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 Diego o° Libre dans sa tête

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Diego I. Grassi

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[ SERVEUR ]
{ ~ Mais je ne suis fou vous savez, bonsoir ~ }


Messages : 11
Date d'inscription : 15/07/2010
Age : 25
Localisation : Avec des Lapins nains psycopathes?


Police record ~
♥ Inventaire de poche ♥:
♥ Petites choses en plus ♥:
♥ Répondeur téléphonique ♥:

MessageSujet: Diego o° Libre dans sa tête   Sam 17 Juil - 2:44



titre de mon image
    Prénom(s) : Diego Innocente. Ironie du sort qu’est son deuxième prénom. L’innocence n'est à Diego que l'un des deux reflets de sa personnalité. C’est justement cet autre reflet, qui ne représente en rien l’innocence qui n'est qu’une partie factice d’horreur, de sang, de malaise.
    Nom : Grassi. On ne connaît pas spécialement l’origine de ce nom, et Diego ne cherche pas à le savoir.
    Surnom : Ces amis n’osent pas évoquer le fait qu’ils soient ce qu’il tente d’éradiquer dans sa vie. Ils pourraient avec humour l’appeler « Le chevalier sanglant » ou encore « l’homme au couteau qui voulait sauver le monde », mais non, ils se contentent et se contenteront toujours de « Dieg ‘ ». Ceux le connaissant de vue ne l’appellent en général pas, par peur de tomber sur ‘la mauvaise personne’. Quand ils le font, seuls, chez eux, sans avoir l’impression malsaine de se sentir observé, ils l’appellent « Le Chevalier Sanglant », c’est un surnom qui lui est attribué. Malgré le fait que tout le monde sache le problème psychologique se cachant derrière lui : en général, ceux qui ont pu « le » voir ne peuvent pas évoquer cette expérience, tristement inoubliable.
    Date de naissance et âge : Né le 25 Novembre 2182, il a dix-huit petites années. Il ne pourrait pas se permettre d’être plus jeune, il n’aurait alors là jamais osé partir de chez lui. Et puis, vivre sans emploi à temps complet n’aurait pas été si simple. Pire encore, il n’est pas plus vieux : Si naïf, encore heureux. Peut-être que vers vingt ans, il se rendra compte qu’il ne vit que dans un monde imaginaire et prendra conscience de l’horreur dans laquelle il vie, Venise.
    Nationnalité : Italien, né à Venise même, d’un père Italien, d’une mère italienne. Sa famille est italienne depuis cinq générations. Avant, les ancêtres étaient des anglais partis retrouver le Pape au Vatican. Puis ils partirent à Venise, à une époque ou tout était encore si simple, romanesque, même.
    Groupe : L’un serait civile. Il vit dans un univers imaginaire, il ignore tout ou presque du reste du monde, et ignore jusqu’au fait qu’il est dangereux. L’autre serait des Banderuole cacciate, dans la mesure ou l’assassinat de trois hommes du Parrain aura signé son arrêt de mort. D’une manière général, Diego en son ensemble fait parti des Banderuole cacciate, puisque, dans un sens, la Mafia ne pourrait pas distinguer les deux Diego : Pour eux, Diego est celui qui a tué des leurs, qu’importe ce que l’un a pu faire, indépendamment de l’autre.
    Manies, habitudes, tics :
    . Dors en se bouchant les oreilles, et avec une peluche, bien souvent un petit ours.
    . Fait passer sa lame de couteau entre ses doigts, doucement, toujours doucement.
    Dans tout les cas, Diego est rempli de tics, de petites manies indécelables à l’œil nues. Il fait parti de ces gens que l’on pourrait étudier toute une vie. Que l’on aime ou l’on déteste, au choix. Tellement détaillés qu’ils en donnent mal à la tête.
    Profession : Serveur, Barman dans un petit bar paumé au milieu de nulle part. Ce n’est qu’une demi-profession, et si on lui demandait son métier, il répondrait d’un côté « Je ne cherche qu’à éradiquer le malheur <3 » et de l’autre « je suis libre, je ne suis dépendant que de ce couteau. », mais afin de vivre et d’obtenir plusieurs informations par jour, il y travaille et s’y plait relativement.




Phisyque :

Certaines personnes peuvent penser qu’un homme, un italien, un fou, est forcement beau. Ils doivent penser que ces personnes représente l’idéal féminin, masculins ou autres, du sexe sensé représenter la virilité, dans le monde. Ces personnes se trompent.
D’autres personnes doivent penser qu’un serveur dans un bar, avec ces habits de fonction, ce smoking parfaitement taillé, ce nœud-papillon si droit, ces cheveux si bien coiffés, représente le modèle de beauté qu’un homme peut atteindre. Elles se trompent.

Tu n’es pas cet homme, ce "Diego", comme le disait Michel Berger, qui nous attire autant, qui nous fascine. Tu n’es pas cet homme dans les chansons, si attirant. Tu es juste toi, Diego. Un garçon comme les autres. Tu es simplement un adolescent malheureux, pas trop bien dans sa peau sans être trop mal, qui ne se soucie pas vraiment de son apparence, mais sans vivre pour elle. Tu ne fais pas attention à elle, ne fait pas attention à ta veste de costard, ne vérifie pas si un grain de poussière ne s’y serait accroché.

Lui, il se déifie. Il se coiffe, fait attention à lui. S’il met du sang sur sa veste, son pull, son gilet, son pantalon de fonction, dans ses cheveux, sa rage peut être incontrôlable. Il voue un culte de la personnalité sans borne, se fait appeler « Maitre » car il est « beau ».
Mais toi, tu ne te trouve pas vraiment beau, pas vraiment laid. Tu te trouve toi, sans signe particulier.

Tes cheveux pourraient en faire rêver plusieurs, pourtant. Blonds, couleur de blé, couleur du beau, parait-il. Sans être coupés à ras, ils ne t’arrivent pas à l’épaule. Cheveux fins, cheveux doux, cuir délicat et racines foncées. Car oui, ta couleur naturelle est le noir, parait-il, tes parents te l’ont dit. Mais tu n’en a pas spécialement le souvenir. On te l’a dit, alors tu as écouté tes parents : tu as toujours écouté tes parents. Alors, si naïvement, comme tu t’es habitué au blond, tu te les décolore, souvent. Tu peux parfois voir les bouts noirs de tes cheveux, mais tu n’y fais pas attention. Qu’ils aient raison ou tord, dans tout les cas, disaient-il la vérité ?
Ton corps, il est comme celui des autres, tu l’ignore, tu ne le reconnais même pas. Tu n’y fais pas attention, il t’importunerait presque. Non, il est plutôt un inconnu. Tu es pourtant plutôt musclé, grand bien proportionné. On pourrait même dire que tu es franchement pas mal. Mais ça ne t’intéresse pas.

Lui, il voue un culte à son corps, il le vénère. Il s’en délecte, il aime se voir. Oui, il est si narcissique.

Admiration, joie, bonheur, haine, vous ne savez pas que penser de vous-même. Vous ne savez pas quoi en penser, vous restez figés devant une beauté qui n’est qu’illusion.
Et vos yeux, bleus, qui voient différemment la vie, qui ne conçoivent l’existence que des deux extrêmes. Mais vos yeux, ils se ressemblent tant. Ce n’est que le symbole qu’ils impliquent qui les rendent si différents. Parce que oui, les siens, ils paraissent rouges. Dans la nuit, on ne voit que cette lueur rougeâtre, comme si le Diable le possédait. Il est sous l’emprise d’une force qui peine pourtant à le contrôler, bien souvent.

En général, tu ne change pas de vêtements après le travail. Tu garde ton smoking bien taillé, malgré qu’il ne soit qu’une fausse idée du bar ou tu travaille. Oui, car ce bar, il est malfamé, il est malsain. Mais les serveurs gardent un minimum de décence, physiquement.
Tes cheveux doivent rester en arrière, tu dois rester souriant, joyeux. Tu dois donner confiance à des clients que tu sais mauvais, qui ont tué pour certains, en leur souriant, tout le jour durant. Tu dois accepter leurs idées et leurs différences, tu dois ignorer la douleur qu’ils ont pu infliger.
Mais, aussi naïf que tu es, tu sais qu’ils se moquent de toi, de ton attitude, de ta façon d’être. Et ils savent que tu le connais.
Mais toi, tu ne le sais pas.

Lui, au travail, il reste froid, distant, inspire le danger et la violence, et tout cela se voit directement.

Lorsque vous n’avez pas la force physique de garder cet habit de travail, ce pantalon noir droit, cette chemise blanche parfaitement repassée, et ces chaussures si classes dont vous n’avez même pas idée du prix qu’elles ont couté. Et parfois, le patron se plaint de la saleté des chaussures cirées toutes les semaines. Alors vous vous contentez de jeans, Doc’ Martens, t-shirt de vieux groupes de rock que vous avez importés dans votre MP4 depuis des années. U2, Nirvana, Muse, les Beatles et d’autres : tous morts, mais ils restent des icones que vous adulez tout les deux. Pourtant, lui, il préfère le Hard Rock, le métal, la musique forte, les cris qui s’infiltrent en lui comme une liquide.
C’est vos visages qui dictent vos caractères, qui dictent vos pulsions. Ce rictus forcé qui est le sien, on sait ce qu’il dit. Tes yeux bleus brillants, on le sait. Ses mains tremblantes, ton corps frêle, ses yeux de carnivores, ton air interrogateur, ses dents acérées, sa langue, mélange de sang et de salive, glissant contre ses lèvres.
Tout cela, on sait le lire, on l’imagine, on s’en doute.

Cela ne vous ait jamais vraiment arrivé de vous reposer plus d’une journée. On pourrait se demander la vie que vous menez lors de moments calmes, reposants, comme ceux là, si rares, ou vous profitez.
Un simple jogging enfilé rapidement, un t-shirt noir ou blanc froissé, un air fatigué, une petite mine à cran qui parait fade pour lui, une mine fatiguée mais optimiste, pour toi. Et c’est tout. Toi, lorsque tu es tranquille, que tu te sens seul au monde, tu joues avec ta console, tu mets ton ours en peluche de côté, et tu lui souris, presque niaisement.
Lui, il sort, il marche tête haute, avec de grandes enjambées, et il sourit avec provocation à ceux qui croisent sa route, tel la peste, cette bête noire et sanguinaire, si souvent représentée dans l’art. Une sorte de fascination qui lui est vouée, à lui. Personne ne se douterait de ce qu’il est véritablement.
Au fond, vous dormez tout deux dans de grands duvets, trouvés dans Venise, un peu partout. Des gens a qui il aura demandé « poliment », d’autres pour qui ton sourire aura fait le travail.

Oui au fond, vous n’êtes rien de plus que des pantins, tout les deux. Vous n’êtes rien.
« Mieux que Dieu, pire que le Diable. » Vous êtes à vous deux un paradoxe intérieur, qui, visuellement, ne se perçoit pas ou peu, mais, lorsque lui, montre son art, se délivre d’un force obscure et illumine de son art la ville entière, et lorsque toi, tu monte sur ces tonneaux pour « sauver le monde », donne envie d’avoir des rêves. Pauvre enfant que tu es resté, attrape cette peluche comme si vous étiez des amants, et soit heureux, ne reste pas seul avec tes angoisses et tes peurs de l’avenir. Pauvre enfant. Pauvre poupée de porcelaine qui ne mérite pas de tomber et de perdre son beau sourire de faïence.

« Je suis une poupée de cire, une poupée de son.»


Caractère :

Tu t'es toujours demandé à quoi pouvait ressembler la haine. Tu t'es toujours demandé à quoi pouvait ressembler la rage, l'enfer. Tu t'es toujours demandé à quoi pouvait ressembler le diable. Eh bien, tu peux désormais admirer l'horreur si exquise de celui qui pourrait représenter la rage, la méchanceté, l'horreur, le Diable. Puisque il se trouve ici, devant toi.

Toi, tu es gentil, tu es bon. Tu serais presque sensible. Tu fais le bien autour de toi, tu aimes ton prochain. Tu es ce genre de personne capable de se battre pour sauver quelqu'un que tu aimes, que tu veux protéger, parce que tu lui dois quelque chose. Tu es celui qui apparaît au bout d'une ruelle sinistre, sombre, malsaine, et qui joue au super-héros. Ah ! T'as l'air bien bête, à la limite du ridicule... Et pourtant, et pourtant, tu es fort, tu es réputé, et craint par tous ces chiens errants affamés de sang et de violence. Les gangs, ça te connais.
Car quoi ? Car tu fais parti d'un gang. Ces garçons sont tes amis, ils sont ta vie, ils ne te comprennent pas. Pourquoi peux-tu vouloir sauver tous ces gens ? Tu te sens plus proche d'eux que de n'importe qui. Ils connaissent tout les recoins de ton âme, ils savent tous de toi. Ils sont tes confidents, de la même façon que tu es leur journal intime. Parce que ton caractère si enjoué et ton air joyeux leur donne envie de te parler, de te raconter leur vie, leurs galères, leurs problèmes. Ils ont fait du mal, tu sais qu'ils sont mauvais, mais tu ne leur en veux pas, car ils sont tes amis, et qu'ils ont toute ta confiance, et même ta vie.
Le jour, tu travaille pourtant, dans ce petit bar. C’est ta maison, à force, tu y connais tout le monde, tu y écoute les conversations, les histoires plus ou moins drôles, les joies et les malheurs de Venise ; tu y restes longtemps, bien trop longtemps. Ça fait depuis déjà dix mois que tu exerce ce métier. Ce n’est pas vraiment un métier, tu le sais, du moins, ce n’est pas un grand restaurant, ni un de ces hôtels ou tout doit être parfait, le service y compris. Tu leur as surement fait pitié, toi et ton petit sourire, toi et ton rire, ta joie. Toi et ton désespoir de gamin ne souhaitant que partir de chez lui.
Mais revenons à cet acte, que tu souhaite accomplir, histoire de sauver un innocent : Là, devant cette chose faible, pourtant égale à toi-même, que tu souhaites aider, tu t'imposes, tu montes sur tes grand chevaux, tu n'écoutes personne sauf toi-même. Quelque soit l'être vivant maltraité, abimé, cassé, tu donnerais tout au monde, pour pouvoir le réparer. Réparer ses erreurs, réparer ses problèmes, de même que ses os, rompus par les coups qui lui auront été infligés. Mais tu n'oses pas frapper, tu n'oses pas faire du mal à ceux qui ont pu en faire à d'autres, tu es comme ça, tu es bon. Naturellement. Tu n'es pas comme lui.
Alors, cette femme, cet homme, cet animal, cette chose, tu la prendras sous ton aile, moment durant lequel tu feras la leçon aux « méchants. » Oui, il te connaît bien, n'est-ce pas ?
Et puis tu adresseras un dernier sourire. A qui ? A eux-tous.
Celui que tu auras parvenu à sauver, tu le laisseras seul au bout d'une rue, tu lui donneras un peu de vodka, et tu lui diras « Fais gaffe, la prochaine fois », un sourire aux lèvres. Et puis tu partiras, dans la nuit, dans le noir de la nuit, dans le brouillard d'une liberté que tu voudrais défendre.
Ta gentillesse, ta nature adorable et ton petit air malin, ça fait craquer. Ça fait craquer les filles, ça fait craquer jusqu'à tes meilleurs amis. Ceux avec qui tu vis ici, à Venise. Oui, et tu te sens aimé tu te sens admiré. Mais qu'est-ce qui fait que tu es toi ? En quoi es-tu plus quelque chose, ou moins autre chose que quelqu'un d'autre? Qui forme ton corps, qui force ton âme à rester dans le droit chemin? Tu n'es pas exceptionnel, tu n'es pas spécial, tu n'as pas ce petit quelque chose qui te rendra glorieux.
Non, tu n’es pas parfait, tu aimes les choses enfantines et tu ne vois pas encore le véritable sens que tu peux donner à ta vie. Tu ne peux pas non plus te rendre compte du futur malsain qui t’attire, avec ta bande d’amis qui font le mal ; et toi, si naïf, qui préfère dormir avec de la lumière, qui préfère dormir avec une peluche, quelque chose. La solitude te fait peur. Tu préfère te boucher les oreilles la nuit, car tu as peur de dormir dans la rue, et d’entendre tout ces bruits nocturnes. Tu restes malgré tout aux aguets, petite chose fragile que tu es. Tu es pourtant plutôt mature, si courageux d’oser vivre dans la rue, comme un rat, un chien.
Tu reste dans ton monde, évitant la réalité du monde, de Venise, d’une Mafia dangereuse. Tu sais que tu peux mourir n’importe quand, tué, blessé, malade. C’est ça, l’ivresse de la jeunesse.

Pourquoi ?

Lui, il est le mal. Il est méchant, vache, cynique. Violent. Oui, violent... Parce que la violence, il en a besoin, c'est une drogue, c'est un esprit en lui. Il entend cette voix qui lui dit « vas-y, fait gicler le sang ! Crève-le, écoute ces cris, écoute son agonie. ». La violence, ça le fait vivre, c'est sa vie, son existence toute entière, ça lui fait ressentir toute ces choses. C'est pour lui l'excitation ultime. Il aime ça. Le sang, il aime le voir. Les plaies, les écorchures, les couteaux qui glissent délicatement sur la peau, il aime les voir. La douleur, il aime la voir. Il aime toutes ces choses que tu ne supportes pas. Il frappe, il tue. Il a sur lui un couteau. Un couteau de boucher qu'il a volé il y a de ça deux ans. C'est un ado' incompris, un jeune chiot, qui se dit « libre ». Il se dit libre car il n'a pas de collier autour de son cou. Il veut défendre une cause impossible. Il a des rêves, il a des envies. Il ne sait pas vraiment encore quoi, qui, il est si indécis. Il ne sait pas ce qu’il veut, il ne le saura jamais, s’il continue à vivre ainsi.
Il veut sortir de ce corps qui lui fait faire de gentilles choses, parfois. Il veut vivre ses pulsions comme au premier jour, se libérer de ces chaines qui lui ont été accrochées au poignet.
Parce que oui, parfois, il peut être gentil. Il peut aider une vieille dame à traverser, il peut donner un pourboire à un vendeur. Il est de ces personnes qui sont méchantes mais passent pour des gentilles. Il est de celles qui restent distants, même devant leurs proches. Celles dont les yeux disent tout, leurs envies, leurs désirs, et ce qu’ils ne veulent pas. S'il ne souhaite pas entendre parler de joie, il le dira avec ses yeux, sans parler. Sa bouche, neutre, restera muette tant qu'elle le pourra.
Mais il ne sourira jamais, il restera toujours la tête basse, l'air malsain, le petit sourire en coin, près à sauter sur la première chose qu'il voudrait détruire. Rien ne te sert d'essayer de lui parler, parce qu'il pourrait te jeter contre un mur, puis venir te susurrer à l'oreille « Allez, mon chou, crèves bien ». Et il te laisserait crever comme un chien qu'il est lui même, dans une ruelle abandonnée, sombre, froide. Et les rats te grignoteraient petit à petit, en plusieurs jours, et tu ne pourrais rien voir que la propre nourriture que tu es devenue.
Ces yeux, tu les vois luire d'un sentiment de rage que tu ne peux pas contrôler, une force morale et physique qui te ferait taire en une seconde.
Son couteau, il se délecte à en lécher le bord, devant ses victimes, il se rit du sang séché et de son odeur. Lorsqu'il tue, lorsqu'il fait couler le sang à flot, ses amis ne sont pas là pour le contrôler. Ses amis préfèrent rester de côté, sur le bord, vomissant, bégayant. Avant, le couteau était argenté, neuf, brillant. Désormais, il est merveilleusement sale, ancien, rouillé. Mais il l'affute avec toujours autant d'entrain, d'amour. Toujours ce sourire, au coin de ton visage, qui s'efface avec le temps. Pour revenir encore plus fort, encore plus haineux, encore plus souillé.
Et ces putes, dans la rue, qui l'observent et lui dise « que t'es beau, mon chou, vient par là », c'est celles qu'il aime voir briller de douleur. Faire glisser le sang sur leur corps, leurs courbes, leur chevelure brillante et leur bouche pulpeuse. Leurs mains, souillées; leur visage, apeuré; il admire cela. Il s'en délecte, il savoure. Et puis il les laisse là, pourrir sur le trottoir, ici ou elles ont tant vécu.
Elles ne se doutaient pas qu'elles le croiseraient, lui et sa lame. Elles ne se doutaient pas qu'elles ne te croiseraient pas, et que tu ne puisses pas les sauver.

Mais tu ne peux rien y changer.

Parce que tu es lui, il est toi, vous ne faite qu'une et unique personne. Diego. Mais tu ne peux pas le contrôler, lui, sa violence, sa rage. Tu vis en lui, il vit en toi.
Qu'es-tu, qu'est-il ?
Peut-être que « tu », c'est « il », ou qu' « il », est « tu ». Tu ne sais pas, tu ne sauras jamais, qui a le dessus entre vous deux.

Tu ne le sais même pas. Tu ne te doute pas de ce que tu es; parfois, souvent.



Ce qu’il pense de la mafia : Toi, tu ne sais presque pas qu’elle existe. Tu sais qu’il y le mal autour de toi, sans te rendre compte que le mal, c’est eux. Mais tu ne cherche pas à montrer du doigt la mafia, car tu sais que d’autres hommes sont mauvais.
Lui, il les admire en les haïssant à la fois. Ce sont des hommes qui le fascinent, par leur force, leur besoin de violence et de méfais. Mais il haït leur statut, considérant que la Mafia ne devrait pas être reconnue comme une organisation à part entière. Il redoute le jour ou il sera oublié, et que les êtres vivants n’auront plus peur que du Parrain et ses sous-fifres. Car il veut rester craint, tel un dieu et un diable, par toute la ville.


A t-il déjà eu affaire à la Mafia? Tu as déjà vu ces hommes sombres, qui venaient au Bar. Lui, il en a tué certains. Et pour cela, il est recherché par la famille. Mais toi, tu n’en doute pas. Il n’y a que lui qui sache ce qu’il vit, ce qu’il fait, qui pourrait un jour contrôler ses pulsions.



Petite chose faible, sans défense, tu vas crier, enfin. Tu viens de naitre, tu as passé huit mois dans cet endroit, douillet, confortable, chaud, accueillant. Tu n’aurais voulu pour rien au monde sortir. Pourtant, ta naissance est dite prématurée, puisque tu aurais pu vivre un mois de plus tranquillement, sans te soucier davantage de ton futur.
Ton premier souffle est difficile, le robot-sage-femme qui s’occupe de toi te tape dans le dos, toi, tu rougis, car le sang te monte à la tête. Tes petits yeux fermés te protègent encore d’un monde qui sera bientôt ton plus grand ennemi. Ta petite bouche de poisson, tes minuscules doigts, ta petite taille, ta peau fripée, et ton poids presque exorbitant dans sa petitesse pourrait te présager un futur dans le couffin, surveillé par deux parents qui s’aiment, souriant, berçant leur enfant, heureux. Cela ne sera pas le cas, malheureusement.
Ta tête commence à tourner lorsque tu sens autour de toi cette si grande agitation. Et puis, dans ton cou, quelque part entre ton ventre et ta tête, à quelques centimètres près, une douleur atroce de prend. Des ombres, encore d’autres ombres, courent de tout côté pour te faire respirer. Bientôt quarante cinq seconde que le cordon ombilical a été coupé, et voila que, si proche de la vie, tu penses que la mort arrivera bien trop vite.
La douleur dans ton corps s’estompe peu à peu, et les nombreux fantômes t’entourant poussent un grand soupir de soulagement.

Un cri déchire l’euphorie de la sale d’accouchement, avant de s’éteindre pour laisser place à des larmes, d’autres cris, puis, un silence général, presque sinistre. Tu entends d’autres personnes pleurer, c’est spécial… d’entendre, n’est-ce pas ?
C’est ta mère.
On se demanderait presque si les larmes qu’elle verse sont dues à la joie ou à l’horreur.

Jamais ‘il’ ne lui pardonnera.

Tu sens son regard sur toi, lorsqu’on te dépose sur son sein, tu entends le battement régulier de son cœur, si rapide. Tes cheveux seront noirs, c’est sur et certain.

‘Il’ ne l’acceptera jamais.

Il, c’est ton père, cet homme arrogant qui passe tant de temps à travailler, encore, encore, des heures et des heures par jours. On le verrait presque travailler des jours par jours. C’est cet homme grand, imposant, blond, qui ne souris jamais et place au niveau d’imbéciles tous ceux qui ne sont pas arrivés à sa cheville. Une cheville tellement enflée que tu ne préférerais même pas regarder, aujourd’hui encore. Parce que oui, ton père, il est co-directeur de cette grande chaine de magasin, qui vend un peu de tout. Ils avaient commencé par du textile, maintenant ils font du shampoing : ce sont les dures lois du commerce et du marché de XXII ème siècle.
‘il’, c’est celui qui aurait du faire l’amour à ta mère pour te concevoir.
Ta mère, grande, blonde, fine, belle. Ancienne mannequin dans sa jeunesse - jeunesse malgré tout à peine terminée-, elle a vite dévié vers ses dix sept ans et a décidé de vivre sa vie, avec l’alcool, la drogue, les fêtes, le sexe, les histoires sans lendemain. Ce qu’elle aime, c’est le risque. C’est ce qui lui donnait de la force. Mais, dans une soirée mondaine, elle ‘l’ ‘ a rencontré. Il était beau, séduisant, à l’époque. Il était issu d’une bonne famille, il avait le revenu et le physique avantageux. Une relation purement sexuelle eu lieu pendant trois mois environ. Mais ta mère n’en avait pas assez, d’argent, et ils se marièrent après seulement sept mois d’une relation torride mais malgré tout amoureuse. A leur manière, du moins.
Lui, il l’aimait. Il l’aime toujours, d’ailleurs… peut-être. Il en est dingue, il la vénère presque.
Rien n’était trop beau pour elle, toutes les excentricités étaient permises ! C’était le bon temps.

Mais elle, elle s’en fichait, elle, elle avait besoin de moyens pour sa beuh, pour cette coke et cette héroïne dont elle avait tant besoin. Et ce culte de la personnalité, elle en avait besoin, c’était une nouvelle de ses drogues. Mais son mari, a part coucher avec lui et recevoir de ses nombreux présents, elle n’en avait rien à faire, et moins elle le voyait, mieux elle se portait.
Pourtant, elle se faisait du souci pour lui, la garce. Elle ne voulait pas qu’il apprenne qu’elle le trompait, qu’elle lui mentait et qu’elle ne faisait que de profiter de lui et de ses biens matériels.
Elle avait peur pour lui, peur surtout d’avoir à gérer un suicide.

Alors, quand elle a appris qu’elle était enceinte sans avoir couché avec ton mari durant un mois, elle s’est immédiatement demandée si l’enfant serait blond, comme le père. S’il ne l’était pas, il saurait. Et ça, c’était mauvais pour ce couple qu’elle essayait encore de sauver, pour continuer de vivre dans ce luxe dont elle avait tant besoin.

Lorsqu’elle est rentrée chez vous, deux semaines de couveuse plus tard, elle s’empresse de décolorer les quelques racines de cheveux qui commencent à sortir de ta tête. Elle pleure, elle pleure, sans s’arrêter.
Et ‘lui’, il était heureux d’avoir un fils.

Tu étais promis à un brillant avenir.

Mieux que cela, ton père te trouvait relativement intelligent. Il rajoutait toujours ‘tu es comme ton père, mon sang coule dans tes veine’. Et ta mère, elle te laissait pourrir le matin pour retrouver ses copines au centre commercial, pour ‘faire les boutiques’, puis, la nuit, ‘aller en boite’. A quatre ans, tu t’es demandé qu’étaient ces seringues dans le sac de maman. Etait-elle malade ?
Pauvre enfant naïf que tu es, tu as allé voir ton père, qui, occupé, t’avais dit ‘reviens plupart’, refermant violemment la porte sous ton nez d’enfant tétanisé par l’idée même que sa mère soit malade.
C’est donc à quatre ans que tu intègre la plus prestigieuse école maternelle d’Italie, à Rome. Puis s’enchainera plus tard le plus prestigieux collège. Et était prévu le lycée qui lui était associé, mais trop tard, tu en avais déjà ras le bol.

A quatre ans, on te disait ‘Diego ! Tu es si intelligent !’.
A cinq and, on te disait ‘Diego ! Tu devrais te faire des petits copains pour jouer à la pause !’
A six ‘Diego, ne te laisse pas frapper !’
A sept ‘Bien, tu apprends vite !’
A huit, on décelé une myopie plutôt importante qui te forcerait à porter des lunettes encore bien longtemps, à moins de te faire opérer, ce que ton père refusa, en disant que ‘les lunettes donnent du sérieux à un individu’
Et ainsi de suite.

~*~*~*~*~*~*~*~

- Monsieur Grassi ? Je vous laisse un énième message sur votre répondeur dans l’espoir que vous me rappeliez le plus rapidement possible. Je suis la maitresse d’école de Diego, votre fils. Je souhaiterais vous rencontrez le plus rapidement possible, s’il est possible pour vous de vous libérer. A Vrai dire, il y a plusieurs problèmes que pose votre fils. Je vous expliquerez en détail lorsque nous nous verrons, mais je vais commencer par aborder ceci par téléphone : Il nous parait parfois absent, endormi sans l’être, obsédé par quelque chose qui lui est inaccessible, c’est en tout cas l’idée que nous nous en somme fait. Lorsque nous lui demandons ce qui ne va pas, il part. Puis, quelques instants plus tard, il nous revient joyeux comme à son habitude.
Nous pensons que ce changement peut influer sur ses résultats pourtant excellents, et ne comprenons pas ce comportement qu’il tient. C’est vraiment urgent, monsieur, rappelez-moi.


Ton père se lève de sa chaise, éteint le répondeur téléphonique. A vrai dire, il a tout entendu en direct, il était là, en train de travailler, comme toujours. Il souffle un instant, se demande même s’il n’y a pas un problème plus sérieux, mais non, dix secondes plus tard, il retourne à sa place et rouvre son ordinateur portable.

~*~*~*~*~*~*~*~

C’est à douze ans que tout a commencé sérieusement. Gamin naïf que tu es.

C’est également lors de cette période que tout s’est terminé.

~*~*~*~*~*~*~*~

A la porte, tu entends un léger ‘toc toc’, timide. Tu es assez grand pour ouvrir, désormais, cela évite de déranger le paternel. Devant toi se tient un grand métisse, avec les cheveux noirs de jais et les yeux vert émeraude. Tu es fasciné. Il est grand, il te sourit. Toi, tu te cache bêtement derrière la porte d’entrée de la villa dans laquelle tu vis avec ton père, la plupart du temps. Et tu marmonnes un simple ‘bjour, vuvulez qoa ?’ très rapide, devant cet homme imposant, stéréotype même de l’italien séducteur.
C’est là que ta mère sort nue de la salle de bain. Son nez, rouge, son regard vitreux, laissaient indiquer qu’elle venait de sniffer une ligne d’héroïne après sa douche.
Mais toi, tu n’en sais rien, malgré tes douze ans.
Ta mère te demande, tout aussi baragouineuse, de les laisser tout les deux, car ils ont a parler de choses importantes.
Mais toi, tu es grand, maintenant, et tu as l’intelligence de ton père, il parait. Alors tu es plutôt débrouillard. Tu as aussi hérité de nombreux défauts de ton père, et parmi ceux-là, la curiosité.

- Je voulais le voir, Augusta.

Elle le regarde, yeux exorbités, et lui, il reste calme, serein.

- C’est pour éviter la fureur de ton mari que tu l’as rendu blond, n’est-ce pas ?
- Je n’ai pas a te parler de…


Elle marque une pause, se retourne. Toi, tu t’éclipse sous les escaliers, continue d’entendre la scène, même si tu n’a plus tes yeux pour juger.

- Continue, s’il te plait.
- … ton fils.


Et là, un vague de dégout, de haine, de colère monte en toi. Tu ne sais pas comment, tu ne t’en rendra jamais compte, mais ‘il’ est là. Et il ne se gênerait pas pour faire le ménage aussi rapidement que le bazar avait été fait. Un geste rapide lui aura suffit à courir vers la salle à manger, tête basse. La lumière du soleil marque une ombre entre son front et son nez, sa frange retombant sur ses yeux, son sourire diabolique étant caché derrière quelques mèches de cheveux.
Ces fameux cheveux, que ta mère te teignait en cachète tout les mois. Elle te disait d’oublier : tu n’as jamais cru à cela, mais là, que se passe-t-il ? Il efface de ta mémoire tout ce qui peut se rapporter à son père biologique. Il oublie les yeux de ce père que tu as eu le malheur d’admirer sur le pas de la porte. Toi pourtant, tu aurais été heureux s’il était venu te voir, ton père. Mais, contre toute attente, contre ta volonté, et contre celle de tous ceux qui sont morts sous ses doigts aujourd’hui, c’est ton autre toi qui est arrivé. Comme ça, d’un coup. Et une chose pouvait le calmer.
Une chose que personne ne trouva jamais, et qu’il n’osa encore moins avouer de lui-même.

Il rentre silencieusement dans le bureau, tu t’avances vers lui. Il se retourne, et lui sourit. Ton corps, si fragile, entre de si mauvaises mains. Tel de la porcelaine, avec une si grande peur de le casser. Mais il fait attention, il évite de te rompre de tout côtés tout de suite.

- Viens.
- Je… Diego ? Que se passe-t-il ?? DIEGO, REPOND MOI !
- …. Viens.


Et il amène ton père à l’entrée de la maison. Et il le présente à cet homme.

- Papa, je te présente…. Papa.

Le silence s’installe. Ton père, tremblant de haine et de douleur à la fois, elle, frissonnant de dégout à l’encontre de son propre fils. L’autre père, au milieu de cela, canalisant les énergies négatives qui se dégageaient.
Et lui, à travers toi, qui rit, qui rit tant.

Il se vengerait de ce qu’elle lui avait caché durant douze longues années, ou elle vous teigniez les cheveux. Dans ce temps où il restait encore au fond de toi, au chaud, sans vouloir véritablement de déclarer.

Elle sait qu’il a mal, elle se doute qu’il pourra être dangereux sitôt que la porte ne se refermera.
C’est ce qui arriva.

- Je… Au revoir. Et ne reviens plus. Plus jamais…

Clac.
S’en fut finit pour ta mère.

Il s’approche d’elle, il parcoure son visage, et lui, en toi, il observe la scène, heureux de la fin qui sera celle de la mère dans quelques instants.
Il l’embrasse, il pleure, elle se laisse faire, pensant peut-être bêtement qu’elle lui a pardonné l’histoire. Et puis, tout à coup, il la frappe. Il la frappe de toute ses forces, et elle, elle crie, elle crie de toute ses forces. Elle tombe dans un bruit assourdissant. Et ton père, il pleure, il pleure de toute ses forces.
Afin de cacher l’assassinat de sa femme, il lui injecte une dose d’héroïne que tu viens de lui apporter, sourire aux lèvres. Tu ne peux cacher ta joie devant le corps inerte de celle qui ne t’avais pas aimé comme elle aurait du le faire, comme une mère. Devant cette femme qui vivait la nuit, qui gagnait de l’argent en se vendant, elle, son corps, sa beauté, à des hommes excités par ce qu’elle leur apportait. Elle n’était qu’une pute, pathétique, idiote, que vous ne pourriez jamais pardonner. Toutes ces femmes qui se vendaient, elles ne méritaient pas la vie.
Et ‘lui’, il aime ça.
Ton père pleure encore sa belle, avant d’appeler la police, expliquant qu’elle lui fut déposée à sa porte ainsi.

L’argent, la douleur apparente de ton père leur feront rapidement abandonner l’enquête.

Et toi, cela te blessait. Mais lui, il adorait cette situation, il s’en délectait, il en jouissait tellement.

~*~*~*~*~*~*~*~

Lorsqu’il prit le contrôle de ton corps de plus en plus régulièrement, au moins une fois par semaine, ton père s’est demandé si tu ne devrais pas voir un médecin plus compétent. Un des spécialistes du pays en contact avec ton père parvint à libérer une heure de son précieux emploi du temps pour que tu le rencontres.
Ton père se souvint alors de l’appel passé par la maitresse, il y avait de ça plusieurs années. Tu avais alors quinze ans, tu aurais du rentrer au lycée. Mais ton père refusa de t’y inscrire, par peur que tu ne rentre encore ensanglanter le soir, ou bien qu’au contraire, on ne l’appelle pour lui annoncer que son fils avait menacé avec sang froid un de ses camarades avec un couteau de la cantine.
Il ne savait plus quoi penser, il était perdu, il devait travailler, mais l’absence de ta mère le force à s’occuper décemment de toi.

Et lui, en toi, il s’amusait tant !
Il éventra son premier être vivant une nuit. Un rat venu grignoter dans ta cuisine. Il te fit perdre le contrôle, sans que tu ne t’en rendes compte, comme toujours. Il attrapa un couteau de cuisine, un de ceux que Papa utilisait pour découper le gigot.
Et puis il l’empala, avant de lui ouvrir le ventre, et de sentir ses entrailles, encore si chaudes, encore si… vivantes.

~*~*~*~*~*~*~*~


Un bel après midi ensoleillé de Mars, trois semaines après l’appel passé, à tes quinze ans, soit deux ans plus tard après qu’’il’ ne se soit manifesté. Ton père te fais monter dans la voiture, dans cette belle voiture rouge qu’il avait offerte à ta mère, dans le temps.
Vous partez pour Rome, à quelques heures de Venise.
Ton père aurait pourtant du s’en douter, il lui est impossible de sortir de la ville depuis que le Parrain y faire régner l’ordre. De ce fait, vous rentrez dans votre villa sur son terrain d’un hectare, et papa rappelle ce fameux spécialiste que tu ne pourras jamais rencontrer.
Malheureusement, après l’épisode du rat, ton père s’est méfié de toi. Tu n’as jamais su pourquoi, mais ‘lui’, il savait pourquoi votre père avait peur. Après tout, qui savait en dehors de ‘lui’, ce qui pourrait arriver à Papa dans le cas ou il déciderait de vous enfermer ?
C’est ce qui arrivera pourtant enfin.

~*~*~*~*~*~*~*~


Ton père, fatigué de devoir vivre avec un fils plus que lunatique, prit la décision, après que tu n’ais été inscrit au lycée qu’une unique année – année durant laquelle tu ne suivis pas les cours : après tout, quelle importance, tu aimais ta vie d’enfant ignorant du monde – de te faire vivre dans une maison de repos, afin de ne pas s’encombrer d’un fils tel que vous. Tu acceptas, mais ‘il’ refusa.
C’est ainsi que tu t’enfuyais de ta maison, sous ‘son’ contrôle.
C’est deux jours plus tard, sale, fatigué, abimé, que tu ne repris tes esprits. Que faisais-tu au milieu de la rue, dans l’obscurité, près des passants, enroulé dans une couverture ?
La réponse que tu en fis fut rapide : ton père t’avais abandonné dans la nature pour ton bien, pour que tu grandisses et te forge moral « d’homme ».

Adolescent naïf.

Une semaine plus tard environ, trois garçons te proposent de t’héberger chez eux.
Ils croient tout d’abord que tu a la vingtaine, or, c’est faux. Tu n’as que dix-huit ans, pauvre adolescent abandonné dans ce grand monde.
Ils te prennent sous ton aile.
Ils t’apprennent qu’ils sont un gang, qu’il effrayent les jeunes filles la nuit. Tu t’empresses de leur annoncer que c’est mal, qu’ils ne devraient pas car cela se retournerait contre eux. Mais ils s’en fichent de tes propos, et cela leur fait même sourire. Tu es devenu une sorte de mascotte en deux semaines. Deux semaines durant ‘il’ ne fit pas son apparition.

Tes nouveau amis avaient appris que tu étais recherché, et déduire aussitôt que tu t’étais enfui. Ce qu’ils ne savaient malheureusement pas, c’était que tu avait fait cela possédé par un démon.

Ils ne tardèrent pas à en faire la connaissance.

C’est ici que tout votre futur se joua.

~*~*~*~*~*~*~*~

Après plusieurs semaines de travail dans le café ou tu étais parvenu à te faire embaucher, trois hommes y rentrent pendant ton service. Souriant, à leur écoute, tu leur sert une bière pour l’un, un café pour l’autre, et une assiette de pâtes pour le dernier. Tu ne sais malheureusement pas encore qu’ils font parti de la famille qui détient le plus de pouvoir en cette ville : la Mafia.

C’est quelques instants avant leur départ que tu écoutes leur conversation.

« Ce n’est pas le gosse recherché par les flics ? »
« C’est vrai, tu as raison ! »
« On fait quoi ? On va voir les flics ? On le flingue ? On lui demande de venir avec nous ? »
« Non non. On va aller prévenir son père. Même s’il n’en veut pas, on a les moyens de le faire garder. »
« Ouais, je nous encombrons pas dans la ville d’un gosse qui écoute AUX PORTES. »


Ils se retournèrent tous au moment ou toi, tu rougis, sous le choc. Tu es don recherché ; oui.

Vingt minutes plus tard, il était en toi. Il te fit oublier ce que tu avais entendu, et suivit, sourire au lèvre, couteau caché dans sa manche, les trois hommes.
Au coin d’une ruelle, il s’abat sur eux, leur assène à chacun un violent coup de couteau dans la poitrine.
Tout va très vite. Il sent leur sang, il se rapproche des blessures, il goutte au sang délicieux qui coule sur leur corps. Puis il caresse ces trois nouvelles poupées du bout des doigts, souriant.

Les autorités apprennent rapidement d’incident, et celui qui vivait dans les environs et avait été vu par plusieurs témoins fut vite identifié : c’était toi.

~*~*~*~*~*~*~*~

Mais à chaque fois que tu entendais parler de cet incident, il prenait le contrôle et faisait tout oublier. A toi comme aux autres. Les autorités te connaissant sous le nom de Diego, tu te fis appeler Innocente par les inconnus. Enfin ; il le fait à ta place.
Seuls tes employeurs à qui il a fait jurer de ne rien dire et tes amis ne connaissent ton vrai nom.
Et puis, vous changez souvent de repaire, tout en restant dans un périmètre de cinq cent mètres autour du café.

C’est ainsi que vous vivez. Toi, tes amis, et lui.

Lui qui savoure sa vie, lui qui profite de Venise et de ses méfaits. Lui qui s’amuse de toute cette situation.

Que faire pour l’arrêter ? Que ferait-il si tu l’apprenais ?

Pauvre petit enfant naïf. Rendors toi, et sert cet ours en peluche contre toi, tu oublieras la douleur que ressent cette ville dans laquelle tu as vécu, tant vécu. Dans laquelle vous avez vécu, tant vécu. Dans laquelle il a déjà tant tué.
Maintenant, oublie. Oublies tout ce que je t’ai dit, Diego.


~





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Diego I. Grassi

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MessageSujet: Re: Diego o° Libre dans sa tête   Lun 19 Juil - 2:39

je n'ai jamais écrit de fiche aussi nulle et bourrée de fautes d'orthographe. Comme j'ai la froce de l'admin', je corrigerais plus tard.

Fiche terminée.
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Amy Allesandreli

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MessageSujet: Re: Diego o° Libre dans sa tête   Mar 3 Aoû - 0:18

*w*

Mais qu'est ce que tu racontes, je l'ai lu en moins de deux ta fiche, j'ai même pas vu le temps passer que j'étais déja à la fin.

Allez chose, have fun.

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MessageSujet: Re: Diego o° Libre dans sa tête   

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Diego o° Libre dans sa tête

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