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 Doctor Damon & Mister Red

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AuteurMessage
Machiavelo D. Rosso

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[ INFIRMIER ]
{ ~ Sometimes, I pretend to be normal ~ }


Messages : 80
Date d'inscription : 09/07/2010
Age : 29
Localisation : L'hôpital, peut-être.
Faite-vous partie d'un sous-groupe ? : Aucun


Police record ~
♥ Inventaire de poche ♥:
♥ Petites choses en plus ♥:
♥ Répondeur téléphonique ♥:

MessageSujet: Doctor Damon & Mister Red   Ven 9 Juil - 6:51

Identity


      Prénom(s) : Machiavelo Damon. L'humour de mes parents me dépasse. Ah tiens, vous aussi ?
      Nom : Rosso.
      Surnom : Mes collègues infirmiers me surnomment la panthère rose. Je ne cherche pas à comprendre pourquoi. Apparemment, ce serait en rapport avec ma façon de me tenir, ou mon nom de famille. À ce propos, on m’appelle parfois Red. Il faut croire que tous les gens que je côtoie n’ont toujours pas compris que je n’aimais pas les surnoms, à moins qu’ils viennent d’une personne qui m’est réellement proche. Sinon, c’est juste Damon. Peu de gens connaissent mon premier prénom, j’ai déjà assez honte de m’appeler « démon rouge », merci bien.
      Date de Naissance et âge : 22 décembre 2175. J’ai donc 25 ans.
      Nationalité : Italienne de par mon père et anglaise de par ma mère.
      Groupe : Civile speranza, paraît-il.
      Manie, habitude, tic : Beaucoup trop.Je suis bourré de tocs et de manies. Il serait trop long de tous les nommer. Le plus important à savoir (pour vous) est que je suis un maniaque de la propreté.
      Profession : Aha. Ze question. Il se trouve que je passe ma vie à bosser... c'est du moins l'impression que j'ai. Bref, je suis infirmier le jour et prostitué la nuit et j’aime mon job. Hum ? Oui, moi ça va bien merci, et vous ?


« J’ai un nom de psychopathe, l’air d’un gamin – à côté de ses pompes qui plus est – et je suis obsédé par la propreté. Ah non, bien sûr que je ne suis pas normal. Ne te fiche pas de moi. Personne n’est normal. Surtout pas dans cette ville. »

Come on ! Let me look at you…



Qu’est-ce que tu regardes ?
    Hum, bon. Je n’aime pas particulièrement me regarder dans la glace, mais on va faire un effort. Je mesure 1m73. Ce n’est pas très grand pour un homme, mais j’assume. Évidemment, ça me vaut souvent de me retrouver collé entre deux gros balourds qui en ont après mon argent, mais ils ignorent en général que j’ai toujours ma trousse de premier secours sur moi. Pas pour sortir des pansements, plutôt un scalpel. Mais chut, ça reste entre nous... De toute façon je m’en fiche, on ne touche pas à mon argent, voilà. Malheureusement, il se trouve qu’avec mon physique de gringalet sous-alimenté, j’ai souvent affaire à ce genre de situations. Du coup, j’ai appris à faire face. Hum, oui. Vous remarquerez aisément que je ne suis pas bien gros. Mais je suis MINCE, pas MAIGRE, qu’on soit bien d’accord. Hum ? Ah oui, ça se voit que j’ai subit des moqueries durant mon enfance ? Enfin bref, je connais mon boulot, et si j’étais anorexique je le saurais, merci bien. Et apparemment, ça n’empêche pas certaines personnes d’apprécier mon corps, donc voilà. Même si moi personnellement, je m’en tape un peu. Je ne me préoccupe pas vraiment de la tête que j’ai quand je sors de chez moi. Je déteste me regarder dans un miroir, ne me demandez pas pourquoi. Ça m’énerve, c’est tout. Ça fait partie des rares choses que je déteste, avec cette façon qu’ont les gens de me prendre pour un ado alors que, merde, j’ai vingt-cinq ans. Après je me retrouve à devoir remballer une fille de quatorze-quinze ans en essayant de lui expliquer que je ne fais pas dans la pédophilie. Non mais je vous jure. Oui, je ne suis pas difficile sur la clientèle, homme ou femme peu importe, mais en-dessous de seize ans je prends pas. Et puis je fais un blocage sur les vieux, aussi... Bon, d’accord... ça m’est déjà arrivé. Mais la dame m’avait proposé un joli chèque. Ça ne se refuse pas ce genre de choses. Enfin bref, passons. Je ne suis pas bien baraqué donc, alors j’ai forcément des traits assez minces qui me donnent l’air plus jeune. Ajoutons que j’ai la peau pâle, à croire que je ne sors jamais. Je tiens ça de ma mère, notez. Elle était rousse et j’ai hérité de sa peau de rousse. Ô joie. Pour tout le reste, je tiens de mon père. Cheveux noirs, yeux sombres... Même mon air de gamin, tiens. Pour compenser j’ai appris à me tenir droit – en plus ça me fait gagner deux centimètres, ha ha. Alors selon les cas, on trouve que ça me donne l’air arrogant, ou que j’ai un petit côté BCBG – alors que je suis né dans le quartier le plus pauvre de la ville, tss. Et puis, il y a ceux qui, comme mes collègues des urgences, trouvent que je me tiens comme une tapette. N’importe quoi. Ce n’est pas parce que je parle en AR-TI-CU-LANT, que je ne supporte pas la saleté et que je croise toujours les jambes quand je m’assieds (ou pas) que je n’ai rien dans le pantalon. Vous pouvez vérifier si vous voulez, mais ‘faudra ouvrir le portefeuille.
    En parlant de ça, il paraît que je n’ai pas la tête de l’emploi. Je fais très sérieux comme infirmier, mais prostitué, non. Ça m’est égal, en général les clients changent d’avis, en plus il paraît que j’ai les os pointus. Médicalement parlant ça n’a aucun rapport, mais les gens croient n’importe quoi de nos jours. Bref... Je n’ai pas encore parlé de mes vêtements, mais je vous l’ai dit, je ne me préoccupe pas tellement de mon apparence. Je m’habille normalement, même si depuis que je porte une blouse blanche les trois-quarts du temps, j’aime bien me balader en manteau. Ça fait classe je trouve. Sauf que l’autre jour, une gamine m’a traité de pervers. « Je ne suis pas un pervers, sale mioche, tu dis ça parce que t’es jalouse parce que j’t’ai dis non ! » Quand je m’énerve, je parle n’importe comment. C’est n’importe quoi. Ah oui tiens, c’est un de mes tics de langage : je dis toujours "n’importe quoi". Et aussi "hum". Et puis je rajoute souvent des "tu vois ?" et des "quoi" à la fin de mes phrases, tu vois quoi ?
    Niveau accessoires, c’est pas ça qui m’étouffe. Je porte des lunettes pour lire. J’ai souvent des lunettes noires sur le nez quand je sors, mais c’est pour empêcher les gens de me dire que j’ai un regard beaucoup trop blasé et que c’est agaçant. Et aussi parce que quand je bosse non stop du matin au soir – ou du soir au matin – j’ai les yeux rouges et des cernes particulièrement effrayants. C’est vite vu : quand je n’ai pas l’air blasé, j’ai l’air crevé. Autre chose qui ne colle pas à mon image paraît-il : j’ai un tatouage et deux piercings. D’abord. Sur la nuque, je me suis fait tatouer un code barre, qui veut dire ce qu’il veut dire. Je n’ai aucun humour, mais l’autodérision j’aime bien. L’ironie aussi, malheureusement dans mon cas on ne peut pas appeler cela de l’humour. Mais passons. Mon premier piercing se trouve sur mon oreille gauche, je l’ai fait à l’âge de seize ans. L’autre est plus récent, mais nettement moins visible. Mais si je n’ajoute rien vous allez vous imaginer des choses, bande de pervers, alors je précise qu’il est sur ma langue. On ne le voit pas parce que je ne parle pas pour rien dire, c’est tout. Et le pourquoi du comment serait trop long à expliquer, alors chut avec vos questions.


Wanna' understand you, my friend...



Non désolé, ça ne va pas être possible.
    Très franchement, vous croyez que je n’ai que ça à faire ? Comme si j’avais envie que les gens sachent ce que j’ai dans la tête... Notez que parfois, même moi je n’en suis pas sûr. La dernière fois que j’ai ouvert un bouquin pour faire ma propre psychanalyse, j’ai détecté ce qui semblait être un trouble de la personnalité schizoïde*, ainsi qu’un complexe d’Œdipe mal refoulé, une légère paranoïa et des troubles obsessionnels. De toute façon je n’ai jamais brillé en cours de psycho, alors je m’en fous un peu. La seule chose que je reconnais volontiers, c’est cette obsession du propre. Je suis extrêmement maniaque, chez moi c’est un peu le paradis de la ménagère. Et pour la énième fois : non, je ne suis pas une tapette. Bon rassurez-vous, en-dehors de chez moi je me tiens à peu près tranquille. Je ne touche pas aux affaires des autres – sauf les cigarettes, mais c’est une question de conscience professionnelle ; fumer tue alors j’ai tendance à arracher les clopes de mes amis pour leur faire la morale – et en-dehors de mon travail d’infirmier où je porte des gants 24/24H et où je repasse derrière la femme de ménage quand je trouve une tache, j’ai un comportement normal. Et quand je ressens une violente pulsion nettoyante, je me calme en nettoyant mes lunettes. De façon un peu compulsive parfois, mais peu de gens me l’ont reproché. Je crois que le regard que j’ai dans des moments comme celui-là leur fait peur.
    En dehors de ça, je suis quelqu’un de très calme. Peu de choses parviennent à me faire perdre mon sang-froid. Au lycée on me surnommait "Iceberg", ha ha. Ça ne m’a jamais fait rire. Il faut dire que je n’ai pas beaucoup d’humour. Désolé, j’ai déjà essayé de faire des efforts, mais ça ne sert à rien. Et puis c’est pas de ma faute si vos blagues sont bonnes à jeter aux W.C., pour rester poli. Hum, que dire de plus ? Ah oui, il y a mes tics et mes tocs. J’en ai beaucoup trop pour tous les nommer, mais par exemple j’hausse souvent les sourcils quand on me parle, quel que soit la discussion d’ailleurs, ce qui fait dire aux autres que j’en ai rien à foutre. Vous préférez peut-être que je vous fixe droit dans les yeux sans ciller ? Ça m’arrive aussi parfois. Mais ça ne se contrôle pas, désolé. C’est comme cette manie de vérifier trois fois le contenu de mon sac ou de mes poches avant de sortir de chez moi. Trois fois oui, très exactement. Pas une de plus ni une de moins. Traitez-moi de névrosé si vous voulez, je m’en fiche. Enfin, j’ai beau avoir l’air constamment blasé, je suis quelqu’un d’observateur. Ça ne se voit pas, mais je m’intéresse beaucoup à ce qui m’entoure. J’ai également une mémoire photographique, même si je ne juge pas cela très utile. Enfin, à part détecter les taches ça me sert à quoi, franchement ? C’est pas comme si j’étais de la Mafia...
    Eux, n’en parlons pas. Sujet tabou. De toute façon ça porte malheur de dire leur nom. Ah non, je ne suis pas superstitieux. Je suis quelqu’un de logique, terre-à-terre, pragmatique, scientifique et tout ce que vous voudrez. Non, je ne suis pas superstitieux. Sauf à leur sujet. C’est plus fort que moi. Je ne veux pas d’ennuis. De toute manière, même en temps normal, je suis du genre discret. Je n’aime pas provoquer la bagarre et, sans mes scalpels, autant vous dire que je ne vaux rien. Je suis un pacifiste, moi. Peace, Love and Money, c’est ma devise.

    * Définition :
    Spoiler:
     



And me? And me?



Pas la peine de lever la main, je t’ai vu. Fais la queue comme tout le monde.
    Ce qu'il pense précisement de la Mafia : Les gens à éviter. Je fais profil bas, je ne veux pas d’emmerde. Après tout, je ne leur ai jamais rien fait. Et puis, c’est pas comme si j’avais une quelconque valeur à leurs yeux. Si j’étais riche, passe encore. Mais pourquoi croyez-vous que je ne me contente pas de mon boulot d’infirmier ? Parce que je suis légèrement obsédé par le sexe ? Bon d’accord, ça peut se discuter, mais c’est pas ça. Alors oui, j’aurais pu devenir médecin, j’avais les capacités et mon salaire aurait sûrement été plus correct. Mais les études sont deux fois plus longues, deux fois plus chères, et au final on est deux fois plus corrompus par Eux.
    A t-il déjà eu affaire à la Mafia : ? Probablement. Vous savez, je ne suis pas du genre à trier mes clients, que ce soit dans un job ou dans l’autre. En tant qu’infirmier, je ne refuse jamais de soigner quelqu’un, quel qu’il soit. Une vie est une vie, point. C’est une question d’éthique. Quant à mon autre job, c’est pareil. Alors oui, j’ai sûrement (eu) quelques mafieux/mafieuses dans ma clientèle, mais je ne suis pas du genre à poser des questions. Comme le disait si bien un grand ami à moi : chacun son job, chacun sa merde.


Tell me who you are...



Si vous insistez...
    Je suis né et ai toujours vécu dans le quartier le plus pauvre de Venise. Fils unique, j’ai été bercé dès ma plus tendre enfance par des disques et des vidéos de musique classique datant de l’époque mammouthéenne. Il faut dire que ma mère aimait beaucoup la musique classique. Mon père l’opéra bouffe. Joli mélange. Moi, je fais le bouffon avec la musique. Ce n’est pas une plaisanterie ; quand j’écoute du classique, je ne peux pas m’empêcher de me prendre pour un grand chef d’orchestre, un maestro, comme on dit ici… Enfin rassurez-vous, je ne me permets que rarement ce genre de débordements. Ma mère disait toujours qu’elle aurait aimé avoir un fils plus démonstratif. Alors quand j’ai eu ma première paye, je lui ai acheté un chien.
    … Hum, attendez une seconde. Il y a un type qui me suit depuis dix minutes, ça commence à faire long. Je me retourne, le dévisage. Il fronce les sourcils. Personne n’aime que je le dévisage. Pourtant, ce n’est pas volontaire. Enfin, sauf dans ce cas-ci. N’empêche, parfois ça m’énerve qu’on me fasse la remarque.
    - Qu’est-ce que tu regardes ?
    - Rien. C’est moi que vous suiviez ?
    - Euh… ouais, microbe.
    C’est pratiquement toujours la même chose. Je remarque une seconde d’hésitation quand je me retourne, le visage neutre, pour leur demander poliment ce qu’ils me veulent. Ce n’est pas parce qu’on vit dans une ville pourrie jusqu’à la moelle qu’on ne peut pas se montrer poli, non ? Et moi, je vouvoie toujours les gens que je ne connais pas.
    - File-moi ton fric.
    Apparemment lui, ce n’est pas la politesse qui l’étouffe. Constatant qu’il est seul dans cette ruelle sombre que j’emprunte tous les jours pour rentrer chez moi, je me fais un devoir de lui apprendre les bonnes manières.
    - Premièrement, on dit "s’il vous plaît", quand on veut quelque chose de quelqu’un.
    Le type me regarde comme si j’étais débile. Non mon grand, c’est toi qui a l’air d’un singe, pas moi.
    - Qu’ess’t’as dit ?
    Oups. Apparemment, j’ai parlé à voix haute. Ça m’arrive, parfois... Mais bon, la plupart des gens que je connais me prennent déjà pour un taré, alors ce n’est pas ce qui va faire la différence. Toujours est-il qu’à présent, je suis forcé de mettre fin à la leçon de politesse.
    - Bon ok mon grand, je vais te le donner, mon portefeuille. Là tu vois, il est dans mon sac, attends que je l’ouvre.
    - Hu ? C’est pas du fric, ça.
    - Non, c’est un scalpel. On s’en sert pour disséquer. Un mot probablement trop compliqué pour toi. Mais comme je suis gentil, je vais te montrer comment s’en servir
    Hop–hop. La question est réglée en deux temps trois mouvements. Deux en fait, parce que je me suis contenté de viser l’articulation de ses genoux. Quoi que je fasse, j’ai toujours été très doué en anatomie, si vous voyez ce que je veux dire. Après avoir consciencieusement essuyé mon scalpel avant de le ranger avec ses petits amis dans ma ‘trousse de secours’, je sors mon portable – j’ai une puce mais je ne l’utilise pas, j’aime bien tout ce qui est rétro, la faute à mes parents – et appelle une ambulance. Conscience professionnelle oblige. Ma gentillesse me tuera. D’ailleurs ça a bien failli, une fois… Le type gémissait au sol et j’ai eu le malheur de me baisser pour vérifier son état. Son poing m’a répondu qu’il allait bien. Depuis je fais gaffe.
    - Allô, Marcel ? C’est moi, oui. Encore un voleur, oui...
    Je ne sais pas pourquoi, mais mes collègues me trouvent tous extrêmement drôles. Ils m’aiment bien je crois. Dommage que ce ne soit pas réciproque. Je n’ai jamais été très empathique comme personne. Du moins, pas naturellement. Mais à force d’aider des gens, forcément... Je commence à m’attacher à eux. J’essaye même de les comprendre, parfois. Ce n’est pas facile. J’ai un peu de mal à concevoir qu’on puisse sourire à tout-va, ou tirer la gueule 24/24H, ou pleurer devant un film bidon, ou... Ne pas réagir comme moi, en somme. Toutes ces émotions, c’est vraiment… Superflu ? Non, je ne suis pas insensible, rassurez-vous. J’ai un cœur. Sinon je ne serais pas infirmier, je n’appellerais pas une ambulance après avoir blessé mon agresseur, et je ne deviendrais pas complètement gaga devant un gamin de moins de cinq ans (c’est plus fort que moi, ils sont trop mignons). Simplement, je ne le montre pas, disons dans la mesure du possible. Je trouve cela inutile. Et puis c’est personnel, une émotion. Qu’est-ce que les autres ont besoin de savoir ce qui me fait pleurer ou rire sourire ? Je suis comme ça depuis tout petit, je n’y peux rien. Mes parents s’en sont inquiétés, à une époque. Mais nous n’avions pas les moyens de m’envoyer en thérapie.

    Dès que j’ai eu l’âge d’aller à l’école, j’ai su que je voulais faire quelque chose d’utile dans ma vie. Voir traîner des jeunes – et des moins jeunes – toute la journée dans son quartier, ça fait réfléchir… J’ai donc décidé de devenir infirmier – pour les raisons que j’ai énoncées un peu plus haut. Même si je ne le montre pas vraiment, j’aime beaucoup ce job. C’est limite le rêve de ma vie. Rien à voir avec ce que je fais le reste du temps pour boucler mes fins de mois. Mais je l’aime bien aussi. Je suis bizarre, je sais. Je fais partie du petit pourcentage de prostitués qui prennent leur job à la légère. Venant de moi, ça peut paraître surprenant, mais je vous jure qu’une fois qu’on me connaît, je ne suis pas aussi coincé que j’en ai l’air. Enfin, il faut vraiment me connaître. Ou avoir un sens de l’humour qui dépasse l’imagination. Tout ça pour dire que j’ai quand même des amis. Je ne suis pas totalement asocial. Je ne cherche simplement pas volontairement le contact avec les autres (sentimentalement parlant, je veux dire…). Certains diront que c’est à cause de mon job. Ne pas s’attacher, tout ça… Moi, je sais que je suis comme ça depuis tout petit. Et la prostitution n'est pas une vocation. Même si je me souviens très bien comment j’ai commencé… Si j’avais un psy, il me conseillerait probablement de me pencher sur ma réelle motivation à continuer dans ce domaine. D’accord, au début c’était pour payer mes études, et mon job ne paye pas si bien que prévu, mais j’aurais pu trouver autre chose. Vendeur dans un magasin de musique, par exemple. Ah ha. Non, croyez-moi, les clients n’auraient pas envie de me voir sautiller et gesticuler en entendant de la musique classique. Bref. Mon psychologue dirait probablement que je ne suis pas si désintéressé que ça par le métier que je fais la nuit, du moins pas tant que j’aimerais le faire croire. Une obsession de plus à ma liste, en somme. Traitez-moi de pervers si ça vous chante, je maintiens que je fais ça par facilité. Je suis déjà dans le milieu, tout ça… Et puis comme si j’avais envie de bosser dans un magasin de musique, non mais franchement… De toute manière, tout le monde – mes clients les premiers – se fiche bien de savoir ce que je pense de tout ça.

    ...

    Comment ça, "continue" ? Ah non, désolé. J'ai dépassé mon quota de paroles pour la journée, là. Voire même la semaine. Soyez sympa, trouvez quelqu'un d'autre.

    Quelques jours et recherches pots-de-vin plus tard :
    [Note : L'auteur de ces lignes tient à préciser que ce qui suit ne reflète que l'opinion et le point de vue des personnes concernées, pas toujours objectives. =P]


    Dans le rôle du meilleur ami : Alberto Leonardo Omega (dit Al) : « Qui ? Ah, Damon ? Ah ouaiiiis. C'était mon meilleur pote. Mon premier pote, d'ailleurs. On était voisins. On était toujours assis à côté, en classe. De la maternelle jusqu'aux études sup'. J'voulais être infirmier moi aussi. On a toujours tout fait ensemble. Tout. Enfin, sauf pour les filles. Damon, c'te sale lâche, il me laissait toujours draguer tout seul. Il n'a jamais été branché nanas, je crois. P'têt bien qu'il aime les mecs, allez savoir. Moi ce que je pense, hein... Quoi ? Si j'ai des raisons de penser ça ? Ben non. Enfin, je sais que je suis beau gosse, alors s'il était de ce bord-là il m'aurait sûrement fait des avances, ha ha ! Euh oui d'accord, revenons au sujet principal. Vous pourriez enlever cette lame de ma gorge ? C'est un peu stressant... [...] Merci. Donc euh... Damon, j'crois bien qu'il s'intéresse ni aux mecs ni aux filles. Il doit être hermaphrodite, ha ha... ça va je blague, enlevez ce couteau j'ai dit. Bref, euh... on s'est perdus de vue depuis qu'on a eu notre diplôme. J'voulais pas rester dans cette ville maudite, vous comprenez ? Je suis parti travailler à Milan. Y'a plein de jolies filles là-bas ! J'ai essayé de convaincre Damon mais il a refusé. Il m'a dit un truc du genre "j'ai étudié ici, c'est pour bosser ici aussi". Il sait pourtant bien que c'est pas facile, maiiiis j'suppose que c'est à cause de son père. Il est sympa m'sieur Rosso. Il a plus d'humour que son fils, en tout cas. Ha ha... Notez que j'adore Damon. Je l'appelais "mon petit asocial préféré". Il est pas vraiment asocial, en fait. Enfin je crois pas. Il a pas de problème à aller vers les gens. Il est pas insensible non plus. C'est juste que... j'sais pas. Il aime pas montrer ses sentiments ou ses émotions... un truc du genre. Mais je peux vous assurer qu'il en a. Le nombre de fois où je lui ai filé la frousse, ha ha... parce que Damon il aime pas trop le noir. Quand il était gosse, il devait dormir avec une veilleuse ou il faisait sur lui, le pauvre. Mais ça 'faut pas le dire. Enfin bref, je l'aime bien ma p'tite chochotte ♥ Je dis ça à cause de ses manies, aussi. Non mais vous avez vu cette fée du logis ? Une vraie gonzesse, rah la la... C'est pas comme ça qu'il va emballer une fille, hein. Sérieux, il est peut-être doué dans ce qu'il fait (il a toujours été dans les premiers de la classe), mais alors sa vie sentimentale, ça frôle le zéro absolu. Honnêtement, j'l'ai jamais vu avec qui que ce soit. Franchement, si c'était pas mon meilleur pote... je dirais qu'il fait pitié. Mais bon. C'est pas pour ça que je vais arrêter de l'aimer, c'con-là. Moi j'dis, il a juste besoin de beauuuucoup d'affection. Comme un chien, ouais. Avant c'était moi qui m'en chargeais, je lui faisais des câlins, ou quand il m'évitait j'lui donnais des tapes amicales (qui le faisaient presque tomber, c'te brindille), j'l'emmenais partout avec moi pour pas qu'il reste tout seul chez lui (il passait ses soirées à RÉVISER, vous vous rendez compte ? Même le VENDREDI et le SAMEDI ! Il est malade ce mec...), mais maintenant j'peux plus trop. Enfin, je ferais peut-être l'effort de revenir à Venise pour le voir, un jour... Peut-être. Il me manque un peu. Surtout quand je bosse à l'hôpital et que j'ai personne derrière moi pour critiquer tous mes faits et gestes, ha ha... Non mais je me répète, mais c'est vrai : Damon est comme mon frère. Même si lui et moi, on est totalement opposés... arf, ça doit être pour ça que je l'aime. Je crois que c'est réciproque. Mais avec lui on est jamais sûrs, vous savez... [...] A y'est, j'ai finis. J'peux m'en aller maintenant ? »

    Dans le rôle du Padre : Dominico M. Rosso : « Hum, mon fils ? Qu'est-ce que vous voulez savoir à propos de lui ? Il n'y a pas grand-chose à en dire, vous savez. Vous pensez que je le protège, je m'en doute, mais je suis sincère : Damon n'a rien d'exceptionnel. Du moins, pas pour vous. Ce n'est ni un tueur, ni un dealer, ni... un de vos "employés". [...] Bien, je serai poli mais à une condition : enlevez ce revolver de ma tempe. Merci. [...] Eh bien, pour commencer par le commencement, parlons de son enfance, puisque je semble être le mieux placé dans ces locaux. Enfin, c'est vrai qu'il y a Al, mais je crois qu'il est très occupé à faire du gringue à la jeune demoiselle qui doit être votre secrétaire [...]. Bien, puis-je continuer ? Ma femme et moi avons toujours aimé les vieux comics... et tout ce qui est passé d'âge, d'ailleurs. C'est pourquoi nous voulions tout d'abord appeler notre fils "Marvel". Puis nous avons changé d'avis et avons préféré le nommer "Machiavelo" – ma femme (paix à son âme) aimait beaucoup la philosophie de la Renaissance, d'où le lien avec Nicolas Machiavel. Cependant tout le monde l'a toujours appelé "Damon", son deuxième prénom. Je sais qu'il nous en a voulu toute son enfance de l'avoir prénommé ainsi. Mais... ah, je crois que la raison de notre choix n'est pas facilement explicable. De toute manière, elle n'aurait pas grande-valeur à vos yeux [...]. Je crois que Damon était conscient que sa mère et moi faisions tout pour qu'il mène une vie décente. Il ne s'en est jamais plaint. Au contraire, il se disait content de sa situation. Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est quelqu'un d'optimiste, mais presque. Sa mère faisait des ménages, j'étais informaticien. Elle est décédée il y a cinq ans, d'un cancer. Quant à moi je suis à la retraite. C'est Damon qui subvient en grande partie à mes besoins. De nos jours, vous savez... enfin, les retraités ne font pas long feu. J'en suis reconnaissant à mon fils, et je comprends qu'il veuille m'aider, mais j'aurais préféré pour lui qu'il soit parti pour Milan quand il en a eu l'occasion. Mais bon. Le passé est le passé. Pour en revenir à ce que je disais, ma femme et moi n'avons jamais parlé de notre travail à la maison. Je crois que le plus important était d'avoir de quoi subsister. J'ai parfois fait des choses dont je ne suis pas fier, parfois à la limite de la légalité, mais cela dans l'unique but de nourrir ma famille, et c'est pourquoi si cela était à recommencer, je le ferai. Quant à Damon, je crois qu'il a saisi cela très tôt. C'est du moins ce que je suppose. Je ne suis ni aveugle ni stupide, vous savez. Mon fils est peut-être peu communicatif, même avec moi, mais je reste son père et il y a des signes qui ne trompent pas. Oui, je sais qu'il se prostitue. Vous dire que je l'ai toujours su serait exagéré, mais je m'en suis tout de même rendu compte assez tôt je pense. Cependant, je n'ai jamais cherché à en savoir plus. Le pourquoi et le comment ne m'intéressent pas. Ce n'est certes pas le métier qu'un parent espère pour son enfant, mais nous vivons à une époque où l'image d'une famille idéale, unie, parfaite, me semble dépassée. Et si j'aime tout ce qui est passé d'âge, je n'ai jamais espéré qu'un tel schéma soit possible. [...] J'essaye de me montrer discret sur le sujet. Mais je pense que Damon sait que je suis au courant. Mais peu importe. J'aimerai mon fils quoi qu'il arrive, ce qui est bien normal. Et puis, il est la seule famille qu'il me reste. La seule personne qui se soucie probablement du sort d'un vieil homme comme moi, car sans lui j'aurais probablement fini comme un oublié. C'est si facile, dans cette ville. »

    Dans le rôle de la connaissance : Juliana Capelone (dite "Lili") : « Damon ? C'est pour lui que vous m'avez fait venir ici ? Je vous trouve bien présomptueux, jeune homme. Et je me fiche de savoir que vous avez la cinquantaine passée. Vous n'êtes qu'un gamin. Comment ça ? Moi, je déraille ? Mais allez vous acheter une conscience, mon pauvre. Et prenez un dictionnaire par la même occasion, on vous fera peut-être un rabais [...]. Bien bien, je vais parler. Que les jeunes sont violents de nos jours. Eh bien, à propos de Damon... Je ne sais pas ce que vous lui voulez, mais ce petit n'a rien à voir avec la Mafia, c'est certain. Comment cela ? Vous n'êtes pas de la Mafia ? Une biographie ? Du Role-quoi ? Non mais c'est quoi ces bêtises ? Il faudrait voir à vous faire soigner, mon petit. On est pas dans un film ! Qu'est-ce que je disais, déjà ? Ah oui, Damon. Un bien brave petit. Comment je le connais ? Mais j'ai été son professeur de piano, voyons ! Cela me semble évident, puisque je suis une artiste et que cela se voit. Eh bien, en ce qui concerne le petit Rosso, il a été mon élève pendant très peu de temps. À vrai dire, je ne sais pas grand-chose sur lui, hi hi hi ! Ne vous vexez donc pas, je vais vous répondre du mieux que je le peux. C'était un de mes élèves les plus appliqués. Pas les plus doués, ça non, j'ai vu mieux... mais le talent ne fait pas tout. Il aurait été loin, c'est certain, car il avait la notion du travail bien fait. Malheureusement, son papa et sa maman n'étaient pas très riches, ils vivaient dans le quartier le plus pauvre de la ville... Alors quand son papa a perdu son travail (pour la cinquième fois, ce n'est pas facile ici, vous savez...) ils ont dû arrêter les cours. Et ensuite vendre le piano, pour les mêmes raisons. Si j'avais été à leur place, j'aurais plutôt quitté cette ville maudite pour un lieu où on ne trucide pas les gens à tous les coins de rue, et où les places de travail sont moins chères que le salaire... Oh, moi ? Je suis une vieille dame vous savez, je ne vais plus bouger d'ici. Mais passons. Damon est venu me voir après cela, il était en larmes. Pauvre petit. Je ne l'avais jamais vu dans cet état. Quand il jouait, il avait toujours cet air si concentré... Et donc, il m'a tout raconté. Il prenait la vente de son piano comme une punition personnelle, vous voyez. Il ne comprenait pas, car il en jouait régulièrement, et faisait ses gammes chaque jour... et il ne savait pas quoi faire le pauvre, car en dehors de ses devoirs d'école c'était sa seule occupation. Sa maman ne voulait pas qu'il sorte jouer dehors, et ça se comprend. Je lui ai conseillé de trouver un autre moyen de s'occuper. D'aider sa maman à la maison, par exemple. Depuis il s'est mis aux tâches ménagères, il me semble... Il vient me voir de temps en temps, c'est tellement gentil à lui. Je lui ai demandé de m'appeler "Lili", après tout cela fait longtemps que je ne suis plus son professeur... et il pourrait être mon petit-fils. C'est la seule fois où je l'ai vu rougir ne serait-ce qu'un peu. Rien ne semble pouvoir l'embarrasser, celui-là. Mais il semble que les gentilles vieilles dames soient son point faible, hi hi. Qu'est-ce que je disais, déjà ? Ah oui. Il vient me voir, mais il ne me parle pas beaucoup de lui, vous savez. Il a toujours été très réservé. En revanche, il me demande comment se passent mes journées, le charmant petit, et parfois nous faisons du tricot ensemble ♥ Il est très doué. L'écharpe qu'il m'a offerte pour Noël est MA-GNI-FIQUE, si vous saviez...! »

    Dans le rôle de la collègue de travail : Marianna Del Gato : « Quoiii ? Vous vouliez me parler de Damon ? Mais il fallait me le dire plus tôt, j’aurais coopéré plus facilement… Je connais tous les ragots à son sujet. Ou au sujet de n’importe qui du service, je suis une pro des cancans, moi. Oui, j’en suis fière, ça pose un problème ? Damon, donc… Il bosse surtout aux urgences, lui. Je ne le vois pas souvent, nous n’avons pas les mêmes horaires. Ne vous énervez pas voyons, je sais quand même des choses à son sujet. Avec les collègues, on l’appelle "La panthère rose", hi hi. Ça lui va bien je trouve. Il a beau avoir l’air un peu coincé, il a quand même, je sais pas… un côté un peu… comment dire ? Un truc qui… C’est difficile à dire, je… OH, NE VOUS AVISEZ PAS DE POINTER CETTE CHOSE SUR MOI OU BIEN JE HURLE ! […] Si vous croyez que c’est simple… Cet homme n’est pas facile à cerner. Ce n’est pourtant pas l’envie de le connaître un peu mieux qui me manque, d’ailleurs, mais il reste très distant avec ses collègues, moi y compris. Mais comme il fait preuve d’un grand professionnalisme, je n’ai pas grand-chose sur quoi le critiquer. Peut-être son cynisme arrogant. C’est agaçant, parfois… Oh, je ne parle pas de moi. Surtout des patients. L’autre jour, il a ENCORE effrayé une pauvre dame qui n’avait rien demandé. La pauvre voulait juste savoir ce que disaient ses radiographies, et Damon lui a répondu, en la regardant droit dans les yeux et avec son sérieux habituel : "Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas grave. Vous voyez, une fois que nous aurons scié là et là…" La pauvre a manqué de faire une attaque. Je me demande vraiment à quoi il pense, celui-là ! On a pas idée d’effrayer les gens comme ça. Il doit se trouver drôle. J’en ai profité pour lui faire la morale, mais il m’a regardé avec cet air qui le rend si agaçant. J’espérais tout de même qu’il aurait compris que ses tentatives d’humour étaient vouées à l’échec, mais non ! il a fallu qu’il récidive. Je passais devant la chambre d’un patient quand j’ai entendu : "Mince, je crois que l’on va devoir vous amputer. Ne faites pas cette tête-là. Ce n’est pas grave, une petite coupure de rien du tout. Tenez, prenez un mouchoir, moi pendant ce temps-là je vais chercher la scie électrique…" J’ai bien cru que j’allais le tuer. Il n’a pas de cœur, ou quoi ? Entendre ça le peu de fois où je croise son chemin… je n’ose pas imaginer comment ça doit être de passer une journée avec lui ! Une nuit en revanche… Ah mais je m’égare. Je ne sais même pas pourquoi je le trouve attirant. Il a certes un physique qui n’est pas déplaisant, mais… rien d’exceptionnel. Enfin, ne me regardez pas comme ça, je vous dis que je ne sais pas. Ça doit être psychologique. Ou alors c’est une sorte de magnétisme. Qu’est-ce que j’en sais ? Je ne suis qu’infirmière, les trucs de marabouts ce n’est pas dans mes cordes. »

    Dans le rôle du client : Samuel K. (dit "Sam") : « Toi, je vais te casser la gueule. Hein, quoi ? Damon, c’est qui ça ? […] Ah ouais, Red ! Je vois de qui tu veux parler. Mais ça ne m’empêcheras pas de te buter quand tu m’auras détaché. Mais bon, je suppose que je peux répondre à tes questions, le temps de trouver le moyen le plus rapide de me débarrasser de toi... *sourire mauvais*. Red bosse à son compte, je crois. Tu veux que je raconte quoi sur lui ? je connaissais même pas son vrai prénom. Je sais qu’il est pas du genre à arnaquer ses clients, c’est tout. Pour ce qui est du reste… Ah ouais, il a déjà eu des problèmes avec Giorgio, le proxénète du quartier. Mais je lui ai réglé son compte. Quoi ? Nan, on est pas amis. Ça c’est fait comme ça, c’est tout. Red est correct, mais c’est pas le genre à mélanger boulot et plaisir, tu vois. Euh ouais… dit comme ça, ça fait bizarre, mais t’as saisi l’idée. Enfin bref, j’aime bien Red, mais sans plus quoi. Une relation tout à fait professionnelle. Quoi que, je connais un de ses anciens clients, un collègue, qui… ouais… qui est ami avec lui. Je crois. Mais c’est pas mes oignons. Red est pas du genre à poser des questions, tu vois, alors moi ça me convient. Quand je suis dans le coin je vais le voir, c’est tout. Maintenant détaches-moi, que je m'occupe de ton cas... »

    Dans le rôle de l’ennemi : Giorgio P. (dit "L’ordure") : « Qui ? Red ! Cette sale petite p*te… Prononcez encore son nom et vous allez voir ce que v… Hein ? Evidemment que je sais que je suis attaché, imbécile ! Non mais de quoi je me mêle ? Quoi ? Je t’ai dit de pas prononcer son nom, abruti […]. Aïe. C’est bon ça va, je vais coopérer. Tu me fais mal, lâche-m… Non d’accord, tu n’as pas besoin de me lâcher, mais laisse-moi au moins respirer… Je vais parler. Je me souviens bien de notre rencontre. Il avait une tête à plaire. Et il avait pas l’air très malin, alors je l’ai abordé. Combien de temps ça fait ? Mais qu’est-ce que j’en sais, moi ? Bon ok… ok !! C’était il y a, euh… huit ou neuf ans ? Ouais, ça fait un bail. Il rentrait sûrement du lycée le mioche, alors j’ai attiré son attention et je l’ai emmené dans une ruelle adjacente pour discuter tranquilles. Quand je lui ai parlé d’argent il m’a suivi, ce gros bêta. Mais quand il a compris de quoi je causais, il s’est montré tout de suite moins attentif. Il regardait ailleurs, là où mes filles bossaient. J’ai fait l’erreur de frôler son oreille, là où il y a son piercing, juste pour attirer son attention, quoi. Le petit con a voulu me frapper. Quoi, je pouvais pas savoir qu’il n’aimait pas le contact physique ! Ha ha… la bonne blague. Ouais, il doit être du genre "pas touche tant que t’as pas payé", ou un truc du style. Pff… mais bref, moi j’ai mis la main à ma ceinture pour chopper mon couteau, et lui… il a été plus rapide que moi. Je le croyais pas. Un gringalet comme lui ? Mais je faisais au moins trois fois son poids !! Hein ? COMMENT ÇA, "C’EST SÛREMENT POUR ÇA" ? […] Ok ok, je la ferme. Ouais euh… donc il m’a menacé et… la suite j’ai pas envie d’en parler. Cet abruti a appelé une ambulance. Pas pour moi, pour une des filles qui bossait pour moi et qui était mal en point. Comme si j’en avais quelque chose à foutre. Bref. J’espère qu’elle a été "gentille" avec lui. De toute façon on s’en fous vu qu’elle est morte un mois plus tard. Elle était pas guérie, paraît-il. Ah bon ? Hé, c’est pas de ma faute. Je fais mon job, moi. Et mon job, c’était qu’elle fasse le sien. Petite nature. Ouais, ma gueule, je sais… […]. Après ça le mioche m’en a voulus, mais il avait pas les tripes de venir me défier. Il faisait que me narguer, de l’autre côté de MON trottoir. Ouais parce qu'il a quand même fini par bosser dans le milieu. Mais pas pour moi. Ouais, il avait compris qu'il valait mieux qu'il m'évite. Alors il me provoquait de loin, ce con. Sauf que quand j’ai voulus aller régler les choses une fois pour toutes, y’avait ce type… un de ses clients. Un tueur à gages ou quelque chose comme ça. Il m’a salement amoché. Je sais pas si c’est son chien-chien ou quoi, mais franchement… Enfin, il a de la chance, on va faire comme s'il y avait 1 partout et oublier cette histoire (et j’dis pas ça parce que les rumeurs disent que Sam, ce mec qui m’a frappé, est de la Mafia). Il a arrêté de me narguer et moi aussi. Fin de l’histoire. »

And... you?

      Votre pseudo : Euh... gardons Massimo xD
      Age, sexe : 20/♀ (clair, concis… XD)
      Avatar de votre personnage : Fanarts de Red dans Pokémon x] *remercie Amy au passage* *w*
      Comment avez-vous connu le forum ? À la base par un partenariat. C’est donc un DC. J'ai pas résisté longtemps, en fait XD
      Qu'aimez-vous/Détestez-vous dedans ? Roh, ben j’aime tout, sinon je ne serais pas là xD Bon, bon si vous insistez... Plus de smileys ? XD
      Autres ? Si ça n’a pas changé, Amy dit "de rien ♥ " ♥ (J'vais essayer de finir ma fiche avant de partir en vacances i.i).
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Machiavelo D. Rosso

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MessageSujet: Re: Doctor Damon & Mister Red   Lun 12 Juil - 10:17

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Esther E. Aldisio

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MessageSujet: Re: Doctor Damon & Mister Red   Mar 13 Juil - 4:11

Tu m'épouses ? *BAF*
J'adore les témoignages à la fin XD ! J'ai hâte que Damon annonce à un mafieux qu'il va falloir lui scier quelques doigts et l'une de ses jambes, hin hin. J'ai bien rigolé en lisant ta fiche.

Bref, pour moi, tout est bon ~

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MessageSujet: Re: Doctor Damon & Mister Red   

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Doctor Damon & Mister Red

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