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 Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]

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Dimitri A. Visconti

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MessageSujet: Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]   Mar 4 Mai - 7:33

[j'ai pas pu m'en empêcher... Excuse-moi. >D]




    J'me retourne dans mon lit, j'sens cette douleur dans le ventre qui revient.
    Ça faisait plusieurs semaines que cette merde m'avait pas tiraillé comme elle le fait maintenant, mais ça n'empêche que là, ça me tue.

    Putain, il est parti ou, Dori ?

    J'espère plus que tout que cet idiot soit allé acheter des croissants. Ce serait chou. Mais non, s'il est pas là, c'est qu'il a peut-être fait une crise, et qu'il est allé buter un type aux yeux de tous. Quel idiot, j'vous jure. Je sais même pas si il était là cette nuit. Je sais jamais ce qu'il fout, de toute façon ; qu'il aille baiser, qu'il aille tuer, qu'il aille manger, ou bien souffler tranquille, je sais rien de lui et de sa vie. Y'avait juste eu ces deux fois ou peut-être que c'est un putain de dieu qui nous a mi – puis re – sur le même chemin.
    Eh ben, j'veux pas dire, mais que se soit une coïncidence ou bien la « fatalité », comme certain l'appelle, moi ça m'arrange pas.
    Pour la petite histoire, je rappelle aux inconnus que la fois ou j'ai accueilli dans ma piaule un ami, ça s'est fini en assassinat sanglant version « dents de la mer ». Alors maintenant, je me méfie.... et encore plus de ceux qui se taisent.

    J'aime pas le silence. Je déteste le silence. C'est un putain de truc qui m'angoisse. Alors quand c'est des potes à moi qui prennent ce silence, j'aime encore moins. Trop nul. Dori lui, je préfère pas lui demander. Parce que sinon, l'estimation de ma durée de vie serait surement très fortement réduite.
    Alors il vit, et moi aussi. Mais le jour où il me racontera sa vie, j'estimerai avoir marqué un point.

    … jusque là, on doit être à Dori : 2598. Dimi : 0. Alors ma revanche sur lui, viendra un jour ou j'la prendrais.

    Tout ça pour en arriver au fait que je souffre. J'sais plus ce qui est arrivé. Une cuite, hier soir? Non. Un petit boulot qui a mal tourné? Non plus. Une aventure mal terminée? Jamais de la vie, pas en présence d'un psychopathe dans ma baraque. J'tente de me lever. Aie.
    M'assoir sur le rebord de mon lit relève de l'épreuve de force, tant je galère à bouger sans manquer de ne pas crier. Je risquerai d'alerter tout l'immeuble, et même si les trois quart est composé de clochards, je préféré prévenir que guérir. Sans mauvais jeu de mot.
    Alors, je décide, sans grande conviction, de me masser le ventre. Ça marche avec des médecins, pourquoi moi je pourrais pas? J'me rallonge, j'ai toujours pas touché ma peau engourdie depuis mon réveil.
    Alors je pose précipitamment ma main sur un récif de l'océan pacifique qu'est devenu mon ventre.

    « PUTAAAAAAAAAAAAIN. »

    J'avais dit que je criais pas.
    C'est perdu pour ce coup là.

    Le « précipitamment » était en trop, je pense.
    J'regarde si l'autre con m'a pas appelé, au cas ou qu'il s'inquiète ou quoi, mais j'ai pas d'espoir.
    « Vous avez 0 appels. Vous avez 0 nouveau message. Vous avez 0 n... »

    « SALOPE, ta gueule ! »


    Ma parole, toute les gonzesses passent leur temps à me faire chier.
    Le me retrouve à présent coincé dans mon pieu à attendre un type qui arrivera peut-être jamais, en plus j'ai envie d'un bon croissant chaud et d'un thé à la menthe. Je prend rarement des petits déjeuné, parce que depuis la mort de Cino, plus personne me réveille en me gueulant dessus ni en me soufflant dans les oreilles, ou encore en faisant du cheval sur mon dos pendant mon sommeil.
    Dans un sens, je vais carrément pas m'en plaindre. Dori est le colocataire rêvé pour tout jeune homme souhaitant se reposer dans la mesure du possible. Mais Dori n'est pas fait pour ceux qui ont peur. Parce que Dori peut faire peur. Il a une sorte de regard... vachement oppressant, en fait. Et son sourire, j'vous dit pas, quand il est pas content, c'est là qu'il sourit le plus. C'est pour ça que j'aime bien le charrier, mais que je me sens forcé de m'excuser de suite... histoire de pas réduire mon espérance de vie à néant.
    Je l'ai jamais vu tuer. J'voudrais bien voir ses méthodes, un coup. Ça doit carrément pas être catholique, mais je voudrais bien. Ça me permettrait enfin de comprendre un truc chez ce mec. Je préfère le voir faire sur quelqu'un plutôt qu'il m'apprenne ça avec pour modèle moi-même.*

    « DORIIIIIIIII... »

    Je dit ça d'un ton suppliant. Je veuux qu'il arrive vite, bordel. Qu'il m'aide au moins à me conduire vers la chose qui me sert de cuisine. Qu'il me file des medoc's, n'importe. Mais qu'il arrive. J'aimerais pas voir débarquer un bras droit alors que j'aurais pas le privilège de TENTER la fuite. Je supporte pas de me sentir mort à la première seconde. Qui ne tente rien n'a rien, voilà ma devise.

    Alors pour l'instant, je tente d'invoquer Dori le sauveur de l'univers. Et j'aurais surement rien, mais je tente.
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Dorian C. Dierich

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MessageSujet: Re: Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]   Ven 7 Mai - 23:38



      ● « The ground below my feet" elevated
      Instinctively programmed there for me
      No thoughts my visions clear not too complicated
      I'm here because you're here
      (You've got a problem now) »



    Le ciel est gris. Un putain de gris qui ne veut pas partir. J'ai l'impression que le soleil déteste tellement cet endroit qu'il reviendra plus jamais. Tant mieux à vrai dire, je n'aime pas le soleil. Mais je n'aime pas non plus ces nuages gris atrocement angoissants. C'est rien que le matin et déjà tout me rappelle que je stagne au plus profond du trou. Je suis là, debout, dans mon manteau rouge et noir, dans la rue, à regarder le ciel, comme un pauvre ado paumé dans la nature. Ou comme un animal qui guette une tornade. Un peu les deux en fait.

    Un léger vent frais m'arrive en plein sur le visage, et mes cheveux blancs volent un peu. Je ferme les yeux, tente de respirer un grand coup tout en sachant parfaitement qu'à chaque bouffée je m'intoxique de la pollution de cette ville infernale. L'air pue la mort. Il empeste le mensonge, le meurtre, l'ironie. Je baisse les yeux, et je vois une petite touffe de verdure au loin, qui a réussi à naître dans une fissure sur le béton. Un peu d'herbe tiens. ça me rappelle les jours où je pouvais aller courir dedans en toute liberté. Enfin, pseudo liberté. Y'a même une petite fleur,une marguerite, qui est là, elle est un peu courbée, elle regarde le ciel, et elle vit, même si son environnement ne lui laisse pas la moindre chance elle s'accroche... putain, j'arrive à me trouver des points communs avec une fleur. Je deviens grave quand même. Et j'ai rien d'autre à faire que de la regarder, et penser à ce qu'il m'arrive moi même. ça continue à tourner, comme un disque rayé, je continue à vivre malgré tout. Putain, ça devrait faire longtemps que ce disque s'arrêté, il aurait dû péter, exploser. Et non, il tourne sans cesse.

    Mon regard s'était porté sur la fleur, quand soudain il se trouve obscurcit par une chose informe et sale. Une vieille chaussure brune qui s'est applatie sur la pauvre fleur, la seule parcelle de verdure et de terre à sûrement des kilomètres à la ronde. Mon regard rouge se relève jusqu'au visage de l'assassin. Un pauvre type, accompagné de deux autres pauvres types, un peu gras, un peu trop musclés, qui se la pètent bien trop aussi. Je les regarde, sans aucune expression faciale particulière, juste une sorte de profonde blasitude et exaspération certaine. ça pullule les types comme ça, comme des parasites, comme des rats dans une maison. De la vermine. Et moi je suis une sorte de gros chien, qui chasse la vermine, rejeté de partout. Ouais. Un putain de clébard qui ronge ce qu'il trouve pour survivre avec sa carcasse brisée. Je me dis ça, et mon regard et probablement devenu un peu plus rouge, un peu plus enflammé. Parce que je sens comme un désagréable frisson me parcourir la colonne vertébrale. C'est de la colère. Mais c'est stupide, je suis en colère contre un type parce qu'il vient d'écraser une minable fleur. Faudrait que j'arrête des fois.

    Je finis par de nouveau baisser le regard vers la fleur, blasé, quand j'entend des voix.

    « Wha, hé, t'as un problème ? »

    Les types viennent vers moi. Je les observe sans ciller, indifférent.


    Ils l'avaient cherché. Trois minutes plus tard de la fumée s'élève, et du sang a giclé par terre. Ils sont venus me faire chier, résultat, un des mecs s'est prit une balle dans la cuisse. Encore, je suis gentil, ça aurait pu être entre ses deux yeux. Les autres se sont enfuis. ça s'est passé comme ça, en un éclair. J'ai presque du mal à me souvenir du moment où j'ai appuyé sur la détente. Merde, j'ai perdu une balle pour de la merde. Dimitri sera pas content, il aime pas que je gâche ses précieuses balles pour rien. Et je sais pas comment il fait mais il lui suffit de regarder le flingue pour savoir combien de balle j'ai tirées dans la journée. Même pas besoin de jeter un oeil au chargeur, il le sait... ça me fait un peu flipper des fois. Je vais devoir lui donner des explications. ... Ouais, j'ai buté un mec parce qu'il avait écrasé une fleur. Oh non...fuck...la honte.

    Tiens, à propos de Dimitri...

    Je l'ai laissé tout seul ce matin. Il doit être paniqué à l'heure qu'il est tiens. S'il a réussi à se réveiller... parce que généralement c'est vers 6heures qu'il hémerge. Pas du matin hein, de l'après midi. Non j'exagère. Mais bon, je lui avais dit que je l'aiderai à ... je sais plus quoi en fait tiens. Oui, ça me marque tellement ce qu'on me dit... donc, toujours est il que ce mec m'héberge, et que je dois quand même le remercier d'une façon ou d'une autre. Et c'est pour ça que je me détourne du pauvre gars qui continue à pisser le sang, et que je me dirige vers l'appart. C'est assez loin tiens. Je m'étais pas rendu compte de la distance. Je marche, je marche, et je ne regarde pas la route. Si bien qu'elle m'emmène là où elle le désire. Mais bon, je ne me perd pas. Un chien retrouve sa route, haha.

    Quel défaitisme. Parfois je me dégoûte.

    Je marche, je prend le tram, appuyé contre la fenêtre, jambes croisés, doc martens bien en vue. Et je descend, je croise tout et n'importe quoi, des vieux riches, des jeunes s'entrainant au tir, tiens, un viol, je croise des mômes qui font l'aumône... ah, le mot vient du fait que c'étaient les clodos qui quémandaient l'argent à la sortie des églises, mais maintenant comme plus personne va à l'église on retrouve les pauvres à la sortie des centres commercials, ou encore des quartiers de plaisir.

    Cette ville est rongée.

    Je l'éxècre.

    « PUTAIIIIIIIIIIIN »

    Un cri me sort de ma torpeur, et j'écarquille un peu les yeux parce que je connais cette voix. Bon, je me demande même pas une seconde qui ça peut bien être et je vois que je suis arrivé à destination.

    Je presse un peu le pas, goutte au front et me dirige vers l'insalubre immeuble qui nous sert de refuge.

    Je monte les escaliers, et plus je monte, plus j'entend distinctement de vieilles lamentations. Je ne me pose pas de questions, vaut mieux pas et je vais fourrer la clef dans la serrure. Je rentre, et j'entend mon nom dans un gémissement. On dirait une brebie qu'on égorge.

    Comment vous parler de Dimitri Visconti hein... le mec qui a eu la bonté de me laisser squatter sa piaule, qui ressemble plus à un refuge pour adolescent boulimique qu'à autre chose. Dimitri, il est...en fait, comme tout le monde mais encore pire que tout le monde. Les gens sont pathétiques, c'est normal, lui il est pire que pathétique, et c'est ce qui fait qu'il n'est pas normal. Et aujourd'hui on a un bon exemple parce que je le vois hurlant à la mort, se tenant le ventre comme s'il allait accoucher, mal coiffé, la tête dans le cul. Il a dû se trainer d'un bout à l'autre de l'appart en se perdant dans le couloir et me cherchant désespéremment. Voilà, c'est Dim. Tellement prévisible et tellement imprévisible à la fois. Et apparemment il me cherchait là. Je sais pas si ce mec est affectif ou juste maso, mais c'est quand même... mon pote. J'adore avoir des larves pour potes ouais. Non, je suis méchant là, elle a des qualités la petite tête de spaghettis... ouais, au moment où je dis ça, je le regarde, et il est plus lamentable qu'autre chose. Mais ça ne me fait pas rire, pas plus que j'ai de pitié.

    Je fronce juste un peu les sourcils et ferme la porte derrière moi.

    « Arrête de m'appeler comme ça. »

    Non, parce que "Dori", vraiment quoi... on m'avait tout fait, Dorian Gray, Dodo, Dorianou mais Dori ça doit être le pire quand même...Je lui dis tout le temps d'arrêter de m'appeler Dori, mais Dimitri continue. Comme s'il était bouché. Ce dont je suis sûr en fait.

    Mais bon, je le vois d'un un sacré mauvais état alors je m'approche de lui, avec une mine un peu ... non pas inquiète, pas tourmenté, juste incrédule et blasé de la situation tu vois.

    « Qu'est ce que t'as...? »

    Je viens tout près de lui, sans le toucher, enfin je sais bien que c'est lui qui va me sauter dessus. Donc je me prépare psychologiquement et physiquement à le retenir, et à le lancer au loin s'il veut dégueuler. Il a l'air désespéré.

    « Je suis là, je suis là ...Dim..., ne pleure plus... »

    Je sais pas pourquoi, mais ma voix sonne atrocement bizarre à ce moment, parce que je dis pas ça d'un air rassurant et chaleureux, mais plus d'un air obligé, comme un type exaspéré qui aimerait bien se débarasser du fardeau d'un malade agonisant le plus vite possible, mais j'esquisse quand même une sorte de sourire cripsé en coin, parce que Dimitri comme ça c'est quand même... non pas comique, mais presque.

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Dimitri A. Visconti

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MessageSujet: Re: Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]   Sam 8 Mai - 2:47


-----> Si seulement les hommes pouvaient
s'aimer comme les chiens, le monde serait un paradis.



    « Arrête de m'appeler comme ça. »

    Qu’est-ce que j’entends ?! Oh mon dieu ! Je deviens donc croyant. C’est dommage, j’ai toujours pas trop apprécié Dieu, il m’a fait pas mal de crasses. De l’humour, vous dites ?
    Toujours est-il que Dori est là. Dori, ô Dori ! Mon sauveur, mon prince charmant ! Qu’il me porte comme une princesse sauvée par un méchant gros dragon, et je ne lui adresserais plus jamais la parole.
    J’suis sur le sol, j’agonise. EN levant les yeux, j’aperçois un visage familier, qui a pas l’air de se marrer autant que moi – oui oui, la douleur me fait rire. Pourtant, j’ai toujours appelé Dori… Dori.
    Je n’ai jamais compris pourquoi il n’aimait pas ; la première fois ça doit être… Vers les premiers instants qu’on a passé ensemble. Il m’a dit « je m’appelle Dorian. Dorian, pas autre chose. », et moi, je lui ai gentiment fait remarquer « Oh mais t’sais, y’a eu un dessin animé le siècle dernier, ça s’appelait Nemo. Et y’avait une nana dedans, une poiscaille, un peu conne, elle s’appelait Dori ♥️ Jt’appellerais Dori, ça te gènes pas j’espère hein Dori ? J’suis content de te connaître, mec. » Ca s’est fait comme ça, pouf. Et il est devenu un de mes meilleurs et unique pote, c’t’enfoiré de psycho.
    Je me demande ou il était.

    - Je sais ♥️ Urg…


    J’ai eu la mauvaise idée de lancer une de mes mèches rousses derrière le crâne en parlant. Par un réactif dans tout mon corps, liant par conséquent tout mes os entre eux, de même que les muscles, y’a mon bide qui a grogné de douleur. A moins que ça n’ai été ma gorge ?
    Toujours est-il… il est là. Un autre vieux dessin animé m’aurait fait chanté « Me voila ! Si fragile et si fier, tout à la fois ! » Mais on s’en passera bien.

    Et lui, il reste là, posé devant moi, la larve qu’il devrait pourtant chérir. Si je crève, il devra se démerder pour bouffer, alors il a intérêt à me sauver la mise. Je me tors de douleur, je me glisse sur quelques centimètres et lui attrape fermement la jambe, avant de le regarder de mon petit air de chien battu. Ai pitié de moi, Dori, pitié…
    Je m’accroche à lui comme je peux. J’veux pas qu’il parte. J’veux qu’il me porte comme une princesse et qu’il m’apporte des croissants. Mon pote, alleeez.
    Et rien ne lui servirait de secouer, je resterais fixé comme un pot de colle à lui, jusqu’à ce que ma mort s’ensuive ; tant d’un point de vue ventral que Dorianal -Anal… Vraiment, il a pas eu de chance, pour son prénom.

    « Qu'est ce que t'as...? »

    Il reste toujours inexpressif. Je sais pas s’il me prend pour un con, s’il a pitié de moi, s’il veut me faire exploser le cerveau, ou bien s’il à l’intention de m’aider.

    - Justement. J’voudrais que tu m’aide à trouver…

    Pourquoi il a pas l’air de comprendre ?

    - En fait, j’me suis réveillé vers treize heures, ce qui est tôt. Déjà, t’étais pas là, problème numéro 1. Ensuite, je me suis rendu compte que mon ventre était déchiqueté de l’intérieur, problème numéro 2. Et donc, ça nous amène au problème numéro 3 : tu n’a pas l’air au courant de la cause de cette douleur. Par conséquent… Je suis dans la merde.

    Mon explication était claire et rationnelle. Je me suis démerdé pour pas qu’il m’entende geindre comme une gonzesse qui se serait arraché un ongle et voulant échapper à un canari à dent de sabre. Je deconne, j’aime bien les gonzesses, en vrai. Elles sont un peu genre… Revolver en nacre brillant.
    D’ailleurs… Cet enfoiré… m’a pris un flingue. Je viens de m’en rendre compte, en parcourant des yeux la pièce à vivre. Il est trop con et surtout pas discret du tout. Il a pas intérêt à s’attirer des ennuis, encore une fois. La semaine dernière, un mec à moitié déchiqueté par des chiens errant avait été trouvé dans le quartier. Bizarrement, j’avais cru lire sur le visage de mon pote-le-fou un petit sourire machiavélique. Mon dieu, je préférais pas savoir ce qu’il leur fait. Je ne sais même pas s’il préfère les mecs ou les nanas. J’opterais plus pour la première alternative… je le vois mal faire son niais-amoureux d’une gonzesse qui passerait sa vie à lui dire « oh, je t’aime, je t’aime *bisou bisou* je t’aime. » Et même si c’était le cas, les pauvres ex seraient déjà à trente mètres sous le sol.

    Putain, je souffre. Et lui, il fait toujours rien.

    « Je suis là, je suis là ...Dim..., ne pleure plus... »


    Il a osé.

    - JE CHIALLE PAS, BORDEL !!

    Je lui frappe le genou de toutes mes forces, en tournant autour de lui, sur le sol. On dirait un gosse, je suis absolument pathétique.
    Je me rend compte que j’ai oublié d’évoquer autre chose qu’il à dit.

    - … et… c’est pas parce que t’es là que je vais me calmer.

    Silence dans la maisonnée, il m’écoute, à croire. Comme toujours. Il fait toujours ça. Il écoute, il réplique ensuite de son ton le plus naturel, soit le plus cassant.

    - Surtout vu comment t’as l’air d’être vachement investi dans ma douleur…

    Je desserre un peu mon emprise de sa jambe. Au moindre mouvement, je pourrais lui lacérer la patte.

    - Et puis… Vide tes poches. J’sais que tu me cache un truc, idiot, je te connais trop bien ! … Ton petit regard innocent ne MARCHE PAS ! Sors ce flingue ! Je murmure ensuite à moi-même, mais de façon à ce qu’il entende distinctement mes paroles. tche… s’pas possible, un vrai gosse, j’vous jure.

    Petit sourire en coin, je rigole ♥️ Je me fiche de lui, comme toujours. J’aime me fiche de sa tête.
    Et lui… quelques fois, il comprend pas mon humour. Mais c’est mon pote, on se connaît, à force.

    Il est arrivé, et maintenant, c'est plus à lui de s'occuper de moi, mais le contraire exact. Je nous sens vraiment inutiles, des fois.
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MessageSujet: Re: Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]   Dim 16 Mai - 1:12


      ● « Beyond the boundries of your city's lights.
      Stand the heroes waiting for your cries.
      So many times you did not bring this on yourself.
      When the moment finally comes, I'll be there to help. »



    Parfois je me dis que Dieu ne m'aime vraiment pas. Il a bien mit les pires embûches sur ma route, des scientifiques véreux, des proxénètes psychotiques, des nonnes qui me faisaient plus penser aux zombinfirmières de Silent Hill qu'à des relgieuses chastes et innocentes.... Ouais, j'en ai eues des emmerdes, j'en ai bavé, chié. Mais ô jamais, jamais je n'aurais pensé que Dieu, en considérant qu'il existe, me mette une épreuve telle que Dimitri sur ma route. Pire que Requiem for a dream, que le LSD, qu'une vie sans sexe, que Scary Movie, pire que les dettes, que le foot, que ta grand mère, que l'hôpital psychiatrique, pire qu'un paquet de clopes vide et que les profs de Maths. Dimitri quoi.

    Je le vois en train de faire sa petite comédie, je me dis qu'il aurait fait un acteur hollywoodien particulièrement redouté des paparazzis, dans une autre vie... et dans une autre vie j'aurais été son caniche blanc qui l'attendrait sagement. Mais aujourd'hui c'est plutôt le contraire qui se passe vu que je le vois en train de se trainer à mes pieds et gémir, je me croirais presque dans une tragédie racinienne. S'il y avait un public ça serait le bouquet... Il est aussi pathétique. Je crois que je vais devenir janséniste.

    Mais bref, je reste là, débout, le visage baissé vers lui à le regarder. Et il continue son petit numéro, j'ai presque envie de rire mais tout ce que je réussi à faire c'est tirer une tronche blasée. Faut croire que Dieu avait oublié de me donner une palette d'expressions faciales. Ne parlons même pas de la palette de couleur tout court. Donc, là Dimitri continue à se tortiller comme un ver, à secouer les cheveux, à grogner et baver, non, vraiment, c'est pitoyable. Il est plein de sueur aussi... il doit avoir de la fièvre, un truc du genre. En tout cas il a l'air d'avoir bien mal. Ou alors il a envie de baiser... généralement ça donne un résultat un peu comme ça.

    « En fait, j’me suis réveillé vers treize heures, ce qui est tôt. Déjà, t’étais pas là, problème numéro 1. Ensuite, je me suis rendu compte que mon ventre était déchiqueté de l’intérieur, problème numéro 2. Et donc, ça nous amène au problème numéro 3 : tu n’a pas l’air au courant de la cause de cette douleur. Par conséquent… Je suis dans la merde. »

    Mais bon Dieu, qu'est ce qu'il me raconte ? Sa vie ? Généralement quand on raconte sa vie on prend un air défaitiste mais à ce point là Dimitri est champion à vie. Mal au ventre ? Je vois pas pourquoi il essaie de m'arracher le jambe, mon sang est pas fait en spasfon à ce que je sache. QUoique... plus rien ne m'étonnerait. Ah, mais ah, il s'agrippe ce con, comme si sa vie en dépendant, on dirait un pauvre animal sur la branche de la survie, menacé d'être emporté dans des rapides. Ah bah merde la branche de la survi va casser. Ce qui veut dire en gros que je me met à secouer la jambe, quitte à lui faire mal, mais au moins qu'il se décolle. J'ai l'impression d'essayer d'enlever un chewing gum. Autant dire qu'il continue à s'aggripper avec fougue.

    « Qu'est ce que tu veux que ça me foute ? »

    « Lâche-moi... »


    Que je lui dis, de mon air le plus renfrogné. Il sait très bien qu'en me saoulant comme ça je finirais par faire quelque chose, ah, ce petit enfoiré.

    Et il continue à s'aggriper, comme à la branche de la destinée. En continuant à parler, et moi je finis bien par arrêter de secouer la jambe, et la tête de spaghettis en même temps. Et je l'écoute. En lui lançant un regard rouge, blasé, et indifférent. C'est le regard que je jette à tout le monde la plupart du temps. Et la plupart du temps ils finissent par ne plus pouvoir le soutenir ce regard. Je fais peur, je sais bien. Je lui fais peur au petit Dimitri. Pourtant il est le seul qui reste. Qui me supporte malgré tout. ça fait pas des années et des années qu'on se connait mais.. je sais pas. C'est déja ça. Ah, il relâche un peu son emprise.

    « Et puis… Vide tes poches. J’sais que tu me cache un truc, idiot, je te connais trop bien ! … Ton petit regard innocent ne MARCHE PAS ! Sors ce flingue ! »

    J'esquisse un petit sourire crispé en coin, un air se voulant innocent sur mon visage.

    « De quoi tu parles Dim...eh eh...ahem.»

    Ouais bon, ça fait pas très crédible genre, avec mon gros porte flingue sur une de mes hanches. Pire que pas discret quoi. Je soupire, porte la main au révolver et le tend en direction du rouquin. Je veux dire, en le pointant entre ses deux yeux. He. Sans sourire, sans expression. Juste mon regard sang fixant le borgne qui est toujours en train de se trainer à moitié à mes pieds.

    « J'aime beaucoup ce modèle, ...c'est un quoi déja ? »

    Je lance le flingue, et le rattrape par le canon, tendant cette fois la crosse au pauvre Dimitri. J'ai juste tenté de détourner son attention pour qu'il ne remarque pas qu'il lui manque une balle, eh. Mais impossible de lui cacher quoi que ça soit...

    Puis je me souviens soudain que la pauvre chose devant moi est en train de souffrir. Alors je me baisse à son niveau, lui attrape les cheveux, et commence à le tirer sans aucun scrupule vers la salle de bain.

    « Allez, on va t'euthanasier. »

    Il sait parfaitement que je plaisante. QUoique, entre mes lèvres ça n'a absolument pas l'air d'une blague, et je le tire avec cruauté, parce que ses gémissements me gonflent. Le pauvre. Je finis quand même par le lâcher et va chercher moi même les médicaments dans un placard.

    Spasfon, doliprane, aspirine, ça devrait bien faire l'affaire non ? Je reviens ensuite vers lui et lui enfourne les médocs dans la bouche sans pitié, agacé.

    « Voilà. »

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MessageSujet: Re: Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]   Mar 18 Mai - 2:14



    « De quoi tu parles Dim...eh eh...ahem.»

    … je lui parle du flingue qu'il a embarqué avec lui à Venise pour aller défoncer la gueule de je ne sais combien de types totalement innocents, mais qui auront au moins eu le privilège d'être utiles à Dorian. Quelle chance, quelle joie! Mourir de la main de mon colloc', de mon pote, quoi. Si c'est pas la classe. ♥️
    Je lui parle aussi du flingue à sa ceinture qui dépasse du pli de son t-shirt. De ce putain de flingue que je sort jamais parce que si un jour je me le faisait piquer, je préférerais prendre le risque de défoncer tout le monde sur mon passage.
    Mais bien sur, comme Dori ne m'écoute JAMAIS, il l'a embarqué. Pendant mon sommeil.
    J'ai l'impression que quand je pense à toute les conneries qu'il fait, ça me permet de souffrir un peu moins que je ne souffre. Un medoc' vivant, trop délire. Et presque pas dangereux pour la santé. Quoi que. Je pense que lorsqu'on se dit qu'un type peut réduire notre espérance de vie de moins vingts ans, il sera moins dangereux qu'un medoc' trop élaboré et imaginé pendant des années par des scientifique véreux, qui refile des cancers super gores.
    Dorian, qu'est-ce que t'es utile quand tu veux.
    Je lui explique ma réflexion.

    - Je te cause de ce flingue, là, à ta ceinture, idiot. Le truc que t'as du me piquer dans mon sommeil en faisant genre de tousser pour pas que mes tympans tiltent le chrome crisser lors du déplacement de MON FLINGUE. Le mien. Qu'à MOI. Pas à TOI. … Putain... t'en a défoncé combien? … oh et puis merde, je veux pas le savoir AARG.

    La douleur revient comme si un éléphant me marchait dessus.
    Je hais les éléphants.

    Et c't'enfoiré, il ose me montrer le flingue et le foutre sous mes yeux. Comme si il m'avait pas déjà assez nargué, ce con.

    « J'aime beaucoup ce modèle, ...c'est un quoi déjà ? »


    Je lui fait les yeux ronds.

    - Me dit pas que c'est pas la première fois que tu l'utilise, sale enflure !!?? …. Je REVE, DORIAN ! Tu sais pas ce qui te serait arrivé si on t'avais chopé? Tu sais pas ce que JE t'aurais fait subir ?? … Mais t'es vraiment con...

    Sans dec', il me tuera. On a souvent vu les hommes politiques vieillir beaucoup plus vite à partir du moment ou ils acquiert le pouvoir et les responsabilités, n'est-ce pas? Eh bien moi, ça va finir pareil. Je m'occupe tellement de lui que à trente ans, j'en paraitrait cinquante. Et je resterais vieille fille.
    Mais en mec.

    - C'est un Beretta 105, un putain de flingue super moderne. Que tu m'a fauché. Et que tu va vite reposer là ou tu l'as trouvé.

    Je viens de me rendre compte que j'avais vraiment aucune autorité dans la situation ou j'étais. Surtout que si je le fâchait et qu'il commençait à bouder, comme il en a autant l'habitude – style je t'ignore, toi, être faible –, je devrais me démerder seul avec mon putain de ventre. Alors autant que je la fasse rester.
    Pitié, excuse moi, mon pote... Reste, Dori...

    - Pitié... excuse-moi, mon pote... Je te défoncerais pas la gueule avant que tu m'ai aidé, j'te jure ♥️ j'taime bien ,au fond. ♥️

    Pendant qu'il lance le revolver en l'air... je remarque un truc.
    Il manque une balle.
    Jamais il aurait pu me cacher ça longtemps, le con. Je remarque parmi mille un revolver chargé totalement, ou du moins s'il a été utilisé récemment. La poudre sur la canon m'a averti. Je lève la main et touche ce dernier.
    Je me brule la paume, accessoirement.
    Il a du rentrer ici sitôt avoir fini de buter ce (ces?) pauvres mecs...

    Je l'ai toujours pas lâché. Je le lâcherais pas. Même s'il fait tomber sur moi un poids de cinq cent kilos. Non. Dori, j'te lâcherais pas. Et qu'il arrête de secouer la jambe, il se fait plus mal qu'à moi. Au fond, la douleur, on s'y accoutume au bout de deux heures de souffrance ultime. Sauf que lui, porter un truc de soixante cinq kilos sur son pied pour jarter la chose en question... ça doit lui peser sur le pied. C'est la loi de Newton, ce clampin qui a décrété que le poids va vers le sol. Et donc que j'exerce une force sur le pied de Dori qui en exerce une inverse pour me faire partir.
    Donc il mal. Et il aime surement ça, d'ailleurs.

    « Allez, on va t'euthanasier. »

    QUOIIIII ? …....... Je crois que je comprendrais jamais son humour.
    Il doit me considérer comme un poids. Un poids à éradiquer. Un chien chien qui l'aime bien, au fond.
    C'est de l'humour, je le sais. Je m'en doute. Alors pourquoi au fond, je le prend mal?
    Enfoiré.
    Dorian.

    Je bien peur. En plus, il risque de me trainer très loin pour me faire bouffer je ne sais quoi. Pendant ce temps, je souffre le martyr.
    Pauvre de moi.
    Qu'est-ce que je disais ! Je fini trainé comme un boulet jusqu'à la salle de bain – du moins c'est ce que j'en déduit, la tête retournée et la douleur plus horrible que jamais. Eh bien non, il s'arrette en fait, il m'aura surement trouvé trop encombrant. Il va tout seul dans la salle de bain. J'espère qu'il va pas revenir avec un poignard à la main en me criant « MINUIT, L'HEURE DU CRIME ! » Ce serait vraiment pas cool.
    Non, contrairement à mes attente, il revient bourré de medoc' jusqu'aux manches. J'en étais sur. Il va me gaver comme une oie. Une de ces maaalheureuses oies qui crèvent par milliers dans des putains d'usines tous les ans.
    Et il va réussir à me crever, c't'enfoiré.
    Dorian, c'est toi qui devrait crever.
    Limite, ça me fait marrer, son comportement. Je dois vraiment le faire chier, quoi.

    Comme je le pensais, il me gave de trucs inconnus, même de moi-même. Je savais pas que j'avais ce genre de trucs dans ma mini-pharmacie.

    « Voilà. »

    C'est tout ce qu'il a à dire?
    Dorian... T'es mon pote, je te fais confiance, mais je vais surement pas avoir moins mal au bide grâce a tout ça... je pense plutôt que ça va me faire vomir. J'perdrais toute ma dignité. A coup sur c'est ça qu'il recherche depuis le début. Hahaha... Il avait tout monté, limite.
    Si ça se trouve, c'est lui qui m'a enfoncé le truc qui me tue, à l'heure qu'il est.

    Non... Il en serait pas capable.
    Je me fout de sa gueule en permanence, je le prend pour un psycho. Je le prend?

    En fait, il me fait flipper, ce type.

    Mais je le kiffe, c'est mon pote.

    - Dori... ché pas une bonne idée, che penche.

    Forcement, il vient de me foutre une dizaine de cachet que j'ai pas encore eu le courage d'avaler. Qu'il se démerde pour le comprendre, hein. C'est ma vie qui est en jeu, un peu, là, non?
    Tel Docteur House, je vais devoir appeler le meilleur toubib' de la ville pour venir me faire un lavage d'estomac. Sauf que moi, j'ai peut-être le cynisme de ce type qui était connu y'a deux siècle, mais pas sa façon de tenir les medoc's/drogues – ça revient au même.
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MessageSujet: Re: Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]   Mer 23 Juin - 7:44




    Pas une bonne idée ? Mais qu'est ce qu'il voulait que je fasse ce con ? Que je l'emporte jusqu'à son lit (qui accessoirement ressemble plus à des vieilles éponges posées les unes à côté des autres tellement il est défoncé) qu'à un lit. Bref, que je l'emporte sur ce machin, le dépose avec douceur, en lui disant que tout ira bien, puis lui faire un massage, lui faire son déjeuner, le lui apporter sur un plateau, le tout serait parfumé à la rose, non mais qu'est ce qu'il imaginait ?


    D'un côté je sens bien que Dimitri a peur de moi, peur d'être empaillé vivant, enfin, emédicamenté vivant pour le coup, mais ça revient au même : crever. Est ce qu'il a peur que je le tue ? Il sait bien que je suis capable de buter quelqu'un sans aucun scrupules... il sait pas tout ce que j'ai fait aussi parce que sinon il m'aurait jamais laissé habiter chez lui mais genre...il sait ce que je suis. Je ne peux pas lui cacher grand chose, d'un côté ça me fait chier, et d'un côté ça me rassure, c'est bizarre. Mais il y a une autre question qui me tiraille, nuit et jour... est ce que si je suis énervé, si je me retrouve dans un état second je serais capable de le tuer lui ? ... Sincèrement je pensais pas qu'à chaque fois que je me poserais cette question j'aurais si mal. Objectivement Dimitri était un humain de plus, un pauvre type ça c'est clair, mais banal, comme tous les autres, chez qui j'habitais depuis quelques temps. ...pourquoi est ce que ça serait important dans ce cas hein ?

    Non seulement je vois qu'il a peur de moi, mais moi aussi je commence à avoir peur de moi. Peur de ce que je serais capable de faire à la chose que je viens de remplir de médicaments en tout genre. Hein ? Non, ça c'est normal, c'est une petite bataille amicale, haha. Et puis il me faisait chier à brailler comme ça avec son mal de ventre.

    « Mais si, puisque tu sais même pas ce à quoi est dû ton mal de ventre on est bien obligé de tout essayer, et puis comme ça peut-être que tu seras suffisamment shooté pour te taire et me foutre la paix... »

    C'est dingue quand même, j'arrive pas à être sympa. Avec personne. Je le devrais pourtant, surtout avec Dimi. C'est lui qui m'héberge quand même, bon, Ok, je l'aide un peu pour des missions, on va finir par se faire connaître comme un duo de tueurs à gage ravageur et surtout instable... mais Dimitri, il sait qu'il a un psychopathe sous son toit... et quand bien même... il reste là... il me fout pas dehors.
    C'est comme si t'avais un chien, que tu sais qu'il a la rage, mais que tu sais pas quand elle va se contracter, quand il va mordre. Dimitri est un chic type quand même..... je lève les yeux au ciel, l'air un peu blasé... réfléxion faite, non, Dimitri un type complètement maso.

    En tout cas le coup de faire diversion avec des médocs a marché ! Il en a oublié l'histoire du flingue. (mais pauvre Dorian, comment veux-tu qu'on pense à autre chose quand on vient de se faire mettre une pharmacie entière dans le bide ?)

    Comme si ça suffisait pas putain, je suis pas ici pour faire la nounou, la baby sitter, quoique le terme serait particulièrement bien employé si on devait me décrire quand je suis avec Dimitri. Mais par contre maintenant j'ai un peu peur qu'il me dégueule tout ce qu'il a avalé sur les pieds. ça serait pas joyeux, déja que ce studio part en miette et sent le rat mort, si en plus il fallait rajouter l'odeur de médicaments à moitié digérés ... Je pousse un long soupir en entendant la chose que j'ai sous moi gémir de douleur. Putain hé, on est en 2200, ils pouvaient pas inventer des trucs instantanés contre le mal de ventre ? ça devrait bien exister à notre époque non ? Et bien non, il a fallut qu'ils concentre leurs recherches sur la création d'êtres humains génétiquement modifiés ou que la pharmacie de Dim soit tellement vieille que les médocs qu'elle contienne soient périmés depuis plus d'un siècle. Sérieusement... peut être que c'est le cas ? Je me baisse, prend une boîte par terre et regarde la date de perdition.

    Ohoh, c'est pas joli-joli... j'ai presque envie de rire.

    « En fait tu sais quoi, t'as raison, c'est peut être pas une bonne idée... »


    Bon. Pas qu'il crève quand même, et je le sens prêt pour me les renvoyer tous ces médocs là, je le porte donc à moitié puis tire ses cheveux au dessus de la cuvette des chiottes de façon à ce qu'il ait le visage à moitié dedans (et que moi je le touche pas). A l'extérieur cette situation et cette position devait être très comique, quand on la vivait ça l'est beaucoup moins croyez moi.

    Mais non seulement je me démène pour qu'il aille mieux mais en plus ça lui fait mal que je lui tire les cheveux...? Bon... il parait que la douceur est le meilleur des remède hein. Ce que je ne suis pas du tout en train d'exercer... Je me dis donc, que peut être, si je fais des efforts, si je le rassure il ira mieux. Bon, faut tout essayer hein. Je me met à genoux, lui prend le visage dans les mains, bon j'ai toujours mon expression stone mais quand même hein, faut pas me demander la lune.

    « Hé Dimitri, ça va aller hein ... crève pas, ça serait con... »

    Et bizarrement tout d'un coup je me met vraiment à m'inquiéter... vu la gueule qu'il tire. Putain, je suis pas fait pour me faire du soucis pour les autres, merde.

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MessageSujet: Re: Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]   Sam 26 Juin - 12:32



    Je sentais en moi se déverser les dizaines de milliard de substance que l’autre con m’avait fait ingurgiter de force. J’ai toujours pensé qu’il aimait donner les ordres, les menottes tout ça, qu’il aimait forcer les gens à faire ce qu’il voulait. Ça doit être de nature chez lui, surtout quand on vois la qualité du service « je tue qui vous voulez avec sang-froid ». Bref.
    Ce type était carrément dingue. Il avait conscience de ce qu’il faisait au moins ? N’était-il pas dans un de ces délires perso’ avec les fantasme ou rêves éveillés ? Je sais pas, je comprend pas comment il fonctionne.

    Putain, toutes ces merdes pourraient me tuer. Je vis peut-être les derniers instants de ma misérable vie. Pour l’instant je ne la vois pas défiler, donc p’t’être bien que le seigneur me fera grâce de sa générosité et acceptera que je me tape quelqu’un avant de mourir. Ça doit faire je sais pas…Un mois que j’ai pas eu d’aventure. Sauf peut-être hier soir, mais comme j’ai absolument tout zappé, je suis plus sur de rien.
    Avoir une relation… Je sais limite plus ce que ça veut dire, c’est pour dire.
    Mais je pense qu’on peut comprendre la situation dans laquelle je me trouve : Si je ramenais un mec, qui pouvait me promettre que le lendemain matin, je le retrouvais pas découpé en morceaux et fris à la poelle avec des pommes de terre sautées ? PIRE, que je le bouffe en pensant qu’il avait fui. Putain, et imaginons qu’il prépare ce bon p’tit plat avec tout son cœur, et que je trouve ça trop adorable, et que en plus, se soit trop bon ? … J’en ai la gerbe rien que d’y penser. Dans un autre sens, même sans, là ou je me trouve actuellement, c’est logique de vouloir vomir, non ?
    Ou bien que Dorian vienne dans le pieu rien que pour faire chier son monde ? Et que le lendemain je me retrouve à penser avoir baisé avec deux mecs à la fois ? Ou bien que j’embrasse Dorian sous le coup du réveil, et mes petits yeux encore embrumés par la folle nuit que j’aurais surement passé.

    Embrasser Dorian. J’ai jamais voulu essayé. Enfin. Pas directement. Disons, indirectement. Genre, dans les conditions évoquées précédemment. « Le mec que j’embrasse sans faire gaffe. » Orz.

    Mon ventre. Maintenant, au lieu qu’il me tue littéralement, je peux officiellement annoncer qu’il me tue aussi en vrai.
    Dans tout les sens du terme : C’est juste carrément invivable – visez l’humour ; et en plus de ça, les medoc’s que je viens de bouffer risquent de m’envoyer au Paradis avant l’heure. Je suis trop jeune pour mourir !! J’ai rien eu le temps de faire dans ma vie, j’ai pas de gosses, pas de copain, pas d’emploi, pas de fric, pas de belle maison ni de jolie voiture. Mes grolles sont pourries et mon jean troué.
    Je veux pas en finir là.

    « Mais si, puisque tu sais même pas ce à quoi est dû ton mal de ventre on est bien obligé de tout essayer, et puis comme ça peut-être que tu seras suffisamment shooté pour te taire et me foutre la paix... »

    Il a toujours été comme ça. Cynique, franc, à la limite de la méchanceté. Dorian, pitié, une fois dans ta vie, une putain de fois, juste histoire de te donner bonne conscience je sais pas… Sois cool avec moi. Surtout le jour ou je crève. Je veux pas finir comme le vieux dans un roman de Balzac là, Goriot, abandonné de tous, pauvre et moche, et accompagné seulement de sa pute personnelle, Rastignac qu’il s’appelait le gosse. … Putain Dorian, t’es PAS MA PUTE PERSO’ ? Capiche.

    - … Je serais pas shooté, je serais crevé. Y'a une nuance entre les deux, glandu. Y’en a un, je reste dans mon pieu, l’autre ou je part rencontrer ce putain de tout-puissant. C’est PAS DU TOUT PAREIL, merde ! T’aurais pu faire autre chose pour m’empêcher de l’ouvrir… Genre… Je. J’ai rien dit, c’est la drogue. Oublie ! Et me flingue pas au passage.

    Merde.
    Merde.
    Merde.
    Je pensais qu’il aurait pu me foutre une canette de bière dans la gueule, pour que ça passe.
    Merde.
    Ou bien qu’il me scotch la bouche.
    Merde.

    Pitié, j’ose même pas regarder s’il sourit, l’enfoiré. Saloperie d’inconscient, quand tu nous tiens.

    Bon, en fait je préfèrerais crever, tout compte fait. Non ?

    Tout puissant, je te jure, t’es plus un enfoiré, je le dirais plus, mais pitié, écoutes-moi, une fois dans ta putain de vie – surtout la mienne, en fait.
    Je veux pas mourir.. Bon un peu quand même, là. Genre…
    Je peux pas finir comateux ? Ça serait super pratique en fait… 8D

    Salopard, tout ce que tu trouve à me faire, c’est m’enfoncer un autre pieu invisible dans le ventre ? Tu me le revaudras. Plus jamais je ferais don d’une omelette en ta grandeur, tu m’as cherché. J’ai été cool une fois, mais c’est fini. C’est la guerre entre nous deux.
    Je me tords une nouvelle fois de douleur, je… Je souffre. Pire que quand tu baises sans préliminaires, je t’assure.
    Je suis toujours près de lui, je l’entends souffler. Genre je joue la comédie ? J’aimerais lui foutre un coup de poing dans la gueule, mais là je suis pas trop bien positionné, et surtout il me le rendrait avec sang-froid, j’en suis sur.

    Quand j’étais gosse, genre pas plus haut que trois pommes – un peu écrasées hein –, je me suis toujours demandé ce que c’était le gargouillement du ventre. Enfin, à quoi c’était du, quoi. J’étais sur que c’était quand le gamin était maltraité par ses vieux et qu’il bouffait pas. Ou qu’il se prenait une baigne dans les côtes, aussi.

    Ben là je peux annoncer fièrement qu’en plus des parents, on peut être affamé quand on souffre. Et sérieux, là, j’ai pas faim du tout. Et mieux encore, je veux déglutir. DÉGLUTIR CETTE TONNE DE FUCKING MEDOC’S. Et encore, je suis poli.

    Je mourrais puceau-des-trois-mois, du derrière comme de la bouche. Mais c’est trop tard maintenant, ma fin est proche. Alors je voudrais, connard de tout-puissant, si t’arrêtais enfin de jouer avec ta PS7 qui date de Mathusalem, que tu exauces mes dernières volontés.

    ♦ Déjà, je veux pas que ce soit… lui, qui me tue.
    ♦ Ensuite, promets-moi qu’il touchera pas à mes flingues et qu’il s’en occupera bien.
    ♦ Dans la mesure du possible, je voudrais bien avoir un copain imaginaire avant de crever. Mais bon, ça, ça doit surement être plus compliqué, par rapport à ta position hiérarchique je veux dire, enfin, tu pourrais claquer des doigts, mais tu serais sérieusement mal vu…

    Magie… NON.

    Je me sens comme attiré, comme envouté, je sais pas, j’ai jamais été croyant, mais à ce qu’on dit, souvent, on se persuade d’un rien pour accomplir ce que l’on veut le moins.

    Je remonte à l’aide de mes bras sur le long de ses jambes, je dois être pâle, terriblement pâle.
    Mon visage, à quelques centimètres…

    Et là je me glande comme une merde.

    « En fait tu sais quoi, t'as raison, c'est peut être pas une bonne idée... »

    Il annonce ça après avoir admiré une des boites dont il vient de me gaver. Sa tête en dit long sur la date limite de consommation.
    J’me fait tirer jusqu’aux chiottes, par les cheveux, ça me permet de me concentrer sur une nouvelle douleur.

    Je veux gerber.

    « Hé Dimitri, ça va aller hein ... crève pas, ça serait con... »

    Mais je gerbe pas.

    Je remonte ma tête doucement, prend sa main et la dépose contre son corps ; histoire qu'il me lâche un peu, j'ai mal, mine de rien. Je parait peut-être pas, mais SI. J'ai MAL.

    - Je… Désolé pour tout à l’heure. C’est juste que… je vais surement crever dans quelques instants… Je veux pas finir comme un minable.

    Là, j’approche mon visage du sien. Quelques centimètres de sa bouche. Légèrement entr’ouverte, on dirait qu’elle n’attend que moi. Je m’arrête là. Oh et puis merde, je vais crever, j’ai le droit de tenter ? Une fois…
    Rapidement, léger mouvement d’avancement vers lui, mes lèvres touchent les siennes. Un simple petit « Pouf ».

    - OH MERDE, JE SUIS DÉSOLÉ. Dorian … Je souffle en chuchotant : PUTAAAIN.

    C’était… un cas de légitime défense ? De... Non self-contrôle ? De fin de vie absolument pathétique ?

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    MessageSujet: Re: Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]   Ven 9 Juil - 8:56

      Attendez, j'essaie de revenir quelques instants en arrière, style avant on faisait du rembobinage pour les films, mais ça date de je sais plus quand, mais je vais essayer de faire pareil.

      Dimitri continuait à hurler à la mort, comme une gonzesse qui aurait ses règles. C'était ce que je commençais sérieusement à envisager d'ailleurs, parce que ouais, qu'est ce qu'il avait bien pu bouffer pour être dans un état pareil? Ah mais pardon, si on le retrouvait mort plus tard ça sera la faute du poisson avarié qu'il aura ingurgité, pas des médocs que je lui aurai fait bouffer pour tenter de le sauver. D'ailleurs le poisson c'est tellement rare maintenant... Ou alors Dimitri avait-il si souvent mangé de yaourts 0% minceur que ses entrailles étaient devenues plus serrées que des fesses de vieillard hétéro.

      Et moi, comme un con, je restais là, à essayer de le sortir de là, la méthode dure n'avait pas marchée, je tentais maintenant la méthode douce, parce que ça m'aurait quand même bien fait chier que le proprio meurt, on m'aurait encore collé un procès sur le dos, comme si j'en avais pas assez d'emmerdes...quoique, même pas sûr que quelqu'un dans ce monde tienne assez à Dimitri pour me coller un procès. Ses amis ? Sa famille ? Que dalle. Je connaissais vaguement quelques visages sur lesquels je lorgnais en grognant comme un chien qui a peur qu'on touche à son os. Voilà, c'est ça. Et mon os je le déchiquetais autant que je le gardais précieusement. Pourquoi il faut toujours que ma vie se rapporte à la métaphore de ce foutu clébard qui m'habite et me hante nuit et jour ? Et encore, je pourrais dire, avant j'étais schizophrène, maintenant nous allons mieux. Haha. Mais pour revenir à Dimitri, non, que dalle, qu'est ce qu'il avait dans la vie ? A part son vieux pote là qu'il avait voulu baiser et à qui il avait finalement fait sauter la cervelle ? Et dont le nom m'échappe...? Hm.. Ouais... il était comme moi quoi. Seul. A part ces visages qu'on croise, et qu'on croise encore, auxquels on s'attache, et finalement qui nous pointaient avec un flingue depuis le début ? Bon, Dimitri est il un chien ou un os ? Je réfléchirai. Même si j'opterai plus pour une chose entre l'os et le chien.

      Et voilà, pendant que je commençais à me faire un putain de souçis pour le ventre de gonzesse de cet imbécile, lui commençait à délirer. Je commence à connaitre trop bien Dimitri, il commençais déja à s'imaginer des choses. Mais putain, est ce qu'il pouvait pas se dire "aah j'ai mal, c'est pas cool, mais ça va passer, alors je vais me la fermer", ouais quoi, qu'il prenne son mal en patience. Et non, au lieu de ça...il se roulait dans sa merde, considérant le mal de ventre comme une fatalité qui lui tombait dessus, oui, je parie qu'il s'imagine déja en train d'accuser Dieu de tous ses malheurs, ou d'implorer sa clémence, ou lui annoncer ses dernières volontés, crétin comme il est. Et crétin comme il est, je suis sûr qu'il est déja en train de se dire que les médocs que je lui ai filés contiennent des mollécules qui lui empoisonneront la dernière des cellules en le faisant agoniser dans la pire des douleurs. Mais que dalle Dimitri. Bon ils étaient un peu périmés mais quand même...

      « Je… Désolé pour tout à l’heure. C’est juste que… je vais surement crever dans quelques instants… Je veux pas finir comme un minable. »

      Et voilà j'avais raison. Il commence à creuse mentalement sa propre tombe. Je lève les yeux au ciel en soupirant, ce mec est irrécupérable.

      « Qu'est ce que tu racontes... »

      Je voulais continuer, essayer de lui dire des mots rassurants là, comme je sais si mal le faire. Mais je suis coupé dans mon élan de bonté intense... Je sens Dimitri froid, et fiévreux tout à la fois, mais ça c'est rien je m'en branle, ce qui ne va pas dans la situation c'est qu'il commence à s'accrocher à moi, et c'est qu'il est tenace l'animal. Je tente un très léger mouvement de recul, et me force ensuite à rester de marbre au moins. Les contacts physiques ça n'avait jamais été mon truc, et l'excès m'en avait dégoûté. ça va encore. Et puis je ne sais pas ce qu'il passe par la tête de Dimitri, sûrement sa fin prochaine, sûrement la vue de sa mort, de son ventre explosé de l'intérieur, même si putain, j'étais en train de me demander s'il fumait pas ses clopes par le nombril, c'est les poumons normalement qui meurent Dimi... Détail à part, je le sens soudain trop proche.

      Bien trop proche.

      Je le tiens toujours, à moitié accroupi sur le sol de la salle de bain - qui est sale - et je vois tout au ralentit, mon champ de vision envahi par par sa tête orange, puis son visage jaune de fièvre, devant moi, juste devant moi. Quand on m'attaque je sais pourtant réagir avec vivacité, et j'ai le temps de leur arranger le portrait avant qu'il ne le fasse pour le mien.... et là... je ne sais pas...je suis bloqué. Et sens juste ses lèvres se poser sur les miennes, qui sont entr'ouvertes d'ébahissement, qui ne bouge pas pour le coup, je sens les siennes un peu plus chaudes...pour ce que j'ai sentit en tout cas. Comme s'il avait bavé.

      Dimitri vient de m'embrasser.

      Si on peut appeler ça embrasser.

      Ouais, "Embrasser" est un grand mot. Heureusement. Je ne bouge pas. Je reste complètement figé, sans aucune expression. J'écarquille juste un peu les yeux, mes yeux rouges qui doivent briller d'une envie de meurtre d'ailleurs. Et juste après ça Dimitri commence à s'affoler, s'excuser, et tout ça. Haha. Il fait bien Il a enfin tilté ce qu'il vient de faire ?

      Je ne souris pas, je le fixe, les yeux grand ouverts. Non je ne rougis pas, je ne tremble pas, rien de ces réflexes de pétasse. Je sens juste une sorte de colère monter en moi, surtout en continuait à mater alternativement son unique oeil rougit par la douleur et sa bouche qui se tord dans des explications diverses sur le pourquoi de cet acte inconsidéré.

      « ... »

      « Qu'est ce que tu fous. »


      Je lui lance un regard meurtrier... parce que là vraiment, quelque chose déborde. Je ne sais pas pourquoi. J'ai qu'une envie...lui faire regretter ce qu'il vient de faire. Putain de tapette. Il compte se taper tous ceux qu'il prend en colocation ? L'épisode avec son meilleur pote lui manque ? Je ne sais pas ce que je dois faire, j'hésite, dois je vraiment l'étrangler ? Non, pour toute réponse je le tire de nouveau par sa longue queue de cheval orange pour ensuite lui rabattre violemment la tête dans la cuvette des chiottes. Qui a dit que j'étais sympa après tout ? Il a dû avoir mal, mais c'est plus mon problème. S'il veut tester quelque chose de semblable à mes lèvres, le goût des chiottes conviendra parfaitement après tout, et il pourra dégueuler tranquillement sans avoir peur de salir son cher ami le psychopathe.

      Qu'est ce qu'il avait dans la tête ? C'était ça pour lui ses dernières volontés ? Se taper une dernière fois un mec ? Et le mec le plus près quel qu'il soit? Sa vie était vraiment pitoyable finalement. Oui, je suis en rogne, vraiment en rogne, et tout à la fois je ressens un profonde indiférence... Non, je ne ressens rien. Et c'est pourquoi je me redresse, lui lançant un regard hautain avant de me diriger vers la porte de la salle de bain. Oui, c'est qu'un pas, vu la largeur de la pièce. Et je n'ai pas envie d'affronter une seconde de plus Dimitri. Sinon j'aurai envie de lui trouer la tête.

      « Putain, t'es vraiment suicidaire. »



      Je sors, il aura beau tout faire il ne pourra pas m'en empêcher. Qu'il crève. Je sors de la pièce et claque la porte de la salle de bain sauvagement... avant de m'adosser contre elle, et poser mes doigt sur mes lèvres. Je reste comme ça... je ne sais pas combien de temps, sourcils froncés, yeux plissés, puis j'écarquille les yeux, me prend la tête dans les mains, je suis peut être aussi pitoyable que lui finalement.

      Fuck off.


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    MessageSujet: Re: Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]   Sam 31 Juil - 1:24

    Récapitulons. A l’aube d’une nouvelle vie, je viens de faire la plus grosse connerie de toute mon existence.
    J’ai embrassé mon ami – le meilleur, surement.
    Enfin, embrasser est un bien grand mot. Pourquoi ? Parce que c’est ce que l’on appelle un « smack ». Je pourrais partir du principe que les filles font pareil dans la rue entre amies, pour faire genre « lolol j’suis bi’ j’embrasse ma bestah’ ».
    Je pourrais penser ça. Sauf que. Y’a toujours un « sauf que » dans les belles histoires d’amour qui finissent en emmerdes jusqu’à la fin de notre vie. Le sauf que, ici, il est même double. C’est relativement rare, on se retrouve souvent avec un seul hic, mais moi je me retrouve coincé entre deux. De un, je peux pas faire genre que je suis gay parce que j’ai touché les lèvres de Dorian, parce que c’est un fait, je SUIS gay. Ensuite, lui, il s’est surement retrouvé coincé pendant un milliardième de seconde, dépendant de Moi. Un milliardième de seconde, il a surement pensé qu’à partir de maintenant, il serait forcé de s’occuper jusqu’à se mort d’une femmellette avec un ventre relativement fragile et avec la larme facile. Alors il a du penser qu’il n’oserait pas partir.
    Non, surement pas. Pas le genre du tout.

    Du coup, je me retrouve avec un troisième hic. Un nouveau « sauf que » qui va envoyer ma vie dans les roses et qui va signer le restant de mes jours enfermé dans un appart’, martyrisé par ce mec que j’aurais eu le malheur d’embrasser.
    Le hic, justement… C’est que ça m’a fait un bien fou. Une sorte d’envoutement. J’ai senti mon cœur ne faire qu’un tour dans tout mon corps, une sorte de flux qui m’a réchauffé, qui m’a fait oublier ma douleur, qui m’a fait plaisir. Pire : qui m’a procuré du plaisir.
    Bon dieu, qu’est-ce que je me mets à penser ? Est-ce que c’est possible… d’imaginer le futur ? Un putain de futur ? Mais le futur, il se limite à quoi ? Il se limite à une heure tout au mieux, avec la volonté divine, peut-être deux. Est-ce que j’aurais le temps de fonder une famille, d’avoir une femme homme viril et qui pourrait me préparer des pâtes comme la mama. J’en chialerais presque. J’aurais pas le temps de jouir une dernière fois, j’aurais le temps de rien. C’est horrible de devoir se dire que la vie va bientôt nous quitter. J’aurais pas pu dire à Dorian tout ce que j’aurais voulu lui dire…

    Merde, j’aurais pu lui dire quoi, toutes ces années ?! « Apprends à faire cuire des pates ? » ; « Viens pioncer, sinon demain tu te lèvera encore à seize heures ? » ; « Je… Non rien ? ». Bordel, j’aurais rien osé lui dire, je sais pas pourquoi. Je sais si ç’aurait été de la peur, si ç’aurait été de la timidité, mais ça me ressemble pas, ça.

    Mais non, je prends pas le temps de réfléchir, et je l’observe. Ses grands yeux, ces… beaux yeux, brillants comme des diamants. Sans blague, ça le surprend ? Moi aussi ça m’a surpris, je te rassure, mec. Dieu, espèce d’enfoiré, tu m’as forcé à toucher le fruit interdit. On peut dire que c’est ça, Dorian : t’es le fruit interdit, la pomme qu’on a tellement envie de gouter, le fruit défendu, la jouissance diabolique. J’aurais pas du dépasser ce seuil, j’aurais pas du le toucher d’aussi près. J’ai peur, je tremble. Est-ce qu’il va accélérer mon supplice ? Est-ce qu’il va m’exploser la gueule en me disant que je suis allé trop loin ? J’ai bien envie de lui gueuler que NON, j’ai pas commandé mes mouvements, j’étais sous l’emprise d’un truc, que je peux pas vraiment définir quoi. Il me rirait au nez si je disais ça.
    Je dois encore avoir un air de chien battu. Pitié, ne me tue pas tout de suite, Dori. Je… t’.. non rien.
    En fait, mon ventre me fait souffrir de plus en plus, c’est horrible. Ça m’a pris un peu après le « baiser » ; C’est pas une douleur causée par un coup, je sais pas d’où ça vient. La dernière fois, ça m’avais fait le coup quand j’ai tué Cino. Est-ce que par hasard.. ? NON, pas Dorian.
    Jamais.
    Hahahaha ! J’en rirais presque. A quoi j’ai pensé, moi encore ! à l’aube de la mort, je suis vraiment si pathétique.

    « ... »

    Mine de rien, c’est un expérience à vivre, une fois dans sa vie, la mort. Vraiment, vous devriez essayer. Ça revigore, paradoxalement, et ça fait presque du bien. C’est bon pour l’adrénaline, et on se dit, quand notre vie ne tiens qu’a un fil, que ça vaut le coup, de vivre. Sauf que là, c’est pire, parce que j’ai deux trucs sur le dos qui peuvent carrément réduire mon échéance de vie. Dorian, primo, et Dieu, deuxio. Horrible à dire mais j’ai plus peur du premier que du deuxième. Disons plutôt que le premier me fera vraiment souffrir, alors que le deuxième est plutôt passif, dans le genre « Halleluaaaaaah, paix en notre monde », donc il me ferait juste crever, sans douleur. Sauf que. Dorian, lui, il se ferait un immense plaisir de me faire crier de douleur, de jouer à des jeux sadiques, toussa toussa. Il m’effraie, tout en m’attirant. En m’attirant tellement fort.

    Bordel, c’est quoi cette boule au cœur ? Ça fait… si longtemps. Je dois pas, je PEUX pas me permettre ça, c’est trop dangereux.

    « Qu'est ce que tu fous. »

    Comme s’il s’en était pas rendu compte.

    « … Je sais pas vraiment. A tout hasard… J’ai posé mes lèvres contre les tiennes ? »

    Je suis si pathétique, j’ai juste peur de me l’admettre, même si c’était tout petit. Je veux pas lui dire ça, comment il pourrais réagir ? Courir dans la cuisine, sortir un couteau à pain ou à charcuterie, et reviendrais, le sourire jusqu’aux oreilles, et m’ouvrirais le ventre, avant de bouffer mes entrailles avec une pointe de moutarde.

    « … Je t’ai embrassé ? Enfin, je crois ? Non, heu… oui ? Heuuuu… Ou.. n… Ouais, je t’ai embrassé ^3^ »

    Rions, rions, les enfants. C’est la danse des canards, oublions nos malheurs, dansons dans la joie et la bonne humeur ! Je vais bientôt crever, tout le monde chantera ma mort, c’est trop fun la life. Je me demande si l’autre chenille verte aux yeux rouge serait triste pour moi. Ou bien elle aurait juste trop hâte de pouvoir me disséquer pour mieux me savourer, ô moi, feuille de salade.

    « Mais heu, Dorian, t’inquiète hein. C’est l’bon dieu qui m’appelle. » Comme je mens comme de la merde. « C’est que… Je sais pas, j’ai besoin de quelqu’un avant de mourir… » Je relève les yeux vers lui, lui lance un petit regard mignon comme pour lui dire que j’aimerais bien qu’il aille tuer un dindon pour se détendre.
    Ça me ferait des vacances pendant que je plongerais en enfer.
    BON DIEU, quelle connerie j’ai pu faire.

    « Putain, t'es vraiment suicidaire. »

    Il manque pas de me la rappeler le con, là.

    « Tu crois que je suis maso au point d’avoir fait ça délibérément ? »

    J’ai presque l’impression de mentir à moitié. Peut-être que je me persuade encore du truc le plus con qu’il soit pour faire un truc qu’au fond, je crève d’envie de faire, même si je me l’avoue pas.
    Nooooon, ça peut pas être ça, bon dieu de bordel de bon dieu de merde de chiotte.
    Au fond, c’est pas du suicide, puisque ça risque d’être lui qui m’explosera la face, et surtout, j’aurais pas été d’accord. DIEU, BON DIEU, ACHEVE MOI ! Sans mauvais jeu de mot, je préfère passer le restant de mes jours avec toi et les angelots à moitié nus, plutôt qu’avec le dingue qui va me faire crever à petit feu dans cette salle de bain miteuse dont laquelle je suis propriétaire. Que c’est contradictoire, bordel.
    Et comme je m’en doutais, il m’abandonne ici et va me laisser moisir comme une chaussette pourrie, en partant et claquant la porte violement. Est-ce que c’est a cause du… baiser ? Ou bien que juste, il préfère me laisser pourrir ?
    Je sens qu’il reste là, malgré que la poignée ai été remontée et laissée seule. Je sais qu’il est toujours derrière cette porte, qu’il m’écoute je sais pas, un délire du genre, sadique. Style m’écouter gémir ?
    J’en sais rien, je suis paumé. J’ai envie de me shooter, d’en finir pour de bon. Je sens le mal qui s’installe en moi, partout, dans mes bras, dans ma tâte – ça faisait longtemps, ça –, dans mon cul, partout. J’attrape une de ses boites ouvertes et tombées par terre après que Dorian m’ai fait gober tout l’attirail du parfait petit chimiste. J’ai relativement peur de mourir, quand même. Allez.
    J’attrape le paquet, ouvre le sachet hermétique qu’il a refermé.
    Je renifle la chose.




    Je connais cette odeur.
    Oh NON.

    Ça sent le carambar caramel/fraise/pêche, un des derniers modèles qu’ils ont fait.

    Bordel, qui m’a fait cette blague de merde ?

    Je met le truc sur ma langue et le suce doucement, en la passant dans tout les sens dans ma bouche. C’est bien de l’extrait de sucreries. BORDEL.
    La seule personne qui peut accéder à cette boite de secours improvisée depuis plusieurs mois, c’est Dorian. Non, il aurait jamais osé. Ou bien alors je me suis laissé prendre dans une blague faite par le parrain, ou je sais pas, un délire dans le genre ? Les médoc’ auraient couté trop chers, alors ils auraient remplacé le tout par un nouveau gout que personne ne connaitrait vraiment. Or, je les ai bien baisé les mecs, c’est mon parfum préféré, et je vais à l’autre bout de la ville pour en avoir un paquet de dix. Je vous emmerde, bande d’enfoirés.

    …. Ce qui veut dire que.
    J’ai embrassé délibérément Dorian. C’était pas Dieu-ce-con qui m’y a forcé (oui on sais qu’il est pas gay, il doit être refoulé). Je devrais peut-être pas lui dire ce que je viens de découvrir, mais j’ai tellement envie de lui foutre un pain si c’est bien lui qui a fait le coup. Oh fuuuuuuuck.

    Je m’adosse de l’autre côté de la porte, je sens qu’ilest à quelques centimètres de lui. Je frappe deux petits coups contre le bois.

    « … Do… Rian ? Je sais que t’es là, Dori… En fait… Faut que je te dise, soit content hein… Je vais pas mourir ! Tu m’as pas shooté, tu m’a juste donné du sucre, mon pote… Dit… c’est pas toi qui a fait le coup, enflure ??? Et puis… pour le baiser… c’était la peur de mourir… »

    J’attends un peu. Rien de bien intéressant.

    « … Tu m’en veux pas ? Mais heu… j’ai pas trouvé ça désagréable, même un milliardième de seconde… »

    J’entends plus rien. J’espère qu’il est pas parti s’ouvrir les veines, et qu’il considérera pas ça comme une déclaration, c’est pas le cas, bordel. Je suis pas amoureux de ce mec, je suis juste en manque de cul, n’importe qui ferait l’affaire, tant qu’il est un mec et qu’il à moins de quarante ans. Alors Dori ou un autre, ça y change rien, c’est juste le plus pratique, sexuellement parlant. Mais psychologiquement parlant… Je dis pas.

    « … T’es mort ? »

    A croire qu’il souhaitait vraiment ma mort. C’est pas lui qui a fait le coup, j’en suis carrément persuadé là.

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      MessageSujet: Re: Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]   Lun 23 Aoû - 6:47

        Penser que Dimitri ai pu prendre du plaisir... me donne bizarrement des frissons. Des frissons d'extase ou d'horreur ? Encore à définir. Mais l'acte qu'il venait d'accomplir restait coincé dans ma tête, dans mon subsconcient, le début d'un traumatisme probablement. Mais ce qui m'énervait le plus dans ça c'était de constater que Dimitri en voulait à tous les mecs qu'il croisait, genre, j'aurai été quelqu'un d'autre il se serait jeté dessus sans crainte, parce que ce bout de viande là n'était pas encore vivant et ne méritait pas de mordre comme moi. Et ça m'énerve de me dire que j'aurais pu être n'importe qui, que Dimitri puisse embrasser n'importe qui. Il l'avait bien fait avec Cino. Il l'avait bien fait avec des dizaines d'autres mecs, la crise gay était en plein essort depuis le vingt et unième siècle et je me sentais trahis. Quel con, qu'il me confonde pas avec les autres, qu'il ne me confonde pas avec lui. J'avais envie de le traiter de tapette et de lui abattre sa tête de con contre le mur jusqu'à ce qu'il morfle.

        Mais ne nous étalons pas sur la sexualité de Dimitri, c'est un sujet vaguement dangereux et s'il était au bac sûrement qu'aucun des participants n'aurait quitté le lycée. C'était comme parler de la sexualité des escargots. Enfin bref, quand à moi mes relations homosexuelles avaient été vaguement traumatisantes. De nos jours l'homosexualité était devenu quelque chose de quasi naturel... et il n'était pas rare que les prostitués se voient jetés à de gros balourds en manque de juvénils corps qui leur rappelait le leur dans une époque lointaine. J'avais eu des relations de ce genre, oui quoi, vous voyez le voile de mystère sur moi qui se relève d'un coup ? De quoi être choqué ? Bah, tout le monde peut avoir une sexualité on va dire, même la pervenche de bonne femme qui nettoie les escaliers de votre immeuble les jours où des clodos passent par là.

        Enfin bref, je n'avais jamais songé à ma potentielle homosexualité, ... ni à ma potentielle hétérosexualité d'ailleurs... je n'y avais tellement pas pensé que j'aurais pu être zoophile que je ne m'en serais pas rendu compte. Mais imaginer Dimitri se toucher quand il pensait à moi ça me faisait frissonner de honte et d'effroi. Qu'ils viennent me le dire en face au lieu de me jeterainsi dans le bain avec un baiser ! Je n'ai absolument pas su réagir et comme d'habitude la seule façon pour moi d'exprimer les choses, la haine, le dégout, le rejet avait été bien utile. Mais il faudrait qu'on parle, tout ça, et je n'avais pas envie de lui parler à vrai dire. ça aurait dû s'arrêter là. Mais non, même quand je faisais tout pour mettre de la distance Dimitri devait continuer à foncer dans le mur, et à me parler derrière la porte.

        « … Je sais pas vraiment. A tout hasard… J’ai posé mes lèvres contre les tiennes ? »

        Non vraiment sans blague ? Je l'avais pas remarqué.

        « … Je t’ai embrassé ? Enfin, je crois ? Non, heu… oui ? Heuuuu… Ou.. n… Ouais, je t’ai embrassé ^3^ »
        AAAH qu'il ne parle pas de ça ! Je ne bouge pas mais le Dorian intérieur est en proie à une crise d'hystérie. Mais après tout je ne m'en fais pas. Peut être qu'à force de vivre avec moi Dimitri deviendra hétéro. Oui, c'est fort possible.

        « Mais heu, Dorian, t’inquiète hein. C’est l’bon dieu qui m’appelle. »
        « C’est que… Je sais pas, j’ai besoin de quelqu’un avant de mourir…


        C'est quoi son délire ? Dimitri est tellement vicié que de toute façon on aurait beau le tuer vingt fois que DIeu ne l'acceptera jamais au paradis.

        « Tu crois que je suis maso au point d’avoir fait ça délibérément ? »

        J'enregistre chacune de ses paroles. Je me mord les lèvres, m'empêchait de parler et garde un silence de mort. Mieux vaux l'ignorer, oui, c'est ça, ignorons le, peut être qu'il oubliera de lui même, ça oublie vite ces bêtes là.

        Je ferme les yeux, le silence continue, moi ça me va très bien, la plupart des gens se sentent obligés de parler quand un silence s'installe, mais pas moi, j'ai le silence de la voix de Dimitri, c'est une mélodie merveilleuse. Je tente de me calmer et d'oublier le terrible supplice que ma mémoire tente de me faire subir

        « … Do… Rian ? Je sais que t’es là, Dori… En fait… Faut que je te dise, soit content hein… Je vais pas mourir ! Tu m’as pas shooté, tu m’a juste donné du sucre, mon pote… Dit… c’est pas toi qui a fait le coup, enflure ??? Et puis… pour le baiser… c’était la peur de mourir… »

        Et c'est repartit.. en plus il m'annonce une mauvaise nouvelle, bah oui, tout aurait été pu simple s'il avait crevé, je ne
        sais pas ce qu'il me chante avec le sucre, mais la dernière phrase me retourne l'estomac. Ah oui, il m'avait seulement embrassé parce qu'il avait peur de mourir ? C'est tout ce que ça signifiait pour lui ? S'envoyer en l'air une dernière fois avant l'agonie ? Mais merde, à quoi je pense moi, rien qu'un baiser et je commence déja à m'imaginer toutes sortes de plans foireux. Je reste silencieux, mieux vaux faire le mort. Oui, c'est ça, faire le mort.

        « … Tu m’en veux pas ? Mais heu… j’ai pas trouvé ça désagréable, même un milliardième de seconde… »

        Que .. Quoi ? Mon cerveau se bloque, alors c'était vrai, lui non plus il avait pas trouvé ça désagréable, enfin je veux dire, lui il avait pas trouvé ça désagréable ce con ? Qu'est ce que j'allais faire avec un gay roux accroché au bras comme un clébard, à moins que ça ne soit mon maître, minute, ça fait très relation SM ce que je dis là ? Non, je ne veux pas y penser, mais alors y'aurait une laisse si je suis un chien ? AAAH mais qu'est ce qu'il va me faire ????

        Mon visage devenait rouge au fur et à mesure que je pensais et mon souffle commençait à accélerer, se faire entendre. Puis l'autre qui me demande si je suis mort... non mais ça ne saurait tardé s'il continuait à piailler ainsi.. je n'en peux plus
        il faut que ça sorte.


        « Putain, t'as besoin de quelqu'un avant de mourir ? Mais va prendre le premier type qui passe dans la rue, du temps que y'a une bite ça te va toi hein ? Finalement c'est la même chose ! Et me sors pas des excuses bidons comme quoi Dieu ou ton corps t'a poussé à le faire, je n'y crois pas de toute façon. Et tu sais quoi t'es bien le seul à avoir trouvé ça agréable, t'as pas intérêt à te faire des plans cul dans ton petit cerveau parce que ça ne s'accomplira JAMAIS, tu m'as compris ? »
        Ma voix déraille, on sent de l'assurance mais aussi une gêne profonde. Putain, je sais jamais m'exprimer.

        « tu peux pas crever maintenant ? »

        Mon regard s'allume, je me redresse d'un coup, ouvre la porte du pied et empoigne Dimitri par le col, le soulevant puis le regardant en serrant les dents, je dois sérieusement faire peur...

        « Allez dis le, qu'est ce que t'attends de moi ? »

        Curieusement... je n'ai pas envie qu'il dise "rien".

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      MessageSujet: Re: Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]   Jeu 9 Sep - 1:37

      [hj : désolée pour le truc un peu dépressif du début...]

      « Putain, t'as besoin de quelqu'un avant de mourir ? Mais va prendre le premier type qui passe dans la rue, du temps que y'a une bite ça te va toi hein ? Finalement c'est la même chose ! Et me sors pas des excuses bidons comme quoi Dieu ou ton corps t'a poussé à le faire, je n'y crois pas de toute façon. Et tu sais quoi t'es bien le seul à avoir trouvé ça agréable, t'as pas intérêt à te faire des plans cul dans ton petit cerveau parce que ça ne s'accomplira JAMAIS, tu m'as compris ? »

      Il ne saura jamais s'exprimer correctement.
      J'en ai marre de m'en prendre toujours plein la gueule, merde. Même avec une porte qui nous sépare, je sens que s'il pouvait défoncer la porte à coup de machette, il le ferait, et en serait surement bien content. Dorian, merde, soit sympa une fois dans ta vie...
      Il n'a jamais pu s'exprimer correctement, et n'a jamais su. Toujours, on pressentais dans son timbre de voix, on imaginait son visage, on imaginait son cour bouillonnant sous ses côtes, on imaginait tout de lui, on le sentais, on le devinais. Je suis persuadé qu'il n'a jamais voulu cela. Non, et pourquoi l'aurait-il voulu ? Ce mec est un clébard, de ceux qui ont besoin d'une liberté, de ceux qui veulent vivre, qui cherchent à se détacher des chaines, des menottes, de tout ce qu'on leur a assigné à la naissance. De ces chiens de la rue qui ne voudraient qu'être de la poussière.
      Dorian, merde.
      J'ai presque l'impression d'être intelligent, sur ce coup. Pourtant les gens c'est pas mon fort, voire même pas du tout. J'ai jamais été foutu d'écouter sérieusement la vie d'un type sans rajouter un « tant mieux pour sa/ta gueule, ahah », puis finir un coup de pied au cul et sans pouvoir revenir dans tout bâtiments « d'aide à personne solitaire », à Venise.
      Mais là, je voulais comprendre, je voulais savoir d'ou il sortait pour être comme ça. C'est pas humain, comme comportement, si ?

      Je sens que sa voix déraille, c'est comme ce train qui avance en rythme, et, micro-grain de poussière plus tard, se retrouve sur la côté de la chaussée. C'est comme ça qu'on quitte la route, qu'on se retrouve à part, presque exclu.
      Mais alors, si dans le train y'a un airbag pour chaque passager, c'est possible de réussir à se sauver, puis de retourner le train et reprendre sa route... L'air de rien ?

      Et moi qui l'ai embrassé, pour rien arrangé. Et qui ne vais même pas crever comme une merde à ses pieds.. J'ai même plus d'excuses. En avais-une valable, finalement ? Putain d'inconscient. L'inconscient, c'est moi. Et si je l'ai embrassé, c'est moi. C'est pas lui.
      J'avais pas besoin de quelqu'un avant de mourir.
      Non.
      J'avais besoin de lui, le seul mec au monde à comprendre à peut près ce qui peut se passer dans mon minuscule cerveau. Le seul type à me supporter nuit et jour, à vivre avec moi. Je passe mon temps à dire qu'il ferait mieux de se casser, mais sa présence m'est indispensable. C'est horrible à dire. Ce gros con, je peux plus m'en passer. C'est comme les sex-toy, une fois qu'on commence à s'en servir, c'est comme le luxe, c'est pour l'élite du sexe. Là c'est parrail. Quand t'arrives à survivre avec Dorian, c'est que t'es un boss.
      Mais lui, il en pense quoi, hein ? Il a juste un appart', et s'il le pouvait, il partirait dès qu'il en aurait l'occasion. Et moi j'me retrouverais seul comme un con dans mon appart', avec mes pâtes et ma petite cuisine. Et mes flingues.

      Et puis, je veux pas dire, mais les bites, c'est mon truc, mais uniquement celles qui sont jolies. Pas les trucs de vieux milliardaires. Quoi que, j'ai tenté une fois, un pas trop vieux, et j'ai gagné du fric. Ouais, maintenant tout le monde sait que Dimitri a fait la pute.

      -Je t'ai très bien compris, mec.

      J'ai rien compris, Dorian. Enfin si, j'ai compris ce que t'as dit. Pas le sens profond de ta phrase. Alors maintenant, soit clair, merde..... Heureusement que je lui dit pas le fond de ma pensée, n'est-ce pas?

      Je sens qu'il est derrière cette porte, je sens qu'il respire, je sens qu'il est fatigué et paumé, je sens sa présence. J'sais que t'es là, et tu dois tirer une tête pathétique, presque comme toujours.

      « tu peux pas crever maintenant ? »

      .. ce mec a toujours eu un tact énorme, j'ai jamais vu ça. Je sais qu'il voudrait me voir crever, je sais très bien qu'il veut me faire peur, qu'il est choqué de mon comportement, que je fais trop pitié – comme toujours. Je suis habitué à force, à être con. Ben oui, merde, con un jour, con toujours.

      -Je pourrais bien crever maintenant, que ça m'aura fait une bonne raison de t'avoir embrassé. Alors ça vaudrait mieux pas pour ton ego surdimensionné, Dorian.

      C'est rare que je prenne un ton sérieu. Mais là, je veux lui montrer que je suis un mec, malgré mes cheveux long et mon air de débile. Et que je ne m'assimilerais jamais à une grognasse de nana. Que je suis peut-être même un mâle dominant et que j'ai aussi des hormones sexuels plutôt développés. Un mec, un homme, un gars, des couilles quoi.

      -c'est vraiment pas dans ton intérêt, même... Au fond t'as besoin de moi, je le sais. Si j'étais pas là, tu serrais qu'un chien errant dans la rue, t'égorgerais n'importe qui. Moi j'suis ta roue de secours.

      Quelques secondes, il ne parle toujours pas. Qu'il écoute, au moins. Pour une fois que je m'im... m'impose ! C'est dur à dire comme mot, j'ai pas vraiment l'habitude, non.

      -Et t'es pareil pour moi, Dorian.

      Là il a pas du entendre, parce qu'il ouvre violemment la porte et m'étrangle à moitié. J'aurais été dominant pendant un peu moins d'une minute. Les rêves ont une image, oui.

      « Allez dis le, qu'est ce que t'attends de moi ? »

      Je dirais bien 'rien', mais il risquerait de mal le prendre, et penser d'autant plus que je le prend juste pour une bite/cul ambulante. Ce qui n'est pas foncièrement faux, mais pas totalement vrai.

      -j'attends quedal que pourrait m'apporter un pote comme toi. Merde ! J'ai pas pu amener de type ici juste parce que tu es là depuis des mois !!

      J'attends un peu, reprend mon souffle – mine de rien ma mort se rapproche encore, c'est pas mon jour.

      -Je l'ai pas fait parce que je pensais que ça te ferait chier, voilà tout. Ça m'arrive d'être sympa dans ma vie, j'te jure.

      Souffle dérisoire à côté de l'énorme bourrasque que j'aurais pu lancer à la fin de cette phrase. Mais je voudrais éviter de lui faire péter un câble, détruire mon appart', voler mes flingues, et me buter la gueule, par la même occasion.

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        MessageSujet: Re: Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]   Mer 6 Oct - 3:32

          « Je pourrais bien crever maintenant, que ça m'aura fait une bonne raison de t'avoir embrassé. Alors ça vaudrait mieux pas pour ton ego surdimensionné, Dorian. »


          Hein quoi, qu'est ce qu'il dit ? Et ... mais... j'ai un égo surdimensionné moi ? Non, c'est pas vrai, personnellement je trouve pas, je sais bien que je suis qu'un pauvre clébard paumé dans une ville où on risque à chaque pas de tomber sur une mine. Ah, il dit sûrement ça parce que j'ai pas l'habitude de m'occuper de lui. Mais je compte plus les fois où il m'a appelé, totalement livré à lui même et à des types qui le pourchassaient. Je compte plus ces fois là où moi je l'ai tiré d'affaire, où moi je suis venu le chercher, les fois où il était complètement défoncé dans des bars et où y'avait une dizaine de pédés autour de lui qui reluquaient son petit cul. Et moi j'étais énervé forcément, je sais plus le nombre de mecs que j'ai manqué de défoncer parce que merde, Dimitri avait pas à subir ça... enfin... merde, je sais qu'il a besoin de cul, mais pas avec des moches, et puis putain, on est à Venise ! Le parrain, tout ça, c'est interdit l'homosexualité, qu'est ce qu'il ferait s'il tombait sur des sbires de ce gros con de parrain, il se ferait dépecer et pendre par la queue. Merde Dimitri, merde, tu sais pas ce que tu risques. Je suis toujours là pour le tirer d'affaire mais il se rend pas compte ce petit con. Et là il ose dire que j'ai un égo surdimensionné ? Bon c'est vrai que y'a des fois où je l'ai carrément laissé tomber, en un an on en a vu des vertes et des pas mûres, mais je veux dire pour les problèmes les plus graves j'ai toujours été là. Et même si c'est négatif parce que les mecs qui l'emmerdaient je pouvais pas m'empêcher de les buter je l'ai quand même sauvé un nombre incalculable de fois. Dimtri, ingrat.

          « c'est vraiment pas dans ton intérêt, même... Au fond t'as besoin de moi, je le sais. Si j'étais pas là, tu serrais qu'un chien errant dans la rue, t'égorgerais n'importe qui. Moi j'suis ta roue de secours. »


          Il m'interompt dans ma réfléxion... c'est pas vrai. J'ai besoin de personne. Et certainement pas de lui. Qu'est ce que ça fait si je bute tout ce qui bouge, je peux me débrouiller tout seul, j'ai pas besoin d'une nounou à cheveux oranges merde... ... je reste silencieux... parce que je me rends compte finalement que peut être il a raison. Je me pose la question, est ce que j'ai besoin de Dimitri au fond ? C'est vrai que depuis un an... j'ai un peu avancé par rapport à avant où je stagnais. Où je serai si j'étais pas là, bien au chaud dans son appart - en fait enlever le "chaud" tparce que on se les caille dans son appart merdique. Où je serais ? Je serais peut être en taule. Rattrapé par ces scientifiques à la con, peut être mort... ah... avant je me serais peut être dit "et alors ? Peut-être qu'il vaut mieux être mort après tout". Mais curieusement là non. Dimitri... peut être qu'après tout il m'a redonné goût à la vie. Vie de clébard mais vie quand même. Je sais bien que je lui dois beaucoup mais seulement dans la situation présente jamais je ne pourrais le lui avouer. Je ne dis rien, je reste silencieux, les lèvres pincées.

          « Et t'es pareil pour moi, Dorian.»

          J'ouvre un peu plus grand les yeux. Après le bisou la déclaration c'est ça ? Je ne réagis pas, je continue à le regarder froidement, à quoi il s'attend ? A ce que je lui saute au cou et que je lui roule une pelle ? C'est ce qu'il attend de moi, j'en suis sûr, peut être qu'il a déja accueillit des tas de mecs comme ça chez lui avant moi, ce mec ne pense qu'au cul, normal c'est un mec tu me diras, mais alors dans ce cas je ne suis pas un mec... non, je suis un monstre, un monstre à être aussi insensible. Oui, mon visage n'exprime que mon vide intérieur. Dimitri m'a suffisamment énervé pour la journée pour méritée une telle froidure. Je reviens dans la salle de bain et l'empoigne par le col.

          « Allez dis le, qu'est ce que t'attends de moi ? »

          « j'attends quedal que pourrait m'apporter un pote comme toi. Merde ! J'ai pas pu amener de type ici juste parce que tu es là depuis des mois !! »

          Je fronce les sourcils, dents sorties.

          « bah alors putain, qu'est ce que t'attends pour me jeter si t'as pas pu toucher de bite depuis des mois, t'as peur de moi c'est ça ? Super pote, je te promet que je te ferai rien si tu me dis de partir dés maintenant, alors dis le, jette moi puisque tu peux pas m'avoir, au moins ça sera fait comme ça, t'as esperé que tu pourrais te prendre un bon coup avec moi mais puisque tu peux pas fais ce que tu as à faire.»

          Je lui jette un regard noir, je grogne, vraiment, on dirait un chien qui a la rage, tu parles d'un truc. S'il veut plus de moi qu'il le dise merde, j'ai toujours détesté les gens qui disent pas ce qu'ils pensent. S'il veut me baiser qu'il l'exprime clairement au lieu.. au lieu... au lieu de me laisser espérer des trucs, merde, merde. Tu sais quoi Dimitri? je suis pas aussi insensible que je le montre, quand on m'embrasser je ressens des choses aussi, merde, tout un tas de choses que je sais pas quoi en faire ni comment les gérer, ... et j'ai besoin que tu me dises ce qui se passe dans tes neurones grillés par la clope depuis ta plus tendre enfance.

          « Je l'ai pas fait parce que je pensais que ça te ferait chier, voilà tout. Ça m'arrive d'être sympa dans ma vie, j'te jure. »

          « je...»

          Je sais pas quoi dire. Peut être qu'il me ment ? Une voix dans ma tête me le répète, elle me dit que tous les humains autour de moi me mentent, et j'essaye d'avoir confiance en Dimitri, comme un chien sauvage, ce que je suis sûrement ... mais c'est dur avec cette putain de voix. Merde.

          « T'es pas obligé d'être sympa...tu peux me jeter.»

          « Regarde, t'héberges un fou furieux, ce serait temps de penser à toi plutôt qu'à ce qu'il peut t'arriver. »

          « Mais même si tu me jettes tu sais quoi, je peux pas te laisser, tu fais trop de conneries quand je suis pas là.»

          « Imbécile...»

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        MessageSujet: Re: Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]   Mar 9 Nov - 2:47

        Les femmes préfèrent être belles,
        plutôt qu'intelligentes parce que,
        chez les hommes, il y a plus d'idiots que d'aveugles.



        [hj : pardoon, je suis allée super loin pour le coup... J'espère que ça t'ira quand même. Dimitri est si niais. Et j'ai une poussée de niaiserie c'est ça.. et la citation à pas beaucoup de rapport, mais elle m'a bien fait rire, et en fait mi bout à bout, le caractère de Dori et Dimi correspond un peu XD ]

          Dorian avait toujours été comme ça. Il veut paraitre loup, un bon gros loup, pas un chef de meute non, il est indépendant. Mais au fond, il avait aussi une âme de chaton qui ne désirait qu'une seule choses : se faire cajoler.
          Enfin c'est un chaton teigneux mais c'est un chaton quand même.
          Et c'est comme ça que je l'aime, Dorian. Pas quand il se braque et qu'il fait son enfoiré. Moi je suis trop emphatique, lui c'est le contraire. On sait pas trop ce qui se passe dans sa tête, on se demande « mais bordel, tu pense à quoi, à qui, à faire quoi ? ». Et on veut savoir, au fond. On adorerait savoir. C'est ça qui nous fait désirer quelqu'un, qui fait qu'on s'y accroche. On veux le connaître, on veut savoir ce qu'il pense de nous. Et puis oh, on pose des tonnes de question, parce qu'on à l'espoir que cette personne nous aime en retour.
          Mais Moi, jamais je lui demanderais ce genre de trucs. J'vais pas m'abaisser à faire ma femelle en rute, sentimentale et niaise. Je suis pas comme ça, moi - et les cheveux, ça veut rien dire.

          « T'es pas obligé d'être sympa...tu peux me jeter.»


          enfoiré va. Tu veux vraiment que je te foute à la porte ? T'en a envie, tu veux te casser. Mais non, moi, rien que pour faire chier mon monde, rien que pour qu'il reste ici, je vais pas lui dire de se barrer.
          Qu'il reste ici. Avec moi. Ensemble. Moi avec mes flingues, lui avec le sang écaillé sur ses mains, moi avec mes pâtes et lui avec ses coups de gueules. Moi avec lui. Et c'est tout.
          Au fond on ressemble un peu à un vieux couple. Mais en PIRE qu'un vieux couple. Un vieux couple, il s'emmerde, il se fait chier, il se hait. Mais au fond, y'a plein de petites attentions qui font qu'en fait, il s'aiment.
          Nous, on fait tout pareil. Sauf les attentions. Et ça me branche pas. Non, on s'aime pas, enfin il m'aime pas, et moi non plus, enfin j'en sais rien. Je suis paumé. J'ai toujours été paumé, j'ai jamais cherché à comprendre, je suis qu'un gamin, un pathétique gosse, un type qui aurait juste peur de voir la vérité en face.

          Dire que tout ça a commencé à cause d'un simple mal de ventre. Dire qu'à cause de cette merde, j'en reviens à douter de mon sex-appeal et même de mon âme de dragueur. Parce que quoi, sa présence m'a empêché de baiser un peu ? Parce que j'avais peur qu'il bute mes amants ? La bonne blague. Je suis si con, je suis si con.
          Au fond heureusement que je ne lui dit pas tout ce que j'ai sur le cœur. Ça finirait comme dans ces films tellement niais, avec les pleurs, les cris, les « fait moi l'amour! », et puis à la fin un des deux qui crève d'une façon vraiment pathétique. Et puis lui il se fouterais de ma gueule. C'est la seule chose qu'il sache faire, au fond.

          Et le voilà qui m'observe de son regard de chien enragé. Mais je te connais assez pour savoir que tu cherche à cacher autre chose. Et je ne veux pas lui répondre, j'ai pas envie d'ouvrir ma gueule, ça pourrait encore mal tourner. J'ai l'habitude. Je l'écoute, je savoure chacun de ses mots, je reste là, face à lui, le regard figé dans ses yeux rouges. Et je l'observe.
          Je devrais arrêter de fantasmer un jour, il serait temps... Mais regardez ses lèvres, et regardez sa peau, et regardez le grain de cette peau, et ses mains, et son air tremblant.
          Petit chaton, va.

          Tu veux une souris en plastique pour te défouler dessus ?

          « Regarde, t'héberges un fou furieux, ce serait temps de penser à toi plutôt qu'à ce qu'il peut t'arriver. »
          [hj : à ce qu'il peux m'arriver ?]

          J'esquisse un sourire. Il a pas tord. Il a rarement tord.
          Mais je veux pas penser à moi. J'aime pas penser à moi. Et quand je le fais, je ne fais que de penser à de la bouffe. Ouais voilà, moi = bouffe.
          D'ailleurs, je commence à avoir faim. Et quand j'ai faim, c'est que tout va bien niveau santé. Je suis guéri !

          « Mais même si tu me jettes tu sais quoi, je peux pas te laisser, tu fais trop de conneries quand je suis pas là.»

          aaaanh. T'es trop mignon quand tu veux, petit chaton.

          Je continue à me noyer dans son regard. J'écoute plus qu'à moitié. Je veux plus écouter, ça me suffit, je veux juste l'entendre dire qu'il s'occupe de moi par obligation ou par quoi que se soit d'autre. Il s'occupe de moi comme d'un petit chiot, comme d'un bébé. Il m'a même donné la becquée y'a quelques semaines, parce que je voulais pas manger mes légumes.
          *Je te jetterais pas, qu'est-ce que tu peux être con quand tu t'y mets, Dorian...*

          « Imbécile...»

          Il a dit quoi ? C'est bon, mon esprit – quel esprit ? – c'est envolé. Je suis présent, je suis dans un autre monde, comme au ralenti. Non, je peux pas mourir alors que je pensais être guéri ?
          Et puis je commence à voir flou. Un peu comme dans sur une vidéo qui a une qualité de merde, genre une .avi. Mes pupilles, elles se dilatent, mon corps, est lourd... lourd...

          Comment je suis fatigué.

          Je pose ma main contre le mur pour me reprendre. Mon corps.. s'est rapproché du sien. Je tire une tête genre c_c, un peu shooté, un peu crevé. Et mon bras, à quelque centimètres du sien, lui, droit comme un piquet, collé contre le mur. J'ai presque l'impression de retrouver mes jeunes années, quand je draguais à en perdre haleine, en plaquant les éphèbes que j'arrivais à me taper contre un mur, et leur murmurant des chansons paillardes ou des mots romantiques – au choix – à l'oreille.
          J'ai l'impression de retrouver ce petit papillon dans le ventre, cette excitation éphémère, j'ai tellement envie de risquer ma vie..

          Risquer ma vie...

          Et encore une fois, pour la deuxième fois en quelques instant, j'approche mon visage du sien, et dépose mon front sur le sien. Je respire doucement, mon souffle reste inégal, et je ferme les yeux, et doucement, encore si doucement, mon bras, je le lâche. Collé contre lui. Mon corps tremble, mais qu'est-ce qui m'arrive ? Et ma main, je la glisse dans ses cheveux blancs, et je ferme les yeux. Et je ne bouge pas. Que fait-il ? Est-ce qu'il prend un couteau pour me l'enfoncer dans le ventre – j'aurais vraiment mérité ma mort aujourd'hui –, est-ce qu'il a peur, est-ce qu'il se débat ? Mais putain, quelle connerie je viens de faire.
          Connerie, connerie. Je suis un monstre de niaiserie. Mais je reste là, je ne me rend pas compte de sa réaction, je ne sais pas. Je suis juste là, le regard un peu vide, la tête qui tourne, la boule au ventre.

          Et j'attends.

          - Pardon... Pardon Dorian.

          - t'as raison.. je suis un imbécile. Tu devrais peut-être pas me connaître... ça doit être pire que d'être en cavale au fond.

          Je m'arrête. PRISE DE CONSCIENCE.

          Oh mon dieu qu'ai-je fais ? Je suis toujours là, fixe, mon front contre le sien. Sauf que pour le coup, j'ouvre les yeux, dans un regard étonné style «  O_____O ».
          Toujours en chuchotant, toujours. On va pas lui exploser les tympans, puisque c'est lui qui va surement le faire en premier, dès que je me serais éloigné.

          - OOH merde.

          - ça.. çatediraisquejeprépareàmanger ?

          L'enlève ma main de ses cheveux. Maintenant, je me tiens à rien du tout, je suis en équilibre sur la pointe des pieds, en avant, tombant à moitié sur lui. Mon meilleur pote merde.

          - … Mince, j'ai cassé l'ambiance là, je fais pitié un peu, tu trouves pas ? 8D

          Oui, parce que là si il bouge, je tombe comme une merde sur la sol, me frappant le crane contre la paroi du mur avec ça.



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          MessageSujet: Re: Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]   Ven 3 Déc - 6:41

            La question que tout le monde doit se poser en lisant notre topic, imagineant la pitoyable scène à laquelle se livraient Dorian Caleb Dierich et Dimitri Angelo Visconti, oui, dans tous les cas, vous foutues bandes de lecteur - à considérer qu'il y en ai, bien sûr, ce que je commence fort à douter vu mes capacités littéraires et mon style d'écriture, la questions que vous vous posez, c'est "mais putain, Dorian, il est gay ou pas ?"

            Ouais, histoire de voir si Dimitri a une chance ou pas, s'il faut l'achever ou lui acheter des paquets de barilla pour le consoler.., bref, puisque vous le voulez tellement, je vais ESSAYER de répondre, je dis bien essayer, parce que j'aime pas ce genre de questions privées, merde. Etais-je gay ou pas ? A vrai dire je n'y avais jamais vraiment réfléchit. Ce qui est certain c'est que j'ai déja baisé avec des hommes, pour mon boulot de gigolo - que j'ai détesté à la minute où je l'ai essayé - mais bon j'avais pas le choix à l'époque quoi. Bref, une période sombre de ma vie où je m'adonnais à la sodomie et la fellation, oui mesdames et messieurs, la sodomie. Un putain de pédé. Et à vrai dire je ne pense pas que j'arrivais à trouver du plaisir dans ces actes - même ceux avec des nanas à vrai dire. Bon, je suis pas complètement frigide, c'est sûr que quand on me tripote la queue je reste pas insensible, je suis humain merde, même si des fois j'ai des doutes.

            Mais le cul, contrairement à ce pédé de Dimitri n'était pas vital dans ma vie. Merde, pourquoi je pense déja au cul moi ? Il s'agit rien que d'un baiser. Mais Dimitri... lui je sais qu'il veut plus, peut être qu'il a rien sous la main et c'est pour ça qu'il se console avec moi, mais ça a bien l'air de me dégouter, oui bien l'air, parce qu'à vrai dire je ne sais absolument ce que je ressens à l'instant... Bref, Dimitri a t-il une chance ou pas ? Moi je répondrai non, de suite, même sans réfléchir, c'est une sorte de réflèxe quoi, je suis un peu dégoûté du sexe. Et merde, pourquoi je vous parle de ma putain de vie privée moi, qu'il se démerde Dimitri, qu'il fasse comme les femmes-girafes, s'étendre le cou pour se faire des autofellations, mais qu'il me laisse tranquille dans ma merde. Quoi ? Moi ? PEUR ? traumatisé ? Vous m'avez bien regardé ? Non, vraiment je pense pas. Ou peut être ... mais en fait non.

            Dire que tout ça avait commencé avec un mal de ventre à la con. Je me demande comment on en est arrivé là. Et du coup qu'est ce que je fous moi hein ? Avec une tapette qui me regarde comme si j'étais un morceau de viande, ou un petit chaton.Je suis pas habitué à recevoir de l'affection moi, merde. Qu'est ce qu'on fait dans ces moments là ? On remercie ? On détourne le visage de honte ? J'en sais foutrement rien, mais moi tout ce que je trouve à faire c'est le fixer de mes yeux rouges. Et je le fixe encore et encore, encore pendant que je le vois un peu faiblir. Oui, il a une tête de shooté tout d'un coup, et s'appuie contre le mur. Je fais rien, je dis rien. J'aurais pu lui poser une main sur l'épaule et lui demander 'ça va ?' mais je n'en fais rien... je verrais bien une chanson niaiseuse à la con passer pendant ce laps de temps où le regard de Dimitri se fait vitreux...

            Et là. Il s'approche. Son front se colle au mien, je le sens brûlant. Je ne cille pas. Mon souffle se met à s'accélerer, stupidement, putain, arrête de battre putain de coeur, Dimitri va t'entendre. Son corps tremble, sa main vient se fondre dans mes mèches blanches. Je ne bouge pas, je le regarde dans le fond des yeux, sans qu'aucune expression particulière ne viennent apparaitre sur mon visage. Je sais si bien faire la statue, je mériterai un prix sérieux.

            « Pardon... Pardon Dorian.»

            « t'as raison.. je suis un imbécile. Tu devrais peut-être pas me connaître... ça doit être pire que d'être en cavale au fond.»

            « Probablement ...»


            C'est tout ce que je trouve à lui répondre. Mon coeur bat plus fort, pourquoi il bat plus fort hein, il n'y a aucune raison, Dorian reste calme, ce type est ton colocataire, C.O.L.O.C.A.T.A.I.R.E. Dimitri ne t'a embrassé pour aucune raison particulière, juste parce que tu as une bite entre les jambes, si tu avais été une fille il t'aurait lancé un regard supérieur avant de te laisser à ta médiocre vie. DImitri est to POTE ok. JUste pote...

            « OOH merde.»

            « ça.. çatediraisquejeprépareàmanger ? »


            Je le regarde, les yeux mis clos. Et si il y avait une raison à tout ça ? Qu'est ce que ça me ferait ? Est ce que je serai heureux ? Dégoûté ? Autre ? Est ce que ça m'empecherait de dormir. De penser correctement ? Est ce que quand je sortirai et que mon portable sonnait, est ce que j'esperai que ce soit Dimitri ? Est ce que quand je le verrai j'aurai envie de le toucher, de froler son épaule de mes doigts blancs ? Est ce que mon coeur sautillerait quand je sentirai son odeur ?

            Non, il n'y aurait rien de tout ça. Je suis pas niaiseux moi. ça ne peut pas être autrement. Merde, pourquoi j'y réfléchis moi ? Pourtant tu me fais me donner des mal de cranes à chaque fois Dimitri. Pourquoi tu peux être quelqu'un d'autre.

            « Fais ce que tu veux. »

            « … Mince, j'ai cassé l'ambiance là, je fais pitié un peu, tu trouves pas ? 8D »


            Je me recule, en admettant que ce molusque s'était collé à moi durant tout ce laps de temps il y a de fortes chances qu'il se ramasse par terre comme une merde.

            « Carrément. »

            Je m'accroupis devant lui, ma main vient doucement avancer sur son visage, je touche son menton du bout des doigts, les faisant danser jusqu'à sa joue, doucement... que je viens tapoter sans douceur, brisant sûrement l'illusion d'un baiser que je venais de créer.

            « Tssk, tu bouffes trop, tu vas encore avoir mal au ventre. »

            Je me relève, sourire en coin. Qu'est ce que ce mec est con, mais au fond, qu'est ce que je...

            Tche. Rien.


          [HJ : bouuh, pas fait beaucoup avancer ._. ]

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          Dimitri A. Visconti

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          MessageSujet: Re: Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]   Ven 4 Mar - 11:52

          Un pas, deux pas.
          Dimitri tombe. On avait dit quoi ? Imaginez un seul instant, une masse informe qui ressemble à une citrouille, un machin totalement affalé sur celui dont il rêvait d’être l’amant, et ce dernier qui se sépare d’un pas, deux pas.
          Et boum. Je suis si pitoyable, laissez moi crevez sur un banc publique, peut-être que quelqu’un viendrait me manger et ferait de moi une citrouille pour Halloween ? Je suis un parfait animal de compagnie, je suis même propre et je fais la cuisine. Mais j’exige de manger des croquettes de la plus haute qualité. Nahmaisoh.
          Mais je voudrais tellement que ce soit.. lui, qui m’adopte ; Déjà qu’il me traine comme un chien depuis pas mal de temps… Je suis vraiment habitué à se maitre. Et il me nourri bien, et il m’apporte l’affection dont j’ai besoin, et… heu non, pas l’affection. J’en ai besoin. Je suis pas un chat. Je suis pas solitaire.
          Lui, c’est un minou. Un petit chat blanc, sauvage, indépendant, mais qui a besoin d’affection quand on le nourri. Sale matou. Qui griffe, en plus. Et qui se laisse approcher aussi facilement qu’un rhinocéros en rut. Contrairement à ces chats à leur mémère qu’on voit souvent dans les villas de Venise, nourris au lait de jument et au caviar ; Saloperie d’animal. Finalement, je hais les chats.

          « Aoutch. »

          Vas-y, je réagis au ralenti, maintenant. Vieillesse qui me guète. Je suis si vieux. Pitié je ne veux pas quitter ce monde si tôt ! Allez sérieux, abusez-pas. Je veux d’abord me taper Dorian, et j’estimerais que j’ai réussi ma vie.
          Après tout, je l’ai réussie ma vie ? si on fait le point… Ouais non, je l’ai loupée. J’aurais tant voulu être au foyer, m’occuper des enfants, d’un chat, d’un chien, même d’un poisson rouge, et d’avoir un homme gentil et attentionné………… Pas comme l’autre, en fait.
          J’ai l’impression que Dorian est le stéréotype même de l’Homme que je voudrais buter, si je le rencontrais. Really.

          Eh mais ! Pendant que je philosophe tout seul sur de la merde, je viens de me rendre compte qu’il s’approche de moi. Sa main, plus précisément. Et que.. que fait-il ? MERDE il a pas intérêt à m’embrasser ! Faut pas abuser, il est tellement incertain, il sait pas ce qu’il veut. Un jour je lui ferais le test de mettre deux verres devant lui. On parie qu’il saurait pas lequel choisir pendant au moins cinq minutes ? Qu’il chercherais un truc, n’importe quoi. Je le voit pas devant un tour de magie, ce con. Il serait capable de tout foutre en l’air. Mais pourquoi je parle de ça moi maintenant, y’a aucun rapport. Je disais donc, ses doigts qui s’approchent de mon visage qui risque de commencer à gonfler, si jamais je mets pas de la glace – je suis tombé combien de fois depuis le début de la scène ?
          Et, ses lèvres, je les vois, elles ont l’air si savoureuses, je voudrais le manger entièrement. Une pâtisserie, amère, mais tellement délicate, finalement. Mmm, j’attends, embrasse moi, grand fou, on va faire comme au cinéma. Comme dans ces vieux films, comme dans Autant en emporte le vent. On s’aimera et on fera sauvagement l’amour, et …
          Il me frappe ! Parce que, en plus d’être malaimé, je suis un chien battu maintenant ?
          SALE MATOU DE MERDE.

          « Tssk, tu bouffes trop, tu vas encore avoir mal au ventre. »

          Genre. Enfoiré. Je le hais. Jamais j’adopterais de chat. J’en ai déjà trop d’un à la maison. Mais… peut-être qu’il se préoccupe de mon bien-être…….. A la manière d’un enfant qui se préoccupe de son poisson rouge ?
          Mouais, réflexion faite, je ne suis qu’un poisson rouge à ses yeux. Un gros poisson rouge avec des yeux globuleux et trois nageoires minables.

          Oh et, question mal de ventre, j’en ai assez vu, qu’il arrête de faire semblant de s’occuper de moi, hein.

          Du coup je me lève, lui aussi est levé au final, on ne se regarde pas ; honte, misère, rire ? Je sais pas ce qu’il foutait dans son coin mais moi, j’avais faim. Alors je me dirige vers notre cuisinette, et je sors une casserole et un paquet de… Merde plus de pâtes. Un paquet de… Merde plus de riz non plus. Un paquet de… Putain on a plus rien dans le garde manger.
          Alors demi-tour, je m’avoue vaincu. Je bouffe pour trois, de ce que je me souviens, il a pas pu bouffer la moitié de ce que je préparais à manger. Soit il était pas là, soit il pionçait, soit il boudait, soit il fait un régime. Ouh j'imagine bien Dorian faire un régime. Avec trois malheureuses feuilles de salade qui se battent en duel.

          - Merde on a plus rien à grailler.

          Un coup d’œil dans le garde –manger.

          - On a du poisson qui date d’il y a une semaine… t’en veux ? :D

          En parlant de poisson.
          De poison ?

          Et cette ambiance morbide, faut qu’on détende ça…

          - Tu veux jouer à la console ?
          Mh, non il voudra pas.
          - Tu veux qu’on aille faire un tour ? … Acheter à manger ? …
          Il voudra pas non plus.
          - Tu veux… Un câlin ?

          Merde, jamais je tournerais sept fois ma langue dans ma bouche avant de parler ?
          Sale matou sans sentiments.
          Dorian… Je te déteste autant que je tiens à toi, que je […]. Non je le dirais pas. Non je le dirais plus. Pas comme ça, pas ici, pas… […] t’aime.


          ______________________________________________________

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            Le ventre de la mort. [PV Dori ♥]

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