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 Un monde sans pigeon ; pv Luna

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MessageSujet: Un monde sans pigeon ; pv Luna   Jeu 23 Sep - 6:36


    Il ne voit pas de pigeon. Il n'y a plus de pigeons. Tous ont été forcés de partir, poussés par tous ces trafiquants qui ne cessent de faire leur entrée dans la ville. Loin de penser qu'il déteste cela. Au contraire, il n'aime pas les pigeons, plutôt. D'ailleurs, vous pourriez même penser que c'est éventuellement lui qui les a fait fuir, ce qui ne serait vraiment pas faux. En tout cas, il se tient, ici, sur cette terrasse, un verre de café à la main. Le garçon blond regarde le ciel, essayant visiblement de prédire le temps qu'il fera la journée. Il ne regarde jamais la météo, à vrai dire, il ne se fie à d'autres présages que les siens. Il pense réellement que ses psychanalyses sont bien plus évoluées que la moyenne et qu'il mérite cette place de choix qu'il a réussi à se forger. Mais aujourd'hui, le rôle qu'il s'est taillé n'est pas un de ces hommes louches qu'il doit parfois d'incarner. Non. Il est en ce moment le journaliste parfait que rêverait d'embaucher chaque rédaction. Un calepin posé sur la table, un stylo à deux centimètres. Tout était parfait, trop parfait. Une scène millimétrée au centimètre près, trop beau pour être vrai.

    On dit tellement souvent que seules les apparences comptent, dans ce bas-monde. Les apparences et puis les belles paroles, celles que l'on vous susurre à l'oreille tout en vous glissant discrètement un gros billet de banque dans la poche. Ridicule. Surtout que les billets de banque ne sont plus à la mode. Une carte de crédit nouvelle génération est tellement plus branchée ! Un sourire effleure la bouche du blond. Ses yeux se plissent, il prend son calepin à deux mains, relit pour la énième fois les notes qu'il y a apposé. Il n'est pas rare qu'il s'assoit à une table de café pour se faire un compte-rendu à lui même de tout ce qu'il a accompli jusqu'ici. Aujourd'hui, il travaille pour un journal dévoué à la cause du Parrain. Englouti sous une montagne de journalistes accroc au charisme de celui-ci, il ne risque pas de se faire remarquer. Justement, ceci fait partie de son plan, son magnifique plan. Et puis, sans compter ce journal, il possède les cartes de presse de bien d'autres, qu'ils existent ou non. Il est si facile, de nos jours, de s'introduire chez les gens sous le prétexte d'une simple interview pour un journal...qui n'existe pas et en sortir avec un peu de sang sur les mains. Quoique. Ceci n'arrive plus très souvent. Lorsqu'il entre chez les gens, Caesar ne tue pas, comme certains. Il y a longtemps, à la faculté, il a appris à dompter l'esprit de ses semblables, à fasciner. Ils lui obéissent tous. Bientôt, son importance sur cette terre n'aura rien à envier à ce crétin de parrain.

    Il porte la tasse à ses lèvres. Ah, le bon goût du café. Jamais au monde il ne démarrerait une journée sans sa ration quotidienne. Il est tôt, peu de personnes sont présentes sur cette terrasse et mine de rien, Caesar apprécie le calme que lui ont laissé ces petites fourmis ouvrières. Sa main descend jusqu'à la poche de son manteau impeccablement propre, attrape un flacon à pchiit. D'un geste apaisant, il s'en barbouille les deux mains, rangeant ensuite le petit appareil, pour se saisir de son appareil photo à l'ancienne, et regarder toutes les clichés qu'il avait pris jusqu'à présent. Si Caesar n'avait aucun ami et méprisait tout ceux qui l'entouraient, son seul ami était cet appareil photo qu'il avait un beau jour trouvé lors d'une enchère. Avec l'aide d'un peu de corruption sur l'un des milliardaires de la ville en question et de sa charmante voix, il avait réussi à s'emparer de l'antiquité et réalisait, depuis ce jour, tous ses reportages avec.

    7h30. Il a trouvé à quoi ressemblera son prochain article. Pour quel journal, après, c'est une autre histoire. En tout cas, il a décidé de choisir au hasard une personne dans la rue. De jours en jours, les habitants de ce monde accordent de plus en plus de vérité à ce qu'énoncent leurs semblables. Caesar hait les micro-trottoirs. C'est pour cela que son interview va se dérouler un peu différemment. Le garçon remet une mèche en place derrière son oreille, son sourire s'élargit. Quelqu'un s'approche de lui.

    « Hey ! Tu peux venir, s'il-te-plaît ? »

    Spoiler:
     
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Luna Lieto

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Messages : 42
Date d'inscription : 08/09/2010
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MessageSujet: Re: Un monde sans pigeon ; pv Luna   Mar 28 Sep - 12:13

Et court et court la petite le long des rues bondées de Venise, tandis qu’elle observe avec une joie enfantine le joujou brillant sur son poignet, une belle montre au bracelet d’argent, cadeau d’un gentil Monsieur accosté au coin d’une rue sombre, sans doute attiré par ses sourires poupins, ses cuisses frêles que masque à peine sa jupe rayée, jolie petite enfant arc en ciel dans un monde en noir et blanc. Joli Monsieur, joli cadeaux, tant de babioles qu’elle accumule, vite aimées, vite jetées, des rubans, des bijoux, de l’argent, des porte feuilles aux papiers étranges et colorés, des ceintures, des livres, peluches éventrées, papiers de bonbons colorés, boutons, tant de choses qu’on lui offre ou qu’elle accumule, tant de trésors qu’elle amasse, leurs trésors, et les voilà pirates, partant à l’aventure, à la quête du monde, les deux gamines si proche malgré leur séparation. Et elle se pavane l’enfant si mignonne, si fière, sourire angélique sur son visage de porcelaine, les injures du Monsieur qui retentissent dans sa tête, qu’ils sont amusants à effrayer les jouets, justes des joujoux sans importance, et pas de cruauté derrière ce sourire enfantin, ni bien ni mal qui se pressent dans ses pupilles vairons, juste un désir de jouer, un peu trop vite, un peu trop fort. Il y a bien un cœur battant dans cette frêle poitrine. Cœur dérouté, cœur aveuglé, qui ne voit ni le mal, ni la crasse, ou la corruption. Cœur qui ne veut pas grandir. Cœur d’enfant.

Et voilà la grande place qui se dresse , pavés gris et vides, passants pressés, d’autres attardés aux bords des cafés, tant de gens qui s’ennuient, pauvres jouets, et elle ne comprend, qu’est ce qui peut donc les motiver tout ces gens qui marchent vite tête baissée, ou restent là sans bouger, sans rien voir, alors qu’il faudrait que tout éclate, il faut des couleurs, des jeux, de l’excitation, bousculer les convenances sans s’en rendre compte, détruire pour mieux posséder, pauvres jouets qui n’ont pas de sœur à aimer, qui ne savent ce qu’est le monde, pauvres jouets si ils apprenaient…Et elle traverse la grand place, vite, vite, du mouvement, de l’agitation, la place dénudée, même les pigeons ont fuit par ce jour grisâtre, les gros oiseaux qui s’accumulaient pour quelques miettes de pain jetées dans lesquels elle aimait foncer avec des cris sauvages pour les voir s’envoler, prise dans une nuée d’ailes et de plumes, de claquements d’ailes qui submergent, et moi je joue sans voir le mal que je fais, je n’ai que cela, pour tromper mon ennui, pour oublier son absence, à ma sœurette si occupée. Et qu’ils sont doux les temps où elles s’unissent les deux petites démones, s’entrainant l’une et l’autre dans leurs facéties, terrorisant les passants, soutirant des cadeaux aux monsieurs, parfois aux dames, volant des bonbons colorés des vitrines des magasins, deux petites filles dans un monde sanguinolent, à l’image de la ville dans laquelle elles évoluent.

Et court, court, court la petite fille sur la grand place, quand soudainement elle le voit, des cheveux d’or, couleur des blés qu’elle a un jour vu dans un livre, cheveux brillants, tandis qu’elle s’approche, cheveux, beaux cheveux, obsession d’enfant, regard fasciné de petite fille.

- Hey ! Tu peux venir, s'il-te-plaît ?

C’est une belle voix qui l’interpelle, tandis qu’elle s’approche, un grand sourire aux lèvres, heureuse qu’un monsieur aux cheveux si beaux lui prête attention. Superbe jouet qui se profile, regard d’enfant le nez collé à la vitrine du vendeur de jouet qu’elle lui adresse, tandis qu’arrivée sa hauteur, sa main glissant contre sa cuisse saisit soudainement la lame fine accrochée sous la tombée de son manteau, tandis qu’elle claironne.

-Que le Monsieur a de beaux cheveux ! Je peux couper les cheveux du Monsieur ?

Et sans attendre une réponse, la lame se dégaine, tandis que d’une main elle saisit soudain une large mèche blonde , clac et voilà soudainement dans sa main un bout de rayon de soleil.
Sourire innocent.


Pardon pour l'attente >.<
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