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 Dimitri { FUCKING FUCKED MAN !

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Dimitri A. Visconti

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[ TUEUR A GAGES ]
{ ~The next Einstein ~ }


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MessageSujet: Dimitri { FUCKING FUCKED MAN !   Jeu 22 Avr - 8:41

I am. Just. S T U P I D.


      Prénom(s) : Dimitri Angelo { Angelo, c'est un truc, ça le saoule. Genre si on l'appelle... "Gigi" ou "Mimi", non non, ça l'énerve.
      Nom : Visconti
      Date de Naissance et âge : Dix-Neuf ans et toutes ses dents. Né un joli jour de mars, le 15, de l'année 2181
      Nationalité : Italienne !
      Manie, habitude, tic : Dimitri a la sale habitude de décrire quelqu'un par des modèles de flingues. Chacun son délire, hein.
      Profession : Tueur à gage, bien sur ! Chasseur de Primes à l'occasion, quand il doit vraiment risquer sa vie pour du fric.


Whaaat... the F U C K I N G . H E L L ?


    Ce qu'il pense (précisément) de la Mafia
    : "Ces enfoirés qui veulent m'embaucher? Moyen. Si j'peux leur être utile, tant mieux. Mais qu'ils viennent pas me souler avec leur histoires. Et surtout, j'ai pas envie de dépenser encore du fric pour payer des fuckings flics qui voudraient me foutre en taule."
    A t-il déjà eu affaire à la Mafia : "Ces putains de robots, j'ai des doutes, quand même... Un coup, ils m'on envoyé une petite lettre cachetée comme quoi je devais venir les voir et qu'on discuterais d'un salaire probable. Mais comme j'leur ai rien demandé, j'ai bougé de piaule et j'ai brulé la lettre près de chez eux HAHAHAHA"


My wonderful life, wohohoo

    Putain.

    Il a une tête de 8 mm type Bulldog qui datte des années 1800. Il est plutôt laid, vieux, visqueux, gras, gros, lent.
    Un con, quoi.
    Mais c’est mon pote. Alors j’dit rien.

      Fin de l’histoire.


    .


    - Bordel ! Casse-toi de mon pied, sale vicieux ! Jsuis pas ton chien, merde !

    Un coup. Deux coups. Un troisième, bien placé, fait tordre de douleur celui qui, penché sur mon épaule, me souffle dans les oreilles pour imiter l’homme qui parlait à l’oreille des cheveux. Ouais, des cheveux. C’est un film, un putain de vieux film, qui a au moins trente ans, et qui est bien pourri. Ça a repris un truc qui datte du XXème siècle, il paraît. C’était aux chevaux, dans le temps. J’sais même pas à quoi ça ressemble, un cheval, c’est pour dire…
    On m’a dit que c’était un, un mammifère, et comme quoi il se trimballe à quatre pattes, il a des poils, et il bouge tout le temps.

    Au fond, je dois être un cheval.

    Mais ça n’empêche pas que ce con devrait crever pour me réveiller d’une manière si atroce. Genre, des fois, il fait pire : il en arrive à me pincer le cul, pour le je me bouge ce dernier de mon oreiller. J’ai peut-être pas de boulot, mais je voit pas pourquoi je devrais en chercher… alors que je peux pioncer à la place.
    L’atrocité, ça le connais, il passe son temps à ouvrir le crane de mecs. Ouais. Son truc, c’est les médecins légistes. Je comprendrais jamais pourquoi il s’est tapé un délire pareil. Il avait p’tetre trop fumé, le jour ou il a du choisir sa formation… quoi qu’il en soit, il a passé sept ans de sa vie pourrie à apprendre à disséquer les morts.
    Un jour, il a m’a coupé une mèche de cheveux, après quinze minutes redondantes de "BORDEL, LÈVES-TOI ! ORDURE? TU VAS TE BOUGER LE CUL, OUI ?" . Il a fini avec une cicatrice sur le torse – en plus, ce con, il vient me réveiller à moitié à poil.
    Donc j'estime que cette fois, il a bien mérité son châtiment.

    Ce type, c’est mon putain de meilleur ami. Genre… il vit chez moi, il pieute chez moi, dans ma piaule toute moisie. Et il aime ca, en plus. Un gros maso, ce mec.

    Mais c’est mon pote. Alors j’dit rien.

    Son nom ? Cino.

    .


    - Putain de téléphone ! Cino, répond, merde !

    Il ne répond pas. Planté devant son jeu, un casque vissé devant ses yeux et sur son crane, il court partout dans ma piaule pour échapper à des monstres. Je n'ai jamais aimé cette façon de jouer, puisqu'un jour, ce con a lancé un flingue sur un type virtuel, un Tanfoglio TA 95. Pour la peine, j'lui avait frappé le crane avec le flingue en question, auquel je tenais pas mal.
    Depuis, il fait du corps à corps.

    - CINOOO !!! TELEPHONE !!

    Toujours rien. Il est bien trop investi dans son putain de jeu. Je crèverais d'envie d'aller voir son antenne relais et de débrancher le tout. Ou bien de me démerder pour pas qu'il puisse sortir de son monde. Ou encore que je le fasse jouer avec des lapins assassins. Bonne idée, faudra que je mette ça en pratique.
    D'un autre côté, qu'il fasse ça, ça lui fait faire du sport. Un peu la seule chose qu'il doit faire dans sa vie. Un gros geek.
    Mais c'est mon pote.
    Au fond, jlaime.

    Cino, il est pas très beau, il est pas très laid. Il est pas très con, il est pas très intelligent. Il est juste Cino. Y'a des trucs, je comprendrais jamais comment il a fait pour les faire, il a un cerveau tellement complexe, que quand il me cause de sclérose latérale amyotrophique, je cherche même plus à me renseigner : il parle tout seul, mais j'aime bien l'entendre parler, donc ça me branche qu'il me parle de notions scientifiquements incompréhensiblements incompréhensibles.
    Je me soulève donc de mon lit, ou j'astiquais le fameux Tanfoglio TA 95 et d'autre de ses amis. Ça m'arrive de leur causer, à mes flingues. En dehors de Cino, c'est bien la seule chose à laquelle je peut causer en toute impunité. Ouais non, c'est un mot compliqué pour moi, ça... j'suis pas habitué à parler bien. Enfin, bon, passons.
    J'approche, telle la larve qui voudrait échapper au crocodile, et avant la vingtième sonnerie - la dernière, par conséquent -, je me jette sur la vieille chose qui me sert de téléphone pour le boulot, comme si je m'étais métamorphosé en tigre. Et la larve devint tigre. C'est tellement plus sexy que "et Dieu créa la femme".

    - Ouais? ... non. NON... J'en veut pas, d'ce putain de boulot, merde ! ... COMBIEN ?? ... Ouais, j'vais voir ce que je peut faire. Ouais. Non non, on a dit ça. ... ON CHANGE PAS LES REGLES ! C'est ça ou rien !! ... c'est ça, bye.

    Je jette le vieil objet sur son socle, et me dit que je suis pas mal doué pour avoir bloqué l'accès aux données de contact dans mon bras. Je m'étais plutôt charcuté ce dernier, mais j'y était arrivé. Y'a que ceux à qui j'veux bien parler qui ont la chance de pouvoir me causer quand ça leur chante. Cino en fait parti, malgré le fait qu'il squatte chez moi sans rien demander à personne depuis déjà trois mois. C'est pour dire, ce maso, il a morflé depuis qu'il pionce ici.

    Je me rend compte que ma vie, elle est plutôt nulle. En dehors du fait que je vive pas seul, ma piaule est tellement sale, empeste la crasse et le sexe. Quoi que, le sexe, c'est une option, qui, depuis trois mois, reste inexploitée. Totalement inexploitée.
    Pourtant, c'est pas l'envie qui m'manque.

    Cino, il voudra mieux qu'il se trouve pas chez moi, le jour ou j'aurais vraiment besoin... Quoi que.
    « Cino, sort de mon crane, on en reparlera plus tard. » Y'a des moments, je voudrais lui gueuler ça à la figure, mais j'ose pas. Pourtant, il sait que mon truc, c'est les mecs. Mais j'sais pas. Au fond, c'est mon pote. Et j'ai peur qu'il soit autre chose. Même si j'en crève d'envie.

    Putain.

    .


    J'attends, l'air de rien, devant cette ruelle, ou ce type m'a donné rendez-vous. Je suis sencé buter un mec. Enfin, un humain, quoi, parce que ça pourrait être une nana, dans un sens. Ô relation extra-conjugale, ô vengeance ! Ça m'est déjà arrivé, de devoir buter une nana. Mais j'ai pas accepté, je frappe pas les filles, et encore moins celle qui vont victimes d'un mari con.
    Mais là, c'est pire que bien payé. Je me retrouve avec dix milles euros si je le butte. Donc, à vrai dire, le fait que se soit ou non une gonzesse, j'm'en bat, si elle a des ovaires ou non, c'est carrément plus mon problème.
    J'ai une tête de Taurus 415T, genre replié sur moi-même dans mon coin, à attendre un type qui m'a peut-être raconté des conneries. Je risque toujours ma vie en les rencontrant en face, mais j'aime me faire une idée de ceux qui me paye avant d'accepter le petit boulot. Vu sa voix, genre petit riche blondinet qui veut pas s'salir les mains tout seul, je m'attend à une sorte de Smith & Wesson Bodyguard, style ''moi j'attaque pas, je défend pas, je donne les ordres''. Putain, il va pas me plaire. J'en suis sur.

    J'espère que c'est pas un coup monté de cette putain de mafia qui veut m'avoir dans ses rangs depuis déjà un an. C'est en partie pour ça que j'autorise à personne l'accès à mon numéro personnel... Ça le vaut bien, pour une cicatrice. C'était ça ou ma liberté. Une putain de liberté dont je peux pas me passer.
    Cino, lui, il doit être à la maison en train de jouer. Avec un peu de chance, il joue à la gonzesse et décidera de faire à grailler pour ce soir. Mais j'ai pas trop d'espoir. Il commandera des pizzas, je pense. Ces putains de robots livreurs rentrent chez moi au moins deux fois par semaine, et j'irais pas à dire que ça me rend heureux : ces sales bêtes servent à rien, sauf à m'apporter à bouffer, mais il suffirait que le parrain les fasse modifier au niveau de leur carte d'instruction pour que ils voient ma gueule, ma piaule, mes armes, ma drogue, et Cino. Et alors là, ils me prendraient tout, absolument tout. Et alors là, j'aurais plus rien. Simple, rapide, et efficace. Les robots, j'peux pas les buter – malheureusement.
    Bref, tout ça pour dire, j'ai une vie un peu minable à laquelle je peux me rattacher à rien, sauf à mes flingues et à mon meilleur pote.

    - Là.

    J'connais cette voix. C'est celle du téléphone. Mais bordel, il sort d'où? J'aime pas ça, je supporte pas d'être observé alors que en moi, je frôle la crise cardiaque.
    Je caresse dans ma poche le joli S&W Model 1000 que j'ai ramené. Je me ballade jamais sans armes, je risquerais d'autant plus de crever. Et bien sur, ce que je comprendrais jamais, c'est que l'excuse "on attaque pas ceux qui sont désarmés !" marche jamais avec moi. J'ai pourtant déjà connu ce genre d'embrouille, j'ai du finir chez les flics. Par chance, je venais de toucher un joli billet pour avoir tué un salopard – dans tout les cas, je tue toujours des sallopards – , donc j'ai pu leur chuchoter un mot doux à l'oreille, pendant que je glissais dans leur main le billet. J'ai perdu toute une paye rien que pour me casser d'un putain d'comissariat quoi. Dans un sens, heureusement, sinon j'serais surement pas là.

    .


    - Votre mission : tuer Cino Pazaroti.

    J'ai du lui tirer une tronche de poulpe, style Colt Single Action 1873 Frontier Six Shooter, à ce moment.

    - - - - - - - - - - - - - - -

    Putain.
    On s'fout d'ma gueule, c'est ça, hein? J'en suis pas capable. Non, jamais. Même pour tout les millions du monde, j'peux pas.
    Il me cache quoi, bordel? C'est pas normal qu'il vaille autant, merde ! CINO, PUTAIN, t'as foutu quoi pour être dans une merde pareille ?!
    Et puis, peu à peu, j'commence à tourner parano. Et s'il était espion? Et si il voulait me buter?

    Mais non, je serais incapable de le tuer.

    Après que le jeunot – masqué, en plus –, m'ai demandé de tuer mon meilleur ami, j'suis rentré chez moi en silence. L'air de rien, je me suis posé dans ma sale de bain miteuse, et j'me suis foutu à poil. J'avais jamais vraiment fait gaffe à mon apparence. Cette glace, ultra-technologique, me permettais de savoir que j'étais gros, maigre, et même malade. La salope au bout du fil me sortais des fois «  vous saignez, vous saignez » m'a vite saoulé, alors je me suis senti un peu obligé de péter le micro intégré. J'sais même plus pourquoi j'ai acheté une merde pareille, mais pour une fois, j'aurais bien voulu entendre cette nana me dire « vous n'avez pas l'air en pleine forme ». Ça m'aurais peut-être réconforté dans mon idée que ma vie est carrément merdique.
    J'doit buter Cino.
    Mais je peux pas.
    Dans mes pupilles se forment des larmes. Elles ruissellent sur ma joue en rythme, silencieusement, avant de tomber doucement sur le sol abimé de la pièce.

    J'ai fait quoi pour mériter ça?

    J'suis pas bien gros. J'suis pas bien maigre. J'mobserve, moi, mon corps, mon putain de corps déchiré par les deux balles qui m'sont rentrées dans le bide, un jour. Ils étaient un peu cons, ils savaient pas viser, par chance, j'suis pas crevé, mais j'aurais pu mal finir. Mes ch'veux, ils sont longs, roux. Ma mère était rousse, mon père aussi. C'est pas un gène récessif, alors il a fallu que mes vieux soient roux. J'les ai laissé pousser? Pourquoi? Ça m'fait perdre toute ma virilité. Et dans la mesure ou j'aime pas me prendre au sérieux, les cheveux longs, c'est ce qui collait le mieux à ma personnalité. Au fond, j'réfléchis, des fois.
    Mes yeux, ils sont un mélange tout nul de bleu et de vert, genre caca doigt. Ils partent plus vers le vert que le bleu, mais c'est pas très joli joli. J'aime pas mes yeux. J'les trouve laids.
    Pour rien arranger, y'en a un qui a fini tout blanc. C'est à ce moment là que je m'suis dit que valait mieux avoir des yeux moches mais pareils que un œil moche et un autre encore pire.
    Ça, c'est un petit souvenir que j'ai eu d'une virée dans une boîte de nuit dans laquelle je devais buter une chasseuse de prime qui se vendait avant de bâillonner à la façon des S&M ses proies. Elle se faisait un paquet de fric. Mais comme un con, j'me suis cassé la gueule sur un vigile, et se dernier, par réflexe, a eu la très bonne idée de me tirer dessus. Au niveau de l'arcade sourcilière. Ça pissait le sang, putain. Et puis on m'a vite dit que mon oeil était mort, et que si on me l'enlevais pas, le truc partirais partout dans mon cerveau. Ç'aurais pas été sexy, hein... Alors on m'la enlevé.
    Et maintenant j'ai un espèce de cache tout pourri sur mon œil en permanence pour pas effrayer les types que j'bute. C'est pas très futé, de faire fuir ceux que j'devrais rameuter le plus près de moi.
    Par contre, j'ai jamais baisé avant de tuer. C'est pas mon genre de baiser avec des types qui crèvent genre dix minutes plus tard. Ou encore pire, de les tuer au moment stratégique. Carrément écœurant, sérieux.
    Mon torse, mon bide, mes côtés, c'est pas bien gros? Pas trop squelettique, mais pas trop gros – on comprend pourquoi j'ai eu l'idée de péter la gueule de la nana le jour ou elle m'a dit « vous devriez perdre un peu de ventre ».
    Mon cul, par contre, il est plat. J'vais pas m'en plaindre, au moins, j'suis pas compressé dans mes fringues.
    Comme mon corps, j'aime pas le montrer aux inconnus et me la péter parce que j'suis pas gros, j'porte le plus souvent des t-shirt larges, avec des pantalons larges. J'aime les choses larges, c'est dans ma nature.

    J'arrive à m'faire marrer tout seul rien qu'en me matant. C'est carrément super maso.

    Et puis je retourne à la réalité, et j'me souvient que j'doit buter mon meilleur ami, qui a du faire une grosse connerie, et de laquelle j'suis même pas au courant. Allez, quand faut y aller, faut y aller.
    Je sors de la pièce, après avoir enfilé un caleçon blanc.

    .


    Ce con joue encore à la console. J’viens de me rendre compte qu’il a encore pété un truc qui avait de la valeur… Il est vraiment pas foutu de faire gaffe, quoi. Pourtant, il sait que ce n’est qu’un jeu.
    Comme je le pensais, il a rien fait à grailler. J’vais commander une pizza, tiens, pour pas changer. Les pizzas, quand on en commande, on s’en enfile quatre ou cinq en une soirée. Devant un bon film ou une émission toute nulle. C’est notre vie, et on l’aime.
    Moi en tout cas, j’aime. Mais lui… J’sais plus, putain.

    Mon S&W Model 1000 commence sérieusement à vieillir, à force que je le tripote. La couleur argenté, de sale qualité, est presque entièrement écaillée… faut dire que ce petit bijou de technologie, on en voit pas tout les jours, et que le mien, j’le planque. Putain, je viens de me rendre compte que Cino sait ou je planque mes flingues.
    Qu’est-ce qu’il a fait, bon dieu de merde ? Qu’est-ce qu’il est, bordel de chiotte ?
    En parlant de chiotte, j’ai une envie pressante. Mais j’suis forcé de traverser le champ de bataille ou mon meilleur pote continue de s’essouffler comme un porc sur son jeu.
    Bordel, mon canapé. Sale con.
    Enfin, j’arrive aux chiottes. Qu’est-ce que ça fait du bien, fuck. Quand j’vais aux chiottes, ça me permet de rester en solitaire avec moi-même, de réfléchir au sens que ma vie prend, et à ce que je fous dans c’te ville. Ça paraît carrément bizarre, dit comme ca, mais moi je kiffe.

    J’dois savoir ce que l’autre glandu me cache. J’dois connaître toute ses embrouilles avec Venise, et pourquoi on me paye un chiffre avec autant de zéros. Il sait même pas que j’suis rentré, l’idiot.
    Putain… Ouais… il sait même pas que j’suis rentré.

    J’SUIS TROP FORT.

    Au fond, c’est la peur qui doit me faire trembler, là. J’ai peur de savoir, peur de découvrir de trucs pas nets, peur de connaître la véritable identité de celui que je considère depuis deux ans comme mon meilleur ami… pour me meilleur, et pour le pire.
    On a eu des hauts et des bas. Je l’avais connu dans une espèce de bar malfamé, près de la discothèque, mais comme j’vais jamais là-bas, ça pouvait pas être là-bas, justement.
    J’sirotais une bonne bière, une clope au bec. Et lui, il était fauché. Encore plus fauché que moi, faut le faire ! J’lui ai payé une vodka – son truc, c’est la vodka. Et puis j’voulais pas coucher avec lui. J’voulais juste lui parler, comme j’aime parler à mes potes. Et c’est ce qui arrivé… On est devenus potes. Et on n’a pas couché ensemble.

    Toujours dans mes chiottes, qui sont carrément minuscule, je repense au temps ou j’m’y planquais quand je jouais à cache-cache avec mes vieux. Enfin, quand mes vieux étaient là, quoi. Jusqu’à mes neuf ans, je voyais mes parents le week-end. Le reste du temps, j’étais dans une pension, à l’école. Quand y’a eu le Parrain qui s’est ramené, je les voyais une fois par mois. Et après ça, j’me suis cassé de cet internat merdique. Enfin, j’ai fugué, quoi.

    C’est quoi ça ? J’fais dans le sensationnel, maintenant ? Ça m’ressemble pas, bordel… Peut-être parce que l’idée de tuer une des seules personnes à qui j’ai accordé toute ma putain de confiance me rend nostalgique. Le temps ou y’avais pas d’embrouille. Le temps ou l’parrain était pas là. Qu’il existait, mais qu’on pouvait encore vivre avec un minimum de liberté. Tain’.

    Oh, misère, il arrête de jouer.

    J’ai peur. C’est logique, non ?

    L’observe par le trou de la serrure son corps musclé ruisselant de sueur lorsqu’il enlève d’un geste terriblement sexy son t-shirt. J’veux m’le faire.
    Il s’approche de son bras. S’il se lèche le bras, je jouit, alors il a pas intérêt, cet idiot.
    Non, il appelle.

    - Salut, mec. Heu, non, j’ai joué la comédie jusqu’à longtemps avant de me rendre compte qu’il s’était cassé. Quoi ? Tu veux le Bulldog, aujourd’hui ? Non, il est con, mais il s’en rendra compte. C’est pour qui ? Ah ouais, la p’tite gosse que tu veux te faire, là ! J’vais voir ce que je peux faire. T’inquiète, j’commence à le connaître, à force. T’as eu raison de m’envoyer chez lui ! Y’a jamais personne d’autre, non. Pas d’amants, rien. Oublie pas que moi j’veux le p’tit de la semaine dernière, hein ? Non non, celui à qui on a enlevé le téléphone du bras pour pas que les parents le retrouve. J’espèce que la boucherie est pas trop importante, j’aimerais pas qu’il ait encore plus mal… C’est okay ? Et l’chef, il en dit quoi ? Il veut encore des infos sur Dimitri ? ……. Il soule, mais bon. J’vais m’faire baiser, un de ses jours… il est pas si naïf. Bien sur que oui, il m’adule, c’est pour ça que j’peux encore agir. Ouais, c’est ça, tchao.

    Non.
    Putain.
    Je le hais. Salopard. Fils de pute. Enfoiré.

    - PUTAIN CINO !! ESPECE D’ENFOIRE !! JE TE DETESTE, T’ENTENDS CA, JE TE DETESTE !! CASSES-TOI, REVIENS PLUS. CASSES-TOI BORDEL !!! ET ARRETTE DE ME REGARDER COMME CA, JE SATURE.. Je… sature…

    J’m’écroule comme une masse sur le sol. J’me rabaisse tout seul. Je chiale comme un gosse.
    Traitre.

    - Dim’… je… Excuse-moi.
    - Ça sert à rien.

    Il me tend sa main, sa putain de main de gros pédophile pervers, d’homme sali a qui j’ai eu le malheur de faire confiance. Je la rejette de toutes mes forces. J’veux plus le toucher, ni lui, ni ses mains, ni son corps. Putain, j’le désirais tant.

    - Enfoiré. Sale pédo’ de mes deux.

    Je me relève tout seul. Les larmes ont évoluées en un regard empli de haine. J’doit le buter. J’me pose en face de lui, à cinq centimètre de son visage. Il le sait. Il s’en doute. Ç’en est fini du règne pathétique de Cino. Cino le violeur de gosses.

    - Enfoiré…

    Mes lèvres se rapprochent de son visage. Il ne réagit pas. Elles effleurent sa bouche, sa bouche que j’ai désirée depuis si longtemps. Elle a un gout d’horreur. Je ferme les yeux, et l’embrasse comme j’ai jamais embrassé un mec. Je le sers contre moi, il me sert contre lui. J'attendais ce moment depuis des mois. J'en ai rêvé. Mais pas dans ces conditions.

    Un coup. Deux coups. Trois coups.

    Il s’effondre sur le sol. Le sang glisse sur le parquet.

    J’viens de buter mon meilleur ami.

    .


    Putain, qu’est-ce que j’ai fais?? C’est quoi le pire, c’est de l’avoir embrassé, ou de l’avoir buté ?
    J’sais plus, bordel, j’sais plus. J’suis perdu, dans un vide galactique qui se réduit à mon appart’ dans lequel mon meilleur ami est en train de perdre tout son sang.
    Ça va être long à éponger.

    Ce lampadaire me matte comme s’il me souriait. J’ai sorti Cino, j’lai embrassé une dernière fois, le sang dans sa bouche s’est immiscé en moi. Les quelques goutes ont coulées sur mon menton, avant de finir leur course sur la route pavée.
    Maintenant, j’dois retrouver le type qui m’a engagé. Et j’veux toucher mon fric.
    Magie. Derrière le fameux lampadaire souriant – Putain, j’ai envie d’le frapper –, une ombre fantomatique se dessine. Le blondinet. J’m’avance vers lui, méfiant mais fier d’avoir fait mon boulot en temps et en heure.
    J’traine derrière moi le sac dans lequel Cino doit être en très mauvaise posture. Il aurait mieux fait de pas faire le con, on aurait baisé, ç’aurait été bien plus confortable à mon avis. Mais c’est la vie.

    - Alors ? Déjà ?

    Je le dévisage, lui et sa gueule d’ange. J’sais toujours pas ce qu’il lui voulait, à Cino. Il a pas l’air bien méchant, le p’tit blondinet, à mon avis c’était pas un adversaire de mon Cino.

    - Ben. A croire.

    Pour blaguer, j’lui tends la main, genre « tappe-m’en-une, j’veux me marrer avec quelqu’un, se serait cool », avec un grand sourire forcé. J’dois pas lui montrer que j’me rends compte que maintenant, j’men veux d’avoir tué mon meilleur pote. Et l’type que j’aimais, aussi. Mais ça, on s’en fout.
    Ce sallopard, il reste neutre, et me tend une liasse de billets.

    - J’ai mis 100 000€.

    En ce moment, je tire des têtes chelous.

    - … Tu t'fous d’moi ? T’as pas rajouté de zero en trop, par hasard ? hahahaha…

    Rire nerveux. Jamais j’ai du posséder une somme pareille de toute ma vie. C’est un peu là que je me rends compte que ma popularité en tant que tueur à gage risque d’en prendre un coup. Dans le bon sens du terme, bien sur. A moi le fric, les grosses baraques et bagnoles ! … Ouais non. Je rêve, j’suis con.
    Je reluque comme s’il descendait de Mars. Pourtant, il a l’air le plus sérieux du monde. Sans dèc’, ou est-ce qu’il a trouvé tout ces billets ? J’hésite à lui demander, mais lui, tant qu’il m’aura pas fait comprendre que c’est pas des conneries, j’veux plus rien savoir.
    Ses yeux ne mentent pas. Ils vont et viennent entre la valise, ouverte sur le sol, et moi.

    - Non. Dépêchez-vous de prendre ça, on pourrait nous voir.

    Décontenancé, j’ramasse la valise. J’suis obligé de lâcher Cino pour ça… C’est bizarre, de le lâcher.

    - Ouais, non. Pourquoi t’as voulu que j’le bute ? Tu savais c’qu’il était pour moi ? Et t’as eu tout ce fric ??

    Pour la première fois, il sourit, le gamin.

    - Une question à la fois, voulez-vous ? ♥️ Commençons par la dernière. Tout ceci m’appartient. La deuxième, maintenant. Oui, je le savais, c’est d’ailleurs délibérément que c’est à vous que j’ai demandé ce coup de main… et la première… Parce qu’il ma fait du mal. Je n’ai que quinze ans.
    - … D’accord. J’te crois, gamin. Mais putain, j’peux me charger de faire disparaître le corps ?
    - Oui, vous pouvez le garder. Je ne veux pas toucher celui qui m’a Sali.
    - On aurait pu être l’un contre l’autre pour lui, s’il t’avais pas fait ça et s’il était pas s’qu’il était. J’l’aimais, tu sais ?
    - Oui, je le sais. Je suis désolé.


    Putain, heureusement qu’il est désolé.
    Lui au moins, il l’a peut-être aimé. Alors que moi, il m’a manipulé. Je suis un monstre, j’suis jaloux d’un gosse qu’il a violé, cet enfoiré.

    Cino, putain. Cino, j’t’aimais, bordel.

    .
    .


    J’suis rentré chez moi. J’ai attendu des cris, j’ai attendu le verre brisé. Mais rien n’est arrivé.
    Ma piaule est vide, comme mon cœur. Maintenant j’vais devoir vivre seul, survivre comme j’peux, et sans soutien affectif durable.

    J’suis un assassin, tueur à gage, chasseur de primes à l’occasion, et fou amoureux de mon meilleur pote. Meilleur pote que j’ai buté.

    Mais c’était mon pote. Alors j’ai rien dit.



The End. ♥


I don't know you, uh?


      Votre pseudo : Audy-kuuuun
      Age, sexe : J'ai environ 3 ans, je me dit fille, mais je ne sais pas encore.
      Avatar de votre personnage : BADOOOOOOOOOOOOW /se prend une porte/ Badow [Badou] - Dogs, bullets & Carnage
      Comment avez-vous connu le forum ? ...... ma fabuleuse aura m'a guidée vers sa création.
      Qu'aimez-vous/Détestez-vous dedans ? C'est pas à moi de la dire. A si, j'aime les membres.
      Autres ? Amy la mary sue de Dimitri est passée par là 8D boy ♥️
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Amy Allesandreli

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{ ~ Oh, un sachet blanc, du sucre! ♥ ~ }


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Faite-vous partie d'un sous-groupe ? : Aucun


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♥ Petites choses en plus ♥:
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MessageSujet: Re: Dimitri { FUCKING FUCKED MAN !   Dim 25 Avr - 5:56

OMFG *w*

Tu sais que je t'aime hein ? Et que j'aime Dimitri, et que j'adore comment tu as écrit cette fiche, bref je suis ta fan là.

Allez, Validé monsieur spaghetti.

~> Scapins Dannati
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Dimitri { FUCKING FUCKED MAN !

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