions de son…amant, au premier regard. Lennart était totalement sous son emprise, même s’il lui restait un peu de jugeote pour voir le danger d’une telle dépendance. Et pourtant, il ne pouvait pas s’empêcher d’offrir au gamin tout ce qu’il désirait. La nuit, ils dormaient l’un contre l’autre, le petit collé contre son torse froid. Le grand blond ne comprit jamais ce qui avait motivé Hadrian à partir aussi brutalement avec lui et, encore plus étrange, à rester là, seul dans cette maison, pendant que son bourreau retournait à l’université. Lenny le retrouvait toujours à la même place lorsqu’il rentrait, le soir. Bientôt, les avis de recherche couvrirent les poteaux, affichant le sourire insolent d’Hadrian, mais Lennart ne put jamais se résoudre à le rendre à sa famille. Il le chérissait abominablement trop, déjà.

    Pourtant, le gamin était capricieux. Il voulait toujours plus. Lennart s’était cru fin manipulateur jusqu’à là, mais il était bien obligé de reconnaître qu’il y avait plus fort que lui, et ce maître calculateur avait seulement un visage délicieux comme arme. Et le pire était que le grand blond adorait se faire manipuler par les mots doucereux du gamin :

    « Chaque jour, tu pilles mon âme avec tes charmes… » Murmura-t-il, un soir, glissant sa main toujours gelée contre les lèvres de l’enfant

    Hadrian mordilla lentement ses doigts et cligna des yeux dans l’obscurité :

    « Mmh, n’avais tu pas conscience de ce qui t’attendait quand tu m’as pris dans tes bras la première fois ? »

    Non, pas du tout.

    Sa vie avec Hadrian lui semblait presque irréelle. Ce gamin n’agissait pas du tout comme un vrai môme. Il parlait bien, était docile la nuit et, son caractère puéril n’apparaissait que pendant ses plus grandes crises, ou lorsqu’il réclamait quelque chose. Il ne jetait pas la bouffe partout, se tenait bien quand ils sortaient, ne chouinait pas tout le temps… Oú était le mal dans ce qu’ils faisaient, alors, si le petit avait un tempérament d’adulte ?

    Cela dura… un an… deux ans… trois ans… Lennart commença sa thèse sur le sujet très simple de « Mœurs et habitudes des enfants dominateurs, autrement appelés Enfants Rois ». Mais bon, il avait très bien conscience que cette histoire pourrie avec Hadrian ne pouvait durer ; c'était trop...bien pour lui, trop irréel. Il était heureux, pourtant. Hadrian, depuis quelques temps, avait commencé à dévorer tous les livres de sa bibliothèque, comme s'il cherchait une réponse, Lennart le sentait distant. Et c’était quasiment contre sa volonté qu’il voulait mettre un terme à cette histoire. Pourquoi ? Parce qu’il l’aimait au point de vouloir le tuer. Et ce genre de désir ne mène nulle part, qu'à la destruction pure et simple de l'objet aimée. Partir de la pédophilie homosexuelle et se retrouver devant un tribunal pour homicide volontaire, quoi.

    Un soir, il se planta devant l’adolescent, une valise déjà remplie à la main :

    « Demain, je vais disparaître de ta vie. »

    Hadrian se leva brusquement, laissant tomber le livre qu’il avait à la main. Il avait toutes les cartes en main pour le retenir, il le savait bien. Aussi, se jeta il directement au cou de Lennart, et colla sa langue contre sa jugulaire frémissante :

    « Tu ne peux pas m’abandonner maintenant. Je vais te dénoncer, te détruire. Je vais te manquer, tu y as pensé ? Je vais dire à tout le monde que tu m'as violé ! TU N'AS PAS LE DROIT DE ME QUITTER ! »


    Lenny resta silencieux, les yeux perdus dans le vague, presque hostile. Son coeur saignait avec violence, on aurait pu mettre des seaux sous son corps pour recueillir les larmes sanglantes qui coulait de chaque pore de sa chair :

    « Pourquoi es-tu venu me voir il y a trois ans ? Comme ça, spontanément ? Pourquoi as tu pris ma main ? Pourquoi avoir décidé de vouer ton enfance à ca ? »
    « Parce que je voulais autre chose que ce que ma famille pouvait m’offrir. Je voulais quelque chose… de plus et ca, j'ai deviné que tu pouvais me l'offrir. Je l'ai tout de suite su, à ta façon de me regarder. Ce n'est pas un crime d'aimer un adulte, c'en est un d'ignorer un amour pareil. Car...tu m'aimes, non ? Alors pourquoi vouloir me laisser derrière toi ? »


    Vu sous cet angle là… Lennart était il tombé sur un quelconque surdoué qui avait repéré au premier coup d’œil les avantages qu’il pourrait tirer de sa vie avec lui ? Dunno. Il caressa doucement la joue encore imberbe :

    « Mh, non. Je pars. Je veux aussi quelque chose de plus, et là oú je vais, tu ne seras qu’un boulet. Tu n'y auras pas ta place. »


    Les yeux verts prirent une teinte métallique, corrosive, qui imbiba l’âme de Lennart de remord. Le visage poupin s’était déjà fermé, l’adulte regardait le bourreau à travers le masque qu’était devenue la figure androgyne d’Hadrian. Puis, il se détourna, lentement.

    « Va-t’en alors, je ne veux plus te voir ! »

    Sa voix avait pris des accents pleurnichards et tremblait. Lennart se demanda une dernière fois si c’était de la comédie, avant de sortir de la pièce.

    Le lendemain, après une nuit solitaire, Lennart mit un bandeau sur les yeux verts de son protégé. En trois ans, Hadrian n’était pas sorti souvent de l’appartement. Et il avait beaucoup de mal à se repérer dans le quartier. Lenny profitait de cet avantage pour l’abandonner dans un centre commercial éloigné de là oú il habitait. Durant tout le trajet, Hadrian resta silencieux, le visage tourné vers la vitre comme s’il voyait quelque chose à travers le tissu. Pas un seul mot ne franchit ses lèvres pâles lorsque son bourreau se pencha pour l’embrasser une dernière fois. Geste symbolique et stupide, mais indispensable. Lennart descendit de voiture et alla ouvrir la portière. Il retira le bandeau de l’adolescent, gravant dans sa mémoire chaque détail de son expression boudeuse :

    « Eh bien, aurevoir Hadrian. »

    Il sentit sa gorge se bloquer lorsque le petit blond lui adressa un regard meurtrier :

    « Tu reviendras me chercher quand je serais grand ? » Lâcha t il d’une voix alourdie par les sanglots
    « Peut-être. SI tu n’es pas devenu un petit con entre temps. »

    Hadrian daigna sourire. Son rictus malicieux se planta directement dans le cœur de Lennart :

    « Jamais, je ne deviendrai jamais comme « tout le monde », parce que moi, j’ai ces trois ans de maturité avec toi. »

    Lenny haussa les épaules et fit le tour de la voiture :

    « Dans ce cas, attends-moi. »

    Il savait bien qu’il ne reviendrait pas. Quand il démarra, son regard glissa sur le rétroviseur. Il vit Hadrian qui s’éloignait peu à peu, les yeux brouillés par les larmes. Lennart eut envie, immédiatement, de faire demi tour, mais il s’en empêcha, crispant ses mains livides sur le volant. Never land ne se trouvait pas dans les yeux corrosifs de l’adolescent. L’enfant allait grandir, et finalement devenir un « petit con », haut QI ou pas. Contre ça, il n’y avait pas de « potion magique » ou de poudre de fée. C'était la loi de la Société. Lennart sentit son cœur se briser, distinctement. Il lui sembla entendre le « crac » définitif, et le bruit des morceaux sanglants heurtant ses côtes.

    Il débarqua deux jours plus tard à Venise la Déchue, souhaitant y créer son Neverland personnel. Comme il s’entendait bien avec les adolescents, il en rassembla quelques-uns autour de lui, dans cette bâtisse immense et parfumée aux sucreries qui devint rapidement « La Tanière de Zeus », autrement dit Le Pays D’oú l’on Ne Revient Jamais. Il leur donna des nouveaux noms, les retapa – vulgairement parlant – et leur offrit la possibilité de séduire tout ce qu’ils voudraient, avant de les mettre à la porte dès que les premiers signes de maturité apparaissaient – gras qui s’amoncelle sur les hanches, volonté d’économiser…-. La Venise Déchue ne manque jamais de jeunes âmes perdues.

    Son but ? Ancrer dans les esprits que l’enfance est une denrée précieuse qui pourrit vite et que rien ne peut arrêter la mort de la jeunesse svelte. Que tout va vers la déchéance. A commencer par ces lèvres avides de pouvoir, ces yeux allumés par une flamme vive qui ne survit jamais...

    Jonché de fleurs si belles
    Qui, à sa tombe, n’ont pas été
    Le pleurer d’une pluie d’amour fidèle.



And... you?


      Votre pseudo : Badland
      Age, sexe : 999 ans, comme Mew.
      Avatar de votre personnage : Raphael, Angel Sanctuary
      Comment avez-vous connu le forum ? Certains admins bavards
      Qu'aimez-vous/Détestez-vous dedans ? Hmmm... Violence iz good
      Spoiler:
       
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Amy Allesandreli

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MessageSujet: Re: Lennart. Take my rotten heart away.   Mar 26 Oct - 0:20

Bienvenue sur Infam Industry !

Oooh. Je kiffe la relation entre Lenny et Hadrian, j'ai fort joui

Allez, je te valide sans plus tarder, have fun

~> Scappini Dannati

______________________________________________________


Elle le suivrait jusqu'en enfer
Et même l'enfer c'est pas grand chose
À côté d'être seule sur terre

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