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 Alissa. [Finie]

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Alissa C. Brunelli

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MessageSujet: Alissa. [Finie]   Ven 2 Juil - 7:45

I am the mess you chose !


      Prénoms : Alissa Catherina
      Nom : Brunelli
      Surnom : Lady Poison
      Date de Naissance et âge : Le 1er mai 2181 ; elle est donc âgée de 19 ans.
      Nationalité : Italienne
      Groupe : Scappini Dannati
      Manie, habitude, tic : Alissa se mord continuellement la lèvre inférieure et esquisse toujours un petit sourire narquois qui en exaspère plus d'un. Même si la jeune-femme ne fume pas, elle a constamment sur elle un briquet qu’elle allume et éteint sans raison apparente, il fait office de calmant quand elle s'impatiente ou quand elle commence à s'énerver. Lorsqu'on la contrarie, elle a tendance à devenir très familière.
      Profession : Tueuse à gage aussi spécialisée dans l’empoissonnement
      . Ses réflexes et sa précision de tir sont au-dessus de la moyenne. Ses principales qualités reconnues dans le métier sont son esprit d'analyse, ses facultés d'adaptations et sa mémoire photographique étonnante. Elle est malheureusement trop perfectionniste et ne supporte pas le travail en équipe, parfois nécessaire dans certaines missions.

La fille écorchée vive du coin de la rue !



« Aimable petite conne, tu étais la condition sine qua non de ma raison. »

▌Alissa est une sorte de poupée inachevée, abimée, qui aurait mal finie. Sa beauté à elle est ténébreuse, mystérieuse et sombre. Elle possède une carrure frêle qui pourrait faire croire qu’il s’agit là d’une jeune-femme tout à fait banale et non dangereusement tourmentée. Alissa n’est pas bien grande, elle ne dépasse que faiblement le 1mètre60. Son buste est long et ses hanches sont plutôt fortes. Ses jambes sont fines et fuselées tandis que ses mains, toujours étrangement chaudes, sont menues, bien loin de celles des pianistes dont on vante souvent les doigts effilés. Quant à ses ongles, ils sont généralement colorés (rouge, noir, pourpre, rose, argent, cuivre et bleu sont ses couleurs de prédilection) et c’est bien là le seul petit signe un peu fantasque de l’italienne. C’est sur ses poignets que ses veines bleutées sont le plus visibles. Une fois sa corpulence passée, c’est sa peau blanche plus foncée au niveau de son dos et de ses membres qui attire l’attention. Le sang lui remonte rarement aux joues et elle bronze facilement au soleil grâce à ses origines. L’ovale de son visage est encadré par une chevelure foncée et indisciplinée, à son image donc. Celle-ci est exceptionnellement longue, la jeune-femme n’ayant jamais pris le temps de se les couper un tant soit peu. Après, c’est le minois glacé d’Alissa qui a tendance à interpeller ceux qui la regarde. Cette-dernière possède de magnifiques yeux de chats. Ils sont légèrement en amandes et très sombres, presque noirs. Bien souvent, ils n’expriment que le désintérêt le plus total ou un amusement feint, fugace. Ses yeux sont entourés de cils voyants qui rappellent ceux des petites biches ingénues. Quant à son nez, il est fin, un peu pointu et retroussé. Puis il y a ses lèvres, elles aussi sont pâles bien qu’assez roses et souvent rehaussées par un gloss brillant. La jeune-femme se maquille très peu se contentant simplement d’un rouge à lèvres ou d’un trait de crayon. A contrario de ce qu’on pourrait croire, le style d’Alissa n’est pas vraiment définit. Elle a un petit côté rock’n’roll qui se ressent surtout au vu des innombrables accessoires qu’elle porte même en mission. Colliers, bagues, bracelets à piques, boucles d’oreilles, ceintures cloutées et chaussures à talons prennent la majorité de la place dans sa garde robe. Après, ses habits sont simples pas spécialement élaborés mais féminin quand même. Elle évite les jupes qui la rendent mal à l’aise et qui ne sont guère pratiques dans son métier. L’italienne est une inconditionnelle du jeans et du treillis moulant. Elle met aussi sa poitrine luxuriante en valeur avec des légers décolletés, des tops ravageurs plutôt serrés et des dos nus très classiques. Elle n’entre jamais dans les extrêmes ce qui lui confère un look qu’on peut juger de cool. Alissa possède aussi un tatouage discret sur la nuque et une fine cicatrice sur la hanche droite. C’est une personne plutôt charismatique qui dispose d’une aura plutôt imposante pour son âge.

{ Principales caractéristiques physiques : Chevelure longue, yeux sombres et une forte poitrine.
Signes particuliers : Un tatouage sur la nuque et d’innombrables accessoires « punk-rock » sur elle. }


J'adore les fanatiques, ils me donnent la sensation d'être une personne équilibrée !



« L'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur. »

▌Dans la société actuelle, il existe des personnes qui détestent le monde, qui haïssent la vie. Ce ne sont pourtant pas des sociopathes juste des êtres humains très seuls qui ne voient dans l’existence que les injustices, les trahisons, la douleur. Alissa Brunelli fait partie de ces gens là. Elle ressent un dégout profond pour l’humanité toute entière. Elle ne voit que le négatif et s’attend toujours à être déçue. Bien que cela soit triste à dire, la jeune-femme ne semble jamais heureuse. Il est très rare de la voir rire à gorge déployée par exemple. A ses yeux, rien ne vaut vraiment la peine de se battre. Malgré ça, l’italienne n’est réellement froide que dans son regard : elle n’est pas foncièrement méchante juste trop nonchalante, trop désabusée. Alissa est une femme au naturel blasé et sceptique qui est capable de toucher les autres sans se laisser elle-même approcher de trop près. Elle est assez perspicace et observatrice pour cerner n’importe qui mais quand il s’agit d’elle, de son propre cœur, de son âme chancelante, rien ne va plus. Tout devient beaucoup plus compliqué quand on s’attache, quand on aime, quand on veut tout simplement vivre qu’Alissa ne se voit pas lutter contre un monde beaucoup plus fort qu’elle. Elle est persuadée de perdre avant même d’avoir commencé à en découdre. C’est pourquoi son cercle d’amis intimes est particulièrement réduit et qu’elle travaille seule car sa solitude, elle l’affectionne sincèrement. Elle préfère donc se concentrer sur elle-même et sur son métier parce-qu’Alissa estime qu’il faut du temps, du courage pour aimer et que la seule et unique bravoure qu’elle possède est celle des vaincus. C’est ainsi que l’italienne conçoit son existence, avec un défaitisme inquiétant et tristement désespéré. Or, elle est redoutablement efficace dans son travail. Elle n’y va pas par quatre chemins, elle perfectionne le moindre détail, mémorise par cœur le dossier et exécute sa mission avec un professionnalisme parfait. Après, cataloguer Alissa comme une tueuse froide et sans pitié, serait exagéré. Nonobstant son apparence et sa manière de pensée plutôt obscures, l’italienne n’est pas quelqu’un de calme, de pondéré. Un sang chaud circule dans ses veines et lorsqu’il se réveille, le côté extraverti et insolent de son caractère refait surface. Celle qu’on surnomme Lady Poison passe le plus clair de son temps à taquiner quiconque lui adresse la parole. Elle aime jouer avec les nerfs des autres, toucher les points sensibles d’un tel, détendre une atmosphère un peu tendue en lançant une remarque hors de propos ou encore rabattre le caquet d’un petit arrogant avec une pique bien sentie. C’est d’ailleurs sa répartie très spirituelle qui la rend beaucoup plus enfantine. Son impatience et son obstination pour des causes désespérées sont aussi la preuve qu’elle n’est pas aussi insaisissable qu’on pourrait le croire. De part son statut de femme, elle est dotée d’une sensibilité aiguë envers les plus jeunes qu’elle. En effet, elle a un instinct maternel très développé sans doute dût au fait qu’elle soit orpheline. Mis à part ça, Alissa est sacrement exclusive et protectrice avec les personnes qui lui sont chères…L’italienne est loyale bien que très méfiante ; la trahir d’une quelque conque façon, c’est mourir. Elle est peut-être sombre, cynique et inabordable aux premiers abords mais elle n’en reste pas moins attachante d’une certaine manière. Alissa aime juste entretenir un certain mystère autour d’elle, histoire de garder à distance les importuns.

{ Principales qualités : Indépendante, tolérante, débrouillarde, clairvoyante et fidèle.
Principaux défauts : Solitaire, pessimiste, égoïste, possessive et méfiante.
Goûts : Aime les aliments sucrés et acides, déteste les légumes verts.
Passionnée par l'art dans toutes ses nuances. Apprécie les animaux mais exècre les insectes.
Atteinte d'ochlophobie. Fascinée par le feu.
Autres : Féministe inavouée, instable émotionnellement. }

Le cadavre d'un ennemi sent toujours bon !



    Ce qu'elle pense précisément de la Mafia
    :
    Pour être sincère, Alissa n’a rien de spécial contre la mafia. Il lui arrive même d’envier le réseau d’informateurs du Parrain. Elle n’est pas du genre à cracher sur la force qu’il dispose mais elle ne tient pas non plus à s’en faire un allié. En plus de ça, l’italienne ne peut pas voir en peinture les bras droits du Parrain : ils sont trop portés sur le sang et les emmerdes à son goût. Puis le fait de se tirer dans les pattes entre même membres d’une famille, franchement, elle trouve ça con. Généralement, elle préfère se tenir à distance d’eux, histoire de conserver son propre terrain de chasse. Il n’empêche que la jeune-femme possède pas mal de contact dans le milieu et n’hésite pas à faire appel à leurs services si c'est nécessaire. En somme, son avis sur la question est plutôt mitigé, c’est du « donnant-donnant » quoi. Elle fait ce qu’elle a faire, eux aussi, c’est tout, point barre.

    A t-elle déjà eu affaire à la Mafia :
    Son tuteur faisait partie de la mafia dans sa jeunesse, il a arrêté, histoire de tenter une reconversion en élevant une gamine. Il a été liquidé. Un ancien mafieux tué par un ex-collègue, c’était tellement prévisible que c’est vraiment à mourir de rire. Alissa n’a jamais cherché à se venger, l’assassin est mort quelques instants plus tard après son tuteur. Sa première victime d’ailleurs. A quoi ça aurait servi de punir toute la mafia locale pour un fait-divers d’il y a des années ? Strictement à rien. Voila, c’est simple comme bonjour. La morale de cette histoire c’est que quand t’es dans la merde, ben t’y reste jusqu’à la fin de tes jours. C’était sa première confrontation indirecte avec le monde dur et cruel de la mafia. Après, c’était quand le Parrain a cherché à la recruter dans son petit business en lui envoyant plusieurs de ses sbires. Tous morts. Aujourd'hui, à part quelques contacts volontaires ou non dans son métier, elle cherche pas à les croiser souvent les hommes en noirs.

« Pour moi c'est l'heure de foutre à la poubelle
Mon cœur en bois et pour de bon,
C'est le crane serti d'étincelles
Que je viens donner ma démission. »


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Alissa C. Brunelli

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MessageSujet: Re: Alissa. [Finie]   Ven 2 Juil - 7:45

Vas-y ! Dis-moi, raconte moi ton histoire. Enfin...si tu en as une !




« C’est con la vie. Vraiment très con. Ca n’a pas de sens, ca n’a pas de goût, c’est comme sec, comme amer. On pense tous qu’avoir un but, un rêve à réaliser, c’est primordial, vital pour survivre dans ce monde. Je n’appelle pas ça un monde moi, plutôt une foire, un zoo, un cirque, une putain de connerie. Les gens sont tous les même, ils se croient différents, uniques mais c’est du vent tout ça. Dans notre société, tout ce qui marche sur deux jambes, petites ou grandes, c’est un pion. Juste un pion. Ils me font bien rire moi. Ils sont tous là autour du cadavre, désolés, apeurés, surpris. Ils se demandent ce qui a bien pu se passer, pourquoi ce type s’est écroulé comme ça, tout d’un coup. Ils se posent plein de questions devant ce corps sans vie mais ce soir, en rentrant chez eux, ils auront déjà oublié l’homme mort sur le trottoir.

Il est temps de ranger mes affaires ; les flics ne vont pas tarder à débarquer. Je les vois arriver de loin ceux là avec leurs uniformes ringards et leurs gyrophares à couleur…Ils servent strictement à rien maintenant. Bon c’est vrai, ils ne servaient pas vraiment avant non plus mais quand même, ils rassuraient le peuple. C’est plus du tout le cas. La population elle s’en fiche d’eux, de leur soit disant pouvoir. Aujourd’hui, les gens ils règlent leur compte tout seul ou avec des personnes comme moi. Des tueurs. Des vrais, ceux qui possèdent plus d’armes chez eux qu’il y en a dans l’armurerie du coin, ceux qui portent pas d’insignes qui brillent et qui ont pour seul et unique symbole le fait de ne pas en avoir. Je fais partie de ceux-là moi, de ces personnes qui ont pour vocation l’assassinat dans toutes ses nuances. Je suis une tueuse. A gage, une tueuse à gage hein.

C’est avec un sourire que je range mon petit bijou de flingue, un Welles 360, le tout nouveau, celui qui vient de sortir. Le canon est léger, la crosse est en bois dur et la visée est fixe. Parfait pour les tires à distance. Plus la cible est loin, plus cet engin est performant. Son viseur automatique est une merveille de technologie. Il est silencieux et efficace, tout ce que j’aime. Bon c’est sur, il y a mieux. Mais pour une affaire pareille je ne me voyais pas sortir ma meilleure artillerie. Il était inutile de faire souffrir cet homme plus que de raison, mon travail c’était juste de l’abattre le plus discrètement possible. C’est chose faite grâce aux munitions 52 spéciales, si fines qu’elles ne laissent presque aucunes marques, si rapide qu’elles traversent la tête d’un homme des deux côtés et si diablement compétentes qu’une fois sorties du corps de la victime, elles se désintègrent toutes seules, ne laissant aucune preuve sur leur passage. C’est si beau le progrès scientifique.

Il est temps de se fondre dans la masse. Je peux sortir tranquille, je n’ai pas vraiment le physique d’un assassin, plutôt celui d’une mignonne petite étudiante. Ça a pas mal d’avantages la condition de femme dans ce métier en fait. J’arrive facilement à mes fins avec un joli sourire mais c’est vrai que je préfère largement braquer un revolver sur la tempe qu’aguicher : c’est beaucoup beaucoup plus drôle. J’ai soif et j’ai faim. Je n’ai pas encore mangé aujourd’hui ; j’ai préféré me concentrer sur l’affaire en cours. Je déteste faire trainer les choses, surtout lorsqu’il s’agit du boulot. J’ai pris une boisson au distributeur, pour le reste mon estomac attendra. Devant moi, à quelques mètres, il y a un père avec sa petite-fille. Elle essaye tant bien que mal d’attirer son attention sur la vitrine du magasin qui contient sans doute des sucreries ou des jouets. Elle s’agrippe à sa jambe, tire sur sa manche, crie, pleure, fait des pieds et des mains pour avoir l’objet de son désir. L’homme perd patience, s’apprête à la réprimander mais quand ses yeux se baissent et rencontrent le regard mouillé de sa progéniture, rien ne va plus, il a déjà oublié sa colère. Trois minutes plus tard, je les vois rentrer dans le magasin…Les enfants ont toujours une sacrée force de persuasion. C’est bizarre, j’ai comme eu une impression de déjà-vu, comme si cette scène anodine m’était familière…Ah oui ! S’ayez, je m’en souviens. Moi aussi, j’ai eu un père !

En réalité, ce n’était pas vraiment mon père. Il n’avait pas le même sang que moi, ni les même yeux sombres de chat, lui, les yeux, ils les avaient verts, très verts. C’était quand même mon père. Enfin pendant quatre ans. Parce qu’avant de le connaitre, j’étais en orphelinat, une espèce de grande baraque accueillante vue de l’extérieur mais vachement miteuse et humide vue de l’intérieur. J’y ais passé les sept premières années de ma vie, c’était peut-être pas les plus heureuses mais c’était au moins les plus tranquilles. Il est venu à Saint Lucia – l’orphelinat hein – le premier mai 2188. Cette date sera plus tard décrétée comme étant celle de mon anniversaire. Quand il a pénétré dans le bureau de la directrice, il faisait vraiment tache dans le paysage. La vieille était un robe strict, genre bonne sœur du XXIII siècle, tandis que lui il était en jeans, basket et chemise à fleur. Ma première pensée ça été « C’est qui ce gros bouffon ? » et je suis prête à parier que la directrice pensait pareille. Avec des mots plus classes bien sur. Le pire, ce n’était pas sa tenue vestimentaire mais sa façon d’être, d’exister qui était totalement…hors de propos. Il était différent des autres adultes qui venaient adopter un gamin, lui il n’était pas désespéré ni enchanté, il voulait juste prendre un nouveau départ…Un nouveau départ, avec moi.

Quand les papiers administratifs furent signés et les derniers détails réglés, c’est dans sa voiture qu’on a parlé pour la première fois. Il voulait être sincère tout de suite : il n’avait pas de femme, c’était un ancien mafieux, il ne vivait pas dans le luxe et les gens ne le considéraient pas comme fréquentable. J’ai rien dit. Il s’est tourné vers moi et m’a demandé si j’avais une petite idée de pourquoi il m’avait adopté, je lui ais répondu que les orphelinats étaient fait pour donner à des adultes très seuls, des enfants eux aussi vraiment seuls. Là, il m’a dit : « C’est bien, comme ça on pourra être seul à deux. ». Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais ce moment, cette phrase, c’est resté encrer dans mon cœur de petite fille. Peut-être parce-que c’était la première fois qu’on me disait qu’on voulait être avec moi et qu’on promettait silencieusement de rester à mes côtés. C’était sans doute pour ça, que j’étais tout bonnement heureuse. Ces quatre années avec lui contiennent mes meilleurs souvenirs d’enfance. Mes premiers éclats de rires, mes premières bêtises, mes premières disputes, c’est avec cet homme en chemise à fleur que je les ais vécus. Mais c’est bien connu, le bonheur, la joie, tout ces trucs sa dure jamais bien longtemps. Deux ans après le coup d’état de la mafia locale en 2190, un ancien collègue à lui nous a rendu visite. La discussion n’a pas duré plus cinq minutes. Un mafieux, même à la retraite garde toujours une arme sur lui, c’est pourquoi ils n’ont pas perdu leur temps à discuter sur qui avait lâché la familia le premier. Ils ont tirés. Mon père est mort. Alberto Cino Brunelli est mort, tué par balle. L’autre n’a été que blessé au bras, il aurait bien voulu partir mais…j’ai tiré. Avec ma propre arme feu, celle qu’Al m’avait donnée et dont il m’avait appris à me servir. Surprenant n'est-ce-pas salopard ? Je n’avais que douze ans.

Être élevée par un ancien mafieux, c’est fort et ça a du bon. On apprend vite à se défendre toute seule. Si ma mémoire ne défaille pas, il me semble qu’après toute cette histoire j’ai dû aller dans trois ou quatre familles d’accueils avant de disparaitre totalement du système. J’ai toujours été débrouillarde et avisée alors quand la loi du plus fort c’est mis à primer plus haut que les autres, je n’ai pas eu trop de problème. Pour certains, les plus fragiles ou ceux qu’avaient l’habitude d’être choyés ou privilégiés avant le coup d’état, c’est pas encore gagné. Il y a les plus fous qui veulent se battre et les plus raisonnables qui veulent oublier. Personnellement, je veux juste survivre. Je sais pertinemment que savoir me servir d’une arme et mettre un homme à terre, ça m’a permis de m’en sortir. Dans ce malheur là, d’être orpheline, d’être seule, de tuer, j’ai quand même eu de la chance au fond. De toute façon, je suis trop blasée pour y accorder trop d'importance. Personne ne m'a appris à faire confiance, à aimer mon prochain ou à aider celui qui se noie. Au contraire de ce qu'on pourrait croire, ce genre de chose, ben ça s'apprend. Avec le temps, avec l'expérience et surtout avec les autres. Moi j'ai pas tout ça, mais j'ai mon métier -que je fais très bien par ailleurs et jusqu'à pas longtemps- je m'en contentais très bien...

J’ignore moi-même ce qui passe dans ma tête, ce qui arrive à mon âme qui se réveille ou encore à mon cœur qui semble battre trop vite ces derniers temps. Toutefois je pense que ce ne sont que les prémices d’un plus grand mal-être. C’est peut-être parce-que j’approche de la vingtaine ou que je ne dors pas assez, mais j’ai comme l’impression d’être doucement rongée par une culpabilité que je croyais éteinte voire inexistante. Il y a des regards, des visages, des dernières paroles qui me reviennent et dont je ne pensais pas me souvenir. J’espère sincèrement que ce n’est pas ça, je ne veux pas m’attacher même à des morts. Aujourd’hui, le type mort sur le trottoir, c’était le soixantième. Ça ne sera surement pas le dernier. Mais lorsque j’arriverais à cent, est-ce-que j’arriverais toujours à tirer ? »
Faites que ce ne soit qu'une mauvaise passe bordel !

Qui ?


      Votre pseudo : Camelia
      Age, sexe : 16 ans et je suis une fille. Si je mens, vous allez vous y prendre comment pour vérifier ?
      Avatar de votre personnage : Aya Natsume de Tenjou Tenge.
      Comment avez-vous connu le forum ? Par la talentueuse Lilith ♥ Cette nana a du flair >D
      Qu'aimez-vous/Détestez-vous dedans ? Je n'aime rien, je déteste tout. Même que je me suis inscrite pour ça, histoire de jouer la fille contradictoire : p
      Autres ? Plop
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Dimitri A. Visconti

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MessageSujet: Re: Alissa. [Finie]   Mar 6 Juil - 3:07

Bienvenue sur Infam Industry !! ~

Je m'excuse pour le retard, y'a eu pas mal de problèmes et d'absences, vraiment, désolée.

Donc donc donc !! J'aime beaucoup ta fiche, pas / ou peu de fautes d'orthographe, c'est compréhensible, j'aime beaucoup ton personnage, elle donne envie de la voir en RP je trouve *o* voila ! <3

Je te valide donc sans attendre, tu peux faire tes relation ship, flooder, RP !!

Validée ~

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    MessageSujet: Re: Alissa. [Finie]   

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    Alissa. [Finie]

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